‹ Dictionnaire populaire de médecine usuelle. tome 2Chapitre 228 sur 289 · SOU · texte numérisé non relu

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libre, soit à l’état de combinaison. A l’état natif, il existe à profusion dans le voisinage des volcans qui en vomissent des proportions énormes. Il existe aussi, mais en petite quantité, dans la composition de plusieurs végétaux et de quelques matières animales. Un grand nombre d’eaux minérales en contiennent à l’état de sulfures alcalins, sans compter qu’il se dégage en outre, sous forme d’acide sulfhydrique, des substances organiques en décomposition, et sous forme d’acide sulfureux, des terrains volcaniques. Le soufre se trouve donc dans les trois règnes de la nature : c’est, un corps solide inflammable, d’une belle couleur cilrine, insipide, inodore, mais acquérant une légère odeur par le frottement ; il est insoluble dans l’eau, peu soluble dans l’alcool, beaucoup mieux dans l’éther et surtout dans l’essence de térébenthine et le sulfure de carbone.

On trouve le soufre dans le commerce sous deux états différents : 1° en bâtons cylindriques, d’un jaune citron, cassants, friables : c’est le soufre en canons; 2° en poudre cristalline, jaune, très fine : c’est, le soufre sublimé ou la fleur de soufre. Ce dernier contient toujours de l’acide sulfurique dont on le débarrasse par le lavage; il forme alors la fleur de soufre lavée, à peu près la seule usitée en médecine.

, Le SOufl’e sublimé et lavé étant insoluble dans

I eau, on pourrait croire de prime abord qu’il est insoluble dans les liquides de notre organisme. Mais il n en est rien, car il se dissout facilement dans les liqueurs alcalines qui le transforment partiellement en sulfure. C’est ainsi que sa solution a lieu dans la cavité buccale au contact de la salive, dans le duodénum en présence de la bile et du suc pancréatique. Dès lors, il est apte à agir direclemensur les. tissus et à être absorbé. Dans le tube digestif, il excite légèrement la muqueuse gastro-intestinale. Dans la circulation générale, le soufre agit à la manière des stimulants diffusibles : il fouette la circulation, élève la température, ranime le fonctionnement de nos organes; parfois même il produit un véritable mouvement fébrile avec éruption érythémateuse miliaire ou vésico-pustuleuse. Dans les. stations thermales on donne à cette éruption le nom déposée. Puis le soufre est éliminé en partie par la surface cutanée dont il augmente la transpiration, en partie par les voies respiratoires qu’il a de la tendance à débarrasser des mucosités qui les obstruent. A la longue* il modifie profondément la constitution du sujet et redonne à notre économie délabrée l’énergie, la force et la vitalité nécessaires

II est bien entendu que pour obtenir ce résultat il doit être donné à de faibles doses; à doses élevées il irrite tellement les voies digestives qu’il les parcourt très vite sans avoir le temps d’être absorbé et fait dans ce cas l’office de purgatif.

Employé depuis un temps immémorial, vanté outre mesure par les anciens, le soufre jouit encore d’une réputation méritée dans la plupart des maladies chroniques invétérées : ainsi, il rend des services dans les affections goutteuses, rhumatismales' dans. les catarrhes pulmonaires, les bronchites chroniques, dans les diathèses herpétique, scrofuleuse strumeuse, syphilitique, dans la plupart des maladies de la peau : eczéma, impétigo, psoriasis lil

chen, herpès etc., et dans k sale d

dere comme le spécifique parce onô 1 est «««si.

ment l’acarus. 4 11 lue

A l’intérieur, la dose de fleur de sm,r , de 1 a. 4 grammes au plus, si l’on rechp ïéeest tion stimulante ou altérante du remède ra«cas, elle se donne en tablettes ou en ^ * teneur, la fleur de soufre est d’un usaL I A l e*' fréquents en fumigations, pommades cérakiîP!Us ceres. nr ’ Lerats et gk.

D MARC. CAMBOÜLIVES

SOUPIR. - Nom donné par les physiologie ■ une inspiration lente et profonde suivie dï pi rat ion rapide produite par la contraction du dï phragme et des muscles intercostaux, et périt laquelle les poumons se dilatent complètemti Le soupir se produit sous l’influence des affit lions morales tristes ou gaies; il a pour effet !' nous debarrasser d’une sorte de poids qui non oppresse. Il diffère du sanglot en ce que ce demie est involontaire et convulsif. P ,

SOURCILS. Nom donné par les anatomistes à une saillie musculo-cutanée, couverte de poils, inclinée de dedans en dehors, et située au-dessus de l’œil. Le sourcil présente une forme arquée, à concavité inférieure. La grosse extrémité ou extrémité, interne constitue la tête du sourcil, sa partie moyenne; le corps du sourcil, et sa partie externe, effilée, la queue du sourcil. Le sourcil est mobile, ses mouvements sont produits par le muscle sourciller. Ils expriment les diverses passions. Les poils du sourcil sont destinés à protéger l’œil contre l’action trop intense des rayons lumineux et contre la sueur qui s’écoule du front.

Les plaies des sourcils peuvent déterminer des hémorrhagies. On doit les panser avec -de grands soins de propreté afin d’éviter les érysipèles qui compliquent souvent ces plaies. -Les sourcils sont fréquemment le siège de kystes, particulièrement de kystes dermoïdes. P.L.

SOURCILIER. — Nom donné par les anatomistes à un petit muscle qui s’attache, en dedans, à la partie interne de l’arcade sourcilière de l’os frontal, en dehors, à la face profonde de la peau, an niveau de l’origine de la queue du sourcil. Ce

muscle a pour action de tirer le sourcil en dedans. Lorsqu’il se contracte, il donne à la physionomie une expression caractéristique de sou* france, et si sa contraction est très grande, cette physionomie rend au plus haut degré l’expression de la douleur physique ou morale. Du reste, on l’appelle souvent muscle de la douleur . P. L-

SOURD. — On appelle ainsi les individus ^ teints de surdité (V. ce mot). p-

SOURD-MUET. -.Nom donné à l’individu atteint de surdi-fnutité (Y, ce mot). P- L-

SOURDS-MUETS (assistance publiguje des), f h sens de l’ouie est vraiment le sens intellectuel- n ligence et entendement ne sont-ils pas synonym ■ Platon l’a dit : « La parole est la lumière de l’à® *

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■ • celui qui naît sourd reste muet. La dé- ^lDS1 intellectuelle et morale semblait donc être cb^faie conséquence de la privation de l’ouïe. Et la ta0(jant les sourds-muets ont été replacés dans îvritage commun; leur intelligence morte-née en loue sorte, est ressuscitée grâce à l’Abbé de pipée Son exemple, ses leçons, son dévouement

— Le but de cette institution, installée pour recevoir trois cents garçons, est de préparer les sourdsmuets, suivant leurs aptitudes individuelles , à 1 apprentissage d’un métier ou à l’exercice d’une profession libérale.

La durée du cours d’études est de sept ans. Une huitième année peut, toutefois, être accordée en

ont pas été stériles, car son œuvre se continue, se P FPetp 6 en se Perfectionnant, àp'a raQce’ tous les moyens qui peuvent servir ^-e ucation et à l’instruction de ces déshérités du bli«oû0at mds en application dans trois grands éta- Instîr In.ents charitables qui relèvent de l’État : les eti rï°ns nationales des Sourds-Muets de Paris Jln.... ^mbéry, l’Institution nationale des Sourdes-

fait 6 Bûrdea»x-

stitution nationale des Sourds-Muets de Paris.

raison de circonstances particulières qui justifieraient cette faveur.

L’État entretient des bourses dans l’Institution nationale des Sourds-Muets de Paris. On admet aussi dans l’Institution des élèves boursiers des départements, des villes et des administrations hospitalières, ainsi que des. pensionnaires des familles. Le prix de la pension est fixé pour ces derniers à mille francs par an, â moins d’une réduction qui ne peut être accordée que par le ministre de l’in-

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