‹ Dictionnaire populaire de médecine usuelle. tome 2Chapitre 226 sur 289 · SOL · texte numérisé non relu

SOL

, t refroidi, à agiter les bouteilles pour mêler dans f eLaSSe du sir0P Petite quantité d’eau produite r la liqueur chaude dont les vapeurs se sont Condensées en gouttelettes sur la paroi du verre omprise entre le sirop et le liège. Après cela on £rend les bouteilles et on les couche dans un enjlroit frais. Si malgré ces précautions on s’aperçoit fan commencement de moisissure, on verse un eu d’alcool à la surface du sirop pour en arrêter les progrès, ou mieux on le fait cuire avec une petite quantité d’eau, à plusieurs reprises s’il en est besoin, jusqu’à ce que la tendance à fermenter ait fini par disparaître; mais, en pareil cas, le médicament a souvent perdu une partie de ses principes actifs; presque toujours ses. propriétés et sa saveur ne sont plus les mêmes.

Sans contredit la forme sirupeuse est une des formes les plus simples et les plus commodes pour l’administration de bon nombre de médicaments.

Dr Marc. Camboultves.

SMEGMA. — Nom donné par les anatomistes à une matière blanchâtre, demi-liquide, douée d’une odeur spéciale, qui s’accumule, chez l’homme, dans le replis balano-préputial et, chez le femme, entre les petites lèvres et le clitoris. Le smegma est une cause d’irritation de la muqueuse et détermine parfois une éruption de vésicules d’herpès. Cette irritation peut être, surtout chez les enfants, la cause d’habitudes, d’onanisme. Nous ne saurions dônctrop recommander aux parents de bien laver, chaque jour, matin et soir, les parties génitales externes de leurs enfants, qui, ainsi accoutumés dès leur jeune âge, conserveront toujours dans la suite cette excellente habitude hygiénique. p. l.

SODIUM. — Nom donné par les chimistes à un métal blanc et mou comme de la cire. Le sodium décompose l’eau, à la température ordinaire en produisant un dégagement d’hydrogène, et fond à la température de 90° centigrades. Il s’oxyde rapidement à l’air, aussi on doit le conserver dans l’huile de naphte. Il est inusité en médecine, p. l.

SODOMIE. — Les auteurs anglais et allemands reservent ce nom pour les attentats contre nature commis par des hommes sur des animaux. Ces attentats sont également désignés sous le nom de estialité. Il paraît que les tribunaux germaniques ont quelquefois à juger des actes de cette nature, nés coupables sont le plus souvent des bergers ou es garçons de ferme qui passent une grande partie e la journée seuls avec leur bétail. L’acte est alors Bonus par un homme sur un animal femelle; il ^ J a heureusement pas d’exemple où des attentats sodomie aient été commis par des femmes. Les leu ens se s°nt plu, il est vrai, à reproduire dans fait s ,œuvres d’art et même dans leurs écrits des

consfir CCtte nature> niais nous devons plutôt les

bricit .e»er ǰjnme des satires dirigées contre la ludes letninine que comme des descriptions fidèles

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ces ahn niant*s ont cependant essayé de jeter sur Hutte,, minatiens un air de science. Le docteur a publié un cas dans lequel un sous-officier

était accusé par son capitaine d’avoir commis des actes contre nature sur une jument. Les constatations medico-légales de ce même docteur peuvent se résumer ainsi : la vulve de la jument présentait une legere irritation et un écoulement mucososangum. On trouva sur la chemise de l’accusé, qui s était volontiers soumis à l’examen, quelques taches de sang et, entre le prépuce et le gland, quelques poils gros et courts dont le soldat expliqua la P.resence en disant qu’il avait eu la veille des relations sexuelles avec une femme. Les poils, examinés au microscope, ne présentaient pas les caractères de ceux du pubis et, par leur forme et leur couleur ils ressemblaient à ceux de la partie postérieure de l’animal. Il lui fut impossible d’établir que les taches trouvées sur la chemise avaient été produites par l’écoulement vulvaire de l’animal. Néanmoins le docteur Kutter conclut que le soldat s’était rendu coupable du crime de sodomie.

Casper nous dit cependant que les preuves de ce crime ne peuvent jamais ressortir de l’examen médico-légal, que le médecin ne sera jamais appelé à pratiquer. Nous nous rangeons certainement à cet avis, aussi bien pour ce qui concerne la sodomie que pour les autres attentats plus abominables encore et dont il ne saurait être question dans ce dictionnaire. Dr A. lutaud.

SOIF. — La soif est une sensation générale, analogue à celle de la faim, se traduisant par un sentiment pénible de sécheresse au niveau de l’arrièregorge et du pharynx. Elle résulte esesntiellement de la concentration du sang. La chaleur, les exercices violents, la sueur, en un mot, toutes les causes qui diminuent la proportion des parties liquides de l’économie, déterminent la sensation de la soif. Il en est de même de certains aliments qui, comme les substances salines, ont besoin d’une certaine quantité d’eau pour se dissoudre. Il n’est pas indispensable pour calmer la soif de faire pénétrer de l’eau dans l’estomac, on arrive au même résultat par des injections aqueuses dans les veines ou dans le tissu cellulaire sous -cutané. Les bains, même d’eau de mer, peuvent calmer la soif, comme le prouve l’histoire suivante, rapportée par Forster, dans laquelle on voit un capitaine de vaisseau et un équipage, privée d’eau potable, réussir à calmer leur soif pendant dix-neuf jours en plongeant plusieurs fois par jour dans l’eau de la mer. Nous rapportons la sensation de la soif dans l’arrière-gorge, mais elle a vraisemblablement sa source, ainsi que le dit le physiologiste Béclard, dans la notion irréfléchie et instinctive de l’état du sang, c’est-à-dire dans le centre nerveux. Dr Paul labarthe.

SOLAIRE (plexus). — Nom donné par les anatomistes à un lacis considérable de filets nerveux formés par les branches du grand sympathique et par le nerf pneumogastrique droit, parsemé d’un grand nombre de petits ganglions nommés ganglions solaires, situé dans la cavité abdominale. Il est recouvert par le pancréas et répond, en arrière, à la face antérieure de l’aorte au niveau du point de départ du tronc coeliaque. Le plexus solaire donne naissance à un grand nombre de filets

nerveux qui suivent le trajet et les divisions des artères pariétales et des artères viscérales de cette région. P. l.

SOLÉAIRE. — Nom donné par les anatomistes à un muscle de la région postérieure de la jambe, sous-jacent aux muscles jumeaux, qui s’insère, en haut, à la partie postérieure et supérieure du péroné et à la ligne oblique du tibia ; en bas, à une aponévrose située à sa face postérieure, et qui se réunit à celle des muscles jumeaux pour constituer le tendon d’Achille. Le muscle soléaire est extenseur du pied sur la jambe. p. l.

SOLITAIRE (ver). — (Y. Tænia.)

SOLUBILITÉ. — On désigne sous ce nom la propriété que présentent certains corps de se dissoudre dans un liquide convenablement choisi. p. l.

SOLUTION. — Mot employé dans divers sens par les chimistes et par les chirurgiens. En chimie, on désigne sous ce nom le passage d’un corps solide à l’état liquide sous l’influence d’un liquide. Les chirurgiens donnent le nom de solution de continuité à toute division qui se produit entre deux parties normalement continues. Telles sont, par exemple, les plaies, les déchirures, les ruptures, les fractures, etc. P L

SOMMEIL. — Le sommeil est une période intermittente de repos, d’inactivité physique et intellectuelle, pendant laquelle les fonctions de la vie de relation se suspendent et les fonctions organiques se ralentissent. Le sommeil est vraiment, comme le disent les poètes, le baume réparateur de la vie; sans lui, l’homme serait le plus malheureux des êtres, et la privation du sommeil a été imposée parfois comme un supplice plus douloureux que tous les autres.

Maine de Biran caractérisait le sommeil en le définissant : la suppression de l’état d’effort. Sans doute, pendant cet anéantissement passager, frère de la mort, comme le disaient les anciens, il' n’y a pas une suspension complète de la pensée' et de la conscience. Leur activité est simplement réduite au minimum. De même, dans la syncope, il n’y a pas suspension complète des mouvements du cœur et du pouls, mais singulière diminution de ces mouvements.

Le sommeil n’est pas seulement le baume réparateur de la vie, il est une fonction spéciale et indispensable du cerveau. La suppression du sommeil est donc non seulement un supplice, elle est un danger réel pour tout être vivant. Lasègue distinguait cinq temps dans le sommeil naturel : 1“ 1’anpétit du sommeil ; 2° le sommeil commençant, qui s’étend généralement de onze heures à une heure- 3° le sommeil dans son plein, de une heure à trois heures; 4° le sommeil décroissant, de trois à sept heures du matin; 5° l’appétit du réveil et le réveil L’est durant la deuxième période qu’on observe les terreurs nocturnes des enfants, et dans la troisième les cauchemars de ceux qui souffrent du cœur et aô l’estomac. e

Précédé dune sensation particulière agréable le sommeil est caractérisé Zt îe fa% tion de fréquence du pouls et des piratoires, le relâchement des muscle.

tion des sécrétions. Le sommeil est ni • inusable après les travaux de l’esprit n >l0disPeufatigues du corps: le paysan dort moinV^ * que l’habitant des villes, parce qu’il fat * ° §enéral son cerveau. Les organismes jeunes (enfants, femmes) ont un besoin nlus n™ deÜeab dormir que les adultes bien constitu?0^ de lorsqu’ils sont d’un tempérament bilieux ’tSUïit tique. Chez le vieillard, le sommeil est frlnhe' incomplet. Quand un individu bien portant Zï-et d’être voué depuis plusieurs jours à une complète, il faut songer soit aux prodromes X fievre typhoïde, soit a une affection cérébrale Z chaîne (folie). ^ u'

Le sommeil nocturne est bien plus profond bien p us réparateur que celui de jour, et rien ne nuit plus à la santé qu’une profession qui oblige aux veilles: l’anémie, la faiblesse irritable, le nervosisme, les maladies du cerveau et de la moelle, les palpitations du cœur, etc., s’observent constamment chez les veilleurs de nuit.

La durée du sommeil doit varier entre six et huit heures pour l’adulte ; car l’enfant passe la moitié ou deux tiers de sa vie à dormir, pendant que le sommeil du vieillard est des plus irréguliers .et variables. Il faut dormir dans une position horizontale, légèrement inclinée à droite (c’est la situation la plus favorable à la digestion).

Le local destiné au sommeil sera éloigné du bruit, dépourvu de lumière artificielle, d’animaux et de fleurs ; il sera très aéré, soit par un feu flambant de cheminée, soit par une prise d’air sur une pièce de l’appartement.

Quelle est la cause intime du sommeil? Les anciens ont émis sur ce chapitre des théories insensées, dont nous ferons grâce à nos leeteurs.-De nos jours, Hammond a attribué à l’anémie cérébrale ce que Haller attribuait à la congestion : l’un et l’autre de ces états peuvent se rencontrer chez les êtres qui dorment; ni l’un ni l’autre ne sont la vraie cause du sommeil. L’hypothèse la plus plausible/ cet égard est celle de Preyer : dans les centres nerveux s’accumulent des matériaux de déchet, qul les encombrent et causent le sommeil, jusque ce que le sommeil ait été débarrassé par la résorption de ces matériaux dans le torrent circulatoire. Les. substances excrémentielles qui encombrent, a!ni( les cellules du cerveau (et que la chimie nap^ encore complètement définies, du resté), sont e» produits de combustion dé l’activité cérébrale e même.

L’habitude, qui tient les rênes de l’oi0 , animal, joue un très grand rôle dans la producti du sommeil. Plus l’on dort, plus on veut dorffl^ on s’accoutume aussi volontiers à s’endormir J“ à une heure fixe, toujours la même. Dans ce nier cas, il arrive fréquemment que, la vei ue passant fortuitement celte heure, l’appétit du so meii ne se produit plus. DrE. Mosdî-

SOMNAMBULE. - Mot à mot, une personne qnl

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