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et forme alors la térébenthine proprement dite. Cette dernière renferme dans sa composition une huile volatile et une matière résineuse. Si on la soumet à la distillation, l’huile volatile traverse à l’état de vapeur le serpentin et vient se condenser sous forme liquide dans un récipient approprié, c’est l 'essence de térébenthine , tandis que- la résine reste dans la cucurbite où elle se solidifie en une masse brune, solide, vitreuse, cassante, qui est désignée sous le nom de colophane.

La térébenthine est un suc oléo-résineux, demifluide, de couleur jaune verdâtre; elle diffère des résines par une proportion plus considérable d’huile volatile et des baumes par l’absence de l’acide benzoïque. Son essence est liquide, incolore, d’une odeur désagréable, d’une saveur chaude et amère ; elle est insoluble dans l’eau, mais soluble dans l’alcool et l'éther.

Appliquée sur la peau,. l’essence de térébenthine produit d’abord de la chaleur et de la rougeur, puis, si les applications se multiplient trop vite, des vésicules et du gonflement surviennent et s’accompagnent d’une douleur cuisante. Prise à l’intérieur, à la dose de quelques gouttes seulement, elle se borne à provoquer une légère sensation de chaleur à l’estomac, suivie d’une certaine augmentation des urines. Si l’on élève la dose à 3 ou 4 grammes, il apparaît des nausées, des coliques, un léger mouvement fébrile, de la soif, de la dysurieou une émission normale d’urine offrant l’odeur de violettes. Enfin aux doses de 15 à 30 et 60 grammes, 1 essence de térébenthine peut agir de deux manières : ou bien toute son action se localise sur le tube digestif, il y a des vomissements, des coliques très vives, suivies de nombreuses déjections alvines, à la suite desquelles l’essence est expulsée et les

symptômes d’empoisonnement disparaissent, ou bien

l’essence est en partie absorbée, et, aux symptômes précédents un peu moins graves, s’en ajoutent de nouveaux fort sérieux, avec délire, syncope, douleurs rénales, urines rares, sanguinolentes, érections douloureuses. Les muqueuses se dessèchent la peau se couvre de sueurs et l’haleine exhale une forte odeur de térébenthine.

Cette action physiologique complexe nous démontre que l’essence de térébenthine, une fois absorbée, s’élimine par les reins, par les bronches et par la peau. Or, ce sont ces trois émonctoires, ainsi que la vessie et l’urèthre qui subissent particulièrement les conséquences de son élimination.

La térébenthine s’emploie dans le catarrhe de la vessie, dans la cystite aiguë, dans le catarrhe pulmonaire chronique, dans la bronchorrhée mucosopurulente, dans la diarrhée chronique, dans les névralgies et en particulier dans les névralgies viscérales et dans la sciatique. On l’a aussi recommandée contre les vers intestinaux et surtout contre le tænia, contre les calculs biliaires, en l’associant avec l’éther, contre la constipation opiniâtre, contre la fièvre puerpérale et contre la gastrite ulcéreuse et le cancer de l'estomac. Enfin, on l’a aussi con seillée, en collyre, dans le traitement des inflam mations de l’iris et de la choroïde.

Dr Marc. Camboulives.

TERMINAISON. - Nom donné à 1 dont se finit une maladie. Les différent ^ère terminaison sont : la guérison, le Dassltt0des de chronique et la mort. P Sa8e à l>état

TERPINE. — Nom donné par les chimi produit obtenu par le contact de l’essemf? benthine avec l’eau, qui, à l’état pur se • téré' sous la forme de gros cristaux droits ’bUnïf8?"*® pides, solubles dans 200 parties d’eau’ fmiHa ’ ïm' 22 parties d’eau bouillante et dans 7 parties ï? cool. La terpine a été introduite dans la lulHr' tique en 1885 par le professeur Lépine, de Lyoif S a démontré que, à la dose de 20 à 60 centigramm “ elle augmente la sécrétion bronchique et la fluidifie de manière à rendre l’expectoration plus facile et que, à plus hautes doses prolongées pendant plusieurs jours, elle tarit au contraire la sécrétion bronchique. 11 a aussi établi les propriétés diurétiques de ce nouveau médicament, propriétés très sensiblement plus faibles, toutefois, que celles de la térébenthine. La terpine trouve donc son indication chez les individus atteints de bronchite chronique. On l’a aussi conseillée, mais sans grand succès, dans les cas de néphrites chroniques. On l’administre en pilules ou en potion, à la dose quotidienne de 50 centigrammes à 1 gramme et même 2 grammes. Toutefois, lorsqu’on l’administre à cette dernière dose pendant plusieurs jours consécutifs, on observe fréquemment chez les malades de fortes envies de vomir. m Paul Labarthe.

TERPINOL. — Nom donné par les chimistes au produit résultant de la transformation subie par la terpine mise en présence de^’acide chlorhydrique ou de l’acide sulfurique. Ce produit se présente sous la forme d’un corps liquide, huileux, incolore, qui répand une odeur très prononcée de tubéreuse suivant les uns, de jasmin suivant les autres, insoluble dans l’eau, soluble dans l’alcool et l’éther. Comme la terpine, mais avec une plus grande puissance qu’elle, d’après notre savant ami Dujardin- Beaumetz, il agit comme modificateur des sécrétions bronchiques, et trouve son indication dans les

cas de bronchite chronique. Sous son influence les crachats deviennent plus fluides, leur mauvaise odeur disparaît et l’expectoration devient beaucoup plus facile. On l’emploie en pilules ou en capsules 10 centigrammes à la dose de 4 à 6 par jour. Le e pinol n’a qu’une très faible action diurétique. P-

TESTICULE. - Anatomie. - Les testicules sont les organes sécréteurs du sperme, c’est-à-dire organes qui président chez l’homme à la repro tion. Ils sont au nombre de deux ; fpn . ’e l’autre gauche, suspendus à l’extrémité *nterituIn du cordon spermatique et soutenus par le scr0,»uU dans lequel ils sont logés. Ils ont la forme œuf aplati sur les côtés, et présentent deux ■

latérales lisses, un bord antéro-postérieur con ^ ^

un bord postéro-supérieur à peu près recUh»® ^ une extrémité arrondie. Chacun d’eux a un moyen de 21 grammes, 4 centimètres 1/2 eètres gueur, 2 centimètres 1/2 de largeur et 3 centiw de hauteur.

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testicules sont des corps glandulaires, d’une istance molle et élastique, composés : 1° d’une C°DSloppe fibreuse ou tunique albuminée; 2° d’un -J propre, ou pulpe du testicule; 3° de vaisseaux

e£f°ei/enveloppe fibreuse ou tunique albuginée, est | résistante, blanchâtre, nacrée, sillonnée de vais-

Fig. 1204. Fig. 1205.

Fig. 1204. — Coupe transversale du testicule, de l’épididyme et de la tunique vaginale.

1. Vaisseaux spermatiques. — 2. Coupe transversale du testicule. — 3. Coupe de la tunique albuginée. — 4. Epaississement de la partie supérieure de la tunique albuginée ( co'/ps d’Highmore). - 5. Coupe du corps de l’épididyme. — 6. Cul-desac que forme la tunique vaginale en s’engageant entre le bord supérieur du testicule et le borade l’épididyme. — 7,7,7. Feuillet pariétal de la tunique vaginale qui, en haut, se réfléchit sur les vaisseaux spermatiques pour se continuer avec ; le feuillet viscéral 8.

Fig. 4205. — Testicule dépouillé de ses enveloppes.

U. Testicule dont on a enlevé la tunique albuginée et à la surface duquel se dessinent les lobules. — 2- Réseau admirablement formé par les tubes séminifères dans 1 épaisseur du corps d’Highmore.— 3. Cônes efférents formant par leur reuuion (4 et 5) la tête de l’épididvme. — 5. Tête de l’épididyme. 6. Corps de l’épididyme. — 1. Vas aberrans. — 8. Queue de 1 épididyme. — 9. Canal déférent.

seaux; elle présente 1 millimètre d’épaisseur, sauf àla partie moyenne de son bord supérieur où elle présente une épaisseur assez considérable qui tait saillie dans la cavité du testicule, et qu’on désigne sous le nom de corps d'Highmore.

2° Le tissu propre ou pulpe du testicule , est une substance molle, jaunâtre, formée par l’aggloméra- 1,0n d’un grand nombre de tubes appelés tubes seminifères ou canalicules spermatiques. Ces tubes epliés sur eux-mêmes et réunis par groupe de r°is ou quatre, constituent les lobules du testicule, u nombre de deux cent soixante-quinze environ, P°ur chaque testicule. Les tubes séminifères com- ].fnfent par un cul-de-sac ; vers la périphérie du

me, ils sont pelotonnés et deviennent rectilignes „ rs SOn sommet et se réunissent en un tube unid’R (c,analicule droit), qui pénètre dans le corps sj^more. Là, ils s’entre-croisent et s’anastomoj en formant un réseau appelé réseau de Iialier,

d où partent dix ou douze tubes désignés sous le nom de canaux ou cônes efférents qui, après un centimètre et demi de trajet, se fusionnent et se réunissent en un seul canal d’une dizaine de mètres de long, nommé épididyme (V . ce mot), replié sur luimême et placé sur le dos des testicules dont il occupe la longueur.

Les artères qui se distribuent aux testicules, proviennent des artères spermatiques, branches de l’aorte, et des artères déférentielles, branches des artères vésicales ou des homorrhoïdales moyennes.

Les veines partent des testicules et accompagnent les artères spermatiques en s’entrelaçant avec elles. Leur dilatation morbide constitue le varicocèle (V. ce mot).

Les vaisseaux lymphatiques , très nombreux, naissent des canaux séminifères, se portent vers le bord supérieur du testicule, et aboutissent aux ganglions lombaires.

Quant aux nerfs, ils viennent du plexus spermatique.

Vices de conformation du testicule.

— Chez le fœtus, les testicules ne sont pas encore descendus dans le scrotum, iis sont renfermés dans la cavité abdominale.

Fig. 1206. „ 4 18 fj

Testicule dépouillé de ses envoloppes (Sappey) (testicule du côté droit vu par sa face externe).

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