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promène en dormant. On désigne, aujourd’hui, ^us le nom de somnambule le sujet qui est en état somnainbulisme naturel ou provoqué (V. Hypnotisme)- Dr E. D.
SOMNAMBULISME. — État de lucidité d’esprit dans lequel se trouvent les personnes qui ont l’aptitude de se livrer à toutes les occupations ordinaires de la vie pendant leur sommeil, sans en conserver lesouvenir après le réveil. Cet état nerveux a pris le nom de somnambulisme naturel, par opposition à un état nerveux analogue déterminé par les procédés de l’hypnotisme, et qu’on désigne sous le nom de somnambulisme provoqué ou artificiel , décrit à l’article Hypnotisme (Y. ce mot).
Le somnambulisme naturel a été plus ou moins bien connu des médecins de l’antiquité et du Moyen âge. Ce n’est qu’au XVIIe siècle qu’il est fait mention d’observations précises de somnambulisme. Gassandi, publie, en 1658, l’observation très intéres santé de Jean Féraud; Malouin, celle du séminariste de Bordeaux, en 1765; Muratori, celle de J.-B. Negretti, en 1740. On trouve dans ces relation dés faits incontestables établissant la faculté de certains êtres humains de se livrer, dans leur sommeil, à tous les actes habituels de leur existence, de travailler manuellement ou intellectuellement, de percevoir des sensations sans l’intervention des sens, de se souvenir de leurs actions, alors qu’à l’état de veille ils n’en conservent pas la mémoire.
Le somnambulisme peut quelquefois, être indépendant de toute affection des centres nerveux, mais dans la plupart des cas, il coïncide avec les grandes névroses : l’hystérie, la chorée, la catalepsie, complétant ainsi son analogie avec le somnambulisme artificiel. Le Dr Puel a mentionné, dans ses travaux de Psychologie expérimentale , ce curieux passage de Cælius Aurélianus, qui montre la corrélation des états somnambulique et cataleptique : ...Et inclamati, respicienles, lacrymantur, niihi dicentes , sed volentium responderevultum émulantes. « Ces simples larmes n’indiquent-elles, fjoute notre savant confrère, toute une série d’actes intellectuels propres au somnambulisme? Persistance de l’entendement, désir de répondre, enchaînement de la volonté par une cause insurmontable, enfin réaction de cette pénible impression sur le S1ege de la sensibilité interne, dont les pleurs sont la fidèle image. »
La première observation complète et vraiment ntedieaie de somnambulisme cataleptique fut pubee par Sauvage, en 1742, dans les Mémoires de Académie royale des sciences.
Le somnambulisme artificiel ou hypnotisme a esfSSe *naPerÇu fies médecins de l’antiquité. Mais il Pr°bable que les prêtres du paganisme en conl’abf111 tousles secrets et surent en tirer parti, avec blem ^6S PylLonisses qu’ils choisissaient probaplu eQ^ Parmi les hystériques hypnotisables les ma» Sensibles. Mesmer, lui-même, ne connut que le séasnetisme animal, et c’est au marquis de Puyces d ^aut apporter les premières expériencette C- S0lOnairibulisme artificiel, en 1784. C’est à pavsaeP°que, en effet, en essayant sur un .de ses ^nsj appelé Victor, atteint de pneumonie, les
ttGNNAIRE POPULAIRE DE MÉDECINE USUELLE.
pratiques du mesmérisme dans le but de le sou lager de son point de côté, qu’il découvrit le somnambulisme artificiel. « Quelle fut ma surprise, dit-il, de voir, au bout d’un quart d’heure, cet homme s endormir paisiblement, sans convulsions ni douleurs. Il parlait et s’occupait tout haut de ses affaires. Lorsque je jugeais ses idées devoir l’affecter d une manière désagréable, je les arrêtais et cherchais à lui en imprimer de plus gaies. U ne fallait pas pour cela faire de grands efforts ; alors je le voyais content, imaginant tirer un prix, danser aune fête... Je nourrissais en lui ces idées, et par là je le forçais à se donner beaucoup de mouvement sur sa chaise comme pour danser sur un air, qu’en chantant ( mentalement ), je lui faisais répéter tout haut.
« Mon homme, ou pour mieux dire, mon intelligence, écrivait plus tard M. de Puységur, m’apprend, la conduite que je dois tenir vis-à-vis des malades : suivant lui, il n’est pas nécessaire que je touche tout le monde, un regard, un geste, une volonté, c’en est assez... C’est avec cet homme simple, ce paysan que je m’instruis, que je m’éclaire. Quand il est dans l’état magnétique, ce n’ai plus un paysan niais, sachant à peine répondre à une phrase, c’est un être que je ne sais pas nommer. Je n’ai pas besoin de lui parler; je pense devant lui, et il m’entend, me répond. Vient-il quelqu un dans sa chambre ?- il le voit si je veux, lui parle, lui dit les choses que je veux qu’il lui dise, non pas toujours telles que je les lui dicte, mais telles que la vérité l’exige. Quand il veut dire plus que je ne crois prudent qu’on n’en entende, alors j 'arrête ses idées, ses phrases au milieu d’un mot, et je change ses idées totalement. » ( Mémoires pour servir à rétablissement du magnétisme animal, par M. de Puységur, 1784,)
Cette citation ne laisse aucun doute sur la valeur de la découverte de M. de Puységur. Non seulement, il fit connaître le somnambulisme artificiel ou provoqué, mais encore les applications que l’on peut en faire à la thérapeutique, sous le nom & hypnotisme OU de suggestion. Dr Edmond Dupoüy.
SOMNIFÈRE. — (V. Narcotique.)
SOMNOLENCE. — On désigne sous ce nom une sorte d’état intermédiaire entre le sommeil et la veille. C’est un sommeil peu profond mais insurmontable, qui s’observe dans certaines maladies adynamiques et en particulier dans les affections cérébrales. Les individus atteints de digestions lentes sont sujets à la somnolence après leur repas. p- L-
SON. — Le son est une sensation qui résulte de la vibration d’un corps sonore. La vibration est due à la succession rapide des oscillations qu’exécutent les particules des corps élastiques quand elles tendent à reprendre leur position normale après en avoir été écartées. Le mouvement vibratoire se communique de proche en proche aux diverses couches de la masse d’air intercepté entre le corps et l’oreille.
Le son devient musical lorsque les pulsations se
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succèdent très régulièrement a des intervalles de temps parfaitement égaux ; le bruit, au contraire, est produit par des ébranlements irréguliers de l’air.
Le son a une vitesse constante qui est proportionnelle au temps; il parcourt environ 333 mètres par seconde, c’est-à-dire que sa vitesse est près de 500 fois plus faible que celle de la lumière.
Le son possède trois qualités : l’intensité, la hauteur et le timbre.
L intensité du son dépend de l’amplitude des vibrations du corps sonore qui les produit, autrement dit de la force de l’élément moteur qui ébranle le corps vibrant, et de l’élasticité de ce dernier.
. La hauteur du son résulte du nombre de vibrations exécutées par le corps sonore. Plus elles sont rapides, plus le son est élevé ou aigu.
Des lois de la vibration des cordes, il résulte que : plus la corde est courte, plus le son est aigu; plus elle est épaisse, plus il est grave; plus elle est tendue, plus il est élevé.
Le timbre est dû à la présence de certains harmoniques accompagnant le son fondamental. C’est lui qui permet de distinguer les sons de même hauteur et d’égale intensité, mais provenant d’instruments différents. C’est aussi lui qui fait reconnaître une personne à sa voix.
Dans certains instruments de musique, l’on trouve ces trois caractères du son déterminés par trois éléments constitutifs de l’instrument.
, Ainsi, dans les instruments à corde, la hauteur du son est due au nombre des vibrations de la corde; l’intensité du son résulte de la force avec laquelle le doigt, l’archet ou le marteau ébranle la corde, et le timbre dépend de la caisse ou corns ré sonnant.
De même dans les tuyaux à anches, de l’orgue lés anches ou languettes sont les lames vibrantes: elles sont adaptées à l’extrémité d’un tuyau dont le pie.d est fixé à une soufflerie qui joue le rôle d’élément moteur; et le timbre est dû en partie à la forme, en partie à la nature du tuyau qui est la caisse de résonnance. Dr J. baratoux.
SONDE. - On donne plus particulièrement le nom de sonde, de cathéter ou d’algatie, à des ins truments employés en chirurgie urinaire pour pénétrer par le canal de l’urèthre dans la vessie afin d’en évacuer l’urine.
Les sondes se font en argent, en maillechort en etam, en caoutchouc durci, en gutta-percha et en un tissu de lin ou de soie recouvert d’un enduit épais consistant et poli; ces dernières ont reçu le nom de sondes en gomme. Ce sont des tubes* cv lindriques creux, rigides ou flexibles, terminés par un bec fermé et arrondi, à leur extrémité vésicale avec un ou deux œils latéraux, ouvertures destinées à laisser passer l’urine, tandis que l’autre extrémité, ou extrémité libre, appelée pavillon de la sonde, est largement ouverte.
On fait des sondes droites ou courbes : les courbures sont extrêmenl variables; elles commencent tantôt tout près de leur extrémité vésicale, tantôt plus loin; elles sont grandes ou petites, ou brus
ques et écourtées. Quant à l’extrémité vésicale, elle
I. Sonde en gomme à bout filiforme de Guyon. — II- Sonde en gomme à bout filiforme souple, de Legouest, pour cathétérisme à la sùite. — III. Sonde béquille à bout olivaire, à courbure ixe. — IV. Sonde en gomme à double courant. ‘
un pavillon distinct. Ces sondes servent à faire des irrigations continues dans la vessie.
Suivant l’état du canal, de la prostate et de la vessie, on a recours à des sondes rigides, à des sondes flexibles, à des sondes à grande ou à petite courbure, à des sondes à bec coudé, à bout filiforme ou olivaire, à des sondes à double courant, etc.
Les sondes d’homme sont beaucoup plus loû' gués que celles de la femme. Elles mesurent en général, une longueur de trente centimètres. Leu/ diamètre varie de deux millimètres à neuf mn»' mètres. Les sondes de femme n’ont que qul»z centimètres environ de longueur; elles subisse»1 comme diamètre les mêmes variations q»e sondes d’homme, mais elles sont à peine courbe» . et leur bec est toujours cylindrique et arroj^ Cela lient a ce que l’urèthre de la femme est n* court, facile à trouver et parfaitement régulier*
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vous ne dirons rien ici du manuel opératoire de Introduction des sondes dans l’urèthre e dans la
Fig. 1161. — Sondes.
A. Sonde en gomme à bout conique effilé. — B. Sonde en gomme à bout coudé,' de Mercier, dite à béquille. — C. Sonde en gomme- a bout olivairë. : — D. Sonde en caoutchouc vulcanisé souple de Nélaton. — E. Sonde cylindrique en gomme.
vessie, il a été exposé longuement à l’article cathétérisme (Y. ce mot). Dr Paul Labarthe.
SONDER. —5 (V. Cathétérisme.)
SOPHISTICATION. - (V. Falsification.)
SOUCI. — Nom donné par les botanistes à un genre de plantes de la famille des Composées. Les sux espèces usitées en médecine sont le souci des « amPs et le souci des jardins, dont on emploie les eurs en infusion comme amères et toniques, p. l.
cemh* • ^T°m donn® Par ^es chimistes à la pré 1Da*son du sodium avec l’oxygène. Elle se dist‘ente S°US *e m^me asPecf ?ue la potasse. On à raT1^11^ soude a chaux, impure, et la soude l’eau • Purifiée. La soude est très soluble dans la Vai? trôs caustique. Exposée à l’air, elle absorbe Sonate/ ^'eau’ se fifiuéfie et se transforme en carme^,,; Ûe c^a.ux- La soude n’est pas employée en dont l<fe’ ma*s e^e f°rme avec les acides des sels carbon * ) ^us us*fds sont : le borate de soude, le trate de soud S°U^ei suVa^e de soude et le tar-
cSw ‘ îe s°uda- - (V. Borax.)
Présente 16 de aoude- “ Le carbonate de soude se très solnhi°Uj l asPect d’un sel blanc, efflorescent, H est mil • datls l’eau et insoluble dans l’alcool. lse en médecine, surtout en bains, à la
dose de 230 grammes pour un bain entier. Le mé« ange constitue les bains alcalins. On emploie ceux-ci pour combattre certaines affections de la peau et dans le traitement du rhumatisme.
Bicarbonate de soude. — Le bicarbonate de soude ou sel de Vichy est un sel blanc, cristallin, présentant une saveur alcaline, soluble dans douze fois son poids d’eau. Tl s’emploie à l’intérieur à la dose de 0,50 centigrammes à 2 grammes. Il augmente la secrétion du suc gastrique et facilite la digestion. On le donne dans les dyspepsies acides, a haute dose (6 à 12 grammes). Il agit comme diurétique; il rend le sang plus alcalin, moins nourissant; sous son influence les urines deviennent alcalines, [lest dissolvant delà gravelle et des calculs. La phlétore et 1 obésité sont avantageusement traitées par le bicarbonate de soude- à haute dose . Cependant l’usage du bicarbonate de soude, lorsqu’on l’emploie à haute dose, ne doit pas être continué longtemps sans interruption, car il produi rapidement de l’anémie. Ce sel constitue le principe actif des eaux minérales dites alcalines (Y. Eaux minérales).
Sulfate de soude. — Ce sel se présente sous forme de cristaux incolores, très solubles dans l’eau. Il est très employé en médecine comme purgatif. On le donne à la dose de 30 à 60 grammes qu’on fait dissoudre dans deux ou trois verres d’eau à prendre de quart d’heure en quart d’heure. On le donne aussi à la dose de 1 à 2 grammes comme diurétique. Dans certains cas, on l’administre sous forme de lavement purgatif à la dose de 15 à 20 grammes.
Tartrate de soude et de potasse. — Le tartrate de soude et de potasse ou sel de Seignette est en • gros cristaux incolores, inodores, efflorescents et par conséquent prenant la couleur blanche au contact de l’air;, sa saveur est légèrement amère, sa solubilité très grande dans l’eau chaude, un peu moins dans l’eàu froide. On l’obtient, à l’instar du tartrate neutre de potasse, en saturant la crème du tartrate par du carbonate de soude.
Ce sel appelé quelquefois aussi sel de la Rochelle, était jadis très employé en solution dans la limonade comme purgatif à la dose de 30 grammes. On s’en sert encore aujourd’hui comme purgatif doux en mettant 30 à 60 grammes de ce sel dans deux ou trois verres d’eau. Il agit à la manière des autres purgatifs salins et peut être prescrit dans tous les cas où ceux-ci trouvent leur indication.
Dr Marc. Camboulives.
SOUFFLE. — On désigne sous le nom de souffle des bruits morbides perçus au niveau du cœur et du poumon, lorsque ces organes sont atteints de certaines affections (V. Poumon, Cœur, Insuffisance et Auscultation). P. L.
SOUFFRANCE. — On peut, avec le professeur Robin, de l’Institut, définir très laconiquement la souffrance : « Tout ce qui, de ce qui est perçu, l’est anormalement, depuis le malaise seulement jusqu’à la douleur. » (V. Douleur et Malaise .•) p. l.
SOUFRE. — Le soufre est un corps simple très répandu dans la nature où on le trouve soit à l’état