‹ Dictionnaire populaire de médecine usuelle. tome 2Chapitre 248 sur 289 · TER · texte numérisé non relu

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-rieur, etc.). Le malade ressent, au moment de R upture, une vive douleur s’accompagnant d’un h îil de craquement qu’on a comparé, dans cer- . cas, à celui d’un coup de fouet. La rupture !pun tendon entraîne une impotence plus ou moins omplète du membre ; lo^ quelle siège à la jambe, Ctt voit fréquemment le malade tomber au moment ° l’accident et ne pouvoir se relever. Les extrémités du tendon s’écartent et laissent entre eux un vide facilement appréciable par le toucher.

le traitement consiste à placer le membre dans l’extension et à le maintenir immobile à l’aide d’un appareil plâtré. Enfin, dans les cas où ces moyens ont échoué, le chirurgien est autorisé à pratiquer une incision pour rechercher les deux extrémités du tendon divisé et en faire.la suture.

Dr Paul Labarthe.

TÉNESME. — On donne ce nom à une sensation pénible, produite par la contracture des sphincters et caractérisée par une douleur vive s’accompagnant de besoins fréquents, le plus souvent impuissants, d’aller à la selle ou d’uriner. Le ténesme rectal se rencontre dans un grand nombre d’affections inflammatoires du rectum, dans la dyssenterie, dans certaines diarrhées, dans les hémorrhoïdes; le ténesme vésical s’observe dans la cystite du col de la vessie. Le ténesme rectal et le ténesme vésical existent souvent ensemble. Les moyens propres à combattre le ténesme sont les bains locaux ou généraux, les émollients et les préparations opiacées et belladonées. p. l.

TENETTE. — Nom donné par les chirurgiens à une pince spéciale qui sert, dans l’opération de la taille, à saisir les calculs. P. L.

TÉNOTOMIE. — .-On désigne sous ce nom une opération chirurgicale qui consiste à sectionner les tendons ou les muscles atteints de contracture

de rétraction. On se sert pour pratiquer cette ^Peration d’un bistouri spécial qui porte le nom de not°me et qui est formé d’une lame très étroite

terminée par une pointe mousse. On ne pratique plus aujourd’hui la ténotomie que par la méthode sous-cutanée. Notre illustre et regretté maître et ami Jules Guérin, qu’il faut toujours citer lorsqu’on parle de ténotomie sous-cutanée, a posé les règles de cette opération. Pour éviter plus sûrement la communication de l’air extérieur, il commence par déterminer sur l’un des côtés du tendon un repli cutané quil fait tenir par un aide, puis il pratique à la base de ce repli une petite incision par laquelle il introduit le ténotome qu’il fait glisser jusque sur la partie qu’il se propose de sectionner ; il abandonne alors la peau qui vient recouvrir une partie de la tige de l’instrument et il pratique la section en imprimant au ténotome de légers mouvements de scie. Un bruit particulier de craquement indique à l’opérateur que le résultat est obtenu ; on recouvre alors l'incision cutanée avec un peu de collodion. On applique ensuite un appareil destiné à maintenir les parties divisées dans la position qu’elles doivent occuper normalement. Cette opération a été faite au tendon d’Achille dans le traitement du pied-bot équin (Y. Pied-bot ), au muscle sterno-mastoïdien, dans les cas de torticolis (V. ce mot) dus à la rétraction du muscle sternomastoïdien et sur certains muscles de la région dorsale. p. L.

TENSEUR. — Nom donné par les anatomistes aux muscles destinés à tendre certaines aponévroses, comme le muscle tenseur du fascia lata (Y. Caisse ), ou certains organes, comme le muscle ciliaire ou tenseur de la choroïde. p. L.

TÉRATOLOGIE. — Nom donné à la partie de la pathologie qui traite de l’étude des monstres ou des anomalies d’organisation chez l’homme, p. L.

TÉRÉBENTHINE. — On donne le nom de térébenthine à un suc oléo-résineux qui découle spontanément, ou à l’aide d’incisions, de plusieurs arbres de la famille des Conifères. Ce suc, quelle que soit son origine, se présente toujours sous un aspect demi-liquide, visqueux, transparent, inflammable* de couleur jaune verdâtre ou rougeâtre, d’une odeur forte et pénétrante, communiquant aux urines l’odeur de violettes, d’une saveur chaude, âcre et amère; il est insoluble dans l’eau, mais facilement soluble dans l’alcool, l’éther, les huiles fixes et volatiles. On en .distingue dans le commerce plusieurs espèces qui sont plus ou moins estimées suivant les arbres qui les produisent; les principales sont : la térébenthine de Bordeaux, la térébenthine d’Alsace, la térébenthine du mélèse ou de Suisse; ce sont les plus usitées en médecine; viennent ensuite les térébenthines de Boston, du Canada, de la Mecque, de Chio, etc.

Ces diverses térébenthines, ou mieux encore ces divers sucs, découlent des incisions du tronc et se concrètent eu larmes pour former des masses plus ou moins volumineuses qui constituent le gahpat. Celui-ci est solide, d’un jaune sale; mais s’il est chauffé dans de grandes chaudières, ou expose quelque temps aux rayons du soleil, il se debarrasse de ses impuretés en devenant demi-liquide

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