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comparables à ceux qui viennent d’être dé- ■fô pour les parties extérieures du corps. L’eschare CF1 se détachant peut perforer cet organe, l’inflameBtion consécutive peut se propager au péritoine,
^ ces deux lésions, de la dernière gravité, sont tou- • urs le prélude certain d’un dénouement fatal.
Ses effets sont bien différents lorsqu’il a été dilué dans une très grande quantité d’eau, au millième
exemple, il devient alors légèrement astringent et tout à fait inoffensif. Sous son influence les capillaires se resserrent, les tissus pâlissent, la température s’abaisse, la fièvre diminue; et, comme conséquence finale, on voit souvent l’irritation disparaître, l’appétit revenir, la digestion s’effectuer d’une façon régulière. Aussi ce médicament est-il utile dans le traitement des fièvres typhoïdes, des fièvres continues , ' des fièvres éruptives, dans la dyssenterie, la diarrhée, le scorbut, les hémorrhagies passives et la colique de plomb.
Une des prescriptions les plus généralement mise en usage est la limonade sulfurique ou limonade minérale; elle se prépare avec 1 à 2 grammes d’acide sulfurique pour un litre d’eau et quantité suffisante de sirop de sucre; elle se donne par quart de verre dans le£oürant de la journée. On remplace souvent l’acide sulfurique par Veau de Rabel qui n’est autre chose que l’acide sulfurique alcoolisé dans des proportions de trois parties pour une partie d’acide ; elle se prescrit à dose quatre fois plus forte que l’acide pur; elle s’emploie du reste comme celui-ci en limonade. Celle-ci est une boisson à la fois tempérante, antiphlogistique et légèrement astringente ; elle est d’une acidité agréable et convient aux fébricitants qu’une soif impérieuse invite à ingérer une grande quantité de boissons.
11 est d’autres modes d’emploi de l’acide sulfurique qui ne sont pas sans importance. Le gargarisme et le collutoire détersif se prescrivent contre les ulcérations des gencives, le scorbut, les angines gangréneuses. L’eau d'arquebusade, dans laquelle l’acide est associé au vinaigre et à l’alcool, sert à imbiber des compresses qu’on applique sur les parties nouvellement contuses. Enfin l’acide sulfurique pur, seul ou combiné, est un puissant caustique dont on retire de bons effets pour la destruction de certaines tumeurs pas trop volumineuses. Une ou deux gouttes versées sur les verrues, les excroissances, les végétations, les condylomes, les font disparaître en quelques jours sans produire de cicatrices disgracieuses. Un pinceau trempé dans cet ^cide et promené légèrement une seule fois sur le ®^jct d’un nerf ou d’une articulation malade, d a- Pcés le procédé de Legroux, produit une ligne npirittre causée par l’escharification superficielle du erme, et l’inflammation qui en résulte calnae sou- JeQt la névralgie sciatique ou résout l’affection arbculaire chronique.
fine pâte préparée soit avec une partie de poupre c safran pour deux parties d’acide (poudre sultodrÏÏDée de Velpeau), soit avec une partie de pouf. . de charbon pour deux d’acide (pâte carbo-sui fotr5Ue de fricorcl), soit avec une partie de noir de ïarfe Pour trois parties d’acide (pâte noire de Fersurf et aPPrifluée en couche mince sur toute la ace d’une tumeur de bonne bu de mauvaise na¬
ture, la brûle, la dessèche, la détache et la fait tomber au bout de dix a trente jours, laissant après sa chute une cicatrice régulière. Toutefois, pour que les choses se passent ainsi, il faut veiller à ce que la pâte ne fuse pas, qu’elle fasse corps avec la tumeur et qu’elle se dessèche avec elle.
D? Maec. Camboulives.
Empoisonnement par l’acide sulfurique. — L’empoisonnement criminel par cet acide n’est pas très commun, et c’est principalement dans les cas de suicide et d’empoisonnement accidentel qu’on a l’occasion de constater ses effets. 11 est quelquefois employé par les femmes jalouses pour défigurer leur amant ou leur rivale, et il produit dans ce cas des lésions locales qui se rapprochent des brûlures. L’empoisonnement a lieu par l’acide du commerce ou par le bleu de teinture, qui est une solution d’indigo dans l’acide sulfurique.
L’acide sulfurique détermine au plus haut degré les symptômes qui appartiennent aux poisons irritants : irritation très vive du tube digestif, sensation atroce de brûlure dans la bouche, la gorge, jusqu’à l’estomac; dysphagie, contraction de la gorge, vomissements bilieux et sanguinolents, quelquefois la diarrhée. Il y a petitesse du pouls et tendance à la syncope. Les matières vomies ont le caractère fortement acide avec le tournesol et font effervescence avec les carbonates. On observe des eschares aux lèvres» à la bouche, sur le menton. L’eschare a souvent la forme du vase; elle est noire parce que l’acide sulfurique s’empare de l’eau et met le charbon en liberté; Le rétrécissement de l’œsophage est une. des suites les plus graves de l’ingestion de cet acide et des poisons corrosifs en général; le siège de ces rétrécissements est constamment à la partie supérieure de l’œsophage.
A l’autopsie, on trouve des eschares noires depuis la bouche jusqu’à l’estomac, quelquefois la perforation de la partie supérieure de l’œsophage, des ecchymoses et du liquide acide dans l’estomac. Les lésions consécutives à l’empoisonnement subaigu occupent l’œsophage, l’estomac et l’intestin, et sont caractérisées par des ulcérations, des cicatrices et un épaississement des parois.
Le professeur Laboulbène a observé en 1876 un cas d’empoisonnement par l’acide sulfurique dans lequel les eschares présentaient une coloration blanchâtre. Quinze jours après l’ingestion du poison, le malade a rejeté par le vomissement une masse noirâtre qui n’était autre chose que la totalité des membraneuses muqueuse et fibreuse de l’estomac.
Le traitement de l’empoisonnement par l’acide sulfurique consiste à faire vomir le malade le plus promptement possible, et à lui donner à boire une grande quantité d’eau albumineuse, à lui administrer la magnésie calcinée à haute dose, comme contrepoison, pour saturer cet acide, et 1 opium pour calmer les douleurs. or a. Lutaud.
SUPERPURGATION. — On désigne sous ce nom une purgation exagérée produite par des substances trop irritantes ou administrée d’une manière intempestivei p . L.