SAU
armi les causes de cette affection, on trouve gnfiu, P/*m0(jéré des substances aphrodisiaques et rosage^® ment de la cantharide. Cabrol rapporte particui homme d’Orgon, atteint de fièvre
lefaxtsui -gelon le conseji d’une sorcière, une ^^ntenant de la cantharide et des orties, ce p° -T rendit si furieux à l’acte vénérien, dit Cabrol, qÛl;afemme nous jura sur Dieu «qu’il l’avait che- ^ lée auaire-vingt-sept fois en deux nuits, sans '^prendre plus de dix fois qu'il s' était cory " et même dans le temps que nous consulrml„ 5 ic pauvre homme spermatisa trois fois en 'S’mésence, embrassant le pied du lit et agissant !ntre iceluy comme s’il eût été sa femme. » Le “vre homme succomba. Le satyriasis est frequent Ls re début de la paralysie générale et dans la S-ode préataxique du tabes dorsalis (Fournier). fes affections cutanées et les irritations de la peau déterminent une ardeur génésique qui a été largement utilisée par les débauchés qui employaient la
flagellation. , . . ‘ .
Au début du satyriasis, il se produit des érections fréquentes, tantôt spontanées, tantôt à la vue d’une femme. L’imagination est surexcitée par les images lubriques, le sommeil est troublé par des rêves érotiques ; un délire doux ou violent s’empare du malade. Bientôt les désirs deviennent irrésistibles : le pouls est rapide, le regard animé, la face rouge. Une véritable folie s’empare du malade, folie qui détruit la volonté et les autres facultés intellectuelles et le pousse fatalement au viol. Qu’une femme, jeune ou vieille, belle ou laide, se trouve sur son chemin, -il se précipite sur elle, la tue si elle résiste, la, viole. De même le grand singe d’Amérique, animé à la vue d’une femme, se jette sur elle et l’entraîne avec lui dans les arbres de la forêt. Dans les moments de calme, le malade épuisé, honteux de ses excès, recherche souvent la mort. La guérison est rare.
Le traitement consiste à éloigner du malade tout ce qui peut exalter son imagination. On s’efforcera en même temps de calmer l’excitation génésique. Le bromure de potassium (sirop de Laroze), le bromure de camphre du Dr Clin (capsules de Clin ) rempliront cette indication. Dans les cas dé guérison, pour éviter le retour de cette affection, on conseillera la vie à la campagne, l’hydrothérapie,
1 équitation et la promenade. Dr Paul Labarthe.
SAUCE. * — On donne le nom de sauces à des condiments composés destinés à varier et à relever saveur des viandes, des poissons et des légumes. Lest par centaines que l’on compte les sauces qui s élaborent dans les cuisines pour réveiller les Palais affadis et réveiller les estomacs blasés. On s attend pas, je pense, à ce que nous les énumérons ici. nous nous contenterons de dire avec .onssagrives, qu’il faut reléguer dans le domaine la cuisine sensuelle et indigeste, toutes ces uces de haut goût qui figurent dans le menu des * d’apparat: sauce financière, sauce geneho Se 5 sauce aux écrevisses , aux crevettes , au *apd, sauce soubise, sauce mayonnaise, ainsi renr 0utas les sauces anglaises préparées d’avance, rmees dans des flacons assortis et qu’on ajoute
aux viandes, aux poissons et aux légumes au moment même du repas.
L’habitude peut bien, jusqu’à un certain point, émousser les inconvénients de ces préparations qui sont d'ailleurs agréables, et auxquelles le palais s’habitue vite ; mais il y aura toujours avantage à se priver de ces condiments de haut goût et à leur préférer des viandes auxquelles un rôtissage bien conduit aura donné un arôme suffisant pour les rendre d’une digestion facile et pour exciter convenablement l’appétit. Les seules sauces qui peuvent varier de temps en temps la monotonie du régime des rôtis, auquel la généralité des estomacs feront bien de s’astreindre, sont les coulis, les jus, la sauce blanche, la sauce au beurre et la sauce à la crème. Toutes les sauces autres que celles-ci ne font que . neutraliser les propriétés salutaires des viandes auxquelles on les associe. Nous signalerons, comme plus particulièrement indigestes entre toutes les sauces, la sauce au vin. En un mot, dussions-nous encourir la malédiction des gourmands qui ont leur ventre pour Dieu, et Brillat-Savarin et Monselet pour augures, nous répéterons avec Socrate : Le travail, la sueur et la faim sont les meilleures sauces pour sssaisonner la viande.
Dr Paul Labarthe.
SAUGE. — La sauge officinale, ou petite sauge, est une plante de la famille des Labiées, très commune en France dans larégion méditerranéenne, où elle croît spontanément et où on la cultive aussi dans les jardins, dont les fleurs d’un rose lilas, terminées en pointe épineuse, d’une odeur forte et agréable, d’une saveur chaude, piquante et aromatique due à une huile volatile, jouissent de propriétés stimulantes, stomachiques et vulnéraires. On les emploie en infusion, en bains ou eu fumigations. On prépare aussi en les distillant un alcool de sauge que l’on administre à Tinté- „ . , ;
rieur comme l’alcool de menthe et laîcoo mélisse. p‘ L‘
Fig. 1111. - Sauge.
SAULE. - Le saule blanc est un arbre de la famille des Salicinées, très commun, en Europe, le
long des ruisseaux, des rivières et des étangs, dont l’écorce jouit de propriétés toniques, astringentes et fébrifuges, dues à la salicine (Y. ce mot) qu’elle renferme® et dont ta feuilles sont parfois ; employées en infusion, dans les campagnes, contre l’hémoptysie et la dysenterie. p. l.
SAUMON - Le saumon est un poisson de mer qui remonte, au printemps, très avant dans les ~ . i-~ .ri Ares pour “ "
la £
fleuves’et les “Æ pour > frayer, et retourne dansie fond des mers à la ûn d’automne. 11 ne se
rencontre pas dans les affluents de la Méditerranée, mais il est très commun dans les rivières qui se jettent dans l’Océan. On le reconnaît à son corps en fuseau allongé, à sa tête petite relativement à la grosseur du corps, recouverte d’une peau lisse sans écailles, à son museau pointu, à sa large gueule, à ses dents rangées autour de la mâchoire, à son dos épais, d’un bleu d’ardoise, à son ventre un peu large, légèrement argenté et marqué d’étoiles noires, enfin à ses nageoires noirâtres. Sa chair, d’un rose clair très caractéristique avant d’être cuite, et devenant rouge par la cuisson, est ferme, tendre, d’une saveur délicieuse, mais d’une digestion assez difficile, car elle contient beaucoup de graisse. Aussi ne convient-elle ni aux convalescents, ni aux dyspepsiques. p. l.
SAUMURE. — Nom donné au liquide qui se forme lors de la salaison des substances alimentaires que l’on veut conserver, et qui résulte de la dissolution du sel marin par les liquides qui se sont écoulés des matières salées. Le professeur Raynal, de l’École vétérinaire d’Alfort, a analysé bon nombre de ces liquides en 1855, et voici la composition approximative qu’il a donné de la saumure •;
élan ». Les tremplins agissent à la facnn à sort et augmentent aussi l’étendue du sa t ***■ peut occasionner des fractures de la rotui ' ^at de la jambe, des luxations du pied, des ? ? des°s tendon d’Achille et ce qu’on appelle ig türesdo fouet » qui n’est autre chose que la ru\C°ttpdê fibres d’un muscle du mollet. „ ptUre des
G- ¥itko*S£l
SAVEUR. - (V. Goût.)
SCALENE. - Nom donne par les anatomiste, deux muscles triangulaires situés dans les Ba f- a latérales et profondes du cou : le scalène antS* qui s’étend des apophyses transverses des nmf’ dernières vertèbres cervicales, au bord interne J6 la face supérieure de la première côte; le scalb postérieur, qui s’étend des apophyses transversal des six dernières vertèbres cervicales au bord supé rieur des deux premières côtes. Ces muscles sont élévateurs de ces deux côtes, c’est-à-dire inspira leurs. p. l
SCALPEL. — Nom donné à un instrument tranchant à lame fixe, employé pour la dissection anatomique. p. k
Eau . . 71 20
Chlorure de sodium . 23,75
Chlorure de calcium . traces
Sulfate de soude . 3,00
Matières animales . 0,29
Albumine dissoute. . . . . . 0 28
Lactate acide d’ammoniaque .... 0,69
Dix ans plus tard, en 1866, Goubaux, son collègue à l’Ecole d’Alfort, a fait avec la saumure des expériences sur les animaux et il est arrivé à ces conclusions que, chez eux , la saumure, à certaines doses, a des propriétés toxiques; qu’elle détermine des vomissements, des selles. abondantes et des phénomène^ nerveux très graves. A l’autopsie des animaux, il a constaté des altérations matérielles de la muqueuse gastro-intestinale et des centres nerveux. Deux ou trois décilitres de saumure fraîche ou vieille de 3 et 6 ans, înjeètés dans l’estomac d’un chien pesant 10 kilogrammes, suffisent pour le tuer. D’après Goubaux, les propriétés toxiques de la saumure seraient dues au sel marin lui-même qui entre dans sa composition pour une forte proportion, qinsi que le prouve l’analyse donnée plus
Dr PAUL LàBÂRTHE.
SAUT. — Le saut diffère de la marche en ce que, à un moment donne, lè corps se détaché entièrement dusol'et est projeté plus ou moins loin, en avaht ou eri arrière, par la détente subite-des membres inférieurs et du rachis préalablement fléchis l’un sur l’autre. Le saut est d’autant plus grand que les membres inférieurs sont plus longs : voilà pourquoi tous les animaux sauteurs, comme le lièvre les sauterelles, etc., ont le train postérieur plus développé que l’antérieur. Le mouvement d’impulsion dans le sens du déplacement est augmenté par le balancement des bras ; et il peut être encore plus considérable si le saut est précédé d’un temps de course préalable, c’est-à-dire si l’on « prend son
SCAMMONÉE — La scammonée est une gommerésine que l’on retire de la racine des convolvulus, ou liserons, de la famille des Convolvulacées, originaires de l’Asie Mineure. La plus recherchée est la scammonée d’Alep; elle se présente dans le commerce en morceaux irréguliers plus ou moins volumineux, légers, friables, grisâtres à l’extérieur, à cassure luisante, noire et d’un brun rougeâtre, soluble dans le lait, l’alcool et l’éther, douée d’une odeur forte et spéciale, et.
d’une saveur comparée, par Gubler, à celle de la brioche. Cette résine jouit de propriétés purgatives et drastiques énergiques , moins accusées avec de fortes doses qu’avec de petites quantités.
■Son administration s’accompagne généralement de coliques et d’une forte sensation de chaleur à l’estomac et à l’anus. Elle se donne en-poudre à la dose de 50 centigrammes à 1 gramme et rarement deux grammes par jour, le soir en se couchant ou au commencement de l’un des deux principaux repas. Elle est indiquée dans les mêmes conditions pathologiques que 1 ejalap (V. ce mot ) Comme elle n’a pas de goût désagréable, on y a souvent recours pour purger les enfants. P. L.
SCAPHOÏDE. — Nom donné par . t a
les anatomistes à un os du carpe de la main e un os du tarse du pied (V. Carpe et Tarse). ?■ L
PÜL AIRE. —Nom donné par les anatomistes :
S i ré<rion externe et postérieure de l’épaule 1° a la éea par l’os omoplate et par les parties constitu garnissent la face postérieure; 2° à
ffl°HeS g artères de cette région: l’artère scapu- VlaSie°supérieure, ou sous-scapulaire, qui est une lairB he de l’artère sous-clavière; l’artère scapu- 1>raDC vostérieure, plus connue sous le nom de cervi- ^rtransverse, qui est aussi une branche de l’ar- 031 sous-clavière; et enfin l’artère scapulaire infèlTure ou sous-scapulaire, qui est la plus volumineuse des branches de l’artère axillaire, p. L.
SCAPULUM. — Synonyme d 'Omoplate (Y. ce mot.)
SCARIFICATEUR. — Nom donné à un instrument de chirurgie destiné à faire des scarifications (V. ce mot) qui consiste en une petite boîte en cuivre de formecubique, dont une des faces est percée de plusieurs fentes parallèles, par chacune desquelles, ou moyen de la pression du doigt sur un ressort, on fait saillir autant de pointes de lancette. Pour se servir de cet instrument, les lames étant rentrées, on applique l'instrument sur la partie que l’on veut scarifier, puis on fait jouer le ressort; les lames sortent et rentrent avec une rapidité extrême et les scarifications sont faites. P. L.
SCARIFICATIONS. — Nom donné par les chirurgiens à de petites incisions superficielles de la peau ou des muqueuses, multiples et assez rapprochées les unes des autres, que l’on pratique avec une lancette, un bistouri ou un scarificateur (Y . ce mot), pour produire un écoulement de sang ou de j sérosité. Elles ont pour but de décongestiopner des j parties enflammées ou d’obtenir une action révulsive. p. L.
SCARLATINE. — La scarlatine est une maladie générale, caractérisée par une éruption spéciale, s’accompagnant presque toujours d’angine et se terminant par une desquamation de l’épiderme.
fia cause déterminante de la scarlatine, c’est la contagion. Le contage scarlatineux présente une grande ténacité. Des vêtements, des draps, des objets ayant servi à des scarlatineux peuvent transmettre la scarlatine. On rapporte un cas où cette élection fut transportée par une lettre. C’est au ^ornent de la période de desquamation que la scartme paraît être la plus contagieuse. Elle peut cependant se transmettre quand l’éruption est nulle, i a Scarlatine s’observe généralement à l’état épidéranUe"’ mais dans *es grandes villes, elle ne dispaj Jamais complètement.
j ^ est dans la seconde enfance, de 6 à 10 ans, „upres Rilliet et Barthez, qu’elle est la plus frécgj. .e‘ Les enfants très jeunes jouissent d’une voit 6 immu«ité à l’égard de cette maladie. On mes !!fVeat’ au milieu d’une épidémie, des fem- Icurs p tes de scarlatine, continuer à allaiter sembla anfs saas les contagionner. Le sexe ne La J*01? aueune influence, sous i aiaaRne s’observe dans toutes les saisons, °Us ^es climats; cependant dans certains
pays (l’Angleterre, par exemple), les épidémies revêtent une gravité spéciale.
La scarlatine présente souvent, dans son évolution, des anomalies plus ou moins considérables.
Je décrirai d’abord une scarlatine régulière et de moyenne intensité.
La période comprise entre le moment où la scarlatine est contractée et celui où elle se manifeste, c’est-à-dire l’incubation, a une durée qu’il est difficile de déterminer. Dans certains cas, elle semble n’avoir été que de 24 heures. Le plus souvent elle est de 5 à 6 jours.
On décrit habituellement dans la marche de la scarlatine trois périodes distinctes : l 'invasion,
Y éruption, la desquamation.
La période d’invasion est courte (24 ou 36 heures). Dans quelques cas, rares, elle peut passer inaperçue. Le plus souvent, la scarlatine s’annonce par des symptômes plus ou moins intenses. La fièvre s’accompagne de frissons, de nausées, parfois de vomissements; dans les cas graves, de délire chez l’adulte, et de convulsions chez l’enfant. La température s’élève brusquement jusqu’à 40 degrés. La peau est sèche et brûlante. Les malades se plaignent en même temps de douleur dans la gorge au moment de la déglutition, Le voile du palais et les amygdales sont rouges.
L’éruption ne débute pas au visage comme dans la rougeole. Elle se montre d’abord au pli de l’aine, au pli de l’aisselle, puis envahit successivement le tronc, les bras et le visage. Elle se présente sous forme d’une rougeur diffuse, avec un piqueté d’un rouge plus vif et des sudamina. Cette rougeur occupe de grands espaces, sans intervalle de peau saine. Si l’on promène l’ongle sur la peau, la rougeur disparaît momentanément et fait place à une ligne blanche. L’éruption présente une durée de cinq à six jours. La langue est recouverte, au début, d’un enduit blanchâtre, épais, puis elle se dépouille et prend un aspect rouge vif. L’angine est d’abord ca.ractérisée seulement par une rougeur érythémateuse qui, au bout de deux ou trois jours, se recouvre de produits pultacés, peu adhérents à la muqueuse. Elle s’accompagne quelquefois d’engorgement des ganglions du cou.
La période de desquamation commence du sixième au neuvième jour. Lorsque la fièvre et l’éruption ont été violentes, la desquamation commence avant que la fièvre - et la rougeur aient disparu. Si, au contraire, l’affection a été légère, la desquamation ne commence que plusieurs jours après la disparition de l’exanthème. Elle débute par les parties qui ont été primitivement envahies. On voit l’épiderme former de petites saillies sèches, parcheminées, se détacher et laisser à nu la nouvelle couche épidermique. Au visage, la desquamation se fait par petites écailles; sur le tronc et sur les. membres, ces écailles sont plus volumineuses ; enfin, aux mains et aux pieds, l’épiderme tombe par lambeaux, parfois très étendus, semblables à des doigts de gants. En même temps, la gorge et la langue se dépouillent de leur épiderme. Cette période dure généralement dix à quinze jours; mais on la vue se prolonger pendant cinquante et soixante jours.
Dans les formes légères, on observe un léger
mouvement fébrile, un peu de malaise, une éruption insignifiante, une angine peu accusée. La desquamation passe souvent inaperçue ; au bout de quelques jours le malade semble entièrement guéri.
Dans les formes graves, malignes, la scarlatine s’annonce dès le début par des symptômes menaçants (fréquence du pouls, température excessive, délire, convulsions, vomissements, diarrhée). La mort peut survenir avant l’apparition de l’exanthème. Cette forme foudroyante est rare. On ne l’observe guère que dans les épidémies.
Trousseau a désigné sous le nom de scarlatine fruste, une forme spéciale dans laquelle l’éruption fait défaut : dans ces cas, la scarlatine se traduit par une angine, par de l’albuminurie, par de l’anasarque.
scarlatine est sujette à certaines complications : l’angine, les phlegmasies séreuses, la néphrite aiguë, le rhumatisme. Ces complications peuvent survenir dans les formes les plus bénignes.
L’angine s’accompagne parfois d’une tuméfaction de l’isthme du gosier pouvant entraîner l’asphyxie. Elle se complique aussi quelquefois de dipthérie ou de gangrène.
.Les phlegmasies des séreuses (pleurésie, péricardite, méningites, arthrites) sont fréquentes. Elles ont une tendance à devenir purulentes.
La néphrite aiguë est une des complications les plus fréquentes de la scarlatine. Elle s’accompagne d’albuminurie, d’anasarque, et aboutit quelquefois à l’urémie.
Le rhumatisme scarlatineux affecte généralement la forme articulaire. Il se localise de préférence dans les poignets ou dans le cou-de-pied. Sa terminaison est le plus souvent favorable.
La scarlatine prédispose aux suppurations. Les ganglions lymphatiques du cou deviennent le siège d’abcès appelés bubons scarlatineux. °
On ne confondra pas la scarlatine, avant l’éruption, avec une simple angine. Dans la scarlatine la fièvre est plus vive, plus persistante et la température plus élevée. A la période d’éruption, elle se distinguera de la rougeole par la rougeur uniforme de l’exanthème, son début au pli de l’aine ou au pli de l’aisselle et par l’absence de catarrhe bronchique.
Dans la plupart des cas, la scarlatine se termine d’une façon favorable; mais il ne faut pas oublier que les cas les plus bénins ne sont pas exempts des complications les plus redoutables. Elle est plus grave chez les enfants très jeunes que dans la seconde enfance.
La scarlatine étant essentiellement contagieuse on devra isoler les scarlatineux jusqu’à la fin de" la desquamation. Les objets qui auront été en contact avec eux seront soigneusement désinfectés. On a vanté certains médicaments, la belladone par exemple, comme préservatifs. L’expérience a prouvé qu’au point de vue prophylactique, ils étaient sans valeur.
Lorsque la scarlatine est légère, il n’y a pas lieu d’instituer un traitement actif. Le malade gardera le lit. On lui donnera des tisanes rafraîchissantes
et du lait, et quelques aliments si h fi> pas trop intense. On veillera à entretenir^ I chambre du malade une température de s ■ s k grés. On évitera de placer le lit dans un i9de' d’air, et, lorsqu’on ouvrira les fenêtres n0 COurant
veler l’air, on couvrira soigneusement 1^ re>
Il serait préférable d’avoir deux chamb même température ; le malade se tiendrai î la l’une pendant qu’on aérerait l’autre. Enfin «n a nera un gargarisme émollient contre l’angine ' %
Dans les cas intenses, lorsque l’hyperthp • menace la vie, on aura recours aux affusions ? des. On place le malade dans une baignoire et verse sur lui deux ou trois seaux d’eau entre 20°^ 25 degrés. Dans des cas désespérés, ce traitement! produit des résultats merveilleux . On donnera d’abord, pour abaisser la température, le sulfate de quinine ( Capsules Pelletier), à haute dose et l’ai cool. Lorsque l’éruption se fait mal, on prescrira l’acétate d’ammoniaque (2 à 4 grammes), des infusions de Jaborandi du DT Goutinho, ou des injections sous-cutanées de pilocarpine. Dans les cas à forme adynamique on donnera avec avantage, le quinquina, l’alcool, le champagne. On combattra l’anasarque avant tout par le régime lacté. On y ajoutera des frictions chaudes sur le corps ou des purgatifs énergiques. On aura recours au chloral en cas de convulsions.
Pendant la convalescence, les malades seront tenus chaudement. Ils ne devront pas sortir avant la sixième ou la septième semaine. En aucun cas, ils ne sortiront avant la fin de la desquamation. C’est pour avoir négligé ces précautions, que des scarlatineux qui se considéraient comme guéris, sont brusquement atteints d’anasarque et d’albuminurie. Dr Louis Thomas.
SCIATIQUE. — Nom donné par les anatomistes à deux nerfs : 1° le grand nerf sciatique ; 2° le petit nerf sciatique.
Grand nerf sciatique. — Ce nerf est formé parla
réunion des branches des plexus sacrés. C’est le plus long et le plus volumineux des nerfs du corps- Sa forme est aplatie en haut et arrondie au niveaa du creux poplité.
Il sort du bassin par la grande échancrure sciatique et descend verticalement entre le grao trochanter et la tubérosité de l’ischion. Au nivea de la fesse, il est en rapport en arrière, avec grand fessier qui le recouvre, et en avant avec i muscles jumeaux, obturateur interne et car crural ; au niveau de la cuisse il est en rapport arrière, avec le grand adducteur, en avant, avec courte portion des biceps. U est accompag^ P une branche de l’artère ischiatique. fllJi
Sur ce parcours il fournit plusieurs rameaux a se distribuent aux muscles de la région posterie ^ de la cuisse: à la longue portion du bicep®» ^ demi-tendineux, au demi-membraneux, au o adducteur, à la courte portion du biceps.
Arrivé au creux poplité, il se divise un PeU . dessus des condyles du fémuc, en deux hraflC» ^ 1° le siatique poplité externe, qui se dirige v ^ bord externe du creux poplité, contourne J,at® 4il péroné, pénètre dans le long péronier later
SGI
SGI
rî'vise en deux branches : le musculo-cutané et se antérieur. Dans son trajet il donne des branches collatérales qui sont : le nerf saphène kronier et la branche cutanée péronière. 2° Le scia- -poplité interne , plus volumineux que l’interne, qui traverse le creux poplité, s’engage entre les deux muscles jumeaux, et passe dans l’arcade soléaire où il prend le nom de nerf tibial postérieur. Ses branches collatérales sont : le nerf saphène externe et des branches musculaires pour les lumeaux, le soléaire, le plantaire grêle,, le poplité, et un rameau pour l’articulation du genou.
Petit nerf sciatique. — Le petit nerf sciatique est formé par une branche collatérale du plexus sacré.
Il sort du bassin par la grande échancrure sciatique au-dessus du muscle pyramidal. Il descend verticalement sous le muscle grand fessier qu’il innerve et se termine par deux branches : l’une génitale qui se distribue au scrotum chez l’homme et aux grandes lèvres chez les femmes, l’autre fémorale qui descend verticalement dans la partie médiane de la peau de la face postérieure de la cuisse. Dr Louis Thomas.
SCIATIQUE (névralgie). — On appelle névralgie sciatique l’affection douloureuse du nerf de ce nom.
C’est une des névralgies les plus communes. Rare chez l’enfant, elle atteint son maximum de fréquence de 20 à 60 ans. L’homme en est plus souvent atteint que la femme. L’habitation dans un lieu humide ou exposé à de brusques variations de température, est une des causes prédisposantes que l’on rencontre le plus souvent. Quant aux professions, aux excès, à l’hérédité, leur influence n’est nullement démontrée. La cause occasionnelle la plus commune est l’impression du froid humide (immersion prolongée des jambes dans l’eau, repos sur l’herbe mouillée). La sciatique reconnaît encore un autre ordre de causes : le traumatisme ou la compression du nerf dans les cas d’exostose ou de fumeurs pelviennes (cancer de l’utérus, du rectum, etc.) '
Les malades accusent d’abord une sensation d’engourdissement, de froid ou de chaleur brûlante sur ie trajet du nerf. Bientôt des élancements douloureux surviennent. Souvent la douleur éclate sous ■ forme d’accès si violents qu’ils arrachent des cris au malade. Ces accès sont provoqués par la marche, par la toux, ou quelquefois par la chaleur du - • ,Les élancements s’irradient dans toutes les directions (fesse, cuisse, genou, jambe, pied). Entre es accès, le malade se plaint d’engourdissement, Partois de fourmillements. On constate souvent de yperesthésie cutanée, ou, si l’affection est andéfpp 6’- un certain degré d’anesthésie. La pression fes -miI!e ^es points douloureux qui sont: le point uienT ^C^ancrure sciatique), le point trochanté- Püté'i i an<^ .troc^anter) le point poplité (creux po- ?oint Péronier (tête du péroné), le point (région T (malléole externe), le point plantaire C7P1nntaire externe)- Ce dernier point manque Pressant détermine encore de la douleur en rieurp : 8UP ^ trajet du nerf à la partie postéae la cuisse.
Actionnaire populaire de Médecine usuelle.
Dans les sciatiques simples, sans lésions nerveuses, on observe quelquefois un peu d’atrophie musculaire due à une immobilité prolongée. Mais lorsqu il existe de la névrite (V. ce.mot), l’atrophie est très prononcée.
La durée de la sciatique est extrêmement variable. La douleur persiste quelquefois en dépit de tous les moyens. Sa terminaison est presque toujours heureuse, mais les récidives sont fréquentes.
Le traitement de la sciatique est analogue à celui des autres névralgies (V. ce mot). On commencera par des frictions avec un liniment chloroformé. Si la douleur persiste, on appliquera une série de vésicatoires passés à la morphine, ou on pratiquera des pointes de feu sur le trajet du nerf. Duchenne recommande l’usage de l’électricité. Enfin, si la douleur est trop violente, on aura recours à des injections hypodermiques de chlorhydrate de morphine a la dose de un centigramme. Krishaker recommande l’usage des bains prolongés pendant plusieurs heures. Dans les cas de névralgie palustre ou intermittente, on prendra du sulfate de quinine. Enfin, le chlorure de méthyle, employé en pulvérisations sur le trajet du nerf, a donné d’excellents résultats dans des cas où tous les moyens thérapeutiques avaient échoué.
Dr Louis Thomas.
SCIE. — La scie, dont chacun connaît le mécanisme et le mode d’action, est un instrument employé en chirurgie pour la section des os dans les amputations et les résections. Sa forme varie suivant l’os que l’on veut sectionner. p. l.
SCILLE. — La scille est une plante bulbeuse, à fleurs blanches, de la famille des Liliacées, très abondante dans les plaines sablonneuses qui avoisinent les bords de la Méditerranée, dont le bulbe est employé en thérapeutique. Ce bulbe, très gros, qui atteint parfois les dimensions de la tête d’un enfant, est formé de plusieurs tuniques serrées et superposées, dont les plus externes sont rougeâtres, sèches et minces, celles du milieu épaisses et rosées, et les plus internes blanches et mucilagineuses.
Seules, les. tuniques du milieu sont utilisées. Elles contiennent du mucilage, du tannin, de la matière colorante, du sucre, des traces d’iode et des sels, plus un principe particulier, là scillitine, substance blanche non cristallisable, neutre, très amère, soluble dans l’eau et l’alcool, insoluble dans l’éther pur. Cet alcaloïde est un poison narcoticoàcre très violent.
A l’état frais, la scille appliquée sur la peau, agit comme irritant, elle provoque de la rougeur et même de la vésication ; administrée à l’intérieur, elle détermine une vive inflammation de l’estomac et de l’intestin.
Prise à l’intérieur, sèche, à faible dose (1 0 à 40 centigrammes, la scille n’irrite pas les voies digestives, est promptement absorbée et passe dans le torrent circulatoire où elle détermine un ralentissement des mouvements du cœur avec une augmentation dans la tension artérielle et un abaissement consécutif de la température; puis survient une
SCL
SGL
excrétion urinaire très abondante et une augmentation des sécrétions bronchiques et gastro-intestinales. Administrée à haute dose, elle provoque des vomissements et des, selles nombreuses, puis elle agit comme narcotique et peut déterminer la mort par paralysie du cœur.
La scille a en thérapeutique les mêmes indications que la digitale (Y. ce mot). D’après certains auteurs, elle lui serait même préférable parce que ses effets ne s’accumulent pas. d-- Paul labarthe.
SCISSURE. — Nom donné par les anatomistes à des fentes ou fissures normales du cerveau/du foie, de certains os, etc. p. l.
SCLÉRÈME. — On désigne sous le nom de sclérémie ou d 'œdème des nouveaux-nês uné affection caractérisée par un endurcissement de la peau et • du tissu cellulaire sous-cutané. Le sclérème se développe du premier au cinquième jour de la naissance, quelquefois plus tard. Il atteint surtout les enfants débilités, mal nourris ou nés avant terme. Le froid est sa cause déterminante. Au début, on observe dés plaques indurées qui s’étendent et parfois se généralisent. La peau conserve d’abord la coloration rouge propre aux nouveaux-nés, plus tard, elle prend une teinte jaunâtre. Cette affection s’accompagne d’un abaissement de la température qui descend à 29° et au-dessous. L’enfant pousse des cris aigus faibles et fréquents.
Le sclérème parliel guérit généralement, mais le sclérème généralisé aboutit presque fatalement à la mort. Sa durée est d’environ cinq à six jours. L’ictère, la diarrhée et la pneumonie sont des complications fréquentes.
Le traitement a pour but de réchauffer l’enfant. On enveloppe le malade avec du sable chaud, on le plonge dans des bains chauds, simples ou aromatiques. On active la circulation par des frictions sur le corps avec de la laine ou de l’huile de camomille camphrée. Enfin, on fait boire au petit malade du lait chaud dans lequel on ajoute un peu d’eau-de- ■Yîlp* Dr Paul Labarthe.
SCLÉRO-CHOROÏDITE. — La scléro-choroïdite est une inflammation atrophique de la choroïde, compliquée de lésion de la sclérotique. On distingue la scléro-choroïdite antérieure et la scléro-choroïdite postérieure.
La scléro-choroïdite antérieure est caractérisée par une atrophie de la partie antérieure de la choroïde. Elle s’accompagne d’un soulèvement de la partie correspondante de la sclérotique {staphylôme antérieur ). Cette affection entraîne une augmentation du diamètre antéro-postérieur de l’œil. Elle s’observe surtout chez les scrofuleux. Le plus souvent elle débute d’une manière insidieuse. La myopie est un des premiers symptômes accusés par le malade. Les douleurs sont rares. Le corps vitré renferme souvent des corps flottants qui donnent au malade la sensation de mouches volantes Le pronostic de cette affection est grave, car elle entraîne souvent des désordres irréparables. Son traitement consiste en émissions sanguines locales et en instillations d’atropine.
Dans la scléro-choroïdite postérieure y siège à la partie de la choroïde située ay^ie du nerf optique. On observe en même fOUrto,ir production d’un staphylôme postérieur. Cep1*5 11 tion s’observe surtout chez les myopes et j.a®ec' individus qui se livrent à des lectures prof. 68 L’augmentation du diamètre antéro-nosfpr.?ées- ' l’œil, dû au développement du staphylôme ?" de rieur, entraîne une augmentation de la myopip8!6' vue se fatigue rapidement; les malades accusent î sensation de mouches volantes. La marché de e u affection est très lente. Les progrès rapides del myopie aggravent le pronostic. Comme traitement on choisira d’abord des lunettes appropriées à l’état de la vue. On a conseillé les dérivatifs intes tinaux (calomel) et les préparations iodurées. Si là maladie progresse on doit, avant tout, condamner la vue à un repos absolu et combattre les poussées congestives par des applications d’eau froide.
Dr Paul Labarthe.
SCLÉRODERMIE. — On décrit sous ce nom une j affection caractérisée par un épaississement et une induration de la peau chez l’adulte.
La sclérodermie se développe sous l’influence de causes peu connues. Les femmes y sont plus sujettes que les hommes. Dans un certain nombre de cas, on a pu l’attribuera un refroidissement. Quel¬
ques auteurs en ont fait une manifestation rhumj* tismale. D’après les recherches les plus récente > cette affection doit être considérée comme etau d’origine nerveuse.
La sclérodermie débute généralement Pa^ u“ rougeur érysipélateuse s’accompagnant de douie
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moins vives et siégeant de préférence aux plas °n supérieures ou inférieures. La peau et le eîtrenu . e sous cutan(; deviennent durs et se tissu ce L,é jderme reste intact, mais l’inflamrét?na de la tendance a gagner en profondeur ®atl° t les articulations. Tantôt la peau est blanï °romme du marbre, tantôt elle présente une ■tP bronzée et un aspect analogue aux cicatride brûlure. Ses fonctions restent généralement pactes la sensibilité et la température ne sont pas
Fig. 1144.
Sclérodermie de la main gauche 'face dorsale).
On observe la même altération des phalanges et des cicatrices au niveau des articulations métacarpo-phalangiennes.
modifiées. La rétraction imprime aux organes les déformations les plus singulières ; lorsqu’elle siège à la face, le visage, ne trahissant plus les émotions, devient semblable à un masque de cire.
t La sclérodermie a une durée indéterminée ; elle s accompagne parfois de symptômes généraux (troubles nerveux), mais elle ne menace pas l’existence du malade.
On a préconisé contre elle les traitements les plus Variés. L’iodure de potassium, les alcalins, les reeonstituants (fer, arsenic, quinquina) les bains, le nnassage, les courants continus ont donné de bons résultats.
courants continus ont donné de bons
D>' Paul Labarthe.
SCLÉROSE. — On désigne sous le nom de sclétîpSei’ine duration morbide des tissus et, en pardu lissu nerveux, du cerveau ou de la 1p • Par le fait d’une inflammation chronique, 0nv COnjonctif de l’organe prolifère (Wirchow), le ha611,11 se forme un tissu nouveau (Robin), dont mPm 0ppement et la rétraction étouffent les ele- Qts essentiels de l’organe, c’est-à-dire les cel-
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Iules et les fibres nerveuses du cerveau et de la moelle.
Les scléroses du cerveau et de la moelle coïncident habituellement, mais avec prédominence, dans l’un ou l’aulre de ces organes.
Sclérose du cerveau ou encéphalite chronique.
— La sclérose du cerveau ou encéphalite chronique, est une maladie très rare, mais qui peut se montrera tout âge; ses causes sont à peu près inconnues (action du froid, de l’alcoolisme, etc.
Les symptômes de cette affection peuvent être répartis en deux groupes.
Le premier groupe comprend les symptômes qui traduisent le travail pathologique présidant à la prolifération celluleuse. Ce sont des céphalalgies vagues, intermittentes, paroxystiques souvent compliquées de vertige, plus rarement d’un mouvement fébrile.
Le second groupe comprend les symptômes résultant de la perte de l’organe. Ce sont des troubles intellectuels très constants (perte de la mémoire, embarras de la parole, mélancolie, etc.), des paralysies frappant certains muscles de la face et les sphincters revêtant rarement la forme hémiplégique, mais embrassant toute la circonscription d’un nerf; ces paralysies sont du reste disséminées de façon à. indiquer des régions cérébrales multiples" et Jaccoud insiste sur la valeur de ce fait au point de vue dü diagnostic. D’ailleurs, on peut observer toutes les variétés des troubles du mouvement (convulsions, contractures, tremblement, ataxie), des troubles de la sensibilité plus rares, mais pouvant présenter toutes sortes de formes . anesthésie cutanée, musculaire, troubles des sens spéciaux, etc. Quant à la nutrition generale, elle n’a rien à voir avec l’encéphalite et continue a etre
La durée de la maladie est souvent très longue : elle mesure plusieurs années. ,,
La sclérose cérébrale se distingue de la sclérosé de la moelle par les désordres de l’intelligence et les troubles des nerfs crâniens.
Le traitement consiste à donner les mercuriaux a dose altérante, l’iodure de potassium, le nitrate d’argent, de 1 à 7 centigrammes par jour, la strychnine; en outre à faire. la médecine des symptômes. .
Sclérose de la moelle ou myelite chronique.
Au point de vue clinique, il faut distinguer deux sortes de sclérose, selon que le processus morbide siège dans le cordon antéro-lateral ou dans le cordon postérieur. Nous étudierons donc u antéro-latérale et une sclérose postérieure.
L’étiologie est la même dans les deux LJ sclérose de la moelle s’observe surtout de 20^a 45 ans. L’hérédité a une certaine ^ ^ ^dulllire production. Les causes de b:0nff ^véfite chronifavorisent le développement de la y mie chez les individus prédisposé* (tels sont les excès vénériens, le coït debout, la masturbation, les Sues cwporelles, les accouchements répétés, l’action du froid. Certaines so'eroses se rattactrcnt a la syphilis, au rhumatisme et a 1 alcoolisme. , /Dans la sclérose antéro-laterale, les lésions peuvent être disposées de trois façons : 1“ elles occu-
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peut d’une manière uniforme la plus grande étendue du cordon ; 2° elles sont circonscrites dans un petit espace ; elles sont disposées sous forme de plaques disséminées [sclérose en plaques).
La sclérose antéro-ïatérale peut débuter de deux maniérés : tantôt par une paralysie, à marche lente, tantôt par des douleurs spinales, des convulsions et des contractures; dans ce cas, l’altération de la moelle s est propagée aux méninges. Quel que soit e début, ce qui domine c’est la paraplégie. On sait, en effet, que les cordons antéro-latéraux de la moe e servent à la transmission des excitations motrices. On distingue, dans la marche de cette affection, trois périodes.
Dans la première le malade se fatigue très vite; ae plus, sa marche est particulière, car ses jambes décrivent un demi-arc de cercle, puis les pieds retombent lourdement sur le sol : c’est ce que l’on exprime en disant que le malade marche en fauchant.
Dans la seconde phase, c’est à peine si le malade peut faire quelques pas, et il. les fait en glissant -car la pointe du pied ne quitte plus le sol; il tient habituellement les jambes écartées afin de faciliter son équilibré.
Dans la troisième phase, la paraplégie est à peu l 2aJC°mple^ ’ le raalade ne Peut se tenir debout, e couche, et c’est seulement alors qu’il peut 3irTr quelques mouvements à ses jambes; à nn ,n 7 ? Tment’ condamné à vivre dans un lit
mani J» Utem ’ ll-V0lt ses muscles s’atrophier d’une manière progressive.
dans ltf ™let mouvements réflexes sont exagérés rant le sp bfe%?aralysés’ Car la sclérose séPa~ cérébralegr mferieur de la moelIe de l’influence nnnr L ’ ! “et dans les meilleures conditions K,„a |ro?actlon des mouvements réflexes; mais envaifn’ a fegmedt inférieur est à son tour paraisses ^ ScIerose’les mouvements réflexes dis-
taire" ulnS n'alades sont atteints d’anesthésie plan-
suHesmipf dlstlnguf 1 Plus la nature des objets sur lesquels ils marchent, mais ils éprouvent une usât, on uniforme de coton ou de duvet; cette Sï onstance est très fâcheuse au point de vue de la marche qu’elle rend incertaine et chancelante meme a une epoque où les muscles ont une ceV taine vigueur. Nous avons vu à l'article LSL que le malade s’aide beaucoup du sens de la vue pour guider ses pas, ses yeux lui fournissent des renseignement, que cesse de lui donner la ln 2 des pieds; de même dans la sclérose antéro-ktérale avec anesthesie plantaire, si l’on vient à fermer les yeux du malade, il en résulte un tel embarras dans la marche qu il s’arrêLe et se refuse à avancer tant dredoute une chute qu’il se sent impuissant £ pré-
Avànt que la paraplégie ne soit très accentuée on peut observer des raideurs, des crampes et des contractures qui sont le reflet de l’excitation rte!
œÔ“dSeanlérieUreS “gl°béeS d“s Ie Pressas Signalons encore la rétention et l’inconti'nûv, d urine la constipation, liées à la destruction rt* segment de la moelle qui commande à la vessie ^ au rectum. vessie et
La durée de la maladie est assez v ■ f 3Ut être évaluée en moyenne à quatre?81316; elle la mort est la conséquence de rascensin!.? ansralysie, des eschares, du dépérissement delaPaaues comnlicatinns. tell^o 1 ou demlr,i
7 ucpenssement o« h
ques complications, telles que cystite nt de flQelmonie, etc. La guérison est impossible Ur°'pnei1ments nerveux sont détruits sans retour iélé' cessus morbide. Parle pto-
La sclérose antéro-latérale se distinguedeù ’ rose postérieure ou ataxie locomotrice . 1 Sclé-
1° Par les troubles de la motilité- il v'a n dans la sclérose antéro-latérale, tandis nul a l’ataxie il y a désordre des mouvements S dans servation de la force musculaire. C Con'
2“ Par les troubles de la sensibilité; généré ment la sclérosé antero-latérale est peu douï' reuse ; ! ataxie est, au contraire, remarquable ! 1 acuité des douleurs fulgurantes. 4 par
. 3“ Les désordres de la vue, de l’ouïe, les paraE sies transitoires des nerfs moteurs oculaires coî muns ou moteurs externes sont spéciaux à l’ataxie
Nous avons vu que la sclérose antéro-latérale pouvait être régulièrement disposée sur tout le trajet des cordons ou se présenter sous forme de plaques disséminées.
Jusqu’ici les moyens employés comme traitement ont été peru efficaces; ils ont consisté;
1° En révulsifs sur le trajet de la colonne vertébrale ; cautères, moxas, cautérisation au fer rouge, hydrothérapie, électrisation parles courants constants, etc.
2° En agents employés à l’intérieur : arsenic, belladone, iodure de potassium, mercure, nitrate d’argent, phosphore, etc.
3° S il existe des douleurs, on les calmera par les préparations opiacées, le chloroforme, etc. Enfin, on veillera à ce que l’urine ne s’accumule pas dans la vessie et à ce qu’il ne se forme pas d eschares; les matelas à eau et à air sont très utiles pour cela.
11. Sclérose postérieure. — La sclérose postérieure n’est autre chose que Y ataxie locomotrice (V. ce mot). Dr Léon Moynac, :
SCLÉROTITE — On désigne sous ce nom flammation superficielle de la sclérotique. Elle 4* bute par une petite tache lie de vin qui s’^3' peu a peu et forme une bosselure. Cette
SCLÉROTIQUE. — La sclérotique, appelée aussi cornée opaque, est une membrane fibreuse, peu extensible, qui constitue l’enveloppe résistante du globe de l’œil. Elle est percée en arrière d’un orifice qui livre passage au nerf optique et présente en avant une ouverture dans laquelle s’enchâsse la cornée transparente. Elle donne insertion aux muscles de l’œil. Elle a un millimètre d’épaisseur en arrière, un peu moins en avant. Sa couleur, d un blanc azuré chez les enfants, devient bleu opaque chez les vieillards. Sa surface externe est en rapport avec l’aponévrose orbito-oculaire, sa surface interne avec la choroïde qui la sépare de la rétine- Elle est percée d’un grand nombre de petits, orifices qui donnent passage aux nerfs et aux artères d globe oculaire. -
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, ^ment chronique, se développe très len- =éD t et dure quelquefois un an ou deux. Elle lemer spéciale aux rhumatisants et aux arthritiparait b traj|ement consiste en scarifications sur îueS; tmalade,en applications de compresses chauleP°de douches de vapeur et en instillations d’alro- ^eS’ On traitera en même temps la diathèse dont
SleVnd.
SCOLIOSE. — Nom donné par les chirurgiens à déviation latérale de la colonne vertébrale ou rachis, indépendante de toute altération organique des os ou des ligaments.
La scoliose se produit souvent vers 1 âge de i5 ans, sans causes bien appréciables. On l’attribue au lymphatisme, à une
Fig. nia. - Scoliose. vient convexe à gauche; La colonne vertébrale a la forme celte x disposition n'exprime qoe.la g^éndilé L Région cervicale à con- des laits. Les vertebies vexité dirigée à droite. — présentent une détormadirte£i0-n dorlale à convexité tion en rapport avec
tassas *■ ru,chhis’
â *«*e. - 4. Sacrum. ainsi leur corps est hy-
jwrophié du côté convexe, atrophié. du. côté oncave, de plus, elles ont éprouvé une espèce de °rsion qui. dirige leur apophyse épineuse vers la oncavité et leur corps vers la convexité. 11 nest fèi!Q^ rare d’observer la soudure de plusieurs verbes entre elles.
aDi az Jes individus atteints de scoliose, la poitrine, en a ie.. Salement, présente deux voussures, 1 une cûn rriere du côté convexe, l'autre en avant du côte tueliol6 : ^es Pour*ions sont aplatis, le cœur, habisuiv ^1 hypertrophié ; l’aorte et la veine cave saiUa,., ,es inflexions du rachis; l’omoplate est e]evé du côté de la convexité, abaisse du
côté concave, les clavicules le suivent dans son déplacement. Le bassin est peu modifié; la cavité abdominale est souvent rétrécie et les viscères qu’elle renferme, tels que le foie et les reins, ont souvent changé de situation. Les muscles des gouttières vertébrales sont atrophiés, raccourcis
FiS. 1146.
Moulage de deux variétés de scoliose.
dans certains points, allongés dans d’autres, leur inaction prolongée est la cause de leur atrophie et de leur dégénérescence graisseuse. La moelle s’accommode sans dommage aux nouvelles courbures de son canal osseux.
Quels sont les symptômes de la scoliose? Prenons pour type la scoliose ordinaire, celle que rep ésente la figure 11 45 ; examinons le sujet contrefait d’abord en arrière :.nous voyons que son épaule droite est proéminente, élevée, l’épaule gauche abaissée, la hanche gauche paraît plus saillante, les côtes gauches en sont très rapprochées, elles en sont cependant séparées par une excavation profonde. Si l’on suit avec le doigt la direction des apophyses épineuses, on voit qu’au lieu de se trouver sur une ligne verticale elles décrivent un S italique.
Vu par devant, le torse offre un contraste frappant avec la partie postérieure, car il proémine en avant et à gauche. Le tronc a diminué de longueur, la tête est enfoncée entre les deux épaules, presque touj ours le nez est effilé et les pommettes saillantes, les cheveux noirs et plats, le raccourcissement du tronc fait paraître les bras d’une longueur disproportionnée.
Nous avons indiqué quelles étaient pour les poumons, le cœur et les viscères abdominaux, les conséquences anatomiques de la déformation du squelette ; il en résulte une dyspnée habituelle, des bronchites fréquentes, des désordres dans les fonctions cardiaques se traduisant par la pâleur ou la cyanose de la face, de l’oppression, des palpitations, de l’œdème des membres inférieurs, etc.
Lorsque la scoliose est récente, on peut la corriger, ou du moins s’opposer à ses progrès; mais lorsqu’elle est ancienne, elle est irrémédiable. Cette affection n’est grave que lorsqu’elle trouble les fonctions des poumons et du cœur.
La scoliose semblant se rattacher à 1a. faiblesse de la constitution, le premier soin sera de modifier
Fig. 1147, . Corset contre la scoliose, construit sur les indications du professeur Panas, composé d’une ceinture pelvienne, de deux tuteurs latéraux et d’un tuteur dorsal sur lequel s’articule un levier à deux branches dont les extrémités supérieures et inférieures sont munies chacune d’une plaque fortement rembourrée s’appliquant exactement au niveau des deux courbures. La ■ traction est obtenue au moyen de deux bandes élastiques fixées à la branche inférieure et venant s’attacher par deux boutons à la ceinture pelvienne. Une traction élastique exerce une pression constante.
cette fâcheuse disposition; dans ce but, on emploiera les ioniques sous toutes les formes, le phos-
Fig. 1148. — Appareil à engrenage contre la scoliose, construit sur le même principe que le précédent, mais ayant une action plus énergique. La pression que l’on peut obtenir au moyen de l’engrenage, agissant séparément sur chaque pelote est très forte; on peut d’ailleurs la régler suivant la sensibilité du sujet Cet appareil se compose d’une ceinture pelvienne entourant lé bassin. Deux tuteurs latéraux soutiennent les parties supérieures du tronc. Deux autres tuteurs dorsaux, fixés à la partie postérieure de la ceinture, s’élèvent de chaque côté de la colonne vertébrale. Ils sont articulés à leur base au moyen d’un engrenage et se terminent chacun par une plaque de pression. L’action de cet appareil remplace l’action des mains. II laisse la colonne vertébrale à découvert et permet d’exercer une pression sur la cqurbure principale en même temps que sur la courbure de com pensation,
pbate de chaux, - médicament précieux qu’on pres¬
crira en poudre ou mieux sous la f0Pm (vin de Dusart, vin de Baudon, etc.)- u6 ^ % hygiène, et surtout une gymnastique’ méth ^ dirigée de manière à développer les muscleTT6 blis, et à combattre l’incurvation que prés rachis. p eate le
Cette première partie du traitement sera aidée l’usage d’appareils, de corsets, auxquels les {h** cants d’instruments sont parvenus à donner d grandes perfections. Leur description nous «re drait trop de place, contentons-nous de reprodi/' deux types différents dus aux habiles orthopédiste Léon et Jules Rainai. Ajoutons la recommandation expresse de continuer l’usage de ces appareils et surtout celui de la gymnastique méthodique, pendant plusieurs années. D1 Léon MoynIc.
SCORBUT. — Le scorbut est une maladie généralement épidémique caractérisée par un gonflement et un ramollissement des gencives, par des hémorrhagies et une anémie profonde. Les épidémies de scorbut ont exercé de grands ravages sur les armées en campagne, les villes assiégées, les populations pauvres. Aujourd’hui cette affection devient de plus en plus rare; elle n’atteint plus que des individus déjà débilités et cachectiques. 1 ■
Le scorbut s’annonce, le plus souvent, par une période de tristesse, d’abattement physique, par des douleurs, plus ou moins vives, siégeant surtout aux membres inférieurs. Alors apparaissent seulement les altérations de la bouche. Les gencives deviennent livides, elles se gonflent, s’ulcèreMet1 saignent au moindre contact. La mastication devient impossible. L’haleine est d’une fétidité repoussante.
En même temps se produisent des hémorrhagies multiples. Ce sont des ecchymoses sous-cutanées se transformant en tumeurs sanguines plus, ou moins volumineuses. Les muqueuses sont égale-" ment le siège d’hémorrhagies. Une abondante salivation épuise le malade, les dents tombent, les maxillaires se carient, la constipation du début fan place à une diarrhée sanguinolente, la fièvre apparaît et le malade succombe aux progrès incessants de la cachexie. Cependant la terminaison d*i scorbut peut être favorable. Dans ce cas les accidents disparaissent peu à peu, mais la santé revient lentement. Les rechutes sont fréquentes.
Les causes du scorbut sont nombreuses. On ain voqué le froid humide, la mauvaise qualité de 1 eau, la privation de fruits et de "végétaux frais. •
Le traitement consiste surtout à placer le Dûalâe dans de bonnes conditions hygiéniques. On a r commandé l’usage de fruits et de légumes frais,, jus de cresson, d’orange, de citron. . nS
On donnera contre les hémorrhagies despotl° à l’extrait de ratanhia, à l’eau de Léchelle, au P chloruré de fer, etc. Enfin le quinquina et les s p parations ferrugineuses sont utiles pour comba les progrès de l’anémie. . Dr Louis Thomas-
SCORPIONS.- Les scorpions sont des Arach^ venimeux, dont on connaît, en France, les & espèces suivantes : 1° le scorpion d’B^ope; scorpion blond. On ne les rencontre guère q“e a le5 le midi de la France et en Algérie. Ils habiten
SCR
... bumides. Leur corps allongé, d’une lonendr°i^ ^ à g centimètres, est terminé par une gueur deoueuse à l’extrémité de laquelle se trouve queue *11 à venin. Cet appareil est constitué par rapp3mnoule finissant par un aiguillon. Les piqûres uQe v scorpion fait à l’aide de son aiguillon déterq0-6 t la mort des petits animaux, mais , chez 011116 me elles ne provoquent qu’une douleur, par- ?0ltrès’vive, et un peu de fièvre. Il peut survenir fort gonflement autour de la piqûre. Cependant Ül nues auteurs ont rapporté des cas de mort, chez rhnmme, produite par les piqûres de scorpion. Ces f its doivent être considérés comme exceptionnels, f. traitement consiste à cautériser la plaie avec Je l’ammoniaque étendue d’eau et à pratiquer des lotions d’eau vinaigrée, ou coupée avec du phé- 0l Bobœuf, du coaltar saponiné de Le Beuf, du salicol Qusaule, du vinaigre de Pennes ou tout
autre antiseptique. p- L-
SCOTOME. — On donne ce nom à des lacunes existant dans la continuité du champ visuel. Elles sont dues à l’existence de points insensibles dans la rétine. Il semble que le malade ait-devant l’œil une tache qui suit exactement les mouvements oculaires. Les mots ou les lignes lui paraissent interrompus. Lorsque le scotome est central, c’est-àdire situé au milieu du champ visuel, le malade ne peut voir que les objets placés à côté de ceux qu’il fixe. On observe des scotomes dans un certain nombre d’affections de l’œil : rétinite, décollement de la rétine, névrite optique, choroïdite, etc., mais ils peuvent exister également sans raison apparente. Ils sont quelquefois produits par de légères congestions cérébrales ou par de l’anémie. Aucun traitement n’est applicable à cette affection. p. L.
SCROFULE. — On désigne sous le nom de scrofule un groupe de manifestations, le plus souvent 'inflammatoires, occupant les ganglions lymphatiques, la peau, les muqueuses, le tissu cellulaire, les os et les articulations. Ce n’est pas à proprement parler une maladie, c’est une sorte de prédisposition organique, de diathèse, dont les manifestations éclatent sous l’influence des causes les plus diverses (dentition, traumatisme, humidité).
Quelles sont les causes de la scrofule? — La scrofule se manifeste sous l’influence de toutes les causes débilitantes. L’hérédité est la plus fréquente et la plus active de toutes ces. causes. La scrofule ne se transmet pas seulement d’une façon directe ; toutes les causes d’affaiblissement chez les parents Peuvent se traduire chez les enfants par l’appari- :lon de la scrofule. Dans ce cas, les enfants hérient dune prédisposition morbide qui aboutit à la Production de la scrofule. Parmi les causes d’affaiussement chez les parents, il faut citer la tuberose, l’alcoolisme, la syphilis, l’âge trop avancé ® epoux. C’est ainsi qu’une femme jeune et forte i„ lea Un vieillard, et, réciproquement, un homme donner11111 à Une femme 45 à 50 ans peuvent
flaissance à des enfants scrofuleux. On a
scro8fnla c.onsanguinité parmi les causes de la Ule‘> ainsi s’expliquent les progrès de cette
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affection chez les Juifs et chez les nobles de l'île de Jersey qui ne se marient qu’entre eux. La scrofule peut être acquise, elle reconnaît alors les causes suivantes : l’action du froid et de l’humidité, 1 habitation dans un lieu sombre et malsain.
C est, en effet, parmi les enfants des pauvres, vivant dans des logements trop étroits, bas et sombres, qu’on rencontre le plus fréquemment cette affection. Enfin, un sevrage trop hâtif, une mauvaise nourriture, un travail précoce et exagéré sont des causes fréquentes chez des sujets prédisposés. On voit cependant, rarement il est vrai, des enfants nés de parents sains devenir scrofuleux.
On a décrit au scrofuleux un habitus caractéristique : La tête volumineuse, les traits grossiers ou quelquefois très fins, la lèvre supérieure saillante, la mâchoire inférieure carrée, le nez pyriforme, les amygdales volumineuses, les cheveux souvent blonds, la peau délicate et blanche. Cette description, répétée par la plupart des auteurs, est absolument fausse et il faut reconnaître que ces signes manquent chez un grand nombre de scrofuleux.
Quelles sont les localisations de la scrofule? — La peau, les ganglions lymphatiques, les muqueuses, les os et les articulations.
Peau. — Les manifestations cutanées sont celles qu’on observe dès le début. On voit apparaître des éruptions impétigineuses (gourmes, croûtes de lait), ' au cuir chevelu et à la face, autour des yeux, du nez, des lèvres, derrière les oreilles. Elles sécrètent un liquide séro-purulent. Leur durée est longue et elles se reproduisent avec la plus grande facilité. Les doigts sont fréquemment le siège d’éngelures qui présentent une tendance à s’ulcérer. Vers l’âge de la puberté le visage se couvre d’acné. Plus tard, les éruptions cutanées revêtent un caractère plus sérieux (eczéma, impétigo, lupus). C’est alors qu’on voit apparaître les scrofulides (V. ce mot), et les abcès superficiels ou profonds (V. Abcès froids ), qui se transforment souvent en ulcères scrofuleux.
Ganglions lymphatiques. — Les adénites scrofuleuses (strumes, écrouelles) se limitent souvent à la région cervicale, à la nuque, à la base de la mâchoire inférieure. Elles envahissent quelquefois les ganglions bronchiques ou mésentériques (carreau). Ces engorgements ganglionnaires peuvent se terminer par résolution, mais souvent ils se transforment en ulcères interminables, laissant des cicatrises indélébiles qu’on regarde comme la marque caractéristique de la scrofule.
Muqueuses. — Les yeux sont fréquemment atteints de blépharite ciliaire. Les paupières sont rouges, gonflées, couvertes de croûtes. La cornée est quelquefois le siège d’ulcérations. Les fosses nasales sont atteintes de coryza chronique. Le nez est gonflé, rempli de croûtes, qui gênent la respiration. L’otite scrofuleuse est généralement limitée à un seul côté. Elle produit un écoulement purulent et fétide. Elle peut s’accompagner de perforations de la membrane du tympan et de carie du rocher. Chez les petites filles les organes génito-urinaires ëxternes sont souvenL le siège d’éruptions impétigineuses.
Os et articulations — La scrofule envahit les os et les articulations. Elle y détermine l’ostéite, la
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