‹ Dictionnaire populaire de médecine usuelle. tome 2Chapitre 241 sur 289 · SUS · texte numérisé non relu

SUS

surdités souvent incurables et pouvaient aussi produire la surdi-mutité chez l’enfant.

Les oreillons, le rhumatisme, la goutte, le diabète, la syphilis, la scrofule altèrent aussi fréquemment l’ouïe, atteignant toutes ou diverses parties de l’organe auditif.

Il n’est pas jusqu’à la menstruation, la grossesse, l’accouchement et la ménopause qui n’aient une fâcheuse influence sur le sens auditif. Contrairement au préjugé populaire, loin d’être favorable à l’audition, l’établissement, des règles occasionne une aggravation des troubles observés: (bourdonnements, otorrhée, vertige, surdité, etc.).

La surdité peut encore être due à l’exércice d’une profession, telle que celle de chaudronnier, de forgeron, de canonnier, ou le bruit du marteau ou du canon ébranlant constamment l’oreille, produit à la longue des lésions du labyrinthe.

La surdité a quelquefois des suites graves. C’est ainsi qu’un enfant atteint d'affaiblissement de

I ouïe est généralement considéré comme paresseux et distrait. Ses dictées sont remplies de fautes, car certains mots ayant une même consonnance sont pris les uns pour les autres : ainsi l’enfant écrira « chant » quand on lui dictera « plan ».

II suffira de rapprocher l’élève du maître pour que les fautes ne se reproduisent pas. Aussi faut-il avoir soin de faire examiner les oreilles d’un enfant qui se trouve dans de telles conditions.

La surdité chez les employés de chemin de- fer peut avoir des conséquences sérieuses. Sur certaines lignes, les signaux sont faits au moven de sonneries et de sifflets; on comprend de suite l’importance qu’il y a à examiner très attentivement 1 état de l’oreille chez les individus attachés à ces administrations.

Afin de prouver la nécessité d’exiger une ouïe normale, chez ces employés, nous ne citerons que le cas suivant emprunté au Journal d’Hygiène. Il y a quelque temps, une locomotive et son tender arrivèrent tous seuls à la gare de Provins. Ni le mécanicien ni le chauffeur ne s’étaient aperçus qu on avait oublié d’attacher le train à la gare Vie Longueville; ils avaient ainsi franchi un esnace de six kilomètres sans reconnaître que le train ne roulait point derrière la locomotive qu’ils mon * aient, l’absence de roulement des roues ne les avait point frappés. les

Enfin, la surdité peut déterminer l’aliénation mentale, comme nous l’avons observé chez ,,n jeune homme et chez une femme atteints tous les deux d otite moyenne purulente d’un seul côté ÏTn de ces malades entendait des bruits de cloche’ des sifflements, qui étaient produits, disait-il par les personnes qui l’entouraient ou se tenaient dans une chambre voisine. Dans ses moments de lucidité il rapportait ces bruits à la lésion de l’oreille. Au reste 1 oreille gauche guérit et le malade ne tarda nas à recouvrer son état normal. p* j. baratoux

SUREAU. — Le sureau est un arbre de la famille des Caprifoliacées , de moyenne grandeur très commun en Europe et en France où on le renmn tre dans les bois et dans les haies, dont presauë toutes les parties sont utilisées en médecine U

fleurs fraîches sont légèrement pumativ seches, en infusion, sont sudorifimJ^Neu* vent aussi à préparer une eau distillé e et des cataplasmes résolutifs. Les baië, de SUrean sucrés ou acidulés, fournissent par évan °U fruits suc ou extrait, employé comme sudorifL?^11 les feuilles et la seconde écorce des ? 1 Enfil> agissent comme purgatif drastique et snmf8 tiges> ployées dans les campagnes. 1 tres

SURRÉNAL. — Nom donné par les anain • deux glandes qui recouvrent la partie «h?68® des reins à la manière d’un capuchon etfi"* connaît encore mal le rôle. ÛOnt 0D

SUS-ACROMIAL. — Nom donné par les anatn nnstes à une branche nerveuse du plexus cerviS qui gagne le creux sus-claviculaire où elle se ? vise en nombreux rameaux destinés à la Dean hÀ cette région (V. Cervical ). p L de

SUS-CLAVICULAIRE. — Nom donné par les anatomistes : 1° à la région située au-dessus de la clavicule; 2° à un nerf émané du plexus cervival et dont les rameaux se distribuent à cette région.

SUS-ÉPINEUX. — Nom donné par les anatomistes : 1° à la région située au-dessus de l’épine de l’omoplate (fosse sus-épineuse (V. Omoplate)', 2° à un muscle logé dans cette fosse aux parois de laquelle il s’insère, pour se fixer, d’autre part, à la grosse tubérosité de l’humérus; ce muscle élève le bras en le portant en dehors. p. l.

SUS-MAXILLAIRE. — Nom sous lequel les anatomistes désignent quelquefois l’os maxillaire supérieur (V. Maxillaire). p. L.

SUS-ORBITAIRE. — Nom donné par les anatomistes : 1° à un trou situé sur le tiers interne de l’arcade orbitaire; 2° à une branche de l’artère ophthalmique qui passe par ce trou et se distribue sur le front. p. L.

SUSPENSEUR. — Nom donné par les anatomistes aux ligaments qui soutiennent certains organes. Les principaux sont le ligament suspenseur du foie (V. Foie), le ligament suspenseur de la verge (V. Vergé) et le ligament suspenseur dutesticu® (V. Testicule ). P. è-

SUSPENSOIR. — On désigne le plus commune ment sous ce nom un bandage spécial destine a soutenir le scrotum. Il se compose d’une ceintu ^ élastique sur le devant de laquelle est fixée un poche tricotée à jour destinée à recevoir le scrotu > certains sont en outre munis de deux sous-cuissfixés à la partie inférieure de cette poche, qui J1 nent se fixer sur les côtés latéraux de la cem“ ‘ ‘ Les suspensoirs sans sous-cuisses sont surtout F plicables chez les sujets qui se livrent à l’équitau ' Mais, dans la plupart des cas, on se sert de Pr rence du suspensoir muni de sous-cuisses , .

sans cette précaution, la poche tend constant*

sus

Page 1