TOR
tion de la voix. On l’a conseillé contre la phthisie, contre les catarrhes pulmonaires, surtout chez les enfants, dans le traitement de certaines affections des voies génito-urinaires et en particulier contre la blennorrhagie. P. l.
TOMATE. — La tomate est une plante de la famille des Solanées, rapportée du Mexique par les Espagnols, vers la fin du XVIIIe siècle , dont les fruits, appelés pommes d'amour, sont des baies rouges ou jaunes, molles, divisées en 2 ou 3 loges remplies chacune de plusieurs grairies réniformes, et d’un suc acide très agréable au goût. D’après les analyses qui ont été faites, la tomate contiendrait de l’eau, du mucilage, du sucre et un principe aromatique et extractif coloré. Elle constitue un aliment agréable et de très facile digestion, ce qui explique le grand cas qu’en font les habitants des pays chauds qui digèrent lentement et avec peine. La tomate se mange crue en salade, mélangée avec des piments verts, surtout en Espagne. Dans le Midi de la France, on la mange de préférence cuite, farcie ou frite ; on en fait également une sauce avec laquelle on assaisonne différents plats. p. l.
TONIQUE. — On donne ce nom aux médicaments et aux aliments qui jouissent de la propriété d’activer l’action vitale des divers organes de l’économie et d’augmenter leur force d’une manière durable. Ils diffèrent des stimulants en ce que leur action réparatrice, au lieu d’être passagère, est persistante. Les toniques sont très nombreux; parmi les plus usités, nous signalerons : le quinquina, la gentiane, la petite centaurée, le quassia, le Colombo, les préparations ferrugineuses, les peptones, les poudres de viande, le lait, les œufs, la viande, les vins, etc. p
TOPHUS. — Nom donné à de petites tumeurs dures, formées par«un dépôt de phosphates ou d’urates, que l’on rencontre généralement au voisinage des articulations chez les rhumatisants et les gout-
TOPINAMBOUR. — Le topinambour, originaire du Brésil et du Mexique et importé en Europe vers le milieu du XVIIIe siècle, est une plante de la famille des Composées, aux racines de laquelle sont attachés de gros tubercules en forme de poire charnus, fermes et lisses, rougeâtres à l’intérieur’ blancs à l’extérieur, dont le goût rappelle celui des fonds d’artichaut, qui constitue un aliment assez nutritif, mais d’une digestion difficile pour les estomacs délicats. Les topinambours se mangent préparés de différentes façons: cuits sous la cendre bouillis, assaisonnés à la sauce blanche ou sautés au beurre, ou encore frits dans de la pâte comme les salsifis. p L
TOPIQUE. — On désigne sous ce nom des médicaments qu’on applique à l’extérieur et dont l’ac tion ne s’exerce que sur leur point d’application-" tels sont : les cataplasmes, les emplâtres, les pommades, les liniments, les caustiques, etc. (V. ces mots). p j"
TORMENTILLE. - Non donné par les , .
à une plante herbacée de la famille des très commune dans les bois et les terrains 3Sacées> racine, courte et épaisse, autrefois emt)iSeCS‘ Sa médecine, est aujourd’hui inusitée- ell°y^ en de propriétés astringentes qu’elle doit aut ^°Uit qu’elle contient. On s’en servait contre la dian?11 la dyssenterie chronique et, en lotions, contré contusions et les épanchements sanguins. P l 168
TORPEUR. - On désigne sous ce nom une sort* d’engourdissement intellectuel qui s’observe che les malades atteints de certaines affections cétl braies, ou à la suite d’une vive émotion morale, p l"
TORSION. — On désigne sous ce nom une opération chirurgicale qui consiste à saisir, entre les mors d’une pince, l’extrémité d’une artère sectionnée et à la tordre une ou deux fois sur elle-même. On pratique la torsion des artères pour arrêter les hémorrhagies provenant de la section de ces vaisseaux après les opérations ou les blessures, p. l.
TORTICOLIS. — On désigne sous ce nom une affection caractérisée par l’inclinaison vicieuse de la tête sur l’une des épaules et par la rotation de la face du côté opposé. On en distingue deux grandes variétés : 1° le torticolis musculaire ; 2° le torticolis non musculaire.
Le torticolis musculaire est celui qu’on rencontre le plus souvent ; il siège généralement sur le muscle sterno-cléido-mastoïdien, quelquefois sur le trapèze ou le splénius. Il est aigu ou permanent : dans la première forme, la tête s’incline dans une position vicieuse et y reste pendant quelques jours; dans la seconde forme, la tête est inclinée sur une épaule, le plus souvent la droite, et y demeure définitivement fixée. Ses causes sont nombreuses: le torticolis aigu est généralement d’origine rhumatismale et survient à la suite d’un refroidissement) le torticolis permanent, dû à une contracture ou a une rétraction musculaire, s’observe dans certaines névroses (hystérie, éclampsie, chorée) et quelquefois à la suite d’hémiplégies produites par une lésion cérébrale. Tandis que la forme aiguë, rhumatismale, s’accompagne d’une vive douleur s’exasp^ rant sous l’influence du moindre mouvement, forme permanente est sans douleur, mais lorsqu essaie de redresser la tête on ne peut vaincre la ^ sistance qu’opposent certains muscles atteints contracture et de rétraction musculaire. On a gnalé plusieurs cas de torticolis dus à la ParaXre du muscle sterno-cléido-mastoïdien; *e<îulscU. se trouvant rompu entre les puissances laires du cou, la tête se trouve entraînée du ^ opposé au muscle paralysé. Dans cette f°r t^e torticolis on peut ramener, assez facilement, ^ dans sa position normale, mais elle s’incli ^aga nouveau dès qu’on l’abandonne à elle-même. on a noté un certain nombre de cas de to » g
congénital ; leurs causes sont mal connues, ^eS Stromeyer la plupart de ces cas seraient du J fltj
lésions produites, au moment de l’accoucn par l’application du forceps. , cause
Le traitement du torticolis varie selon