SOU
sou
térieur, Le prix de la bourse concédée par les départements, les villes et les administrations hospitalières est de six cents francs.
Les demandes d’admission gratuite doivent être adressées au ministre de l’intérieur. L’engagement doit y être pris d’acquitter la somme de trois cent vingt francs pour payement du trousseau, qui est toujours à la charge des familles et qui est payable avant l’entrée dans l’établissement. Ces demandes d’admission doivent en outre, être accompagnées des pièces dont l’énumération suit : acte de naissance de l’enfant, certificat d’un médecin (désigné par l’administration préfectorale et dont la signature doit être légalisée), constatant que l’enfant est atteint de, surdité complète et incurable, qu’il jouit de toutes ses facultés intellectuelles, qu’il n’est pas épileptique, qu’il n’est atteint ni de scrofule au second degré, ni de maladie contagieuse, ni d’aucune infirmité qui le rende inhabile aux travaux dont les sourds-muets sont capables ; enfin, qu’il a eu la petite vérole ou qu’il a été vacciné avec succès.
Les enfants ne peuvent être reçus dans l’institution avant l’âge de dix ans ni après treize ans révolus, à moins qu’ils n’aient reçu un commencement d’instruction.
Institution nationale des Sourds-Muets de Chambéry. —Dans cet établissement, les enfants sourdsmuets des deux sexes reçoivent l’instruction intellectuelle et sont préparés, suivant leur aptitude individuelle, à l’exercice d’un métier ou d’une profession agricole. La durée du cours d’études est de six ans. Les admissions en qualité de boursiers ne sont prononcées qu’en faveur d’enfants ayant dix ans révolus ou n’ayant pas dépassé leur quinzième année. Le prix de la pension est, pour les familles, de six cents francs par an; celui des bourses fondées par les départements, les communes et les administrations charitables, est fixé à cinq cents francs. Les frais du trousseau sont de deux cent quarante francs une fois payés.
Les pièces à produire pour l’admission sont les mêmes quepour les Institutions nationales de Paris et de Bordeaux.
Institution nationale des Sourdes-Muettes de Bordeaux. - Cette institution, destinée aux jeunes sourdes-muettes, obéit aux mêmes principes que celle de Paris. On y donne aux jeunes filles atteintes de cette infirmité, l’instruction intellectuelle et • on leur y apprend les travaux manuels de leur sexe. Les études y ont une durée de six ans- une prolongation d’une année peut être accordée aux élèves qui se sont fait remarquer par leur conduite et leur application.
Le ministre de l’intérieur nomme aux bourses de l’État. Le prix de la pension payée par les familles varie entre six cents francs au minimum et mille francs au maximum, suivant leur position de fortune. Le prix des bourses départementales communales ou hospitalières est de cinq cents francs par an. Toute élève, à quelque titre qu’elle ait été admise, est tenue de verser, en entrant dans l’éta bassement, une somme de trois cents francs présentative de la valeur du trousseau qui fourni par l’institution.
Il existe de plus, en France, un • d’ecoles départementales et d’institnr 11 n°>% affectées à l’instruction des sourds-m ?Ds ïttifcl Méthodes diverses pour l’instructif muets. — Méthode mimique. — Cette SOïrfc constituée par un ensemble de procédera - «t enseigner aux sourds-muets notre W Üestlnésà Ces procédés sont au nombre de cinq-6 parléemiques, écriture, mimophonie (ou nl'Jlgnes midactylologie et dessin. La dactyloLjf ‘Parole)> denommée parfois écriture en l'air est ]’ 7^ a cuter avec les doigts les lettres de f’alphahrt ^ Nous reproduisons plus haut l'alphabet-man^i en usage pour les sourds-muets. nuel
La plupart des sourds-muets ont une antit a toute spéciale pour tous les ouvrages qui touché directement à la reproduction de la forme et T suite, pour le dessin. C’est à cette aptitude que le langage mimique a emprunté l’une de ses inspira tions : la combinaison des signes naturels et eon ventionnels destinés à représenter les opérations de la pensée. Ainsi pour désigner une maison, le sourd-muet en figure la forme générale avec ses mains disposées en forme de toit. Pour désigner une église, il ajoute au signe de maison celui de prière. Pour signaler un oiseau, il indique le bec et les ailes.
On a dit des signes mimiques, qu’ils jouent le même rôle dans l’esprit du sourd-muet, que les propositions et les mots dans l’esprit de ceux qui parlent, lui servent à fixer ses idées, à les comparer entre elles, à les combiner ensemble, à s’entretenir avec lui-même aussi bien qu’avec ses semblables.
Certains esprits soutiennent que le langage mimique est indispensable au premier développement intellectuel de l’enfant et que l’étude de l’articulation ne devrait commencer qu’après un certain temps de séjour dans les établissements d’instruction.
Méthode orale pure. — Cette méthode qui offre le moyen d’instruire les sourds-muets parla parole, n’est pas nouvelle. Depuis le seizième siècle, 1 articulation et la lecture sur les lèvres fait partie des procédés employés pour l’éducation des sourdsmuets.
Lecture sur les lèvres, parole, écriture, telle est dans cette méthode, la gradation suivie pour l’instruction du sourd-muet. L’emploi des signes est rigoureusement exclu de cet enseignement et les premières communications du maître avec l’élève ne s’établissent qu’au moyen du langage d’action- Le professeur prend un peu de droite et de gauche et surtout dans son propre fonds. Il n’existe pas en effet de méthode proprement dite. L’ouvrage <Iul veut paraître nouveau n’est que la réédition de ce qui a été dit et redit. Le mode d’enseignement varie suivant les dispositions naturelles de tel °u élève.
L articulation a un grand avantage ; c’est dé'e' 1er l’attention et la curiosité de l’ouïe. Or, comin nous l’avons dit au début de la présente étude, i sens de l’ouïe est vraiment le sens intellectuel- *** il semble que des résultats réellement satisfais^ ne peuvent être obtenus que pour les sujets
sou
sou
rlé. Pour k*en exPrimer sa pensée dans une on* P faut que l’intelligence formule cette 1®°=^ ’dans cette même langue ; le sourd-muet qui PeDS lé est seul en état de formuler sa pensée au âPan jgg mots de la langue dont il a fait usage. m0^eegte5 l’oreille la moins exercée, et nous en ^U|ons par expérience, distingue immédiatement - rès la parole articulée si elle vient d’une drsonne atteinte de surdité congénitale ou de Pe acquise, tant est sensible la différence des
S°0uant à la lecture sur les lèvres, les élèves ar- •yent à saisir plus ou moins bien la parole sur les lèvres de leur professeur aux mouvements duquel ils sont habitués. Mais, à leur sortie des établissements d’instruction, la question se pose de savoir s’ils pourront lire sur les lèvres du premier inter¬
locuteur venu.....
Des constatations qui précèdent il semblerait résulter que 1’enseignement de la méthode orale pure doit être restreints aux jeunes sourds-muets qui feraient en état de pouvoir en profiter, c’est-à-dire aui sujets qui ont entendu et parlé pendant les premières années de leur existence, et nous ajouterons même à ceux qui sont doués d’une intelligence exceptionnelle.
Il y aurait donc lieu de déterminer la somme d’instruction indispensable à un sourd-muet pour gagner facilement sa vie et à ne pas viser au delà pour la grande généralité qu’il faut diriger, le plus tôt possible, sur les ateliers où, occupés à des travaux industriels, ils trouveront un emploi plus utile de leur temps qu’en poursuivant sans profit pour eux leurs études intellectuelles. On les mettra de la sorte en état de suffire à leur existence par le travail, et il ne faut pas oublier que cette nécessité s’impose, puisque la plupart des jeunes sourdsmuets placés dans nos institutions, appartiennent à des familles pauvres. Il faut donc leur assurer un enseignement professionnel pratique et bien constitué.
méthode dite phonomimique., — Cette méthode consiste dans l’application des moyens propres à Permettre l’enseignement simultané des sourdsmuets avec les entendants-parlants.
La phonomimie est la parole décomposée par les gestes. C’est un alphabet onomatopique formé de gestes et décomposant la parole ; en somme un al- P abet dactylologique avec cet inconvénient grave jjUe le sourd-muet peut défigurer les mots en ne ü°nnant pas l’orthographe.
êt ^errain du procédé phonomimique paraît
effet a SaHe d’usile où le petit sourd-muet peut en tort’ Par ce.Procédé, prendre à l’exercice général la somv?Ue Permet là son infirmité. Le séjour du ue niu.el dans une école de parlants semble donc sîoq jUvoir être qu’une préparation à son admis- St ans une école spéciale, sei^n tlque des sourds-muets. — D’après les rendes sn!11?18 f°urnis par la statistique, le nombre de^s (tnrTS'nmets en France est, en chiffres ronds, une^ c’est-à-dire de 1 sur 1,468 habitants pour fautenPff ion ayant dépassé l’âge de deux ans. Il kfion ia retrancher de l’effectif total de la.popu- 8 enfants âgés de moins de deux ans, puis¬
que les cas de surdité qui existent parmi eux ne sont pas encore connus.
Le nombre des sourds-muets est de 100 à 200 pour les départements des Basses -Alpes, des Alpes-Maritimes, de l’Aude, des Bouches-du-Rhône, du Calvados, de la Charente, de la Charente- Inférieure, du Cher, du Boubs, de la Drôme, de l’Eure, d’Eure-et-Loir, du Gers, de l’Indre, des Landes, de Loir-et-Cher, du Loiret, du Lot, de Lot-et-Garonne, de la Lozère, de la Marne, de la Haute-Marne, de la Mayenne, de l’Orne, de la Haute-Saône, de la Sarthe, des Deux-Sèvres, de Tarn-et- Garonne, du Var, de Vaucluse, delà Vienne, de la Haute- Vienne.
De 201 à 400 dans les départements dont l’énumération suit : Ain, Aisne, Allier, Alpes (Hautes-), Ardèche, Ardennes, Ariège, Aube, Aveyron, Cantal, Corrèze, Corse, Côie-d’Or, Creuse, Dordogne, Gard, Garonne (Haute-), Gironde, Hérault, Ille-et-Vilaine, Indre-et-Loire, Jura, Haute-Loire, Maine-et-Loire, Manche, Meurthe-et-Moselle, Meuse, Morbihan, Nièvre, Oise, Pyrénées (Basses-), Pyrénées-Orientales, Seine, Seine-et-Marne, Seine-et-Oise , Somme, Vosges, Yonne.
De 401 à 600 en ce qui concerne : Les Côtes-du- Nord, le Finistère, l’Isère, la Loire, la Loire-Inférieure, le Pas-de-Calais, le Rhône, la Saône-et-Loire, la Haute-Savoie, la Seine-Inférieure.
De 601 à 953 dans le Puy-de-Dôme, la Savoie, le Nord.
Causes générales de la surdi-mutité. — Quant aux causes générales de la surdi-mutité, le lecteur les trouvera énumérées à l’article Surdi-mutité, de notre savant collaborateur le Dr Baratoux, si compétent en la matière.
Affirmons' seulement, en terminant cet article, que, contrairement à une opinion mondaine erronée mais fort accréditée, les facultés intellectuelles et morales du sourd-muet sont en principe les mêmes que celles de l’entendant parlant et qu’on en peut faire un citoyen utile, à lui-même et à la Société. Trigant de Beaumont.
SOUS-ACÉTATE. — (V. Acétate.)
SOUS-CARBONATE. — (V. Carbonate.)
SOUS-CLAVIER. — Nom donné par les anatomistes à un muscle, à une artère et à des vèines.
Le muscle sous-clavier est un petit muscle fusiforme, couché sur la face inférieure de la clavicule, qui s’insère en dedans, au cartilage de la première côte et, en dehors, à la partie externe de la face inférieure de la clavicule. Son action consiste à appliquer contre le sternum l’extrémité interne de la clavicule.
L’artère sous-clavière naît à droite du tronc brachio-céphalique et à gauche de l’aorte. Ces deux artères décrivent une courbe à concavité inférieure; elles s’étendent jusqu à la partie moyenne de la clavicule où elles prennent le nom d'artères axillaires. L’artère sous-clavière fournit sept branches collatérales : deux supérieures : la vertébrale et la thyroïdienne inférieure ; deux inférieures : la mammaire interne et l'intercostale supérieure,: et
suu
trois externes : la scapulaire supérieure, la scapulave postérieure et la cervicale profonde.
Les veines sous-clavières, au nombre de deux pour chaque artère sous-clavière, font suite à la veine axillaire et vont du sommet du creux axillaire, dernere 1 extrémité inférieure du chef interne du muscle sterno-cleido-mastoïdien, où elles se réumssent a la veine jugulaire interne pour former les troncs veineux brachio-céphaliques. P. L.
SOUS-COSTAUX. — Nom donné par les anatomistes a de petits muscles situés en dedans des côtes et s etendant d un muscle intercostal interne au ™c!e intercostal, voisin. Us ont la même action que les muscles intercostaux externes. p. p.
SOUS-CUTANÉ. — Qualificatif employé en médecine pour designer ce qui est sous la peau : tissu cellulaire sous-cutané, injection sous-cutanée, etc- Le tissu cellulaire sous-cutané forme au-des-
catinn 6 a pean Une C0uche’ Partout en communication avec elle-meme, qui occupe tout l’espace compris entre la peau et l’aponévrose et qui comunique en plusieurs points avec le tissu cellulaire sous-aponevro tique, notamment à la racine des membres (V. Cellulaire [tissu]). S
JSinjeCti°nS sc*us'cutanées appelées aussi hypo- ZTvTntT1 % injecti0ûs médicamenteuses
nnnr. w ^ ^ a 1 aide de la dingue de Pravaz fution sn^T6 Un medicament> so^ forme de soeïSiter l’ arPeaU’ afm de Mter son absorption îiltüîn }■ nocive Ço’11 Pourrait avoir sur
l’annarpîi ™¥e, ?u’il pourrait avoir sur
1 appaieü digestif si on le faisait prendre par la
Nous ne referons pas ici la description de la sp nngue de Pravaz, puisqu’elle a été Ze au mot seringue, auquel nous renvoyons le lecteur. Nous
très s[m2nSderdU ranUel °pératoire’ d’ailleurs très simple, de 1 injection sous-cutanée. Lorsque la
serangue est chargée et qu’on a vissé à son extr mite inferieure l’aiguille creuse, on fait avec le poucent 1 index de la mam gauche un pli à la peau
d! la !pUd °n fnf°nce horizontalement l’aiguille de la seringue tenue de. la main droite - nuis 1 pousse lentement le piston, jusqu’à ce qu’on ait in jecte la dose voulue. On retire alors l'aiguille et on lâche ta peau. Le pli disparaît et détruit le parallélisme des tissus, ce qui fait crue 1p im dans l’impossibilité de ressortir.!* qUlde 6St Les injections sous-cutanées sont depuis nlu sieurs années d’un usage journalier en thTrapeu tique, et le nombre est grand des médicaments que Ion introduit directement dans l’organisme pa^ce procédé. Lorsqu’on les pratique, il faut toujours éviter de les faire au niveau des branches artérielles superficielles ou des grosses veines. Lorsqu’elles doivent agir d’une manière générale, il faut Dré ferer les régions de la peau peu riches en filets nerveux et par suite douées d’une sensibilité obfnse par exemple la région du dos. Par contre lors’ quelles sont destinées à combattre des phénomène locaux, il faut les pratiquer le plus près possible du siégé de la douleur. m pJl wtbe