Densité — 1018 'a
2e Division. — éléments normaux
Normalement Par litre En 24 heures
Éléments organiques. ... 26 a 27 36 a 33
— minéraux . 8,5 a 10 12 a 1-4
Total des mat. dissoutes. 34 a 37 48 à 51
Urée (homme). . . 18 à 24 25 à 38
— (femme). . . . . . ... 16 h 20 20 à 32
Acide urique. . . 0,30 à 0,40 0,50 à 0,70
— phosphorique . ... 1,66 2,00
Chlorure de sodium. . . . 6,60 à. 8 10 a 12
Chaux . 0,20 a 0,30 0,35 à 0,45
3e Division. — éléments anormaux
Toute urine qui contient de l’albumine, de la fibrine, caséine, albuminose, paralbumine, paraglobuline, peptone, glycose ou sucre de diabète, inosite, bile, graisse, etc., est pathologique, c’est-à-dire malade.
4e Division. — sédiments se surdivisant en :
1° Sédiments organisés : 2° Sédiments non organisés :
Mucus et épithélium. Acides.
Sang. - Urates et carbonates.
Pus. Oxalate de chaux.
Cylindres urinifères. Phosphates terreux. .
Spermatozoïdes. Cystine.
Champignons. Tyronine.
Infusoires. Xanthine et hypoxanthine.
Recherche de l’albumine. — Premier moyen. — S’assurer d’abord de la réaction de l’urine, préalablement filtrée dans le cas ou elle ne serait pas claire; puis remplir un tube à moitié et chauffer au-dessus d’une lampe à alcool. Si l’urine aune réaction acide, dès que. la température est élevée à 50 ou 60 degrés, un trouble se produit à la surface du liquide, lorsqu’elle contient de l’albumine.
Deuxième moyen. — Mesurer 5 centimètres cubes de l’urine à examiner, verser 5 à 6 gouttes d’acide azotique ; si elle contient de l’albumine en quantité, il doit se former un dépôt abondant, si elle’ n’en contient que des traces, il ne se formera qu’un léger trouble.
Troisième moyen. — Si l’on mélange une urine contenant de l’albumine avec de l’acide acétique jusqu’à réaction fortement acide et si ensuite on ajoute quelques gouttes d’une dissolution de ferrocyanure de potassium, il se produit un précipité blanc floconneux (Bôdeker). Méhu emploie dans la recherche qualitative de l’albumine un mélange composé de 1 partie d’acide phénique cristallisé, de 1 partie d’acide acétique du commerce et de 2 parties d’alcool à 90 pour 100. On ajoute à l’urine 2 h 3 pour 100 d’acide azotique et environ 10 pour 100 de la solution phéniquée, on agite et on laisse déposer. Le dépôt a lieu plus rapidement si, au lieu d’acide azotique, on emploie un demi-volume de solution saturée de sulfate de soude. Cette réaction est très sensible; des traces très faibles d’albumine peuvent être décelées avec certitude. Je signale pour mémoire le réactif employé par Tanret, basé
sur la précipitation de l’albumine Pap ... double de potassium et de mercure J j,10(*Qte j’emploie très souvent ce dernier réactif et -?e’ suis toujours fort bien trouvé. m’eR
Recherche du sucre. — Si la quantité de V de 24 heures est considérable (5 à 6 litre-) UI!1Ile couleur est jaune verdâtre et si elle pèse ni’„S1 !a 1,020, il est probable que l’urine est diabétim^ Pour la recherche du sucre il faut d’abord, au pliable, s’assurer si l’urine contient de l'albumine^ si par hasard, elle en contient, il faut tout d’abord l’éliminer. On procède ensuite à la recherche d sucre de la façon suivante :
1° Par la potasse caustique. — On verse simplement dans l’urine à examiner une ou deux pastilles de potasse caustique, puis on fait chauffer l’urine jusqu’à ébullition ; si l’urine brunit, elle contient du sucre ; si elle reste incolore, elle n’en contient pas.
2° Par le sous-azotate de bismuth. — On verse dans un petit tube à essai l’urine avec autant d’une solution de carbonate de soude (3 parties dans une partie d’eauj, puis une pincée de sous-azotate de bismuth, vulgairement bismuth, et l’on fait bouillir; pour peu qu’il y ait du sucre, le bismuth se colore immédiatement en gris, puis en noir, par suite d’une réduction. Il faut pour cet essai que l’urine ne contienne pas d’ albumine; ce serait une cause d’erreur, à cause de la formation d’un sulfure noir occasionné par le soufre de l’albumine.-
3° Par la liqueur de Fehling. — Versez dans un petit tube à essai 3 centimètres cubes environ de liqueur cupro-potassique de Fehling. Faites bouillir une seconde,, (cette précaution est nécessaire, car, au bout d’un certain temps, cette liqueur se réduit elle-même, et par ce fait, elle serait une cause d’erreur déplorable) et ajoutez ensuite 2 centimètres cubes d’urine à analyser. Faites bouillir le tout ensemble. Si l’urine contient du sucre en quantité, la liqueur devient rouge brique. Si, au coniraire, elle n’en contient que des traces, la liqueur se trouble et au bout d’un certain temps, on constate au fond du tube un petit dépôt rougeâtre.
Quant au dosage exact du sucre contenu dans les urines, on emploie ordinairement les polar unetrès et les saccharimètres. Ces instruments don^ nent une évaluation très précise, mais ils sont r ^ coûteux et il vaut donc mieux pour cela s’adress à un chimiste ayant tous ces appareils. ^
Recherches des autres éléments. — R en ® ^ de même pour le dosage de l’urée qui a ane grande importance, de l’acide urique, Pk°sPre, rique, du chlorure de sodium, etc., etc. La cherche de la bile, de la graisse, du mucus, ^ sang, du pus, des cylindres urinifères, des sPe ^ tozoïdes, ainsi que le dosage des sédiments url^ate. ou uratiques, des phosphates terreux, de 1 ^
de chaux, etc., etc., doivent être confiés a u nipulateur expérimenté et consciencieux.. ^
Quant à la recherche de la fibrine, caserne, ^ minose, paralbumine, paraglobuline, peptone, ^ elle ne peut être effectuée qu’avec des Pr0^e^0a' laboratoire qu’il serait beaucoup trop lo.n° j,urinemérer ici. Dans ce cas, mieux vaut emplir . et une petite fiole, et après l’avoir bien bouc
URI
UPJ
cachetée, l'adresser à un chimiste compétent et avant l’habitude de ces sortes d’opérations.
Francisque Rocher, Pharmacien-chimiste.
Incontinence d’urine. — On donne ce nom à l'éeoulement involontaire et inconscient de l’urine par le canal de l’urèthre. L’incontinence d’urine eSt le plus souvent due a une affection des voies urinaires ; dans ce cas, elle peut s’accompagner de rétention d’urine (incontinence par regorgement) ou en être exempte ( incontinence vraie ) ; mais elle peut se produire aussi en l’absence de lésions matérielles, elle constitue ainsi une troisième variété qui s’observe surtout chez les enfants, pendant leur sommeil, et que nous étudierons sous le nom A’ incontinence nocturne
1» L’incontinence par regorgement est la plus fréquente; on l’observe chez les individus atteints de rétrécissement de l’urèthre ou d’hypertrophie de la prostate. L’urine s’accumule dans la vessie jusqu’à ce qu’elle atteigne une pression supérieure à la résistance qu’oppose le sphincter vésical; le col est alors forcé et l’urine s’écoule goutte à goutle au dehors, après avoir franchi lentement la portion de l’urèthre rétrécie ou en. partie obstruée par l’hypertrophie de la prostate. Comme l’urine arrive sans cesse dans la vessie, l’écoulement se produit d’une façon continue, mais la vessie reste toujours pleine, le surplus seul s’écoule. Au début, chez les rétrécis, l’incontinence est diurne, elle est au contraire nocturne chez les prostatiques.
"2° L’incontinence vraie est beaucoup plus rare que la précédente; elle est caractérisée par l’éçou-
Wence d’urine par suite de rétrécissement du canal et 1 Can i dilatation du col de la vessie.
Dense e<!erl.1.'ur?,hre rétréci au niveau de sa portion membrade ia p. ?llaté en arrière de ce point, c’est-à-dire au niveau du can ]si0tl Prostatique. — 2. Testicule. —3 Portion rétrécie S- S„h1W dilatation du canal en arrière du point rétréci. 6. àect,,^ vesical dilaté et ne retenant plus l’urine. — um. — 7, Vessie.
lfilUgjji
sans ,vC0"«n* l’urine qui traverse la vessie i°ürs n de sorte cllie cet or&ane est tou‘
Dar6/ ^ette var‘été d’incontinence est pro- DicTi0tOUtes ^es causes ffui empêchent l’occlu-
d^NAIRE POPULAIRE DE MÉDECINE USUELLE.
iUjC>°^ de vess‘e> telles que la présence d’un ,c.u ’ “ un f°nous. d’un polype, la destruction du P incter par des ulcérations tuberculeuses ou ncereuses. Dans quelques cas, l’incontinence est üue a certaines lésions traumatiques du col consécutives a des opérations chirurgicales, telles que la taille ou la lithotritie.
3° L incontinence nocturne désignée aussi sous les noms d incontinence infantile ou essentielle, commence generalement vers l’âge de 4 ou 5 ans et peut se prolonger jusqu’à 20 ans, quelquefois meme au delà. Elle se .produit surtout pendant la nuit : les enfants urinent à plein jet, dans leur lit sans en avoir conscience et sans se réveiller. Dans le jour, les urines peuvent être retenues, mais les malades sont obligés de satisfaire le besoin aussitôt qu’ils le ressentent, sous peine d’uriner en partie dans leurs vêtements. Les causes de cette affection sont peu connues: Trousseau la regardait comme une névrose, Guyon l’attribue à l’atonie du col. Elle est souvent héréditaire.
Le traitement de l’incontinence par regorgement se confond avec, celui de la rétention (V. ce mot). Dans l’incontinence vraie, la plupart des moyens thérapeutiques sont impuissants à produire la guérison ; cependant l’électricité en applications locales a donné un certain nombre de succès. Le plus
Fig. 1221. — Urinai de jour et de nuit pour homme.
souvent les malades se résignent à un moyen palliatif qui consiste dans l’emploi d’un urinai, appareil en caoutchouc, destiné à recueillir l’urine, qui entoure exactement le haut de la verge et se prolonge dans le pantalon sous forme d’un sac long et étroit. Cet appareil très convenable chez l’homme est d’une application très difficile chez la femme. L’incontinence nocturne constitue une infirmité
désagréable contre laquelle on a employé, un grand nqmbre de moyens. On conseillera aux enfants de retenir longtemps leurs urines pendant le jour afin d’augmenter la tolérance de leur vessie, on les révçillera la nuit pour les faire uriner. Trousseau recommande l’extrait de belladone à la dose de 1 centigramme jusqu’à 10 et 15 centigrammes par jour,, et, dans les cas d’atonie du col, le sirop de sulfate de, strychnine en commençant par 1 milligramme de principe actif par jour. Le bromure de potassium est indiqué chez les enfants très nerveu;x..L’électricité locale a donné récemment d’heureux résultats; ce procédé consiste à introduire un des irçophores jusqu’au niveau de la partie membraneuse de l’urèthre et à appliquer l’autre audçsçus. du pubis. Enfin l’hydrothérapie et en particulier les douches froides sur la région du périnée, constituent d’utiles adjuvants.
Infiltration d’urine. — On désigne sous ce nom l’épanchement dans le tissu cellulaire de l’urine' sortie des conduits qu’elle parcourt à l’état normal. Cet accident peut se produire sur tous les points de l’appareil urinaire (reins, bassinet, uretères, vessie, urèthre). Les ruptures et les plaies de la vessie s’accompagnent presque toujours d’une infiltration d’urine qui entraîne des accidents locaux et généraux si graves qu’ils aboutissent généralement à la mort.
L’infiltration d’urine reconnaît le plus souvent pour cause une rupture de l’urèthre consécutive à un rétrécissement. Voillemier a démontré qu’en arrière de chaque rétrécissement l’urine dilatait peu à peu le canal et formait une poche dont les parois enflammées et parfois rétrécies pouvaient se rompre sous l’influence des efforts énergiques auxquels le malade se livre pour vider sa vessie.
Au moment où se produit la perforation, le malade accuse une sensation de soulagement. L’envie d’uriner cesse brusquement et l’on voit s’affaisser peu à peu la saillie que formait dans la région hypogastrique la vessie distendue par l’urine. Bientôt le périnée devient le siège d’un empâtement et d’une tuméfaction qui s’accroît rapidement et envahit le scrotum, la verge et quelquefois les parois du tronc ; dans quelques cas les bourses acquièrent le volume d’une tête de fœtus.
L’œdème, qui était au début mou et indolent, ne tarde pas à devenir douloureux et à présenter line rénitence semblable à celle d’un phlegmon. La peau, tendue, luisante et d’un rouge cuivré, se couvre de taches violacées, puis noirâtres, au niveau desquelles se forment des escharres qui se détachent en produisant de vastes ulcérations laissant écouler un mélange de pus, d’urine et de lambeaux de tissu cellulaire sphacelé, répandant une odeur extrêmement fétide. On observe en même temps des symptômes généraux graves : au moment. où se produit l’infiltration, le malade est saisi d’un frisson violent, prolongé, suivi d’une température élevée et s’accompagnant de sueurs abondantes et fétides, le pouls est petit, serré et iaffangue est desséchée.- Lorsque l’infiltration d’urine est abondante, si l’on n’intervient pas : rapidement, ffa, ; diarrhée s’établit, la fièvre hectique s’allume et le
malade ne tarde pas à succomber, épuis ' bondance de la suppuration. ’ 6 Par l’a-
L’infiltration d’urine est plus grave chez 1 • vidus atteints déjà d’affections urinaires aeSlndi' les sujets jeunes et vigoureux chez lesquelseii^ suite d'un traumatisme de l’urèthre. l ere"
La première des indications consiste à pratin des incisions profondes et multiples sur toutesq61' parties où la rougeur et l’œdème indiquent la m* sence de l’épanchement, afin de donner issue àfi rine infiltrée, puis on fera dans toutes les ouver" tures des injections avec des liquides antiseptiques" On instituera en même temps un traitement général tonique et reconstituant. Sous l’influence de ce traitement, surtout si l’on , intervient dès le début de l’affection, on ne tardera pas à voir, dans un grand nombre de cas, les symptômes généraux céder rapidement. On favorisera l’élimination et la réparation des parties frappées de gangrène par l’application de pansements antiseptiques. Enfin, on devra chercher à rétablir le cours normal de l’urine en introduisant dans la vessie une sonde en caoutchouc ou en gomme élastique qu’on laissera à demeure et dont on augmentera progressivement le calibre. Dans le cas où on ne réussirait pas à introduire la sonde, on ne devra pas hésiter à recourir à l’uréthrotomie externe, afin d'éviter la formation d’une fistule urinaire.
Rétention d’urine. — Cette affection est caractérisée par l’impossibilité dans laquelle se trouve le malade de vider naturellement par l’urèthre le contenu de sa vessie. La rétention d’urine est le plus souvent symptomatique d’une lésion de l’appareil urinaire, cependant on la rencontre aussi chez des individus indemnes de toute affection urinaire.
La rétention d’urine peut être produite par un grand nombre de causes. Nous les diviserons en deux classes principales : 1° rétention par paralysie de la vessie ; 2° rétention par obstacles à l'issue de
V urine.
1° Rétention par paralysie de la vessie. — 0n l’observe fréquemment dans certaines affections cérébrales ou médullaires, telles que les luxations et les fractures de la colonne vertébrale, le mal Pott, l’hystérie, etc.; dans les fièvres graves mte / tieuses, telles que la fièvre typhoïde, les fievr éruptives, l’érysipèle, et dans la péritonite. ,
2° Rétention par obstacles a l’issue de l or» • — Elle peut être produite par des calculs, des co étrangers, des caillots sanguins siégeant dan cavité du col de la vessie ou de l’urèthre, ma» ^ s’observe surtout chez les individus attein s ^ rétrécissements du canal de l’urèthre et che prostatiques, où elle est due à la saillie formee r la prostrate hypertrophiée. . r des
La rétention peut aussi ' être produite pa ^ ^ obstacles situés en dehors du col de la vessie canal de l’urèthre, mais comprimant ces org ces obstacles se rencontrent surtout chez la*e tels. sont, ljes, néoplasmes de l’utérus (cancers. .
: mes, > etc.,),, la grossesse, le tamponnement rial, etc. Enfin, on a observé des cas de reten ^ ^ jla i suite | de, lésions traumatiques de la vessi canal de. l’urèthre.
la. rétention d’urine peut être complète ou in- ' complète; dans le premier cas, le malade, malgré tous ses efforts, ne peut expulser une seule goutte d’urine, tandis que dans le second cas, il réussit à chasser une partie du contenu de là vessie. Les symptômes diffèrent selon que la rétention est complète ou incomplète.
Dans la rétenlion complète, le malade éprouve des besoins d’uriner fréquents, mais malgré les efforts énergiques auxquels il se livre, il ne peut réussir à expulser une seule goutte d’urine. Les envies, de plus en' plus fréquentes, deviennent bientôt continuelles. Le malade accuse d’abord une sensation de plénitude et de pesanteur au périnée, puis il ressent des douleurs sourdes, parfois très intenses, au niveau de la région hypogastrique, douleurs s’irradiant en arrière, jusque dans les reins, et, en avant, jusqu’à l’extrémité de la verge. Dès lors le malade est en proie à l’anxiété la plus profonde: les douleurs deviennent intolérables, elles lui arrachent tantôt des plaintes sourdes, tantôt des cris furieux; c’est en vain qu’il cherche, dans les positions les plus étranges, quelque soulagement à soit mal. La vessie distendue outre mesure, forme une tumeur ovoïde, mate, douloureuse au toucher, et remontant quelquefois jusqu’au niveau de l’ombilic.
Dans certains cas, l’urine soumise à une forte pression par les parois de la vessie, finit par forcer l’obstacle et s’écoule au dehors goutte à goutte; c’est l 'incontinence par regorgement (V. ce mot). Mais dans d’autres cas, la rétention complète persiste, et, si l’ôn n’intervient pas, le malade est pris d’une fièvre intense avec délire, de nausées, de vomissements, il tombe dans un calme profond qui aboutit bientôt à la mort.
Dans la rétention incomplète, les symptômes sont tout différents; elle peut persister pendant de longues années, à l’insu du malade, elle ne se traduit que par des envies fréquentes d’uriner, surtout pendant la nuit. Dans certains cas, les besoins d’uriner deviennent de plus en plus fréquents et exigent des efforts énergiques de la part du malade. Si on examine alors la région hypogastrique, on constate qu’elle est le siège d’une tumeur volumineuse formée par la vessie distendue. Si l’on pratique le cathétérisme, même lorsque le malade vient d’uriner, on réussit à retirer 200 ou 300 grammes d’urine.
Cette variété de rétention s’observe surtout chez les vieillards qui sont fréquemment atteints d’hy- Pertrophie de la prostate. .
La rétention d’urine est très rare chez la femme, ce qui tient à la brièveté de son canal, à sa grande dilatabilité qui empêche la production des rétrécissements et à l’absence 'de la prostate.
Da«s le traitement de la rétention d’urine, la Première indication consiste à évacuer l’urine connue dans la vessie. S’il s’agit d’une rétention "fautive à une lésion des centres nerveux ou à ue fièvre grave, on pratiquera le cathétérisme avec e sonde molle en caoutchouc. Chez les prostaques, on se servira également d’une sonde molle ^outchouc, mais on ne devra pas évacuer comenient le contenu de la vessie, sous peine de