‹ Dictionnaire populaire de médecine usuelle. tome 2Chapitre 223 sur 289 · SIM · texte numérisé non relu

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- camphré ou, d’après le docteur Coutenot, ^ de l’huile de chénevis, qui jouirait de remarave bies propriétés anti-laiteuses. On a également îuaseillé l’usage de certaines tisanes telles que l’inf^ion de pervenche, la décoction de chiendent ni- JJJ? la décoction de canne de Provence.

Dans les cas où la mort subite de l’enfant force i mère à supprimer brusquement l’allaitement, il st utile de désemplir les seins à l’aide de la suc- Cj0n. Enfin, si la sécrétion lactée et l’engorgement *jeS geins, persistent la nourrice devra se purger une ou deux 'fois, à huit jours d’intervalle, avec 60 grammes de citrate de magnésie, ou 30 grammes d’huile de ricin ou avec de l’eau de Rubinat.

Nous ne parlerons pas ici des nombreuses tisanes, dites anti-laiteuses, dont l’usage, est si répandu à la campagne; ces moyens, d’une efficacité douteuse, servent surtout à calmer les craintes imaginaires d’un certain nombre de femmes qui, imbues de vieux préjugés pieusement transmis d’âge en âge, ne redoutent rien tant que les dangers d'un lait répandu.

Enfin, comme après le sevrage, les nourrices présentent un certain degré d’anémie, due aux faigues d’un allaitement plus ou moins.. prolongé, il eonvient de combattre cet état d’épuisement par des moyens appropriés. Nous conseillerons, avec Bouchutj le séjour à la campagne, aux bords de la mer. Le quinquina, l’arséniate de soude, les toniques et les ferrugineux seront employés avec succès. Dr A.-L. Labarthe, père.

SIALAGOGUE. — Nom donné aux diverses substances alimentaires ou médicamenteuses qui ont la propriété de provoquer et d’augmenter la sécrétion de la salive. p. l.

SIALORRHÉE. — Synonyme de Salivation (Y. ce ®ot). P. L>

SIBILANT. — Nom donné par les médecins à une variété de râle (Y. ce mot). p. L.

SIGMOÏDE. — Nom donné par les anatomistes : t“ à certaines cavités en échancrures, dont la forme raPPelle celle de la lettre grecque s (sigma), telles jjue les cavités articulaires de l’extrémité supérieure u cùbitus (V. Cubitus) ; 2° aux valvules ou replis, au ombre de trois, situés à l’origine de l’aorte et de

tere pulmonaire (V. Cœur.) p. L.

d°nne> en pathologie, le nom de men6’ at°Ut P&énomèine apparent ou caractère perde reconnaître la nature de la maladie. On diaaJ*af- Afférentes sortes de signes : les signes de permettent de reconnaître la nature

présattect‘°n; les signes pronostics qui servent à soat T Sa Arminaison ; les signes sensibles qui $eQs. >Ux fiue nous apprécions à l’aide de nos duitda .s ^nes Jonctionnels dus à un trouble prosiQues fï i Onctions d’un organe; les signes physigaes SoSU, ut Anne altération d’un organe. Les f| PMhuguomoniques quand ils persane deu reconna'itre d’une manière certaine la e la maladie. Ainsi la mobilité anormale

dans les fractures, les crachats rouillés dans la pneumonie, les graviers dans la gravelle, sont des signes pathognomoniques. L’étude des signes constitue la séméiologie (Y. ce mot). P. L

SILICATE. — Nom donné par les chimistes aux sels résultant de la combinaison de l’acide silicique et d une base. Le seul silicate employé en médecine est le silicate de potassium. Il se présente sous la forme d’un liquide grisâtre, gélatineux, sèche rapidement à l’air et acquiert une grande dureté. On s’en sert pour enduire les bandes de toile destinées à faire des appareils inamovibles que l’on applique autour des membres dont les os sont fracturés. p L

SILICE. — Nom donné par les chimistes à un oxyde métallique regardé généralement comme un acide, (acide cilicique). C’est un corps très répandu dans la nature qui, à l’état pur, së présente sous forme d’une poussière fine et blanche, presque insoluble dans l’eau. La silice constitue le cristal de roche; elle entre dans la composition du silex ou pierre .à fusil, de la apierre meulière. du grès, de l’agate, de l’opale, etc. Elle se combine avec les bases pour former des silicates. On utilise la silice dans l’industrie pour la fabrication des ciments, des verres et des poteries. Elle est inusitée en médecine, mais elle sert à filtrer les eaux. p. l.

SIMPLES. — Nom donné par le vulgaire aux plantes médicinales, et aussi atout médicament végétal non composé. p. l.

SIMULATION. — Médecine légale. — Nom donné en médecine légale à l’action de simuler, une maladie que l’on n’a pas. Une maladie simulée est donc celle que l’on feint d’avoir.

La simulation, joue un grand rôle en médecine légale, dit Legrand Du Saulle. On simule une maladie pour exciter la compassion, pour s’affranchir des devoirs civils, comme ceux de tuteur, de témoin, de juré, pour éviter la responsabilité légale de certains délits ou de certains crimes.

Simulation devant les Conseils de révision. — La simulation joue également un grand rôle parmi les conscrits ; il ne se passe pas d’année où les conseils de révision n’en rencontrent un certain nombre qui simulent des maladies pour sè soustraire au service militaire. Aussi croyons-nous devoir reproduire ici les articles de la loi du 27 juillet 1872, sur le recrutement militaire, qui visent la simulation ou la provocation d’une maladie dans le but de se soustraire au service militaire :

Législation. — Loi du 27 juillet 1872 sur le recrutement de l'armée. — Art. 63. — Tout homme qui est prévenu de s’être rendu impropre au service militaire, soit temporairement, soit d’une manière permanente, dans le but de se soustraire aux obligations imposées par la présente oi, est déféré aux tribunaux, soit sur la demande du Conseil de révision, soit d'office, et s’il est reconnu coupable, il est puni d’un emprisonnement d’un mois a un an.

Sont également déférés aux tribunaux et punis de la même peine les jeunes gens qui, dans l’intervalle de la clôture de la

• liste cantonale à leur mise en activité, se sont rendus coupables dü même délit.

, ,A I’exph'ati0n de leur Peine> les uns et les auires sont mis a la disposition du ministre de la guerre pour le temps qu’ils

dedisdpline1^5 * peuventêtre env°yés une compagnie

La peine portée au présent article est prononcée contre les complices. Si les complices sont médecins, chirurgiens, offic.ersdesanté ou pharmaciens., la durée de l’emprisonnement

de fou* î Sï r a d6UX anS’ ir,déPendamment d’une amende téiûdtn A’000 francs qm peut être aussi prononcée et sans

Code pénal- 6 PemeS ? gWeS’ danS ^ “* prévu par le

64'.~ Nf comPte Pas pour les années de service exigées par a loi le temps pendant lequel un militaire a subi la peine de 1 emprisonnement en vertu d’un jugement.

. DIS ff1 militaire (Loi du 9 juin 1857). tout médp • S ] PUDi C Un an a quatre ans d’emprisonnement tout médecin militaire qui, dans l’exercice de ses fonctions et pour favoriser quelqu’un, certifie faussement ou dissimule 1 existence de maladies ou d’infirmités. Il peut en outre être puni de la destitution. S’il est mû par des dons ou promesses, il est puni de la dégradation militaire. Les corrupteurs sont en ce cas puni de la même peine.

0 J°stnictl°ns du Conseil de santé des armées du ?7.fever 1877- -Voici maintenant, d’après les instructions du Conseil de santé des armées, ce qu il est important que les médecins et les soldats, sachent, relativement à l’examen médical des recrues, surtout au point de vue des maladies douteuses simulées ou provoquées.

fiLmédefln ,mili.taire doit toujours se tenir en garde contre la simulation de la part des jeunes gens appelés soumis a son examen devant le Conseil de révision et même des hommes sous les drapeaux qui cherchent ou à s’exempter d’un service ou a obtenir une réforme. 6’

donf vrègleS suivantes Peuvent guider le médecin dans 1 appréciation des maladies simulées.

Une maladie ou une infirmité étant accusée nar un appelé ou par un soldat, le médecin, doit avant tout, s assurer si elle est de nature à être simulée-

rieur llPfnnîlde °bIigé de tout examen ulté¬

rieur. il fondera ses présomptions sur les rapports

qui peuvent exister entre la maladie supposée et les conditions physiologiques, les occupations habi tuelles, 1 habitation du sujet examiné, il dirigera ^es mterrogations et ses explorations dans le même

Les maladies provoquées présentent rarement des signes qui puissent indiquer leur origine Elles ne peuvent, en général, être reconnues que lors qu elles sont recentes : dans le cas douteux le m? decin rapprochera les caractères qu’elles ’présmî tent de fetat general du sujet, de ses conditions habituelles d’existence, et des motifs qui ont n „ terminer ses actes. ae"

Lorsque l’infirmité ne révèle pas la réalité d» ^ existence par des altérations qu’elle a pu apporter” soit a letat de santé, soit à la conformât] onPgéné’ raie du sujet, et qu’il reste du doute dan? esprit, le médecin en fait part au Conseil de révî sion, qui peut prendre en considération les f beats des autorités locales, le témoignage dp« qai sont présents, celui des jeunes connu de près l'individu qui se dit impropre au ( j vice. Si ces attestations font défaut, ou que le

decin ne se trouve pas suffisamment éoi • sans se prononcer contre l’Inaptitude !

que la decision du Conseil soit remise n deiDander mettre un examen plus complet. pourluipeN

Comme il importe de se tenir en g-n-H fraude, et que l’on ne saurait se livrer f/0îlttelî tigations trop scrupuleuses, c’est dans c Ûes lnTes‘ teux et parfois très embarrassant mêm? CaS doumédecins les plus expérimentés, que le r P°Urles révision pourrait user du droit de délai nS de corde la loi, et autoriser le médecin 2 ces operations, à suspendre son appréciatifs qu’à un plus ample examen qui au raît£ T une seance spéciale, au chef-lieu du déoa ' avant la clôture des opérations; et dansÏÏSS"4 stance le médecin pourrait obtenir de recherf ropimon à titre consultatif, d’un autre

Ce mode de constatation offrirait en quelque S une double garantie aux intéressés et diminuerait d autant la responsabilité morale du médecin ex-'

D u reste, à leur arrivée au corps, les hommes appelés qui ont des infirmités ou des affections qui paraissent exagérées, provoquées ou simulées, sont présentés ultérieurement devant la commission spéciale de réforme, qui juge si leurs infirmités sont reconnues réelles et paraissent incompatibles avec le service militaire.

Affections le plus ordinairement alléguées, simulées ou provoquées devant les conseils de révision. — Les affections le plus souvent alléguées, simulées ou provoquées sont les suivantes: aliènaiion mentale sous toutes ses formes, la manie, la monomanie et la démence; le vertige, Y épilepsie, la chorée, les spasmes, les convulsions , le somnambulisme, la nostalgie, la teigne faveuse, Y alopécie, la mentagre, le pemphigus, le psoriasis, la cyanose, les ulcères, les phlegmons, la fétidité de. la transpiration cutanée, la paralysie de la paupière supérieure, le blépharospasme , le strabisme, la diplopie, la blépharite, la conjonctivite, la kératite, Yhéméralopie, la myopie, la presbytie, Yambliopie, Yamaurose, la surdité, Yotorrhée , la surdi-mutité, l'épistaxis, Yozene , les polypes du nez, la perte et destruction volontaire des dents, le bégayement, la mutité- 1 aphonie, la fétidité de l'haleine, le goitre, le torticolis, 1 asthme, Yémoptysie, la phthisie pulmonaire , les^ palpitations, les varices (aggravées ou provo quées), la dysphagie , la dyspepsie, les vomissements provoqués, Yhématèmèse , la tympanite, Y engorge" ment des viscères abdominaux, les hémorrhoi "des, la chute du rectum, la fistule de l’anus, Y hématurie, les calculs urinaires , Yincontinev.ee d’uriner la spermatorrhée (alléguée), le varicocèle, YhyàrO' cèle, l’emphysème du tissu cellulaire, du scrotunh les hernies , la cryptorchidie, la contracture des membres, les déviations du rachis, Y ankylosé, & claudication, la paralysie (hémiplégie, parap1®' gie), le tremblement musculaire, l’œdème des me» ' bres, le chevauchement des orteils, les orteils marteau, Y ongle rentré dans les chairs, etc-i parmi les maladies générales : la scrofule, la / ,g cosune, 1 ictère, l’embarras gastrique, un aCLéS ie fievre intermittente, une exagération de faibli* constitution ou de débilité générale.

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oposé l’emploi de divers agents, tels que les ! 0n.?2iaues, pour déjouer la ruse et reconnaître 031 ■ tion de certaines affections. Mais, tout en la SitUaissant l’importance de cet élément de diagrecopn motifs de haute convenance et les dana°SUaui y sont iohérents ne peuvent en autoriser ners“e devant les conseils de révision. On doit ne 1USïrvir que des procédés qui sont exempts de f ffers tels que l’exploration a l’aide d'instruments nériaux : l’ophthalmoscope, l’échelle typographie les verres gradués, i’optomètré, le stéthoscope, les spéculums, les algalies, les sondes, etc.

^ ’ Dr Paul Labarthe

SINAPISME. — On peut définir le sinapisme un cataplasme rubéfiant dont le principe actif est la farine de moutarde. Pour faire un sinapisme, on mélange 200 grammes environ de farine de moutarde avec de l’eau à 30 ou 40°. On peut appliquer des sinapismes sur toutes les parties du corps, sauf sur la face. On doit les laisser en place environ .un quart d’heure ou une demi-heure. Ce temps est d’ailleurs variable et dépend de la sensibilité de la peau. Chez les malades qui ont perdu connaissance, on surveillera l’action des sinapismes avec soin; on les enlèvera dès que la rougeur sera jugée suffisante. En aucun cas on ne doit les laisser plus d’une heure. Lorsque les sinapismes seront retirés, il faut laver la peau avec de l'eau tiède.

On a imaginé de préparér d’avance des sinapismes. Pour cela on a étalé une couche de farine de moutarde, privée de son huile, à la surface d’un papier épais préalablement enduit d’une solution de caoutchouc dans un mélange de pétrole et de sulfure de carbone. ‘Ces sinapismes ont l’avantage de se conserver longtemps. Il suffit pour en taire usage, de les tremper dans l’eau froide ou tiède et de les appliquer sur la peau en les fixant à l’aide d’un mouchoir ou d’une serviette. Les sinapismes sont surtout employés comme révulsifs et comme dérivatifs ; on s’en sert quelquefois dans le but de provoquer une excitation générale. p. L,

SINCIPUT. — Nom donné par les anatomistes au sommet de la tète, appelé aussi vertex. ■ P. f

SINUS. — Nom donné par les anatomistes à diverses cavités dont l’intérieur est plus évasé que 1 entrée. Les sinus sont tantôt vasculaires comme les sinus de la dure-mère qui contiennent du sang veineux, tantôt limités par des parois osseuses èotnme le sinus maxillaire et le sinus frontal, p. L.

SIPHON. — On donne ce nom à des appareils spéciaux destinés à la fabrication des eaux de table Yeuses. Ces appareils sont trop connus pour que DOus en donnions ici une description détaillée.

Les eaux gazeuses fabriquées à l’aide des siphons,

0nt appelées eaux de selLz artificielles. Cette de-

onunation est tout à fait impropre, car les eaux z naturelles des sources minérales du duché ue Nassau j.. a» smide. du

^ssau, contiennent du sulfaLe de soude, du cha°rUre s°dium, des carbonates de soude, de an;«X- ^ magnésie, tandis que l’eau de seltz ûcielle est tout simplemént de l’eau naturelle

ordinaire contenant une quantité plus ou moins forte d’acide carbonique.

Les eaux de seltz préparées d’avance, que l’industrie livre au public dans des siphons, ont plusieurs inconvénients. Bon nombre de fabricants peu scrupuleux livrent en effet à la consommation, au grand détriment de la santé publique, des eaux fabriquées avec des eaux de rivières ou de petits cours d’eaux, la plupart du temps non filtrées, presque toujours impures, souillées par les infiltrations du sol des latrines, des égouts, par les résidus des fabriques, etc., qui peuvent, par suite avoir une influence énorme sur la production de la dysenterie, du choléra, etc. De plus, les siphons dans lesquels on les renferme ont souvent leur armature et leur tube central, qui, au lieu d’être en étain fin, sont faits d’un alliage contenant des proportions plus ou moins considérables de plomb, ce qui expose à des dangers d’empoisonnement par ce métal, dangers d’autant plus grands, dit avec raison le professeur Fonssagrives, que l’eau de seltz, très chargée d’acide carbonique, dissout le plomb avec une certaine -facilité. Enfin, l’usage de l’eau de seltz trop chargée d’acide carbonique, sous une pression habituelle de 7 atmosphères, au lieu de stimuler l’estomac et de faciliter la digestion, amène comme le fait remarquer l’émment professeur d’hygiène Bouchardat, «du météorisme, une distension exagérée de l’estomac, qui ne sont pas indifférents pour la santé. »

L’usage de l’eau de seltz du commerce, préparée d’avance en siphons , est donc généralement mauvais et souvent dangereux. Lorsqu’on veut boire de l’eau de seltz, il vaut infiniment mieux la préparer soi-même quelques instants avant les repas. Pour cela on se servira d’appareils en verre avec armature en étain pur ou en nickel, et tube en verre, et on n’emploiera que de l’eau de source très pure et préalablement bien filtrée. On lait reagir de l’acide tartrique sur du bicarbonate de soude, isoles de l’eau, laquelle ne contient par conséquent que du gaz acide carbonique.

Les proportions pour un litre d’eau sont : 12 grammes d’acide tartrique et 16 grammes de bicarbonate de soude. L’eau de seltz ainsi obtenue est loin d’être surchargée de gaz comme les siphons du commerce , et n’offre aucun des inconvénients que nous leur avons reprochés. Dr Paul Labarthe.

SIRÉNOMÈLE. — Nom

donné par les tératologistes à une variété de monstre caractérisé par la fusion des deux membres abdominaux termines en moignon ou en pointe. p. l.

Fig. 1159.

Monstre sirénomèle.

SIROP Les sirops sont des médicaments li¬

quides, de consistance visqueuse, formés par une

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