SPA
SOUS-ÉPINEUX. — Nom donné
par les anato¬
mistes à un muscle contenu dans la f neuse de l’omoplate, où il s’insère H’ s°üs-éT.i aller se Axer d'autre part à 1.
1 humérus. Ce muscle est rotateur de -hber°sité Ù arriéré. 1 ue t munérus ^
SOUS-MAXILLAIRE (glande). ,
maxillaires, au nombre de deux smu- s°u^ chaque côté, en dedans de l’angle I,SUuées * maxillaire inférieur, entre les deux v Cfps da muscle digastrique. Ces glandes pèsent seW dc de b a 10 grammes; elles présentent me T®01 oblongue. Leur canal excréteur, nomm é ZJ ^ Whaslon, naît du corps de la glande par de fitl * dicules et va s’ouvrir par un étroit permis de ch que côté du frein de la langue.
il dite salive sous-maxillaire. Les artères Z glandes sous-maxillaires viennent de l’artère fa ciale et de l’artère sous-mentale; les nerfs viennent du nerf lingual et, par quelques filets, du graml sympathique. & k
SOUS-NITRATE. - (Y. Nitrate.)
SOUS OCCIPITAL. — Nom donné par les anatomistes à deux nerfs qui naissent des parties supérieures et latérales de la moelle épinière (V. Occipital). PL
SOUS-ORBITAIRE. — Nom donné par les anatomistes à un canal creusé dans le plancher de l’orbite. Il est formé en arrière par une simple gouttière qui se convertit bientôt en un canal allant s’ouvrir en avant dans le trou sous-orbitaire, situé à la partie supérieure de la fosse canine. Ce canal renferme Y artère sous-orbitaire , branche ■ de la maxillaire interne et le nerf sous-orbitaire, rameau du nerf maxillaire supérieur. P. L.
SOUS-PUBIEN. — Nom uonne paries anauau!^- 1° à un trou ou ouverture de forme ovale, formée par l’ischion et les branches du pubis (V. Iliaque [os])', 2° à un ligament de l’articulation pubienne fixé de chaque côté à la partie supérieure des branches du pubis; 3° une fosse ou dépression située autour du trou sous-pubien. P- L.
SOUS-SCAPULAIRE. — Nom donné par les ana< tomistes à un muscle logé dans la fosse sous-scapu laire, aux parois de laquelle il s’insère, pour aller^e terminer à la petite tubérosité de l’humérus, muscle est adducteur et rotateur de l’humérus eu dedans. P. k
SPARADRAP. — On désigne sous le nom d® adrap des feuilles de Daoier ou des tissus de fi >
radrap des feuilles de papier ou des tissus 4® coton ou de soie, qu’on reebuvre uniforme®®
coton ou de soie, qu’on reebuvre uniforme® d’un couche médicamenteuse (V. Diachylorh plâtre, Vésicatoire Albespeyres, Taffetas Mar Papier Fayard et Btayn, Thapsia Le Perdrl Papier Wiinzi , etc., etc. p- L'
SPARTÉINE. — Nom donné par les chimis < une substance retirée du genêt, qui se preS ü sous la forme d’un liquide incolore, brunira»
SPÉ
SPÉ
ntact de l’air, d’une odeur sui generis, vive etpé- C°'uante, d’uue saveur extrêmement amère, peu 0 dans l’eau, soluble dans l’alcool et l’éther, 5t insoluble dans la benzine et le pétrole. La sparf'ine se combine avec les acides pour former des gis parmi lesquels le sulfate de spartéine est le j0g stable, et pour cela le seul employé en médecine. La spartéine a la même action que la digitale et le muguet. Ses indications sont, par conséquent, celles de ces deux substances (V. Digitale, Muguet). P. L.
SPASME. — Nom donné à la contraction involontaire des muscles, en particulier de ceux qui ne sont pas sous la dépendance de la volonté. p. l.
SPÉCIALISTE. — On donne ce nom aux • médecins et aux chirurgiens qui se livrent principalement, ou même exclusivement, à l’étude et à la pratique de certaines branches de l’art de guérir. Il est aujourd’hui évident, pour tout esprit réfléchi et impartial, que les spécialistes ont rendu les plus grands services à la science et aux malades, et ont plus fait, pour l’une et les autres que tous les médecins encyclopédistes réunis. En effet, qui a donc fait avancer l’art des accouchements si ce n’est
Dubois, Dugès, Cazaux, Depaul, Pajot, Tarnier . ?
A qui sont dues les principales découvertes en chirurgie urinaire, sinon à Civiale, Amussat, Ileurteloup, Leroy d’Étioles, Mercier, Phillips, Reliquat . ? Grâceà qui connaissons-nous bien aujour¬
d’hui les .maladies vénériennes, si ce n’est à Ricord,
Cullerier, Lagneau, Diday, Rollet, Fournier . ?
Quels sont ceux qui ont sorti du chaos la pathologie cutanée, si ce n’est Devergie, Lugol, Hardy,
Bazin, Guibout . ? Et les maladies de l’enfance,
n’est-ce pas à Rillet, Barthès, Guersant, Girâldès, Roger, Bouchut, Blache, Parrot . que nous de¬
vons de les mieux savoir? N’est-ce pas grâce aux travaux de Sichel, Desmarres, Fano, Giraud Teulon, Galezowski, Gillet de Crandmont... que les maladies des yeux sont aujourd’hui si bien connues? Honneur à eux tous, dont la plupart — à chaque découverte qu’ils faisaient, à chaque progrès qu’ils réalisaient, — ont eu à subir les chicanes jalouses,1 les critiques envieuses, les haines, tantôt violentes, ^antôt dissimulées, des encyclopédistes, leurs contemporains, dont les noms sont aujourd’hui ou
ront demain, oubliés pour la plupart ! p. l.
soient la pharmacie, la ville et la contrée où ils sont achetés, facilement transportables à toute distance, le plus souvent revêtus d’une forme sinon agréable, tout au moins acceptée sans répugnance par les estomacs les plus délicats. Ce sont, en un mot, des médicaments sur lesquels les médecins et les malades peuvent toujours compter.
Le pharmacien qui prépare des spécialités a toujours des locaux vastes et bien appropriés, un outillage spécial coûteux à établir et nécessitant d’incessants perfectionnements, un personnel nombreux, qui, fabricant toujours le même produit, devient d’une habileté extrordinaire. Il achète, directement dans les pays de production et en grandes quantités, des matières premières de premier choix, les contrôle, les analyse et les titre lui-même, de façon à les avoir toujours identiques et de première, qualité. Du reste, jamais un pharmacien spécialiste ne spéculera sur le fait de vendre des produits de mauvaise qualité, ou seulement- de qualité inférieure, et son intérêt capital sera toujours de faire mieux que ses concurrents. Enfin, le cachet de l’inventeur ou du préparateur est toujours pour le médecin et le malade un moyen matériel de garantie de l’origine de la marchandise qu’ils achètent, en quelque lieu et en quelque maison qu’il se trouve.
Le pharmacien détaillant, malgré tout son savoir et sa bonne volonté, n’a jamais qu’un local restreint et un outillage primitif et très incomplet, un personnel souvent nul ou très limité et généralement inexpérimenté, et se trouve par suite dans l’impossibilité matérielle de préparer lui-même les produits chimiques et même pharmaceutiques d’une préparation compliquée. Il achète ses matières premières en troisième ou quatrième main, .par très petites quantités, sans possibilité de contrôle, et par suite lesproduils qu’il prépare ne sont jamais identiques, ce dont il est facile de se convaincre en faisant exécuter la même préparation par dix pharmaciens différents et en en faisant faire l’analyse. Souvent même, le pharmacien détaillant achète les produits préparés d’avance, en vrac/chez des droguistes non- diplômés et plus ou moins consciencieux. Alors c’est pire. Enfin, lorsque le pharmacien a dans son officine des produits médicamenteux anciens, avariés, il est tout à fait exceptionnel qu’il pousse la conscience jusqu’à les jeter, et presque toujours au contraire, plus soucieux de ses intérêts que de la santé des malades, il les écoulera quand même à ses clients. Il est donc bien évident qu’il n’y a de sécurité ni pour le médecin, ni pour les malades, à prescrire ou à faire usage de médicaments préparés par le pharmacien détaillant.
Il est donc tout à fait naturel et logique que les spécialités pharmaceutiques soient tous les jours préconisées et prescrites par les médecins et recherchées par les malades. Dr Paul labarthe.
SPÉCIFIQUE. — Mot employé en pathologie et en thérapeutique. On désigne ei^ pathologie, sous le nom de causes spécifiques, celles qui déterminent des lésions ou des troubles spéciaux, teUes que les virus, les trichines, l’acare de la gale, les poisons, les venins, les microbes, etc. On appelle mèdica-
atéPÉ?ALITÉ PHARMACEUTIQUE. — Les spécia- <ïgpS Pharmaceutiques sont nées et se sont propa- SU*te Introduction dans la thérapeuÿfjj. d ua grand nombre d’agents empruntés à la Pouf16- ™inérale ou organique et qui nécessitent, lade r,.®er lps desiderata du médecin et du maidpn’uJ - s s°lent chimiquement purs, toujours Les^UeS 6t’ Plus, Altérables, ici n0lf vantages ?ue présentent les spécialités — et n°a ,jeg De Parlons que des spécialités sérieuses et daits d’ arcaûes> panacées et remèdes secrets, prod’eux an charlatanisme éhonté, — s’énumèrent ment nrAf1 6S - sont ^es médicaments constam-
c°mpositi lnvariablement identiques dans leur °n> comme dans leurs effets, quelles que icTIONNAIRE populaire de médecine usuelle.
SPÉ
SPE
ments spécifiques, ceux qui exercent sur l’économie une action spéciale propre à guérir certaines affections : tels sont, le mercure dans la syphilis, la quinine dans l’impaludisme, etc. p. l.
SPÉCULUM. — Nom donné à des instruments destinés à éclairer les cavités naturelles. Leurs
Fig. 1163. — Spéculum plein de Fergusson.
formes et leurs dimensions varient suivant qu’on se propose d’examiner le vagin, l’oreille, les fosses nasales, l’anus. Nous nous occuperons ici du spéculum uferi, qui sert ’à l’examen du vagin et du col de l’utérus. Il existe un grand nombre de spéculums différant les uns des autres par leur forme ou par Fig. 1164. — Spéculum à quatre valves, de Ricord.
Fig. 1163. — Spéculum à bec de canard, de Cusco. la substance dont ils sont constitués : les uns sont cylindriques comme celui de Fergusson, par exemple, les autres sont munis de valves pleines ou gril- ' lées, pouvant se rapprocher ou s’écarter à l’aide
Fig. 1166. — Spéculum à trois valves de Demouy.
d’une petite vis fixée sur le manche de l’instrument. On construit des spéculums en buis en ivoire, en verre étamé, en étain, en maillechort et même en argent. Quel que soit le spéculum choisi on a coutume, en France, de placer la femme qu’0„ se propose d’exami nêr sur le bord d’un lit ou sur un fauteuil construit spécialement pour celte oné ration. La malade est couchée sur le dos, le siè°-ë dépassant un peu le bord du lit ou du fauteuil le
cuisses écartées, les jambes fléchies suri
et celles-ci sur le bassin. Les jambes sn fCUÎSSes par deux aides, ou reposent sur deux !■ ■t*a»*s cées auprès du lit, ou sur les étriers lors ^es Pk sur un fauteuil. Le chirurgien, placé entrn ^ jambes de la femme, écarte les grandes et 1 deux tes lèvres avec l’index et le médius de la m - peti' che, tandis qu’il pousse avec la main droite §au' culum préalablement graissé. Le spéculum
Fig. 1167. - Spéculum trivalve à grille, de Alf. Fourniel
indispensable dans le traitement des affections utérines, il complète les indications fournies par le toucher, et permet d’appliquer des pansements àla surface du col. P,L
SPERMATINE. — (V. Sperme.)
SPERMATIQUE. — Mot employé par les anatomistes pour désigner différents organes: cordon spermatique , artères spermatiques, veines spermatiques. ' '
Le cordon spermatique est formé par l’ensemble des organes qui se rendent au testicule et qui en partent. Il se compose : du canal déférent, des artères qui se rendent au testicule, des veines spermatiques qui en proviennent, des lymphatiques, des nerfs, du tissu cellulaire, des enveloppes.
Parmi ces organes, les uns constituent le cordon proprement dit, ils pénètrent d’une part dans P testicule, d’autre part dans le canal inguinal; les autres forment les enveloppes du premier, ils se confondent d’un côté avec les plans de la part» abdominale, tandis que de l’autre côté ils entourent le testicule.
Les artères spermatiques naissent de l’artère aorte, au-dessous de l’artère rénale, descenden vers le canal inguinal, en passant devant le musc e psoas et l’uretère, sous le péritoine, parcouren ensuite le canal inguinal dans toute sod étendue, sortent par l’anneau inguinal, concourent à forme le cordon spermatique et se terminent par deUX branches qui vont, l’une à l’épididyme, l’autre a testicule.
Les veines spermatiques, très nombreuses, n^ sent du testicule, de l’épididyme et du cordon «P® matique, où elles constituent par leur anormale le varicocèle (V. ce mot), et donnent aa^ce cas, au toucher, la sensation d’un Pa(luet cS vers. Elles se réunissent en deux ou trois tro
SPE
SPE
• ccompagnëtit l’artère spermatique, traversent î11 1 a jje le canal inguinal, remontent le long de la aV6C iliaque, et, arrivées dans l’abdomen, se réunisf°Stenun seul tronc qui se jette, à droite dans la Se-ne cave inférieure, et à gauche dans la veine Dr Paul Labarthe.
«SPERMATORRHÉE. — On donne le nom de speratorrhée à des pertes séminales morbides, c’est-à- JjL à des émissions fréquentes et involontaires de * ffle survenant spontanément en dehors de toute excitation ou sous l’influence de stimulants qui, dans l’état de santé, eussent été trop faibles pour la
^Que* les pertes séminales soient involontaires, comme cela a lieu dans la spermatorrhée, ou provoquées par l’abus des fonctions génitales, elles exercent sur l’organisme la même influence fâcheuse; aussi pouvons-nous les réunir dans notre description.
Quelles sont les causes de la spermatorrhée ? —
Les pertes séminales peuvent se rattacher à des causes très diverses en elles-mêmes, mais qui agissent à peu près par le même mécanisme: ainsi, elles provoquent une excitation exagérée des organes génitaux à laquelle succède une atonie plus ou moins complète.
1° Les pertes séminales sont la conséquence habituelle des excès vénériens et principalement des habitudes invétérées d’onanisme.
Par une rare exception, elle peuvent se rattacher une continence trop absolue ; dans d’autres cas, elles sont occasionnées par des idées, des lectures, des, spectacles excitants.
2° Après ces excitations volontaires se placent diverses causes qui agissent directement ou par action réflexe sur les vésicules séminales ; telles sont: du côté de la verge et du canal de l’urèthre, l’accumulation de matière sébacée autour du gland, l’herpès préputial, l’inflammation chronique du canal de l’urèthre (surtout dans la région prostatique ou viennent s’ouvrir les canaux éjaculateurs); du côté du rectum, le passage de boules fécales très dures qui pressent sur les vésicules, les hémorroïdes, les oxyures vermiculaires, etc.; enfin, du ^té de la moelle, l’inflammation chronique ou I erosë de cette partie de la moelle d’où procèdent qui se rendent aux organes génitaux. Cette Hammation détermine un éréthisme des organes cont-aUX Se traduisant par des érections presque k annuelles, par la faculté singulière de répéter es e01* Un grand nombre de fois dans un court *>pace de temps, enfin, plus rarement, il est vrai, des pertes séminales.
^ els sont les symptômes de la spermatorrhée? deilxes symptômes de la spermatorrhée sont de afinalp es : les uns se rapportent aux pertes séi'afi'aihr en elles-mêmes, les autres comprennent Sanism Ssemen*: et les désordres produits dans l'orna p e Par l’émission trop abondante du sperme. ^hmTVéminales- ~ Au début, rémission inti0as re au sperme a lieu pendant la nuit (pollue^e est accompagnée de rêves etie\ s> d érections, de sensations voluptueuses, ernie conserve ses caractères normaux.
A mesure que la maladie fait des progrès, les pertes deviennent plus fréquentes, elles ne sont plus précédées de phénomènes d’excitation et s’accomplissent spontanément, sans que la verge soit en érection complète, souvent même elle reste flasque, l’éjaculation est faible, le sperme s’écoule en bavant, sans que son émission soit accompagnée de la moindre sensation voluptueuse. Le malade remarque souvent que lorsqu’il se couche sur le dos, les pertes sont plus fréquentes, soit en raison de l’excitation de la moelle par la chaleur du lit, soit par le fait de la pression que la vessie distendue par l’urine peut exercer sur les vésicules séminales.
Alors aussi les pertes se produisent pendant le jour, surtout au moment de l’évacuation des matières fécales et des urines; elles ont lieu sans excitation et sans plaisir ; au moment où le malade se livre à des efforLs pour aller a la garde-robe, il s’écoule par le méat quelques gouttes de sperme, ou bien elles ne se montrent que quelques minutes après la défécation; cet écoulement est provoqué par la pression que les matières fécales exercent sur les vésicules séminales. Chez d’autres, c’est à la fin de la miction, au moment où, pour expulser les dernières gouttes d’urine, le malade contracte énergiquement les muscles du périnée. Chez quelques malades, le sperme, au lieu de s’écouler directement au dehors, remonte dans la vessie, et y séjourné jusqu’à la première miction; cela a lieu lorsqu’un rétrécissement du canal situé au-dessous dé la région prostatique gêne la sortie du sperme.
Les pertes séminales peuvent encore survenir sous l’influence du plus léger frottement sur le gland, des efforts, de l’équitation, de la vue de certains objets excitants, etc.; enfin, elles peuvent se faire d’une façon presque continue et sans cause appréciable.
Le sperme se reconnaît sans peine à son aspect grisâtre, à sa consistance, son odeur, ses grumeaux allongés, qui rappellent la forme des canaux des vésicules séminales dans lesquels ils se sont moulés, à la façon dont il empèse le linge, etc., mais, à la longue, le sperme perd ses caractères, il change d’aspect, devient de plus en plus fluide et transparent. '
L’examen microscopique permet d’éviter toute erreur; non seulement il fait apprécier les caractères essentiels du sperme, mais encore 1 état et le degré de vitalité des spermatozoïdes. Lorsque la maladie est encore à ses débuts, les spermatozoïdes ne présentent rien d’anormal sous le rapport de leur nombre, de leur volume, de leur vitalité ; mais à mesure que les pertes se répètent, ceux-ci deviennent plus rares, plus petits et moins vivaces, ils cessent de s’agiter un peu de temps apres lemission du sperme; plus tard encore, le liquide n’est constitué que par un liquide séreux et fluide dans lequel on ne trouve plus que des débris de spermatozoïdes. , .
2° Phénomènes généraux. — La répétition des pertes séminales, qu’elles soient involontaires ou provoquées, a sur l’économie tout entière les plus
^La' première manifestation de celte pernicieuse influence consiste en une lassitude insurmon-
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table, en un brisement e une fatigue insolites dans tous les membres; letabescent éprouve une répugnance invincible pour le mouvement, il est essoufflé par le moindre effort, se plaint de palpitations de cœur, de douleurs dans la poitrine, de pesanteurs de tête, de vertiges, d’éblouissements ; il est très sensible au froid, sa vue s’affaiblit, le timbre de sa voix s’abaisse, etc. ; il est pusillanime, égoïste, morose, emporté, etc. Ces malades ont un grand appétit, au début, leurs digestions se font bien, plus tard elles deviennent difficiles et laborieuses.
f général, le mal ne dépasse pas ces limites et c est un fait dont on doit tenir grand compte en clinique, car si 1 on n’a présent à l’esprit que le sombre tableau des tabescents arrivés à la période ultime de leur mal, on s’expose à méconnaître le véritable point de départ de nombreux états dyspeptiques et anémiques, etc.
Dans un degré plus avancé et que l’on observe bien plus rarement, le teint devient pâle, jaune et plombé; les yeux, enfoncés dans l’orbite, sont alanguis, sans expression, cerclés de noir; la faiblesse fait de tels progrès, qu’essoufflé au moindre mouvement, le malade devient incapable de tout travail, son intelligence et sa mémoire présentent le même degré de déchéance; il est frappé d’impuissance : souvent d’ailleurs il a perdu depuis longtemps tout désir de commerce avec les femmes.
Plus tard encore, épuisés au physique comme au moral ces malheureux, semblables à des cadavres ambulants, perdent peu à peu leurs dernières facultés : leurs pieds s’infiltrent, leurs cheveux tombent, leur vue s’affaiblit, s’éteint, etc., et enfin ils succombent, dans le dernier marasme; souvent la phthisie pulmonaire vient hâter leur mort, quelques-uns mettent un terme à leur pénible existence.
Cette dernière partie du tableau des accidents engendres par les pertes séminales: a été magistralement tracée par Tissot et Lallemand; mais leur description pèche en ce sens qu’elle présente comme un fait ordinaire ce qui constitue heureusement une rare exception.
Quelle est la marche de la spermatorrhée?
Lorsque le mal est encore à sa première période il suffit souvent que le malade renonce à ses’funestes habitudes pour voir se dissiper graduellement les desordres qui en sont la conséquence. S’il s’agit de pertes séminales involontaires, elles sont encore curables, ou du moins un traitement convenable parvient a les diminuer assez pour qu’elles n’altè rent pas la santé. ie~
Mais lorsque les pertes sont arrivées au point de constituer une maladie, leur guérison devient oins difficile. Souvent le malade poursuit pendant de longues années. sa pénible existence; il est qu’il meure par le fait même des pertes : souvent il est emporté par une maladie intercurrente narfnW légère en elle-même et qui ne devient mortelle m f par l’etat d’épuisement dans lequel se trouve tabescent. ve ie
Comment reconnaît-on la spermatorrhée1? — <5™ diagnostic est en général facile, car il est rare eue le malade dissimule son état; il est, au contrat ? * enclin à le dépeindre sous de sombres couleJrs^t l a rapporter à ses pertes tous les désordres dont fl
Dr Léon Momc.
SPERMATOZOÏDE. — (Y. Sperme.)
SPERME. — Le sperme, ou liqueur séminale, est une substance demi-liquide, plus ou moins gélatineuse, filant à la manière de l’albumine, destinée à la fécondation. . .
Sa couleur est blanchâtre; il présente une odeur sui generis que l’on a comparée à celle du chlore, de la fleur de châtaignier, ou mieux de la pâte de gluten humide. Cette odeur offre ceci de particulier qu’elle se développe au moment de l’éjaculation e qu’on ne la trouve ni dans le sperme pur ni dans aucun des liquides qui se mélangent à lui. Sareac tion est légèrement alcaline. Abandonné au contac de l’air, le sperme se dessèche et donne au n% qui en est imprégné une consistance semblable celle que lui communique l’empois. ,
Le sperme pur, pris dans le canal déférent, une matière pâteuse, d’un blanc mat, consOtu dans ses neuf dixièmes par des spermatozoïdes- En arrivant à l’extrémité, à l’ampoule du ca» déférent, le sperme se mélange à un liquide nâtre qui change sa coloration. Dans les vesjg séminales, il devient plus liquide par son avec un liquide grisâtre très abondant, qul ^ au sperme éjaculé sa fluidité et qui ré¬
mouvements des spermatozoïdes. Dans Ie c0 pété à des intervalles rapprochés, le dernières éjaculations, à partir de la tr0jSI
SPE
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• plus du sperme, mais du mucus des vésicules ] n,rniûales et' du mucus prostatique. Ce mucus prosse^ue se mêle ensuite au sperme, et comme ce tat7us est blanc il donne au sperme la couleur Manche primitive, qu’il avait perdue dans les vésicule séminales. Le liquide visqueux des glandes de fooper lui communique en partie sa viscosité.
Lorsque le sperme est éjaculé chaque jour il est à peu près homogène, mais lorsqu’il a séjourné uendant' cinq ou six jours dans les vésicules séminales, il présente des grumeaux, reconnaissables même dans les taches spermatiques. Ces grumeaux sont dus aux sympexions et proviennent des vésicules séminales.
Composition du sperme. — Lorsqu’on dessèche le sperme, il perd environ 90 p. 100 d’eau. Après évaporation, il reste environ 10 p. 100 d’une matière organique jaunâtre, analogue à la corne, qui répand une odeur de corne brûlée lorsqu’on la calcine, et qui laisse un faible résidu salin. Le sperme peut donc être considéré comme composé d’eau, d’une substance organique qui a reçu le nom de spermatine et d’une petite quantité de sels.
Analyse du sperme (Robin).
Eau. . . . 88 »
Spermatine . . . 6 »..
Matière grasse . . . . . 2 50
Phosphate de magnésie et dé chaux. ... -3 ».
— de soude . . . 1 . »
— ammoniaco-mâgnésien . Traces.
La spermatine est une matière organique qui a beaucoup d’analogie avec la mucosine et l’albumine. Comme cette dernière, elle se coagule par l’alcool, et le coagulum se dissout à chaud dans une lessive de potasse ; mais si on neutralise la potasse par. l’acide azotique,, la spermatine ne se précipite pas, comme il arrive pour l’albumine ; la spermatine se distingue encore de l’albumine en ce qu’elle ne se coagule point' par la chaleur.
La spermatine est fournie en grande partie par les vésicules séminales.
Caractères microscopiques. — Examiné au microscope, le sperme apparaît comme un liquide servant de véhicule à des éléments solides figurés : 1° les spermatozoïdes, éléments caractéristiques du sperme ; 2° un certain nombre d’éléments accessoires qui sont : des cellules spermatiques à divers degrés de leur évolution, mais non encore transformées en spermatozoïdes; quelquefois de petits corps particuliers qui prennent naissance dans les vésicules séminales et qui ont été décrits par M. Robin sous le nom de sympexions (concrétions azotées); accidentellement de petites concrétions calcaires *jui se sont formées dans les vésicules séminales ou Jans les culs-de-sac de la prostate ; des leucocytes, ont la présence en nombre variable est constante; ouvent des hématies ou globules rouges venant os vésicules séminales et se montrant surtout ûez les vieillards (Dieu) ; des cellules épithéliales ormes diverses provenant des voies spermati- 1 es; ®nûn presque toujours, après refroidisse- ^ ’ ^es cristaux ambrés, prismatiques obliques
gnéa"6 rk°mboïdale, cristaux de phosphate de ma-
Spermatozoïdes. — Les spermatozoïdes, filaments spermatiques, corpuscules mouvants du sperme, donnent à ce liquide sa propriété fécondante, pourvu qu’ils n’aientpas perdu leurs mouvements.
Découverts en 1677, à Dantzig, par un étudiant en médecine, Louis flamm, étudiés ensuite par son maître Leewenhoeck, plus tard Kôlliker, Robin, etc., les spermatozoïdes sont extrêmement nombreux. Ils se présentent au microcope comme une myriade d’animalcules nageant dans l’eau.
L’aspect de ces filaments rappelle celui des têtards ; leur tête est toujours en avant et leur queue,
Fig. 1169. — Spermatozoïdes.
G. G'. Spermatozoïdes de l’homme. — A. Du cochon d’Inde. — B. Du taureau. — G. Du mouton. — D. Du cheval. — E. Du lapin. — F. Du rat. — H. Du coq. — I. Du moineau. — K. Du pigeon. — L, De la perche. — M. Du brochet. — N> O. De la grenouille. — S. Des batraciens ménobranches.
par ses ondulations, dirige les mouvements de ces corpuscules.
Il est inutile de réfuter aujourd’hui l’opinion des savants qui ont voulu comparer ces corpuscules à des animaux, et leur attribuer même une organisation intérieure. Les spermatozoïdes sont des filaments homogènes de protoplasma, sans organisation particulière, et se mouvant comme se meuvent dans un liquide les cellules épithéliales à cils vibratiles, c’est-à-dire par les mouvements des cils.
Les dimensions du spermatozoïde sont : longueur totale, 50 jx; 45 pour la queue, 4 à 5 pour la tête.
La forme de la tête est celle d’une poire aplatie ayant 3 u de largeur et 1 p. d’épaisseur. La queue, très mince, s’effile et finit en pointe. Entre la tête et la queue il y a un léger rétrécissement appelé col.
Les spermatozoïdes des animaux ont aussi une
tête, un col et une queue, mais leur configuration est quelquefois extrêmement bizarre.
Les mouvements de ces filaments sont arrêtés par le froid, par l’action d’un courant électrique traversant le sperme, par le mélange du sperme avec des acides et avec certaines substances toxiques : opium strychnine, etc.
Ces mouvements sont favorisés par le contact de liquides alcalins: sérum du sang, lait, liquides des kystes. On sait aujourd’hui d’une manière positive que les spermatozoïdes conservent leurs mouvements pendant huit et dix jours dans les voies génitales de la femelle. En maintenant le sperme ejacule a une douce température, on peut conserver aux spermatozoïdes leurs mouvements pendant trente-six heures environ.
Les spermatozoïdes se montrent rarement chez homme avant l’âge de 17 ans., On croyait autretois quils manquaient chez les vieillards, c’est une erreur. Duplay et A. Dieu ont prouvé qu’ils existent ans la moitié des cas; on en a même rencontré chez des nonagénaires.
Les spermatozoïdes sont le seul élément du sperme
fourni par le testicule; lorsque la sécrétion de cet
organe n a pas lieu, il y a infécondité. Le professeur Cossehn.a démontré que les lésions du testicule et delepuiidyme, les inflammations principalement, oblitèrent 1 origine des voies spermatiques et produisent temporairement ou pour toujours l’infécondite. Les monorchides, individus chez lesquels un testicule est ^resté dans l’abdomen, n’ont pas de — Z0ÏdeSdu/ôté testicule - caché, mais ils
peuvent procréer des enfants des deux sexes. Les
„J’{Ptorchlîdes .sont ^féconds, quoique leurs testicules caches aient une structure normale Sécrétion du sperme. - La sécrétion du sperme est une sécrétion continue. A mesure que ce liquide est secrété par les conduits séminifères il pousse-devant lui les portions qui s’y trouvaient déjà, vis a tergo. Les voies spermatiques se remplissent ainsi :
L'émission du sperme ne se faisant pas régulièrement, il en résulte que le phénomène de la sécrétion se trouve ralenti lorsque les voies sper manques sont pleines de liquide. Néanmoins la sécrétion continue à se produire, parce crue’ le sperme est, à ce qu’il paraît, résorbé lentement au fur et a mesure de sa production.
Lorsque l’excrétion du sperme se répète souvent au contraire, la secrétion est activée dans les tubes semmiferes, et si elle a lieu plusieurs fois en un court espace de temps, le sperme finit par être uniquement muqueux et dépourvu de spermato zoides, parce que ces corpuscules n’ont plus le emps de se développer entre deux éjaculations trop rapprochées. J dUOns
Ch Robin n’admet pas que le testicule soit une glande et la formation du sperme une sécrétion Pour lui, ceux qui disent sécrétion * permatiou'p semblent ignorer ce que sont les spermatozoïdes et les phenomenes de sécrétion. J’avoue, pour ma part, ne pas comprendre la subtilité desar»ument« du maître, et je pense ne pas être le seul La fnrm tion testiculaire est une véritable sécrétion seme" ment le produit de sécrétion est presque solide^et
les cellules de sécrétion, au lieu de f quide, se transforment en spermatozoïdeInir Un K- Mecanisme de la sécrétion. Formation * matozoides. - Le mécanisme de cette ■ sperrappelle celui de la sécrétion du lait et h Se,Crétion tière sébacée. Le sérum du sang travers i a des tubes séminifères, les cellules épithéin Paroi fondes de ces tubes et entraîne avec lui ipales pr°' cellules les plus rapprochées de l’axe cellules dans lesquelles se forment les sop es’ zoïdes de la manière suivante : f^raato-
Ces cellules sont dites cellules -mères n qu’elles vont donner naissance à d’autres rrinT** cellules-filles, dites spermatoblastes parce aue ?’ cune d’elles donnera naissance à un spermatozï' Ch. Robin désigne les cellules-mères^ous t S
d ovules mâles, il les compare à l’ovule fem<ï parce qu’il s’y fait une segmentation analogue mais spontanée, du protoplasma.
Le développement des spermatoblastes se fait selon les espèces animales, par formation endogène (prolifération au dedans de la cellule-mère) ou par bourgeonnement (prolifération en dehors). Dans ce dernier cas, les spermatoblastes sont adhérents à la cellule-mère comme des grains à une grappe de spermatoblastes.
Chez l’homme, les spermatoblastes se développent par formation endogène, et chaque noyau de la cellule-mère, devenu spermatoblasie (cellulefille) s’allonge en forme de filament, pendant que du côté opposé il se renfle et forme la tête du spermatozoïde. On ne sait pas au j uste si le noyau s’atrophie ou concourt à la formation du spermatozoïde.
On ne trouve pas de spermatozoïdes libres dans les tubes séminifères; les spermatoblastes se séparent de la cellule-mère vers lç rete vasculosum, testis, et dans ce point on commence à apercévoir des spermatozoïdes dont le développement se continue le long des voies spermatiques. Tant que les spermatozoïdes sont contenus dans la cellule-mère, ils n’ont point de mouvements, ils n’en possèdent qu’au moment où ils deviennent libres, et ces mouvements sont surtout manifestes lorsque le sperme est délayé par le liquide des vésicules séminales.
Trajet du sperme. — Le sperme sécrété parles tubes séminifères et poussé par la vis à tergo, Par' court les voies spermatiques, c’est-à-dire les cônes efférents du testicule, qui font suite au rete testis, les nombreux replis du canal de l’épididyme, le canal déférent, et arrive aux vésicules séminales ou il s’emmagasine et se mélange au liquide produi par ces réservoirs.
Les contractions vermiculairés du canal déférent et de l’épididyme concourent faiblement à la progression de ce liquide.
Pendant l’érection et pendant le coït, la compre3' sion du testicule par les muscles qui l’entourem (dartoset crémaster) active singulièrement la S®C?L tion du sperme et son ascension dans les voies spermatiques. Godard à l’ahsr.nce de ces
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spermatiques. Godard attribuait à l’absence de ce. secousses musculaires l’infécondité ordinaire J* cryptorchides, sujets dont les testicules sont rÇs. 3 dans le bassin et n’ont pas franchi le canal inguinal.
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s tabes séminifères, Tépididyme et le canal dé- ' nt sont toujours remplis de sperme. Il en est T rnême des vésicules séminales, excepté au mo- ^ l’émission du sperme. Après cette émis- ®eQ jes vésicules séminales se remplissent assez S1°idement, non pas de sperme, mais du liquide lui est particulier; la lumière du canal défét esi trop petitè pour permettre au sperme d’y priver rapidement. Il faut plusieurs heures pour qu'une quantité moyenne de sperme arrive dans ces cavités. , . '
le sperme est retenu dans les vésicules séminales, et cependant il n’y a pas ici un sphincter comme dans la vessie. La rétention du sperme est due probablement à la disposition suivante : les deux canaux éjaculateurs, étendus des vésicules séminales à l’urèthre, sont séparés par un cul-desac en forme de doigt de gant, l’utricule prostatique; l’utriculeest toujours plein d’un mucus qui distend ses parois et comprime les deux canaux éjaculateurs dont la paroi est mince et dépressible. Au moment de l’excrétion, le sperme remplit les anaux éjaculateurs et vide l’utriculepar compression.
Excrétion du sperme. — Les réservoirs des liquides de sécrétion se vident d’une manière plus ou moins régulière, dès qu’ils sont suffisamment pleins, comme la vessie, ou à des moments déterminés, comme la vésicule biliaire à chaque digestion; ’il n’en est pas de même des vésicules séminales qui peuvent renfermer du sperme pendant des semaines, des mois et des années, sans jamais se vider. Dans ces cas, je l’ai déjà dit, il se fait une véritable résorption de la partie liquide du sperme à la surface interne des vésicules séminales.
Normalement, l’émission du sperme se fait par acte qui a reçu le nom d 'éjaculation (V. ce mot).
Dr J.-A. Fort.
SPEACÈLE. — {Y. Gangrène.)
SPHÉNOÏDE. — Nom donné par les anatomistes à un^s impair situé à la partie moyenne de la base du crâne, en avant de l’occipital et en arrière de lethmoïde. Sa forme rappelle celle d’une chauvesouris ayant les ailes étendues. Il s’articule avec tQus les os du crâne; On lui distingue une partie centrale ou corps, et de chaque côté trois prolongements ou ailes du sphénoïde ; le prolongement supéneur constitue la petite aile; le prolongement tpoyen, la grande aile, et le prolongement inférieur apophyse ptérypoïde. Il concourt à former les cartes orbitaires, les fosses nasales, temporales et zygomatiques. La fente sphénoïdale formée en e? ^aut la petite aile, en bas par la grande aile au-dessous par je corpS (ju sphénoïde, faitcom- » UQl<Iller l’orbite avec la cavité crânienne ; elle livre S?Se aux nerfs de l’orbite, à des branches de j^i ere méningée moyenne et à la veine ophthalsini" ^ sPhénoïde est creusé de cavités dites W J lÊ^énoïdaux qui augmentent de volume avec S Progrès de l’âge. P. L.
auatoHÉN°'MAXILLAIRE- — Nom donné par les mtes à une fente située dans la région
zygomatique, formée par l’os sphénoïde en haut,
1 os maxillaire en bas, l’os malaire en avant, et l’os palatin en arrière. p L
SPHÉNO-PALATIN. — Nom donné par les anatomistes à un muscle, à une artère et à un ganglion.
Le muscle sphéno-palatin n’est autre que le muscle péristaphylin interne (Y. ce mot).
L’artère sphéno-palatine est une branche terminale de 1 artère maxillaire interne, qui pénètre dans les fosses nasales par le trou sphéno-palatin.
Enfin le ganglion sphéno-palatin ou ganglion de Meckel, est un petit ganglion nerveux situé dans la fente ptérygo-maxillaire. P L
SPHINCTER. — Nom donné par les anatomistes à des faisceaux musculaires situés à l’entrée de certains orifices naturels et destinés à les maintenir fermés en se contractant. Les principaux sphincters sont le sphincter des lèvres (orbiculaire des lèvres), le sphincter des paupières (orbiculaire des paupières), le sphincter de l’anus, le sphincter’ de la vessie, le sphincter du vagin. p. l.
SPHYGMOGRAPHE. — Nom donné à un instrument destiné à enregistrer les battements des artères. Cet instrument, dit Gorecki, « se compose, en principe, d’un petit levier que l’on applique sur l’artère radicale comme s’applique le doigt du médecin qui explore le pouls. Ce levier est terminé par une longue aiguille dont la pointe libre traduit par écarts relativement considérables les plus faibles déplacements opérés sur son extrémité en rapport avec l’avant-bras. Devant cette aiguille circule une feuille de papier, mise en mouvement par un mécanisme d’horlogerie, sur laquelle tous les déplacements de l’aiguille se tracent d’eux-mêmes de différentes manières, à l’encre, au crayon, ou par l’effacement du noir de fumée déposé à l’avance sur toute la surface du papier. Toutes les impulsions imprimées par l’artère sont ainsi indiquées par un tracé graphique formant des ondes d’après la longueur desquelles on peut établir la durée comparative de la systole et de la diastole. On constate ainsi -toutes les modifications de la circulation, et, à chaque modification correspond une affection . spéciale des valvules du cœur ou de l’origine des gros vaisseaux. » Le sphygmographe est un instrument qui rend aux médecins des services précieux, car il reproduit fidèlement les moindres modifications dans l’état des pouls et facilite ainsi singulièrement l’étude clés maladies du cœur, et du système circulatoire sanguin. P. l.
SPICA. — Nom donné à un banda.ge spécial que l’on applique, dans certains cas, à l’aine ou à 1 épaule. La description en a été donnée dans le cours de l’article Aine (V. ce mot). p. L.
SPINA-BIFIDA. — On désigne sous le nom de spina-bifida ou à' hydrorachis, une fissure des arcs vertébraux à travers laquelle font saillie la moelle et ses enveloppes avec une certaine quantité de liquide.
Le spina-bifida siège sur la partie postérieure de
la colonne vertébrale. Il occupe généralement la région dorso-lombaire, quelquefois la région lombosacrée, plus rarement la région cervicale. Il est ordinairement unique.
La tumeur présente un volume variant de la grosseur d’une noix à celle d’une tête d’adulte.
Fig. 1170. - Spina-bifida.
Elle est généralement sessile, quelquefois pédiculée. Elle est recouverte par la peau qui, à son niveau présente un aspect particulier.
Tantôt, elle est amincie et menace de se rompre; tantôt elle est, au contraire, épaissie et vascularisée. L’enveloppe propre de la tumeur est constituée par une expansion de la dure-mère rachidienne. Les parties contenues sont du liquide, la moelle et les nerfs rachidiens. Le liquide est dé la sérosité transparente. Dans quelques cas, la tumeur ne contient que du liquide. Mais généralement la moelle pénètre dans la cavité de la tumeur, y contracte des adhérences et rentre dans le canal vertébral. Les nerfs y décrivent, comme la moelle une sorte de courbe; quelques-uns s’arrêtent dans les parois de la tumeur. La moelle se termine quelquefois sur la paroi postérieure du spina-bifida.
La fissure vertébrale qui donne passage à la tumeur est due à un arrêt de développement dans l’ossification des lames vertébrales. Le plus souvent cette lésion s’étend à plusieurs vertèbres.
On sait que le canal rachidien est d’abord ouvert à sa partie postérieure; ce n’est que plus tard, que le développement des lames et des apophyses énineuses vient combler cette ouverture. Il est facile
de comprendre qu’un arrêt dans l’0ssifi lames vertébrales produit une fissure nar^'011 des gent la moelle et ses enveloppes : le (LJ! °?.s’engaalors constitué. Mais ce qu’on ne sauraï c’est la cause de cet arrêt de développe Préciser, veilhier suppose qu’elle est due à des S' entre la moelle et la peau, avant l’ossifir ^ ^ lames. Cette théorie ne saurait s’applique °n des où il n’existe pas d’adhérences entre la Cas les parois de la tumeur. On a invoqué w°6 eet les pressions sur l’abdomen de la mère penriC°UpS’ grossesse, avec gêne dans la circulation Mais il faut reconnaître que l’étiologie du J ' bifida est encore obscure. P1Qa~
La tumeur est arrondie, elliptique et manifeste ment fluctuante, surtout au centre. Elle présent" une transparence comparable à celle de l’hydrocèle que l’on reconnaît en plaçant une bougie allumée du côté opposé à celui que l’on observe. Lorsque la tumeur est volumineuse, cette transparence est parfaite, interrompue çà et là par des opacités qui indiquent l’existence d’un épaississement, ou plutôt la position occupée dans la tumeur par la moelle et les nerfs rachidiens. Dans certains cas, on peut, par la pression, réduire le volume de la tumeur! Mais souvent la compression détermine des dou-
Fig. 1171. — Coupe antéropostérieure pratiquée sur une moelle atteinte dé spina-bifida.
On peut y remarquer:
1° La tumeur formée par le spina-bifida vers la partie inférieure de la colonne vertébrale.
2° L’absence de soudure des lames vertébrales qui livrent passage à la tumeur ' formée par la hernie des enveloppes de la moelle.
3° La moelle dissociée en nombreux faisceaux dont les uns tapissent les parois de la poche, tandis que d’autres flottent .dans la cavité, etc.
leurs plus ou moins vives, et des phénomènes e compression médullaire qui se traduisent par de a paralysie ou des convulsions. La station debou, les efforts, les cris, l’expiration augmentent le lume de la tumeur ; tandis que la position horizo taie et les grandes inspirations la font diminuer.
Chez certains individus, la santé générale ne se ble pas altérée et les fonctions sont intactes. . souvent on observe des troubles de la m ° tut et de la sensibilité du côté des membres m rieurs. ^
Généralement la tumeur continue à augmenter , volume, la peau devient rouge, s’ulcère et le Mu de s’échappe. L’inflammation se propage des P^0,13^, la tumeur aux méninges et détermine une men
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