‹ Dictionnaire populaire de médecine usuelle. tome 2Chapitre 215 sur 289 · SGR · texte numérisé non relu

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périostite, la carie, des fistules avec issue d’esquilles, le mal de Pott, la coxalgie, les tumeurs blanches.

Quelle est la marche de la scrofule? — C’est dans le jeune âge qu’elle apparaît, plutôt dans la seconde enfance que dans les premiers mois de la vie. Elle débute souvent pendant la dentition. Ses manifestations se succèdent avec une certaine régularité. La peau et les ganglions lymphatiques sont les premiers atteints, les muqueuses sont bientôt envahies, puis viennent à leur tour les lésions des os et des articulations. C’est dans cette dermere période qu’on observe les scrofulides, le coryza chronique, avec ou sans ozène, le lupus qui siégé surtout au nez et auxj'oues. En même temps apparaissent les abcès froids, l’ostéite, la carie, les tumeurs blanches. La scrofule . peut s’arrêter dès le début de son apparition ; dans les cas légers elle se borne à des accidents cutanés superficiels. Mais parfois, après plusieurs années de guérison apparente, surviennent de nouvelles manifestations. La scrofule ne suit pas toujours une marche régulière dans l'évolution de ses différentes phases.

1 Quelle est la terminaison de la scrofule? — Dans les formes légères, la guérison est la règle. Même dans des formes graves la guérison n’est pas rare. Mais lorsque les diverses manifestations se succèdent rapidement, deviennent de plus en plus profondes, envahissent les os et les articulations, les enfants succombent emportés par la phthisie pul-

Mddes16 °U ePUÎSéS Par dCS suPPurations intermi-

Pour un grand nombre de médecins, la scrofule est une maladie diathésique spéciale ; certains autres tendent a ne voir en elle que des manifestations de la tuberculose et de la syphilis.

Quel est le traitement de la scrofule? — Traitement local. — Dans le catarrhe de l’oreille ou du nez, on pratiquera des injections d’eau boriquée, de chiora1 (1/100), de sulfate de zinc (1/250). Dans 1 ophthalmie on se servira de collyres astringents, on touchera les parties malades avec le crayon mitigé ou avec le sulfate de cuivre. Les engorgements des ganglions lymphatiques seront d’abord traités par

par ePemPïe0nS ^ P°mmade fondante 5 la vivante,

Axonge. ■ .

Extrait de ciguë . . .

Extrait de belladone.

Iodure de potassium. "

8% suppurent, on pratiquera une ponction avec un bistouri a lame étroite.

On traitera tes abcès froids par des injections d ether îodoforme. Si ce moyen échoue et crue 1 abcès menace de s’ouvrir spontanément, on l’inci sera largement, on grattera ses parois et on aoDli quera un pansement antiseptique.

Traitement général. — L’hygiène constitue la partie la plus importante du traitement. On choisira une demeure bien aérée, une alimentation fortifiante (viandes noires, rôtis, bon vin). Pendant l’été, tous les scrofuleux ne présentant Das Hp contre-indications formelles (état fébrile rhuma! tisme, affections cardiaques) seront envoyés aux

bains de mer; les autres seront dirie’ eaux thermales (Balaruc, Salins, Cauteret § V®rs ^ La Bourboule, etc.). Lorsqu’on ne pourrS’a'§0rre les enfants, on utilisera les bains salé** ' placer cile, ou mieux les bains de Pennés ou 1 S ^ dotûisulfureux Pouillet. L’hydrothérapie 8 h bons résultats. L’huile de foie de morue de foie de morue -pancréatique de De/resne]6 de succédané, la glycérine (glycérine Catill0n °U; S011 rine Rocher) , et les préparations iodurées 9iou pilules de Blancard à l’iodure de fer • Raifort iodé de Grimauld, etc.) ; forment du traitement médical proprement dit avec î préparations phosphatées (vin de Baudon, «>0n vin de Dusart, etc.) ; et les préparations arsenicale! La macération de houblon, les préparations dé quinquina (vin de Séguin, vin de BellinL anil Rocher, vin de Catillon, etc.); sont d’utiles adiu vants du traitement de la scrofule. * J

SCROFULIDES. — On désigne sous ce nom les lésions cutanées et muqueuses de la scrofule. On divise ces acciden-ts en bénins et malins. Les premiers s’observent dès le début de la scrofule, ils sont superficiels et guérissent sans laisser de cicatrices. Les écrouelles de la face et du cou, les gourmes scrofuleuses établissent la transition entre les scrofulides bénignes et les scrofulides graves. Ces dernières comprennent le lupus, l’impétigo, les scrofules du pharynx, l’esthiomène. Elles constituent des lésions profondes, à bords irréguliers et décollés et s’accompagnent d’œdème du tissu cellulaire ambiant. Leur durée est longue.

.Le traitement consiste, pour les scrofulides bénignes, à faire tomber les. croûtes avec des cataplasmes de fécule, puis à toucher l’ulcération avec de l’huile de cade. Le raclage des scrofulides malignes a donné des succès au point de vue local; mais on a vu des malades guéris de leurs scrofulides, succomber rapidement à la phthisie pulmonaire. Nous pensons qu’on doit préférer au raclage les cautérisations ponctuées, à l’aide du thermo-cautère. On emploiera contre les scrofulides des muqueuses les injections et les gargarismes au chloral et à l’eau de feuilles de noyer. Enfin il convient d’instituer le traitement général tel qu’il a été mdiqué dans la scrofule. Dr Louis Thomas.

SCROFULEUX. — Nom donné aux individus atteints de scrofule. P. h.

SCROTUM. — On donne le nom de scrotum ou bourses, aux enveloppes des testicules. Placées entre les cuisses, au-dessous de la verge et au de vant du périnée, ces enveloppes sont au nombre de six.

1° Le scrotum proprement dit, ou peau, qui est la plus superficielle et la seule commune aux deux tes ticules. Il présente une couleur foncée et renferme des follicules pileux, des glandes susdoripares e[ des glandes sébacées. Lâche et distendu chez vieillard, il est, au contraire ferme et resserré che les jeunes sujets et sous l’influence de l’orgasme venenen ou du froid. Il est doué d’une grand*

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sibilité. Il présente un raphé sur la ligne méêfteD uj Se prolonge sur le périnée et la face fleure de la verge; — 2° le dartos , membrane * ^eâtre qui représente l’élément musculaire de la r0D® se prolonge, en avant sur la face inférieure de f6 verge, en arrière sur le périnée, et s’arrête brusuemeol de chaque côté. Il existe un dartos pour î „ testicule : — 3° la couche celluleuse, très

STsituée entre le dartos et le crémaster ; — 4° le crémaster, ou tunique érythroïde, aujourd’hui considéré comme un muscle composé de deux faisceaux fibreux, rouges, l’un interne, l’autre externe, dont les contractions rapides provoquent l’ascension brusque du testicule ; — 5° la tunique fibreuse commune, sorte de gaine fibreuse, mince et transparente, qui renferme le testicule et le cordon spermatique et se prolonge dans le canal inguinal; — g» ia tunique vaginale , membrane séreuse, dépendante du péritoine, qui tapisse toute la surface des testicules, et dont la face interne est lubréfiée par une humeur spéciale à ces membranes ; et qu’on appelle sérosité.

Les artères des bourses viennent des honteuses externes et de l’artère périnéale superficielle. .Les serfs émanent du plexus lombaire.

Le scrotum peut être atteint d’ulcérations, d’hématocèle, d’hydrocèle, d’éléphantiasis et d’eczéma.

D' Paul Labarthe.

SCULTET (appareil de). — L’appareil de Scultet s’emploie fréquemment dans le traitement des fractures des membres inférieur et supérieur. Il se compose : d’une pièce de toile de la longueur du membre fracturé et pouvant l’entourer deux fois, appelée drap fanon ou porte-attelles; d’une couche de bandelettes séparées, larges de deux à trois travers de doigt et d’une longueur suffisante pour taire une fois et demie le tour du membre fracturé; de compresses plus larges et plus courtes que les bandelettes ; de trois coussins remplis de balles d’avoine et de trois attelles aussi longues que le membre fracturé, enfin de lacs ou sangles destinés à serrer l’appareil et à le maintenir lorsqu’il «st appliqué.

L’appareil de Scultet se prépare de la manière suivante : On place par-dessus les lacs le drap fanon; sur le drap fanon, on pose les bandelettes de toles, en commençant par la bandelette supérieure; -a seconde est posée ensuite sur la première de aÇon à la recouvrir d’un tiers environ, et ainsi de suite jusqu’à ce qu’on en ait placé un nombre musant pour couvrir tout le membre. Par-dessuS,

Puis on place de chaque côté de l’appareil, sur les bords longitudinaux du drap fanon, deux attelles sur lesquelles on enroule les extrémités du drap fanon, des bandelettes et des compresses, en les enroulant vers le centre. Ainsi enroulé, l’appareil ne se dérange pas et peut être facilement transporté. Quant aux trois coussins et à l’attelle antérieure, on peut les placer au centre de l’appareil entre les deux attelles latérales. L’ensemble de l’appareil est alors fixé par les lacs.

Voici comment on procède pour appliquer l’appareil de Scultet. On l’étale d’abord sur le coussin qui doit supporter le membre fracturé; puis, on soulève le membre tout d’une pièce, tandis que deux aides font l’extension et la contre-extension, et on le laisse retomber sur le milieu de l’appareil, de telle façon qu’il croise perpendiculairement les bandelettes. On mouille alors les bandelettes et les

Fig. 1150. — Appareil de Scultet à moitié appliqué.

compresses avec un résolutif, tel que 1 eau-de-vie camphrée; on peut même se contenter deau ordinaire, car le mouillage des compresses a surtout pour but de faciliter leur application sur le mem-

pig. 1149. — Appareil de Scultet plié.

qLt^ace les compresses longuettes, larges de ÏQibri6 travers de doigt, au nombre de trois, en les rÛQv"ïUant comme les bandelettes et la compresse ^ne répondant au niveau de la fracture. «tionnaihe populaire de Médecine usuelle.

Fig. 1151. — Appareil de Scultet entièrement appliqué.

bre. Puis, on place d’abord les compresses autour de la fracture; on arrive ensuite aux bandelettes que l’on pose des extrémités du membre vers sa racine. « Pour cela, disent Jamain et Terrier, le chirurgien saisit la bandele.tte inférieure du cote ou il se trouve, l’enroule obliquement autour du me bre, afin qu’elle ne fasse pas de godets ; il exerce en même temps une traction assez, forte pour que la compression soit suffisante. Arrive au cote oppose, il la glisse avec ses deux mains, aussi loin que possible, sous le côté du membre tourne vers le troisième aide, en ayant soin toutefois de ne pas imprimer de mouvements au membre blesse. Mais, pendant cette manœuvre, l’aide ne doit pas rester inactif car les tractions que fait le chirurgien pour

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tendre la bande pourraient l’entraîner; aussi l’aide doit-il, afin d’éviter cet inconvénient, tirer, en sens contraire, l’extrémité qui est de son côté. Il arriverait .encore, si les pièces de l’appareil n’étaient pas convenablement soutenues, qu’elles seraient entraînées par les doigts du chirurgien lorsqu’il veut engager la bandelette sous le membre. Aussi l’aide doit-il avoir la précaution de maintenir dans un état de tension convenable toutes les pièces sur lesquelles les doigts du chirurgien pourraient exercer un certain mouvement de refoulement. L’extrémité tournée vers l’aide doit être appliquée de la même manière; elle croisera obliquement sur la partie antérieure du membre celle qui a été posée précédemment; elle sera soulevée par l’aide et confiée au chirurgien, qui l’appliquera lui-même. La deuxième, la troisième, et toutes. les autres bandelettes seront mises exactement de la même manière, jusqu’à ce que toutes soient épuisées. Il faut seulement remarquer que, quelquefois, l’inégalité du membre est trop grande pour que l’on puisse éviter les plis et surtout les godets; il est alors nécessaire de faire des renversés. » Lorsque les bandelettes sont toutes ' posées, on enroule chaque attelle dans les bords latéraux du drap fanon, jusqu’à deux travers de doigt environ du membre ; puis on place les deux coussins latéraux entre le membre et les attelles en les pressant doucement et en ayant soin de répartir la balle d avoine, de façon à combler les vides et à avoir une pression égale sur toute la longueur. Il ne reste plus alors qu’à placer le troisième coussin recouvert par la troisième attelle sur la face antérieure du membre, et serrer les lacs ou sangles destinés à maintenir en place l’appareil.

a Rappelons en terminant que l’attelle externe doit être plus longue que les autres, et que les coussins doivent dépasser en longueur les attelles, de façon à ce que celles-ci ne soient pas en contact avec la peau et n’y déterminent pas des excoriations.

Dr Paul Labarthe.

SÉBACÉ. — Nom donné par les anatomistes à des glandes contenues dans l’épaisseur du derme. Elles sécrètent une matière grasse (matière sébacée), destinée à lubréfier la surface de la peau et les poils. On en trouve sur toute la surface du corps, sauf à la paume des mains et à la plante des pieds. Elles sont très nombreuses au front aux ailes du nez et aux organes génitaux externes de la femme. Le plus souvent elles s’abouchent dans un follicule pileux, mais elles s’ouvrent parfois directement à la surface de la peau (aréole du mamelon, petites lèvres chez la femme). Ce sont des glandes en grappes présentant un nombre variable de culs-de-sac. Elles sont fermées par une paroi propre revêtue d’un épithélium sécréteur. Les glandes sébacées peuvent être le siège d’un certain nombre d’affections parmi lesauelbL il faut signaler l’acné (Y. ce mot,) p L

SECONDAIRE (accidents). — (V. Syphilis.)

SECOURS (boites de). — On donne le nom boîte de secours à des caisses contenant les insti ments et les médicaments nécessaires pour donc

les premiers soins à un blessé, à un n asphyxié ou aux individus atteints d’une iÏÏà,lri tion subite, et* qui sont déposées dans ] '^°Sl' dans les postes de police, dans les postes t ^ dans les établissements de bains, dans le 6 D — dans les théâtres, etc. 5 Us^Qes.

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SÉCRÉTION. — La sécrétion est nutrition à laquelle président des glandes (Y. ce mot). Elle consiste dans lexnalaf d’un liquide venu du sang et contenant en diss? tion des matériaux contenus dans le san® n« r

e fonction 4e

més par la glande elle-même. Le liquide séerfe ' est expulsé ou résorbé.

La division des sécrétions est établie : 1° dw la manière dont le liquide est sécrété ; 2» d’après s! destination.

1° On appelle sécrétion continue , celle qui ne cesse pas, qui se fait d’une manière continue, pendant le sommeil comme dans l’état de veille. I Exemple : la sécrétion urinaire. — La sécrétion intermittente se produit à des moments déterminés, séparés par des intervalles de repos complet. Exemple : la sécrétion du suc gastrique. — Lorsqu’une sécrétion est continue et qu’elle présente de temps eu temps une suractivité de sécrétion, comme cela se voit pour la bile, la sécrétion est dite rémittente.

2° Tantôt le liquide sécrété est destiné à être rejeté au dehors comme l’urine, la sueur, la sécrétion est dite alors : sécrétion excrèmentitielle. — Tantôt il est repris en totalité par l’absorption, ce qui a lieu pour la salive, le suc gastrique, etc.; la sécrétion est dite alors : sécrétion récrémentitielle. — Enfin on désigne sous le nom de sécrétion excrémento-récrémentitielle, celle qui est en partie rejetée au dehors et en partie reprise par l'absorption, comme la bile, les larmes, etc.

Il ne faut pas ajouter à ces divisions une importance exagérée, car certaines sécrétions y trouvent difficilement leur place. Le lait, par exemple, n’est pas rejeté au dehors, puisqu’il sert au développement de l’enfant. Dr J.-A. Fort.

SÉDATIF. — Qualificatif appliqué aux médicaments qui ont pour action de modérer l’état «e surexcitation dans lequel un organe et ses fonc tions ou bien l’organisme entier se trouvent, p^ suite d’un état morbide. L’opium et ses dérives, tadigitale, la quinine, le chloral, les bromures a potassium et de camphre, la saignée, le froid, son des sédatifs. • v-M

SÉDATIVE (eau). — L’eau sédative est une Pre paration dont voici la formule :

Ammoniaque liquide. ...... 100 grain-

Eau distillée . 500 — •

Sel marin . 20 —

Camphre . 2 —

Essence de roses . q. s.

qui doit sa célébrité à Raspail, et qu’on emP contre les maux de tête, de la manière suivante : imbibe de cette eau une compresse plique ensuite sur la partie du crâne où sl\ a,

douleur, en ayant bien soin de recouvrir d un

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