‹ Dictionnaire populaire de médecine usuelle. tome 2Chapitre 213 sur 289 · SAT · texte numérisé non relu

SAT

saponine a été retirée pour la première fois de la saponaire, puis de l’écorce du Quillaya, plus connu sous le nom d’écorce de Panama. Un savant pharmacien très connu, M. Lucien LeBeuf, de Bayonne, a fait une étude approfondie delà saponine extraite du Quillaya. Il a démontré, que l’alcoolat de cette substance a la propriété de former, en solution étendue d’eau, des émulsions permanentes avec le baume du Pérou, le tolu, le copahu, l’huile de ricin, le goudron, les gommes résines et le coaltar. 11 a eu la très heureuse idée d’en faire une application toute spéciale au coaltar, et il a ainsi doté la thérapeutique de son excellent Coaltar saponine Le Beuf (V. ce mot), qui est aujourd’hui la seule forme pharmaceutique sous laquelle on emploie ce médicament. Dr Paul labarthe.

SARGOCÈLE. — Nom donné par les chirurgiens aux tumeurs du testicule, quelle que soit leur nature (V. Testicule). P. L. '

SARCOPTE. — (V. Acarus.)

SARDINE. — La sardine est un petit poisson de mer, connu de tout le monde, que l’on trouve dans la Méditerranée et dans l’Océan, et dont la pêche constitue une branche de commerce très importante, tant est grande sa consommation. Elle se mange fraîche ou conservée dans le sel ou dans l’huile. La sardine fraîche, que l’on mange surtout grillée et mélangée de beurre, est un met fin, délicat, de digestion facile et suffisamment nutritif. La sardine salée est excitante et recherchée surtout par les buveurs. Quant à la sardine à l’huile, conservée dans des boîtes en fer-blanc, que l’on sert dans les repas comme hors-d’œuvre, elle est un peu indigeste, surtout lorsqu’on en, mange en trop grande quantité. Celles qui sont conservées dans des boîtes défectueuses, étamées et soudées à l’étain fortement mélangé de plomb, peuvent occasionner des accidents, dus principalement au Pl°mb. Dr Paul Labarthe.

SARRACÉNIA. — On donne le nom de sarracénia pourprée à une herbe vivace, de la famille des Sarracéniacées, qui pousse dans les terrains marécageux de l’Amérique du Nord, depuis la baie d’Hudson jusqu’à la Caroline, dont l’introduction dans la thérapeutique remonte à 1864. Les parties de la plante utilisées sont les feuilles et la racine que l’on administre, avec succès, sous forme de poudre ou d’infhsion contre la goutte et les rhumatismes aigus et chroniques. La sarracénia n’a^irait pas comme purgatif, mais comme révulsif intestinal journalier, son usage pourrait être prolongé sans danger, ce qui n’est pas un mince avan" tage. p. L.

SARRASIN. — Le sarrasin, appelé aussi blé noir est une plante de la famüle des Polygonées, originaire d’Asie, introduite en Europe par les Maures ou Sarrasins d’Espagne, très cultivée aujourd’hui en France, dans la Bretagne, la Normandie, le Limon sin, ie Berry et le Dauphiné, qui fournit une grain* utilisée pour notre alimentation. Cette graine ho t

la forme est celle d’un prisme triangulaire v loppe extérieure brune, et la masse blanch 6nve' '

analysée par Isidore Pierre qui a trouva 6’ a été !

parties : e SUr 100

Amidon . . g

.Matières azotées (azote 4) . ’

Matières grasses . ’ ^

Cellulose et ligneux . ^

Sels divers . 2

Tôt)

Cette analyse, comme le dit avec raison de L Porte, tendrait à prouver que le blé noir contient une quantité d’azote supérieure à la viande fraîch et au froment, une quantité de matières grasses supérieure à l’avoine, et que les gens peu fortunés privés le plus ordinairement de l’avantage de manger de la viande, trouvent dans les préparations faites avec la grossière farine de ce grain un aliment qui la remplace mieux que.' les autres céréales.

Comme la farine de sarrasin ne contient pas de gluten, le pain que l’on en fait est compacte et plus ou moins bis ; mais elle sert à préparer des galettes, des bouillies ou des pâtes cuites au four, qui, lorsqu’on a soin de les additionner de beurre, outre qu’elles sont très nutritives, sont aussi très agréables au goût, et d’une assez facile digestion.

Dr Paul Labarthe.

SARRIETTE. — La sarriette est une plante herbacée de la famille des Labiées, cultivée dans des jardins, qui répand une odeur fortement aromatique et agréable, et qu’on emploie comme condiment pour assaisonner les salades. p. L.

SATURNE (extrait de). — L’extrait de Saturne n’est autre chose que de l’acétate de plomb (V. Plomb). p. L.

SATURNISME. — Nom donné par les médecins â l’empoisonnement aigu ou chronique par le plomb (V. Plomb). P. L.

SATYRIASIS. — On désigne sous ce nom, chez l’homme, un penchant irrésistible, insatiable à pratiquer le coït. Cette maladie s’accompagne souvent d’un délire obscène, plus ou moins violent, et d’hallucinations.

Le satyriasis est rare dans nos climats. On l’observe surtout chez les adultes, cependant la vieillesse n’en est pas exempte, ainsi que le prouve l’histoire rapportée par Pinel, de Jérôme de Cambrai, ce vieillard qui, à l’âge de cent deux ans, fut cou* damné à mort pour crime de viol. ^ ,

Les causes du satyriasis sont multiples. L’âge puberté y prédispose. La continence absolue e une cause fréquente, comme dans l’histoire curé de Cours, racontée par Buffon. Ce pretr ’ après avoir lutté longtemps contre la violence ses désirs, fut atteint d’un satyriasis accompag de délire et d’hallucinations qui se termina, «i il, « par une catastrophe qui alarme la pu“e“ ’ étonne la nature, déconcerte la religion. « k ° nisme peut déterminer le satyriasis, si l’10" Y*, persiste trop longtemps dans ses funestes habitua

Page 1