Ganglions lymphatiques
Fallope, long de
dulte, quelquefois de 5 et mem dont
mais rarement, oblique en bas et ■ crUrale ,
la paroi inférieure est musclé
la paroi anterieure par prieure par le fascia grand oblique, la paroi p re ^ar les fibres
transversalts, et la paroi sup . transverse.
inférieures des ™" ^*£5*.
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tielle et funiculaire, aux veines correspondantes aux vaisseaux lymphatiques du testicule et aux filets nerveux qui constituent le plexus spermatique; chez la femme, il ne donne passage qu’au ligament rond. Il représente le point le plus faible de la paroi abdominale, celui sur lequel pressent avec le plus de
Fig. 625. — Région ilio-inguinale profonde. Paroi postérieure du canal inguinal.
i, 1. Aponévrose d’insertion du grand oblique. — 2. Portion réfléchie de l’aponévrose du grand oblique se fixant sur l’arcade crurale. — 3. Pilier inférieur de l’orifice externe. — 4. Pilier postérieur ou ligament de Colles. — 5 Fascia trasversalis formant la paroi profonde du trajet inguinal. (Une légère bosselure indique le point qui correspond à la fossette inguinale interne en dedans de l’artère épigastrique.) — 6. Fibres du muscle transverse de l’abdomen. — 7. Son aponévrose incisée au moment où elle passe en avant du grand droit. — 8. Le muscle grand droit dans sa gaine fibreuse ouverte. — 9. Le muscle grand oblique. — 10. Paroi antérieure de l’entonnoir crural, masquée par les ganglions plongés dans le tissu adipeux. — 11. Une anse d’intestin grêle, recouverte de péritoine est engagée dans l’orifice profond du trajet inguinal. — 12. L’artère épigastrique, en dedans de la hernie. — 13. L’artère spermatique. — 14. L’artère déférentielle. (On la voit naître de l’épigastrique.) —15. Le cordon spermatique. —16. Le ligament suspenseur de la verge.
force les intestins dans les divers mouvements qui amènent une diminution de la capacité de l’abdomen, c’est ce qui explique la fréquence des hernies inguinales.
On appelle hernie inguinale celle qui se produit par le canal inguinal (V. Hernie).
On appelle bandage inguinal le bandage que l’on emploie pour contenir la hernie inguinale (V. Bandage herniaire). Dr Paul Labarthe.
INHALATEUR. — On donne ce nom à des appareils dont on se sert pour faire pénétrer dans les voies respiratoires des vapeurs médicamenteuses ou des gaz, dans un but thérapeutique. On fait des inhalateurs de formes très variées. Celui dont nous donnons ici la figure est très simple. Il se compose d’un récipient dans lequel est fixée une éponge imbibée du liquide que l’on veut inhaler; à ses deux extrémités spnt disposés deux tubes, dont l’un est
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terminé par un embout par lequel le malade aspire; l’autre tube, qui est muni d’un insufflateuren
Fig. 626. — Inhalateur fonctionnant.
caoutchouc, sert à l’introduction rapide de l’air extérieur qui, se chargeant des vapeurs du médicament, arrive dans la bouche du malade par une série d’aspirations qu’il peut régler à volonté. Un
Fig. 627. — Inhalateur.
Coupe du récipient dans lequel est fixée l’éponge imbibée du liquide que l’on veut inhaler.
robinet A, placé près de l’embouchure , permet de modérer l’aspiration ; il sert aussi à fermer hermétiquement le récipient , de manière que l’évaporation du liquide ne puisse se produire lorsqu’on ne se sert plus de l’appareil. P. l.
INHALATION. — On donne ce nom à une méthode thérapeutique dans laquelle on utilise le premier temps de l’acte respiratoire ou inspiration, pour introduire dans les voies respiratoires des vapeurs médicamenteuses ou des gaz destinés à être absorbés par les poumons et à produire une action soit locale, soit générale, ou l’anesthésie. On fait des inhalations de goudron, d’acide phénique> de phénol Bobœuf, d’oxygène, de cloroforme, d’éther, d’eaux minérales, etc. Les appareils employés pour les pratiquer sont appelés inhalateurs (V. ce mot). p L
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INHUMATION et EXHUMATION. — On donne le nom d’inhumation au dépôt dans la terre du cadavre d’un individu décédé. Ce dépôt ne peut être fait qu’en suivant un certain nombre de prescriptions exigées par la loi.
Législation. — Code civil. — Art. 77. — Aucune inhumation ne sera faite sans une autorisation, sur papier libre et sans frais, de l’officier de l’état civil, qui ne pourra la délivrer qu’après s’être transporté auprès de la personne décédée, pour s’assurer du décès et que, vingt-quatre heures après lé décès, hors les cas prévus par les règlements de
P°Art. 80.— En cas de décès dans les hôpitaux militaires ou civils ou autres maisons publiques, les supérieurs, directeurs,' administrateurs et maîtres de ces maisons , seront tenus d’en donner avis, dans les vingt-quatre heures, à l’officier de l’état civil qui s’y transportera pour s’assurer du décès, et en dressera l’acte sur les déclarations qui lui auront été faites et sur les renseignements qu’il aura pris. 11 sera tenu, en outre, dans lesdits hôpitaux et maisons des registres destinés à inscrire ces déclarations et ces renseignements.
"Art. 81. — 1 Lorsqu’il y aura des signes où indices de mort-violente ou d’autres circonstances qui donneront (lieu de là soupçonner, on ne pourra faire d’inhumation qu’après qu’un officier de police, assisté d'un docteur en médecine ou en chirurgie , aura dressé procès-verbal de l’état du cadavre et des circonstances y relatives, ainsi que des renseignements qu’il aura pu recueillir sur les prénoms, nom, âge, profession, lieu de naissance et domicile de la personne décédée.
Art. 85. — Dans tous les cas de mort violente, ou dans les prisons et maisons de réclusion, ou d’exécution à mort, il ne sera fait sur les registres de l’état civil aucune mention de ces circonstances.
Gode pénal. — Art. 358. — Ceux qui, sans l’autorisation préalable de l’officier public, dans le cas où elle est prescrite, auront fait inhumer un individu décédé seront punis de six jours à deux mois d’emprisonnement, et d’une amende de 16 francs à 50 francs, sans préjudice de la poursuite des crimes dont les auteurs de ce délit pourraient être prévenus dans cette circonstance. La même peine aura lieu contre ceux qui auront contrevu, de quelque manière que ce soit, à la loi et au règlement relatif aux inhumations précipitées.
Art. 359. — Quiconque aura recelé ou caché le cadavre d’une personne homicidée, ou morte des suites de coups ou blessures, sera puni d’un emprisonnement de six mois a deux ans et d’une amende de 50 francs à 400 francs ; sans préjudice des peines plus graves s’il a participé au crime.
Malgré l’article 77, qui dit que le permis d’inhumation ne peut être délivré que lorsque l’officier de l’état civil a constaté lui-même de visu le décès, à Paris et dans les grandes villes de France, cette vérification est faite par des médecins désignés à cet effet dans chaque quartier.
Dans la plupart des villes secondaires et dans toutes les communes rurales, non seulement la vérification des décès n’est pas faite par des médecins mais l’officier de l’état civil néglige même de la faire, ce qui constitue un abus déplorable et fait vivement désirer l’organisation dans toute la France, d’un service d’inspection des décès, dont les médecins seraient naturellement chargés.
L’article 77 dit que l’inhumation ne sera appliquée que vingt-quatre heures après le décès; mais il ne s’oppose pas à ce qu’elle soit différée même dans les cas ordinaires. L’officier de l’état civil est juge des circonstances qui peuvent retarder l’inhumation ou en hâter l’exécution. C’est ainsi qu un
maire peut ordonner, dans l’intérêt de la santé publique, l’inhumation immédiate d’un cadavre trouvé sur sa commune. Mais cette permission d’inhumer avant l’expiration du délai légal ne doit être donnée qu’avec la plus grande circonspection ("Voyez plus bas, art. 8). On peut aussi, en temps d’épidémie cholérique ou autre, ou même lorsqu’un cadavre est dans un état de décomposition prématuré, avancer le délai d’inhumation.
•Ensevelissement précipité. — L 'ensevelissement précipité pouvant avoir les mêmes inconvénients que l’inhumation, l’ordonnance a été rendue le 21 vendémiaire an IX, puis confirmée et amendée par l’arrêté suivant du 21 janvier 1841 :
Art. 1er. — Les personnes qui se trouveront auprès d’un malade au moment de son décès présumé, éviteront de lui couvrir et envelopper le visage, de le faire enlever de son lit pour le déposer sur un sommier de paille ou - de crin et de l’exposer à un air trop froid.
Art. 2. — La déclaration du décès sera faite par les deux plus proches parents ou voisins de la personne décédée.
Art. 3. — Il ne sera donné acte de cette déclaration par l’officier public qu’après que le décès aura été constaté dans la forme prescrite par les articles suivants et jusque-la il sera sursis à l'ensevelissement.
Art. 5. — Aussitôt que les maires auront reçu une déclaration de décès, ils en donneront avis à l’officier de santé qui se transportera sur-le-champ au domicile de l’individu présmfié décédé.
Art. 6. — Si l’officier de santé juge le décès certain, il j sera, sur son rapport, dressé acté par l’officier public de la déclaration du décès faite par les. parents ou voisins.
Art. 7. — Si l’officier de santé juge que le décès n’est pas certain, l’officier publie ordonnera de surseoir à l’ensevelissement jusqu’à certitude complète acquise par de nouvelles visites et par le rapport de l’officier de santé.
Art. 8. — Dans tous les cas, l’ensevelissement des corps décédés, leur mise en bière, leur inhumation, et en général toute disposition dont ces corps peuvent être l’objet, ne devra avoir lieu qu’après l’expiration complète d’un délai de vingtquatre heures a. partir de la déclaration du décès, à moins qu’il n’y ait dissolution commencée et constatée par le médecin vérificateur, qui sera tenu, en ce. cas, d’insérer au procèsverbal de visite, les motifs sur lesquels se fonde la déclaration que l’inhumation est urgente.
Modes d’inhumation. — En France, depuis, le décret du 23 prairial an XII, les inhumations doivent être faites dans des fosses, profondes de 4m,50 à 2 mètres, larges de 0,80 centimètres, et distantes les unes des autres de 30 centimètres, au moins. Chaque inhumation doit être faite dans une fosse séparée, et chaque fosse doit être recouverte d’un mètre de terre bien foulée.
On ne doit inhumer qu’un seul corps dans chaque fosse, excepté dans les cavaux de famille. Ceux-ci doivent être solidement construits en maçonnerie et hermétiquement fermés par des pierres scellées, pour éviter les émanations provenant des cadavres en décomposition.
Dans les grandes villes, on est obligé d’inhumer les cadavres des indigents dans des fosses communes , ce sont de larges tranchées ayant au moins la profondeur exigée pour les fosses particulières et 2 mètres à 3 mètres 50 de largeur, dans lesquelles on place une couche de cercueil juxtaposés et qu’on recouvre d’un mètre de terre bien foulée. Les cadavres n’y sont inhumés que pour une période de
INI
INJ
cinq ans, ce qui, de l’avis de tous les hygiénistes, est une durée insuffisante, l’accumulation des cadavres retardant considérablement leur destruction. Malheureusement, les besoins de la population ne permettent pas de prolonger cette durée. Aussi la crémation s’imposera-t-elle forcément un jour.
Exhumation. — L’exhumation d’un cadavre peut avoir lieu, par décision administrative ou judiciaire, ou encore simplement sur la demande de la fa mille avec la permission de l’autorité.
Code pénal. — Art. 350. — Sera puni d’un emprisonnement de trois mois à un an, et de 16 fr. a 300 francs d’amende, quiconque se sera rendu coupable de violation de tombeaux ou de sépultures ; sans préjudice de peines contre les crimes ou délits qui seraient joints à ceux-ci.
Code d’instruction criminelle. — Art. 44. — S’il s’agit d’une mort violente ou d’une mort dont la cause soit inconnue et suspecte, le procureur de la République se fera assister d’un ou deux officiers de santé qui feront leur rapport sur les causes de la mort et de l’état du cadavre.
Les personnes appelées dans le cas du présent article prêteront, devant le procureur de la République, le serment de faire leur rapport et' de donner leur avis en leur honneur et conscience.
Les ouvriers employés aux exhumations sont exposés à une série d’accidents qu’ils éviteront en se conformant à certaines règles qui ont été énumérées à l’article Cimetière, dans le paragraphe traitant de la translation des cadavres (Y. Cimetière).
Dr Paul Labarthe.
INIODYME. — Nom donné par les tératologistes à un monstre double ayant deux têtes réunies par leurs parties postérieures, reposant sur un seul corps. p. l.
INIOPE. — Nom donné par les tératologistes à un
Fig. 628. — Alonstie iniope.
genre de monstres doubles, formés de deux corps
parfaitement distincts jusqu’à l’ombilic, au-dessus duquel ils sont soudés, et dont la tête, incomplète-
Fig. 629. — Monstre Iniope.
ment double, présente, d’un côté, une face complète et, de l’autre, une face rudimentaire avec une ou deux oreilles et un seul œil. p. L.
INJEGTEUR. — On donne ce nom à des appareils employés pour pratiquer des injections dans le vagin, le rectum, ou autres cavités. On fait des injeeteurs de formes très variées. Parmi les plus usités nous citerons les suivants :
Vinjecteur de poche (fig. 630), qui est pour lave-
Fig. 630. — Injecteur de poche.
ment et injection vaginale. Cet appareil, d’une grande simplicité, se compose d’une poche en caoutchouc dont la partie supérieure, formant entonnoir, est munie d’un tube terminé par une canule. Lorsque cette poche est remplie d’eau, il suffit d’appuyer sur toute son étendue pour provoquer la sortie du liquide. Ce modèle tient peu de place et convient aux personnes qui voyagent.
L 'injecteur anglais (fig. 631), composé d'une poire en caoutchouc, à chaque extrémités de la'
plie sont fixés deux tubes : l’un plonge dans le fi? . ient où se trouve le liquide, l’autre est terminé par une canule à double usage. La canule ® taie est recouverte par la canule à injection, il ^ de visser cette dernière à sa base pour mettre f découvert la seconde canule.
L 'injecleur à jet continu ( fig . 632), se compose d’un corps de pompe en étain verni ; à son extrémité supérieure est vissée une boule en caoutchouc qui a pour but d’aspirer et de refouler le I
Pharmacie. — Sous le nom d’injections on désigne encore des préparations magistrales liquides destinées à être introduites, à l’aide d’une seringue ou de tout autre manière, dans les cavités naturelles, accidentelles, closes ou artificielles du corps humain. Les injections dans les cavités naturelles prennent des dénominations différentes qui sont en rapport avec les noms des orifices dans lesquels on les pratique, et l’on aies injections oculaires, nasales, auriculaires, pharyngées, vaginales, rectales (lavements), uréthrales. Les injections dans les cavités accidentelles sont celles que l’on pratique dans les ouvertures plus ou moins profondes qu’une lésion quelconque a pu produire au niveau de la surface cutanée; elles sont fréquemment usitées pour dégorger les plaies, les ulcères, les abcès, les phlegmons, les clapiers, les trajets fistuleux, etc.
Les injections dans les cavités closes comprennent toutes celles que 1 on pratique dans les séreuses telles que la plèvre, la tunique vaginale, le péritoine, le péricarde, les méninges, les synoviales articulaires. Enfin les
Fig. 632. — Injecteur à jet' continu.
liquide dans un tube placé sur le corps de pompe. Deux soupapes agissent en sens inverse , un l’autre permettent simultanément 1 introduction du liquide et son refoulement. Ces soupapes sont mobiles et peuvent se nettoyer facilement.
Sur la longueur du tube en caoutchouc est ménagée une ampoule servant de réservoir. Il suffit d’exercer quelques pressions sur la boule en caoutchouc pour que l’eau, après avoir rempli 1 ampoule, s’échappe par la canule, sans intermittence- La canule fixée à l’extrémité du tube en caoutchouc est à double usage Comme, dans le modèle précédent, la canule rectale est recouverte par la canule à injection ; il suffit de dévisser cette dernière à sa base pour mettre à découvert la seconde canule. , , .
Ce modèle est très commode, peu encombrant , il a l’avantage de donner un jet continu, aussi estil de beaucoup le plus usité. • p- L-
INJECTION. — Chirurgie. — L’injection est une petite opération qui a pour but d introduire,, a l’aide d’un injecteur, d’une seringue, d’une poire élastique de caoutchouc, ou de tout autre instrument analogue, un liquide simple ou médicamenteux, dans une cavité naturelle [conduits lacnmaux, oreille, urèthre, vessie, vagin, etc.); dans une cavité accidentelle (abcès, cavités séreuses, ra jet fistuleux, etc.), ou encore sous la peau, dans le tissu cellulaire hypodermique ou sous-cutave. our l’exposé du manuel opératoire des injections dans ces diverses cavités, nous ne pouvons que renvoyer nos lecteurs aux articles qui leur sont consacres dans ce dictionnaire (V. Lacrymal, Oreille, Ureinre, Vessie, Vagin. V. aussi Abcès, Séreuses , Fistules, Sous-cutané).
Dictionnaire populaire de Médecine osüellk.
ou produites artificiellement dans un but thérapeutique par le çhjrurpen, ““J prennent les injections que Ion fait dans le tissu cellulaire sous-cutané, dans les artères ou dans les veines autrement dit les injections hypodermiques, les intentions intra-artérielles et les injections intra veineuses. Les trois premières sortes d'injee- Sons se pratiquent avec les seringues ordinaires; la dernière ^se pratique avec la seringue de Pravas Les unes et les autres rendent tous les jours des services signalés en thérapeutique. ,
La manière de préparer les injections est très variable; ainsi elles s’obtiennent par soluüon par infusion par décoction et par intermede. La dose des substances, relativement à celle du véhiculé, est encore à peu près la même. Cependant il y a une différence notoire entre les injections du premier ordre et celles du second ordre. Les premières séjournent moins de temps dans nos organes que les lavements, eur quantité peut être augmentée sans crainte ; es secondes, au contraire, pénétrant instantanémen' dans le torrent «•JM’dïE sans subir aucune perte leur proportion doit etre diminuée d’autant que le liquide a introduire
PlL'etanfstie véhicule habituel de toutes les jojectioovet lorsqu’on emploie le vin, 1*“" le permanganate de potasse, 1 atoo^etc-. ce n est ordinairement que lorsque “S prod“«s ont ete
ïr?e%on,SènPtrdïnf S P- Jour ou chaque flpnv ou trois jours seulement.
Toutes sortes de substances peuvent etre mises
+ v n a - les injections emollientes avec
U mÏÏfvê ta grimauve.le lin, l’orge, le chiendent; iü“ s injection* calmantes ;avee la ju^quiame, la
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stramoine, le pavot, l’atropine, la morphine, l’opium ; — les injections astringentes avec le ratanhia, la bistorte, l’alun, le borax, l’acétate de plomb ; — les injections toniqu s avec les feuilles de noyer, le quassia, le Colombo, le lait, le vin, le bouillon ; —les injections stimulantes avec l’absinthe, la mélisse, la lavande, la cannelle, la muscade ; — les injections irritantes avec l’alcool camphré, le nitrate d’argent, la teinture d’iode ; • — • les injections antiseptiques avec l’eau alcolisée, phéniquée, chlorurée avec le phénol Bobœuf, l’acide borique, le coaltar Le Beuf; — les injections antispasmodiques avec le chloroforme, 1 éther, le chloral, etc., etc. Dr marc, cambotjlives.
INNERVATION. — Nom donné par les physiologistes à l’ensemble des phénomènes nerveux résultant de l’action du système nerveux central et périphérique. PL
INOCULABLE. — Qualificatif donné par les médecins aux maladies dont le principe est inoculable, c’est-à-dire aux maladies virulentes (V. Virus).
INOCULATION. — L’inoculation est une opération qui consiste à introduire artificiellement dans l’économie le principe matériel d’une maladie contagieuse comme la variole et la vaccine.
La variole et la vaccine s’inoculent dans un but de thérapeutique préventive. En Suède et en Italie on a, dans le même but, pratiqué l’inoculation de la syphilis (V. Syphilisation ).
On peut, dans certains cas, pratiquer des inoculations pour éclairer le diagnostic d’une maladie. Ainsi, lorsqu’on se trouve en présence d’une lésion, d’une ulcération qu’on ne peut nettement diagnostiquer, chancre simple , chancre syphilitique ou herpès, on inocule au porteur une gouttelette du pus sécrété par la plaie suspecte, et le résultat positif ou négatif de cette inoculation permet au médecin d’établir un diagnostic certain (V. Chancre, Syphilis). PL. 5
INODULAIRE. — Qualificatif donné par les chirurgiens au tissu fibreux accidentel qui se développe dans une plaie en suppuration et qui forme le tissu cicatriciel (V. Cicatrice). P. L
INQUIÉTUDES. — On désigne sous le nom d’inquiétudes des douleurs vagues, mal définies, que ressentent surtout auxjambes les individus atteints de nervosisme (V. ce mot). P> L
INSALIVATION. — Nom donné par les physiologistes à ce temps de l’acte complexe de la dio-estion, pendant lequel les aliments, mastiqués dans la cavité buccale, s’imprègnent de salive (V. Salive, Digestion ). P- p
INSALUBRES (industries). — (V. Industries.)
INSALUBRES (logements). — (V. Logements .)
INSALUBRITÉ. — (V. Salubrité.)
INSECTICIDE. — On donne ce nom à diverses
substances pulvérisantes employées pour détruir certains insectes parasites de l’homme, tels qu poux de la tête, poux du pubis, puces, punaises, etc Parmi les insecticides les plus usités, nous cite’ rons la poudre de pyrèthre, la poudre de staphi saigre, etc. (V. ces mots). Pt L ’
INSENSIBILITÉ.— On donne ce nom à l’absence ou à la perte de la sensibilité, qu’elle soit normale comme celle de certains tissus (os, ongles, cheveux, etc.), ou pathologiques , comme celle qui résulte d’une paralysie; ou enfin, artificielle comme celle qu’on obtient par l’anesthésie. P- L<
INSERTION. — Mot par lequel les anatomistes désignent l’implantation , l’attache d’un organe sur un autre, par exemple celle des muscles et des tendons sur un os. P. L.
INSIPIDE.— Qualificatif donné à toute substance qui, appliquée sur la langue, n’y détermine aucune saveur gustative. P.
INSOLATION. — On donne ce nom à un ensemble de phénomènes morbides généraux, sans lésions locales, produits par une chaleur intense.
Fréquente dans la zone torride, surtout chez les Européens non acclimatés et intempérants, l’insolation s’observe parfois dans nos climats, soit sur les soldats obligés de faire des marches forcées sous un soleil ardent, soit sur les ouvriers, les chauffeurs exposés aux ardeurs d’un foyer intense.
L’état hygrométrique et électrique de l’air joue probablement un rôle important.
Mais comment agit la chaleur ? Détermine-t-elle une altération du sang (Wood)? Paralyse-t-elle les centres nerveux (Raxter), les plexus pulmonaires (Handfield)? ou bien produit-elle, comme on le croit plus généralement, une altération spéciale des muscles striés qui entraîne la rigidité.
Les phénomènes de l’insolation se développent d’une façon progressive ou surviennent brusquement, parfois d’une façon inopinée et l’individu frappé tombe sans connaissance.
Quel que soit son début, l’insolation se traduit par une grande faiblesse, le malade tombe, il ne peut se relever, il souffre de la tête et surtout de l’épigastre, il éprouve la sensation d’une chaleur ' excessive de la peau, et ne tarde pas à perdre connaissance; la respiration est gênée, fréquente, ster* toreuse, une écume mousseuse remplit la bouche, et le corps reste immobile dans une roideur tétanique.
La mort peut être presque subite ou se faire attendre de vingt-quatre à quarante -huit heures; lorsque le malade guérit, il reprend connaissance, la céphalalgie se dissipe, les forces reviennent. Souvent une diarrhée abondante ou des sueurs profuses sont le signal du retour à la santé.
La durée de la maladie varie entre quelques
heures et cinq ou six jours.
Lorsque le malade est plongé dans le coma, ce n’est guère que par les circonstances de l’accident que 1 on peut différencier l’insolation d’une hémor' rhagie ou d’une congestion cérébrale; la méninffÜ*
. p/g g’en distingue par les contractures, les vomis- r seinents, le ralentissement du pouls, etc. c
h Le traitement préventif consiste à éviter les tem- 1 ératures trop élevées et surtout, lorsqu’on ne peut ( s’y soustraire, à s’abstenir de boissons alcooliques.
Lorsque le malade est sous le coup de l’insolation, i il faut, autant que possible, le placer dans un en- < droit frais, lui faire sur tout le corps des lotions ] avec de l’eau froide, glacée, simple ou additionnée de vinaigre aromatique, d’eau de Cologne, lui faire respirer des sels anglais. Dr Léon Moynac.
INSOLUBLE. — Qualificatif donné à tout corps nui ne peut pas se dissoudre dans un liquide donné.
INSOMNIE. — L’insomnie est la privation de sommeil. Elle est plus fréquente chez les vieillards que chez les adultes, chez les femmes que chez les hommes et chez les personnes d’une constitution nerveuse et irritable que chez celles qui ont un tempérament sanguin et lymphatique. Elle peut être causée par quelque indisposition, quelque chagrin, quelque inquiétude, les travaux exagérés de l’esprit, les veilles prolongées, un excès de fatigue. Elle se montre comme symptôme dans un grand nombre de maladies.
Lorsque l'insomnie se prolonge, elle fatigue beaucoup : la face devient pâle, livide, colorée seulement aux pommettes; les .yeux sont rouges, injectés et douloureux; les membres sont lourds, brisés par une courbature continuelle; la bouche est sèche, les urines sont rares et'chargées, il y a le plus souvent de la constipation et aussi une éruption de petits boutons sur le visage, principalement sur le front.
La thérapeutique de l’insomnie consiste dans l’emploi des préparations opiacées, de la morphine, de la codéine ( sirop de Berthé), de la narcéine ( sirop de Gig on), du bromure de potassium (sirop de Laroze), du chloral ( chloral perlé Limousin), de l’éther, du chloroforme, etc. Mais il ne faut avoir recours à/ ces moyens qu’exceptionnellement, et lorsque les moyens hygiéniques, tels que l’exercice musculaire, la marche, l’équitation, la natation, la suppression du café, du thé, de l’alcool, et de tous les excitants en général, auront été impuissants à amener le sommeil. p. L.
INSPIRATION. — L’inspiration est le premier temps de la Respiration (V. ce mot). p. L.
INSTILLATION. — On donne ce nom à une petite opération qui consiste à injecter goutte à goutte un liquide médicamenteux. p. L.
, INSUFFISANCE. — Nom donné par les médecins a une lésion organique des orifices mitral ou aortique du cœur, consécutive à leur occlusion incomplète.
Insuffisance mitrale. — L’insuffisance mitrale, gui habituellement se rencontre chez le même individu avec un rétrécissement du même orifice, est une lésion qui permet le retour du sang du ventricule dans l’oreillette ; le claquement de la valvule
mitrale est donc remplacé par un bruit de souffle qui se produit au moment de la systole ventriculaire et à la pointe. L’insuffisance mitrale se traduit donc par un souffle systolique à la pointe.
Mais d’ordinaire, il y a à la fois rétrécissement et insuffisance mitrale, ce qui se traduit par la fusion des deux souffles, c’est-à-dire par un souffle prolongé de la pointe.
Insuffisance avec rétrécissement de l’orifice mitral. — L’association de ces deux lésions est infiniment plus fréquente que l’existence de l’une à l’exclusion de l’autre.
Au point de vue anatomique, nous nous bornerons à dire que les deux moitiés de de la valvule mitrale sont soudées de manière à former un entonnoir rigide, dont le sommet s’est rapproché de la pointe du cœur. Tout le cœur est hypertrophié, surtout dans ses diamètres transversaux, et il est horizontalement dirigé.
Au point de vue des symptômes, nous ne signalerons que le plus caractéristique, c’est le souffle prolongé de la pointe.
En le décomposantion voit qu’il se composé :
. 1° D’un roulement diastolique, c’est une sorte de grondement produit par le passage du sang qui tombe de l’oreillette dans le ventricule, à travers l’orifice mitral toujours béant;
‘ 2° Du souffle présystolique, produit par la systole de l’oreillette (passage brusque du sang à travers l’orifice mitral rétréci) ;
3° Du souffle systolique, produit par la systole du ventricule (retour du sang dans l’oreillette). M. Dm roziez a donné de ce bruit une notation assez bizarre, mais juste et très facile à retenir.
rrroû . f . ..foût . ta.. ,ta...rrroû. f. fout. ta. ta.
Roulement Souffle Souffle Dédoublement diastolique, présystolique, systolique, du 2e bruit
Souffle" prolongé de lapointe. * normal.
Les bruits du cœur présentent des redoublements, c’est-à-dire la répétition, dans un intervalle très court, des bruits de plusieurs révolutions cardiaques qui se précipitent, et des dédoublements, c’està-dire une augmentation du nombre des bruits qui correspondent à une révolution cardiaque; de telle sorte qu’au lieu du rythme normal on a des bruits comparables au galop du cheval, au rappel du tambour, etc.
Dans toutes les lésions mitrales, le pouls est très petit ; son tracé donne des oscillations fort peu accentuées, régulières si la compensation existe, inégales, irrégulières si elle n’existe pas. Le pouls présente des intermittences, que l’on a comparées i à des faux pas. La petitesse du pouls tient, peutêtre, à ce que le sang du ventricule, au lieu d’être en totalité lancé dans l’aorte, revient en partie dans 5 l’oreillette.
Nous avons exposé les conséquences des lésions valvulaires ; l’hypertrophie se montre rapidement ; elle débute par l’oreillette gauche, se généralise ; , elle détermine la voussure de la région précordiale, le frémissement cataire, la déviation de la pointe t du cœur.
Les congestions pulmonaires, cérébrales, hépatib ques, rénales, les hydropisies, ne tardent pas à se
INS
montrer, et cela par le mécanisme que nous avons
in<La marche de ces lésions varie à l’infini ; souvent nendant plusieurs années, la compensation maintient l’équilibre circulatoire, mais cet équilibre est très instable, la moindre bronchite peut le détruire, et dès qu’il est rompu, apparaissent les hydropisies; elles débutent par les malléoles, remontent graduellement, atteignent les cavités splanchniques ou elles déterminent des épanchements. Souvent la peau distendue se recouvre d’érythème et d’érysipèle fort graves. La dyspnée, la cachexie cardiaque, les lésions viscérales, sont autant de causes de mort. Il peut se faire aussi des embolies qui produiront, à distance, des ramollissements cérébraux ou des infarctus des principaux viscères. , .
Si l’on compare les lésions mitrales aux lésions aortiques, on remarque que les lésions mitrales peuvent laisser vivre longtemps, mais en produisant des palpitations, de la dyspnée, des bronchopneumonies, des hydropisies, qui empoisonnent l’existence; elles présentent de nombreuses alternatives d’amélioration et de rechutes, et font mourir après une longue agonie.
Les lésions aortiques laissent vivre assez tranquillement; puis elles déterminent une mort subite, ou une asystolie rapidement mortelle.
Insuffisance aortique. — Cette affection qui a été décrite cliniquement pour la première fois par Aope et Corrigan, est produite par un état morbide des valvules sigmoïdes permettant le reflux du sang de l’aorte dans le ventricule gauche. Très souvent l’insuffisance est accompagnée de rétrécissement.
Les causes sont celles des lésions organiques du cœur (rhumatisme, endocardite), parfois des chutes ou des coups portés sur la région précordiale. '
Les valvules sigmoïdes ont subi les transformations cartilagineuses, . osseuses, crétacées, elles adhèrent aux parois de l’aorte ou du ventricule, elles sont déchirées, perforées ou amincies et criblées de petits pertuis (état réticulé ou fenêtré qui est très rare). Elles peuvent avoir conservé leur structure, mais l’orifice aortique est dilaté par un anévrysme. Leur état est facile à constater; il suffit de pousser un jet d’eau dans l’aorte, s’il pénètre dans le ventricule, la valvule est insuffisante.
Très souvent il existe en même temps une hypertrophie avec dilatation du ventricule gauche; elle serait destinée à rétablir l’équilibre troublé par l’insuffisance, d’où le nom d’hypertrophie compensatrice. La dilatation serait en rapport avec le reflux d’une certaine quantité de sang dans le cœur et l’hypertrophie répondrait à la force plus grande nécessitée par sa projection.
L’inspection et la percusssion de la région précordiale indiquent souvent 1 existence d’une voussure et d’une malité étendue, ce qui répond à l’hypertrophie. Il peut exister un frémissement cataire à maximum diastolique.
L’auscultation révèle l’existence d’un bruit de souffle qui offre plusieurs caractères importants : 1° il a son maximum à la base du cœur (au niveau
du bord inférieur de la troisième côte, près le bord droit du sternum) et au second temps, c’est-à-dire qu’il se produit au moment où le sang qui a été lancé dans l’aorte reflue dans le ventricule par le fait de l’insuffisance ; il remplace le second bruit produit normalement par le claquement de ces valvules; 2° il se prolonge sur le trajet de l’aorte dans une grande étendue ; 3° il est doux, soufflant, aspiratif, en jet de vapeur; on l’a comparé au roucoulement de la tourterelle.
Les artères sont généralement athéromateuses, flexueuses. Le pouls est bondissant et dépressible; ces caractères sont surtout accusés sur les artères du cou et sur celles du membre supérieur lorsqu’il est élevé. Le bondissement du pouls est dû à la force de projection de l’ondée sanguine lancée par un ventricule hypertrophié, sa dépressibilité s’explique par le reflux brusque du sang dans le ventricule et par la diminution de la tension artérielle qui en résulte immédiatement. Le sphygmographe rend parfaitement ce double caractère ; la ligne d’ascension est verticale et marque ainsi la brusquerie de l’expansion vasculaire; à son sommet se trouve un petit crochet, indice de l’abaissement brusque de la tension artérielle. De plus, Henderson a prétendu qu’il existait un intervalle anormal entre les contractions du cœur et le pouls des artères éloignées. :
Duroziez a signalé dans les artères des membres et spécialement dans la crurale, un double bruit de souffle produit par une pression légère du stéthoscope : le premier bruit coïncidant avec la systole résulte de l’obstacle au cours du sang créé par la pression du stéthoscope; le second est produit par le retour du sang vers le cœur, retour qui ne peut s’effectuer que dans le cas d’insuffisance.
Les symptômes généraux des maladies du cœur (œdème, dyspnée, turgescence de la face, etc.) sont beaucoup plus rares dans l’insuffisance aortique simple que dans toute autre lésion cardiaque.
L’insuffisance aortique s’établit d’ordinaire d’une manière inappréciable, mais parfois d’une façon brusque ; les malades éprouvent subitement une vive douleur à la région précordiale, ils ont une dyspnée considérable, ' les battements du cœur deviennent tumultueux : il est probable que dans ces cas une valvule s’est rompue.
Lorsque la compensation est convenablement établie, les gens atteints d’insuffisance aortique peuvent vivre de longues années, sans soupçonner la grave lésion dont ils sont atteints. De toutes les maladies du cœur c’est une des moins gênantes, mais une des plus graves, car elle prédispose spécialement à la mort subite par syncope.
Un bruit de souffle au second temps et à la base se prolongeant sur le trajet, de l’aorte, un poU^s bondissant et dépressible, des artères flexueuses et athéromateuses, une hypertrophie du ventricule gauche, sont les caractères de l’insuffisance aortique.
Insuffisance et rétrécissement aortique. — Cette lésion est fréquente ; ses caractères consistent dan l’union de ceux qui appartiennent à l’insuffisance et au rétrécissement, ils consistent donc en double bruit de souffle à la base. Le souffle au pre'
• temps se rattache au rétrécissement, le souffle ^deuxième temps appartient à l'insuffisance. Ces Tnx bruits peuvent se prolonger dans les gros
• aux, mais souvent la transmission ne porte val gur p’un d’eux. Le ventricule gauche est très hypertrophié, le pouls a perdu son caractère bondissant et dépressible , il est petit.
mss Dr Léon Hoynac.
INSüFFLATEUR. — On donne lè nom d’insufflatours à des appareils usités en médecine et en chirurgie pour introduire des poudres médicamenteuses ou inertes dans certaines cavités du corps humain : larynx, vagin, etc. Parmi les insufflateurs les plus usités, nous citerons Vinsufflateur de Morand et Vinsufflateur lance-poudre de Rainai frères.
Vinsufflateur de Morand (^. 633), se compose
Fig. 633. — Insufflateur de Morand.
d’une poire en caoutchouc servant de réservoir à la poudre, et fixée sur une pièce de caoutchouc durci dans laquelle on introduit la poudre finement pulvérisée. Cet appareil est terminé par une canule courbe que l’on peut rendre droite en la chauffant
disposée à la partie inférieure, empêche la poudre de s’amasser dans la poire en caoutchouc, qui est fixée à une tige en métal nickelé, prenant la forme de la paume de la main' et servant de manche à l’appareil. Il suffit d’ exercer quelques pressions sur la poire en caoutchouc" pour que le médicament soit projeté sous forme de poussière. Un tube recourbé en spirale et muni de trous faisant office de tamis est disposé à l’intérieur de la boule, afin que la poudre soit parfaitement divisée à sa sortie et n’arrive pas en masse sur la partie malade.
La disposition de cet appareil très simple et très commode offre l’avantage de ne pas masquer la partie à explorer. Son entretien est facile, car il peut se laver, ce qui permet d’employer plusieurs sortes de médicaments, pour des insufflations laryngiennes, oculaires ou vaginales.
Pour s’en servir, on introduit la poudre dans le ballon en le dévissant par le point A. Par des pressions répétées sur la poire, l’air arrive dans le ballon, et se mélange avec la substance pulvérulente qui échappe par la canule. Dr Paul labarthe.
INSUFFLATION. — On donne ce nom : 1° à un moyen qui consiste à insuffler l’air dans les poumons, soit au moyen d’un tube laryngien, que l’on fait pénétrer par la bouche jusqu’au larynx, soit de bouche à bouche. L’insufflation est employée: 1° pour ranimer les enfants nouveau-nes asphvxiés, les individus asphyxiés par submersion ou par le chloroforme; 2° pour introduire des poudres médicamenteuses dans certaines cavités du corps, à l’aide d’appareils appelés insufflateurs-
légèrement au-dessus d’une lampe à alcool. La canule droite est employée pour les insufflations dans l’arrière-gorge, et la canule sert à diriger les poudres médicamenteuses sur l’orifice du larynx.
L 'insufflateur ou lance-poudre de Hainul freres ( ^-634), remplace avantageusementl’ancien pyxide
(V. ce mot). Il sert à administrer les poudres dans la gorge, ainsi que les collyres pulvérulents U se compose d’une sphère de verre B dans laquelle on verse la poudre médicamenteuse; une soupape,
INTEMPÉRANCE.— L’intempérance consiste dans l’usage immodéré des aliments et des boissons (Y, Indigestion , Alcoolisme). P- L-
INTENTION. — Mot employé par les chirurgiens pour désigner le mode de réunion des plaies. La réunion par première intention est la reunion primitive; la réunion par deuxième intention est la réunion secondaire ou consécutive à la suppuration (V. Cicatrisation). P. L.
INTERARTICULAIRE. — Qualificatif donné par les anatomistes aux cartilages situés entre les suri faces articulaires de deux os. P- L-
INTERCOSTAL. — Qualificatif employé par les matomistes pour désigner divers organes situes mire les côtes, muscles, artères, veine», nerts, et Dar les pathologistes pour designer la nevralg les nerfs de cette région. .
Muscles intercostaux. - Les mus^eati! * situés taux sont des rubans allonges et aplat s, situes entre les côtes de manière a combler 1 intervaUe qui les sépare. Us sont au nombre de deux pour chaque espace intercostal, lun externe, 1 autre m-
te?oeiNTERCOSTAüx EXTERNES. - Ces muscles s’atta-
h t à la lèvre externe du bord inferieur * iat6.eSrLure. àpartir de la tubérosité de cette côte jusqu'au niveau du cartilage costal ; de
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là leurs fibres descendent obliquement en bas et en avant pour se fixer au bord supérieur de la côte qui est au-dessous. ^
2° Intercostaux internes. - Ces muscles s’insèrent, en haut, à la lèvre interne du bord inférieur de la côte supérieure ; de là leurs fibres descendent obliquement en bas et en arrière pour se fixer au bord de la côte supérieure qui est au-dessous.
Ces muscles ne commencent en arrière qu’au niveau de l’angle des côtes, mais se prolongent en avant jusqu’au sternum : au niveau des cartilages costaux, ils ne sont donc plus recouverts par l’intercostal externe, une mince lamelle aponévrotique les protège.
Toutes les opinions possibles ont été émises relativement à l’action des muscles intercostaux ; on peut, je crois, se rallier à l’opinion de Cruveilhier qui les considère comme des ligaments élastiques et contractiles, destinés à opposer une résistance active à la pression atmosphérique et disposés sur deux couches, à direction opposée, afin que l’une ou l’autre couche soit toujours tendue, quelle que soit la position des côtes.
Artères întercostales. — Les artères intercostales au nombre de quinze paires, sont situées dans les espaces intercostaux. Elles se détachent des parties latérales de l’aorte, mais . l’aorte ne s’élevant pas jusqu’à la partie supérieure du thorax, les deux premières intercostales sont fournies par l’artère sous-clavière; de plus, l’aorte s’arrêtant au niveau de la quatrième vertèbre lombaire, la dernière artère lombaire est finie par Vilèo-lombaire.
Les artères intercostales se placent sur les gouttières des corps vertébraux qu’elles suivent transversalement jusqu’aux trous de conjugaison et, dans cette première partie de leur trajet, elles présentent des rapports différents à gauche et à droite.
A gauche, elles sont recouvertes par le grand sympathique et la plèvre ; de plus, les deux dernières intercostales et les lombaires sont recouvertes par les piliers du diaphragme et les arcades fibreuses du psoas.
 droite, ces artères, du moins les supérieures, sont un peu plus longues qu’à gauche, en raison de la situation de l’aorte ; elles passent derrière l’œsophage, le canal thoracique, la grande veine azygos, le grand sympathique; les intercostales inférieures sont recouvertes par les piliers du diaphragme, le psoas et la veine cave inférieure.
Arrivées au-devant des trous de conjugaison, les artères intercostales se divisent en deux branches : l’une, postérieure ou dorso-spinale, destinée à la moelle et aux parties postérieures du tronc; l’autre, antérieure, destinée aux parties latérales et antérieures du tronc.
Veines intercostales. — Les veines intercostales correspondent aux artères intercostales ; les supérieures s’ouvrent dans les veines sous-clavières; les autres se jettent dans la grande veine azygos et dans la petite veine azygos.
Nerfs intercostaux. — On donne le nom de nerfs intercostaux aux branches intérieures des paires nerveuses dorsales. Ces nerfs sont au nombre de douze de chaque côté et, bien qu’affectant à peu près la même disposition, ils se distinguent par
quelques caractères particuliers; aussi étudierons, nous : A, leurs caractères communs; — b, leur' caractères particuliers.
A. Caractères communs. — Dès que les nerfs dorsaux ont franchi le trou de conjugaison, ilSse divisent en deux branches : l’une postérieure, qui se porte en arrière vers les muscles spinaux, et l'autre, antérieure, qui constitue le nerf intercostal.
Dès son origine, le nerf intercostal s’anastomose par un ou deux filets avec les ganglions voisins du grand sympathique ; après cela, ce nerf gagne l’espace intercostal correspondant et chemine, d’abord entre la plèvre pariétale, dont il est séparé par une mince lamelle fibreuse, et le muscle intercostal externe; plus loin, il glisse entre les deux muscles intercostaux et se rapproche de la gouttière de la côte supérieure en se plaçant au-dessous de l’artère et de la veine intercostales; vers le milieu de l’espace intercostal, il abandonne la côte supérieure pour occuper le milieu de l’espace intercostal, qu’il parcourt ainsi jusqu’à son extrémité antérieure.
Dans ce trajet il fournit: 1° des rameaux aux muscles intercostaux ; — 2° des rameaux qui s’anastomosent sur la face interne des côtes avec le nerf placé au-dessus; — 3° des branches cutanées, désignées sous le nom de rameaux perforants antérieur et latéral, très remarquables en ce que, dans les névralgies intercostales qui sont très communes, ces branches cutanées sont le siège habituel des points douloureux.
Le rameau perforant latéral se détache vers la partie moyenne de l’espace intercostal, traversé les muscles intercostal externe et grand dentelé et, arrivé au-dessous de la peau, se divise enramuscules antérieurs et postérieurs.
Le rameau perforant antérieur représente la terminaison du nerf intercostal, il devient sous-cutané sur les côtés du sternum et du muscle grand droit et se distribue aux téguments correspondants.
B. Caractères particuliers. — Premier nerf intercostal. — Le premier nerf dorsal remarquable en ce que sa branche antérieure, au lieu de former exclusivement le nerf intercostal, se divise en deux rameaux : l’un s’élève au-devant du col de la première côte et se rend dans le plexus brachial, l’autre constitue le premier nerf intercostal, nerf assez grêle et qui ne fournit point de rameau perforant latéral.
Deuxième et troisième nerfs intercostaux. — Les rameaux perforants latéraux de ces deux nerfs sont remarquables par la grande étendue de leur trajet ; en effet, ils traversent la base du creux de l’aisselle pour aller se distribuer à la partie interne du bras, en s’anastomosant avec le brachial cutané interne. Ce qui explique comment certaines névralgies intercostales s'irradient vers la partie interne du bras.
Quatrième et cinquième nerfs intercostaux. Leurs rameaux perforants latéraux fournissent des filets à la mamelle et au mamelon.
Sixième et septième nerfs intercostaux. — Ils °nt pour caractère particulier de fournir quelques filets à la partie supérieure des muscles de la par01 abdominale.
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r'na derniers nerfs intercostaux. — Ces nerfs rrespondent aux fausses côtes; arrivés à leur C° tie terminale, ils croisent les cartilages de ces cheminant entre les muscles transverse et C°tit oblique, fournissent un rameau perforant latéral qui se rend aux téguments en traversant les fibres du muscle grand oblique. Plus loin, ces nerfs intercostaux atteignent le muscle droit qu’ils pénètrent et auquel ils se distribuent en fournissant des rameaux perforants antérieurs disposés en deux séries ; en effet, les uns émergent du muscle droit suivant une ligne voisine de son bord externe, les autres émergent de ce muscle suivant une ligne
voisine de son bord interne.
Névralgie intercostale. — C’est de toutes les névralgies la plus fréquente, car les maladies générales (anémie, chlorose, hystérie, etc.) qui prédisposent aux névralgies, ont une prédilection marquée pour les nerfs intercostaux.
La névralgie intercostale est très commune chez la femme, surtout de seize à quarante ans; ses causes, fort nombreuses, peuvent se diviser en deux groupes ; les unes agissent directement sur le nerf, les autres n’ont qu’une influence indirecte.
1° Causes directes. — Les douleurs thoraciques sont à peu près constantes dans le cours de la tuberculose, dans la pneumonie et surtout la pleurésie. Quelle en est la nature? Faut-il les considérer comme une névralgie vraie, sans altération du nerf ? faut-il admettre, avec Beau, la congestion et l’inflammation du nerf? la névrite déterminée par voisinage ? ou encore n’est-ce pas la plèvre elle-même qui serait douloureuse et non le nerf intercostal correspondant? Ces diverses opinions ont été soutenues.
Le zona frappe souvent les parois thoraciques et détermine dans les points qu’il occupe une névralgie très vive et très tenace. Les lésions de la glande mammaire, des côtes., des vertèbres peuvent également déterminer des névralgies intercostales. Signalons enfin l’action du froid.
2° Causes indirectes. — Très puissantes : ce sont l'anémie, la chlorose, l’hystérie, les affections chroniques de l’utérus, de ses annexes et même de l’estomac et du foie.
La douleur est l’élément essentiel de la névralgie ; si tout le nerf est malade, le thorax se trouve étreint par une demi-ceinture douloureuse, mais souvent la douleur est plus circonscrite. Ses deux caractères sont: 1° des accès douloureux s'irradiant sur le trajet du nerf et se reproduisant à des intervalles indéterminés ; ces accès sont plus rares dans la névralgie intercostale que dans toute autre ; 2° des points douloureux (Valleix), au nombre de trois, dont l’existence est à peu près constante : le 1er, postérieur, se trouve en dehors des apophyses épineuses, au niveau des trous de conjugaison ; il correspond à la première branche collatérale qui traverse les muscles vertébraux pour devenir cutanée. Le 2e se trouve sur les côtés du thorax, à peu près à égale distance de la colonne vertébrale et du sternum ; en ce point le nerf intercostal fournit aussi un filet cutané. Le 3e occupe les côtés du sternum ; c’est là qu’arrivé au terme de son trajet,
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le nerf intercostal abandonne les muscles pour se distribuer aux téguments.
Une légère pression exercée aux points indiques réveille une douleur qui peut rester circonscrite à ce niveau et s’irradier à tout le nerf.
La douleur augmente encore par le mouvement; il en résulte une gêne instinctive dans les excursions du thorax et, par suite, de la dyspnée.
Quant à la marche de cette névralgie, subordonnée à ses causes, elle est aussi variable que cellesci sont nombreuses. Ses récidives sont très fréquentes; il est en. effet bien souvent difficile de modifier les états qui 1’engendrent.
Lorsqu’on soupçonne son existence, il faut d’abord rechercher les trois points douloureux; pour cela, on exerce une pression modérée sur les côtés des apophyses épineuses, on détermine ainsi le premier point et, en suivant l’espace intercostal correspondant, on reconnaît les points moyen et anterieur. Leur existence distingue la névralgie de la pleurodynie et de la cardialgie. .
Le diagnostic le plus important est celui de la cause; on y arrive par l’examen des organes thoraciques, du squelette du thorax, de la moelle, des organes génitaux, de l’état général, etc.
Après avoir institué le traitement qu exige la cause de la névralgie, on s’adressera à la douleur elle-même : badigeonnages à la teinture diode, sinapismes, vésicatoires volants simples ou morphinés, ventouses sèches ou scarifiées, application de liniments calmants (pommades à la belladone, au chloroforme, etc. A l’intérieur, on donnera les pilules de Moussette, le chloral perle Limousin, le bromure de potassium (sirop de Loroze), le bromure de camphre (capsules du D Clin), le chlo
roforme, l’éther, etc. d* Léon Moynac.
INTERDICTION. — Médecine légale. — On
donne ce nom à la déclaration faite par le juge, qu’une personne est privée de l’exercice des actes de la vie sociale : mariage, donation, testament, etc.
Législation. — Code civil. — Art. 114. — Lorsque l’ opposition au mariage est fondée sur l’état de démence du futur époux, cette opposition dont le tribunal pourra main-levée pure et simple, ne sera jamais reçue qu a la chaige, par l’opposant, de provoquer l’interdiction et dy faire statuer dans le délai qui sera fixé par le jugement.
Art. 442. - Ne peuvent être tuteurs ni membres des conseils de famille les interdits. , .
Art. 901. — Pour faire une donation entre vifs ou un testa ment il faut être sain d’esprit. . .
Art. 1304. — A moins d’être limitée par une lo‘Palt‘c“ lière, cette action (action en nullité ou en révision es e ventions) dure dix ans. Le temps ne court a g actes faits par les interdits que du jour ou 1 interdiction
“te. 2003. - Le mandat «ait par natenfi.ti.n du mandant
ou du mandataire. ,
Art. 2126. - Lesbiens... des interdits, tant quelaposses sion n’en est déférée que provisoirement ni > P™t e e hypothéqués que pour les causes et dans les formes établies par la loi et en vertu du jugement ...
4rt 489 - Le majeur qui est dans un état habituel d imbédfité de démence ou de fureur doit être interdit, même lorsaue cet état présente des intervalles lucides.
Art 490 — Tout parent est recevable a prononcer 1 interdiction de son parent. H en est de même pour l’un des époux, à l'égard de l’autre.
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Art< 491. — Dans le cas de fureur, si l’interdiction
n’est provoquée ni par l’époux ni par les parents, elle doit l’être par le procureur du roi, qui, dans les cas d’imbécilité ou de démence peut aussi la provoquer contre un individu qui n’a ni époux, ni épouse, ni parents connus.
Art. 492. — Toute demande en interdiction sera portée devant le tribunal de première instance.
Art. 493. — Les faits d’imbécilité, de. démence ou de fureur seront articulés par écrit. Ceux qui poursuivront l’interdiction, présenteront les témoins et les pièces.
Art. 497. — Après le premier interrogatoire, le tribunal commettra, s’il y a lieu, un administrateur provisoire pour prendre soin de la personne et des biens du défendeur.
Art. 498. — Le jugement sur une demande en interdiction ne pourra être rendu qu’à l’audience publique, les parties entendues ou appelées.
Art. 499. — En rejetant la demande en interdiction, le tribunal pourra néanmoins, si les circonstances l’exigent, ordonner que le défendeur ne pourra désormais plaider, transiger, emprunter, recevoir un capital mobilier, ni en donner décharge, aliéner ni grever ses biens d’hypothèques, sans l’assistance d’un conseil nommé par le même .jugement.
Art. 503. — Les actes antérieurs à l’interdiction pourront être annulés si la cause de l’interdiction existait notoirement à l’époque desdits actes.
Art. 504. — Après la mort d’un individu, les actes par lui faits ne pourront être attaqués pour cause de démence, qu’autant que son interdiction aura été prononcée ou provoquée avant son décès, à moins que la preuve de la démence ne résulte de l’acte même qui est attaqué.
Art. 505. — S’il n’y a pas d’appel du jugement d’interdiction rendu en première instance, ou s’il est confirmé sur l’appel, il sera . pourvu à la nomination d’un tuteur ou d’un subrogé-tuteur à l’interdit, suivant les règles prescrites au * titre De la minorité, de la tutelle et de l’émancipation. L’administrateur provisoire cessera ses fonctions, et rendra : compte au tuteur s’il ne l’est pas lui-même.
Art. 506. — Le mari est, de droit le tuteur de sa femme interdite.
Art. 507. — La femme pourra être nommée tutrice de son mari. En ce cas, le conseil de famille réglera la forme et les conditions de l’administration, sauf le recours devant les tribunaux de la part de la femme qui se croirait lésée par l’arrêté de sa famille.
Art. 508. — Nul, à l’exception des époux, des .ascendants ou des descendants, ne sera tenu de conserver la tutelle d’un interdit au delà de dix ans. A l’expiration de ce délai, le tuteur pourra demander et devra obtenir son remplacement.
Art. 509. — L’interdit est assimilé au mineur, pour sa personne et pour ses biens ; les lois sur la tutelle des mineurs s’appliqueront à la tutelle des interdits.
Art. 510. — Les revenus d’un interdit doivent être essentiellement employés à adoucir son sort et accélérer Sa guérison.
Selon les caractères de sa maladie et l’état de sa fortune, le conseil dé famille pourra arrêter qu’il sera traité dans son domicile, ou qu’il sera placé dans une maison de santé, et même dans un hospice.
Art. 511. — Lorsqu’il sera question du mariage de l’enfant, d’un interdit, la dot, ou l’avancement d’hoirie, et les autres conventions matrimoniales seront réglés par un avis du conseil de famille, homologué par le tribunal sur les conclusions du procureur du roi.
Art. 512. — L’interdiction. cesse avec les causes qui l’ont déterminée ; néanmoins, la main-levée ne sera prononcée qu’en observant les formalités prescrites pour parvenir à l’interdiction, et l’interdit ne pourra reprendre l’exercice de ses droits qu’après le jugement de main-levée.
D’après la loi, l’interdiction peut être demandée pour cause d ’imbéeilité, de démence ou de fàreur. On a reproché avec raison à cette nomenclature d’être incomplète et peu en rapport avec la science, car si l’imbécilité et la démence sont des états bien
définis, la fureur ne peut être considérée comme une affection cérébrale ou un état morbide, elle n’est qu’un symptôme du délire. Mais on peut su* poser qu’en employant ces termes vagues, le iég£ lateur a voulu laisser au magistrat une certaine latitude et lui permettre de s’appuyer sur les progrès de l’art médical.
11 n’est pas inutile de donner quelques détails sur la procédure. L’interdiction peut être provoquée par l’époux et par l’épouse; mais celle-ci doit être autorisée par la justice, car elle ne peut tester en justice sans l’autorisation de son mari ou de la justice. Les autres parents de l’aliéné peuvent également demander son interdiction ou, à leur défaut, le ministère public. La requête doit être adressée au président du tribunal du domicile de la personne à interdire, articuler les faits constitutifs de la folie et être accompagnée d’un certificat médical. Le certificat délivré" dans cette circonstance demande, de la part du médecin, une attention toute particulière, car il est destiné à éclairer le conseil de famille dont le tribunal ordonne la réunion et. réclame l’avis avant de commencer l’instruction.
^interrogatoire de l’aliéné, qui a lieu devant le tribunal tout entier, est une ressource très précieuse et permet d’examiner l’expression de son visage et de reconnaître l’étrangeté et. l’incohérence de ses idées. Quoique la loi n’ait pas fixé les matières de l’interrogatoire, on est généralement d’accord pour ne pas poser de questions sur des sujets politiques, scientifiques ou religieux. 11 est quelquefois difficile, même pour le médecin, de reconnaître chez les aliénés le côté vulnérable. Quelques-uns dissimulent leur état maladif avec beaucoup d’habileté.
« 11 est d’observation commune, dit M. Legrand du Saulle, que, tandis que certains aliénés subissent l’interrogatoire et que, par cela même, leur attention est vivement frappée, ils semblent avoir presque recouvré la raison. Ce n’est pas tout : la néces- • si.té où se trouve le magistrat de répéter au greffier, pour qu’il les inscrive, chaque demande et chaque réponse, fait tenir le malade sur ses gardes, -lu1 donne le temps de réfléchir et de modifier même ses exprèssions s’il croit s’être compromis ou avoir mal compris. Ces pauses inévitables amènent delà confusion dans le dialogue et le magistrat ne pouvant pas presser son interlocuteur, l’accabler d arguments, détourner sa préoccupation , briser sa volonté, et ramener le retour des paroles incohérentes et des propos extravagants, finit parfois p|r marcher à tâtons. Bien plus, l’aliéné, qu’on a enu» amené, à parler de ses espérances ou de ses craintes, de ses illusions ou de ses hallucinations, s’arrff soudain, s’il s’aperçoit qu’on veut, par écrit, prenm acte de ses réponses. Afin d’obvier à ce sérimp inconvénient, ne pourrait-on pas remplacée greffier par un sténographe assermenté? Il y a une utile réforme à introduire. » Nous nous ra^' geons à l’opinion de notre éminent confrère, nous pensons également qu’il conviendrait auta^ que possible de pratiquer l’interrogatoire au d0^, cile de l’aliéné, qui peut souvent être trouble P l'appareil de la justice. C’est du reste pour evu d’affecter le malade que la loi ordonne que l’jr)l n rogatoire ait lieu dans la salle du conseil et
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la salle ordinaire en présence du public. On d saurait trop approuver cette sage disposition de- T^loi (art. 510) qui ordonne que les revenus d’un interdit soient essentiellement employés à adoucir
son sort et à hâter sa guérison.
“ La main- levée de V interdiction peut etre obtenue lorsque l’état de folie qui l’a provoquée a cessé; mais l’art. 512 (Code civil) dit que la main-levée ne eut être obtenue qu’en observant les formalités Prescrites pour parvenir à l’interdiction et que l’interdit ne peut reprendre ses droits qu’après le jugement de main-levée. Dr k. Lutaud.
INTERÉPINEUX. — Nom donné par les anatomistes à des muscles du cou et des lombes.
Les muscles interépineux du cou ou de la nuque, sont de petits muscles disposés par paires, formant des languettes charnues situés entre les tubercules des apophyses épineuses des vertèbres cervicales. On en compte six de chaque côté. Ces muscles sont extenseurs de la colonne cervicale.
Les muscles interépineux des lombes, au nombre de quatre de chaque côté, sont situés entre les tubercules des apophyses épineuses des cinq vertèbres lombaires. P. L.
INTERMAXILLAIRE. — Nom donné par les anatomistes au point d’ossification inférieur et interne de l’os maxillaire supérieur, qui forme la partie de cet os qui porte les dents incisives (Y. Maxillaire).
INTERMITTENCE. — Nom donné par les médecins *à l’espace de temps qui s’écoule entre les accès d’une fièvre ou d’une maladie quelconque, et pendant lequel il y R discontinuation des symptômes de la maladie. P- L-
les interosseuses de la main sont dorsales et palmaires; les dorsales viennent de l'artère radiale, et les palmaires par l’arcade palmaire profonde. —
Les interosseuses du pied sont dorsales et plantaires ;les dorsales proviennent de l’artère pédieuse et les plantaires par l’arcade plantaire externe.
INTERTRANSVERSAIRE. — Nom donné par les anatomistes : 1” à des ligaments ou faisceaux fibreux qui s’attachent à toutes les apophyses transverses des vertèbres et forment un ligament continu dans toute la longueur de la. colonne vertébrale; 2° à des muscles situés entre les apophyses transverses de deux vertèbres superposées du cou et des lombes qui inclinent la tête et la colonne vertébrale de leur côté. P. L.
INTERTRIGO. — (V. Érythème.)
INTERVERTÉBRAL. — Nom donné par les anatomistes aux cartilages en forme de disque qui sont placés entre les corps des vertèbres, p. L.
INTESTINS. — Anatomie. — Nom donné par les anatomistes à toute la portion du tube digestif qui s’étend de l’orifice inférieur de l’estomac ou pylore , jusqu’à l’anus. #
Les intestins se divisent en deux parties : I. h intestin grêle; II. Le gros intestin.
I. Intestin grêle. — On donne le nom d’intestin grêle, à la portion qui est intermédiaire à l’estomac et au gros intestin.
L’instestin grêle a une longueur de 8 métrés environ; son diamètre moyen est de 3 à 4 centimètres. Il diminue insensiblement de calibre de haut en bas, où il présente une largeur de 2 centime-
INTERMITTENTE (fièvre). — (V. Paludéenne [Fièvres].)
INTEROSSEUX. — Nom donné, par les anatomistes à des intervalles, à des ligaments, à des membres et à des artères des membres.
Les intervalles iNTEROSSEüx sont ceux qui séparent deux os, mais surtout ceux de la main et du pied, de l’avant-bras et de la jambe.
Les ligaments interosseux sont des faisceaux fibreux qui sont destinés à maintenir les os et à empêcher leur écartement.
Les muscles interosseux sont des muscles de la ] main et du pied. — Les muscles interosseux de la main occupent les quatre espaces interosseux ; ils sont au nombre de deux pour chaque espace, et se distinguent en dorsaux et palmaires. Tous les interosseux dorsaux sont abducteurs, tous les interosseux sont adducteurs des doigts. — Les muscles interosseux du pied sont les analogues des muscles interosseux de la main. Ils sont dorsaux et plantaires : les premiers sont abducteurs et les seconds, adducteurs des orteils.
Les artères interosseuses sont des artères de l’avant-bras et de la main, de la jambe et du pied. — Les interosseuses de l’avant-bras naissent de la cubitale et se divisent en antérieure et postérieure ;
À son origine, l’intestin grêle décrit une courure autour de la tête du pancréas ; il passe ensuite orizontalement au-dessous des vaisseaux mésenériques supérieurs, se porte à gauche et décrit une ourbure à concavité droite; puis il se porte a Lroite, revient à gauche, et ainsi de suite jusqu a a fosse iliaque droite, où il se termine dans le :æcum. Ces replis intestinaux prennent le nom de nrconvnlutions intestinales.
On divise l’intestin grêle en deux portions : 1° le iuodènum (voir ce mot) ; 2° l 'intestin grêle proprement dit. Ce dernier se divise m jéjunum et iléon. La limite entre ces deux dernières portions n est pas bien marquée; l’usage veut qu’on appelé jéjunum les trois cinquièmes supérieurs, et iléon les deux cinquièmes inférieurs. .
L’intestin grêle est en rapport avec Presque tous les points des parois qui limitent la cavité abdominale Il plonge dans le bassin, il se porte dans les flancs, où il recouvre le colon ascendant et le colon descendant ; il recouvre la colonne verteb. ale 1 aorte et la veine cave inférieure. Il est place au-dessous du côlon transverse et du mesocolon transverse oui forment, pour ainsi dire, une cloison séparant l’estomac, qui est au dessus, de l’intestin grele qui
se trouve au dessous. +:n
Structure de l’intestin grele.— L intestin greie
INT
INT
Fig. 6
sée de saillies ou villosités, de replis de la’muqueuse ou valvules commentes, et criblée de trous nombreux, orifices glandulaires.
B. Villosités. — Les villosités sont de petites saillies filiformes, quelquefois aplaties, le plus souvent coniques. Ces villosités hérissent la surfacejde la muqueuse.
Ces prolongements ont une longueur moyenne d.e quelques dixièmes de millimètre.
La villosité, organe d’absorption, est très vasculaire.
Des artères nombreuses s’y rendent; elles se ramifient dans son épaisseur et donnent naissance aux veines.
Les lymphatiques des villosités ou chylifères naissent par une extrémité dilatée, en forme d’ampoule, au centre de la villosité.