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C. Ulcération chancreuse du col

On devra d’abord instituer un traitement général. D’autre part, si l’on constate du côté de la matrice de la fluxion, de la congestion -ou de l’inflammation, on devra, soit par l’application de sangsues, soit par des bains prolongés, soit par des irrigations tièdes locales, calmer ces causes d’irritation avant d’aborder le traitement local modificateur de l’ulcère qui, sans ces précautions, exagérerait l’inflammation et pourrait entraîner de graves accidents. Des injections répétées deux ou trois fois par jour et faites doucement sont un excellent moyen de propreté et entraînent tous les liquides secrétés à la surface de la plaie ou provenant de l’intérieur de l’utérus. Pour ces injections on emploiera de l’eau tiède additionnée de chloruré de chaux ou mieux decoaJtar saponiné de LeBeuf, Zhydrogemmine Lagasse, de Phénol Bobœuf, ou encore de vinaigre de Pennes.

Quand tout danger d’inflammation est écarté, on commence à s’occuper de modifier la surface de l’ulcère pour obtenir sa guérison. Pour cela, rien de mieux que la teinture d’iode, le perchlorure de fer ou uné solution de nitrate d’argent comme liquide, le crayon de nitrate d’argent et surtout le cautère actuel comme moyen énergique et rapide, et inoffensif, chaque fois qu’on sera certain de ne pas réveiller une maladie inflammatoire.

Quant aux poudres, aux sachets médicamenteux, je les repousse tous sans exception. J’en excepte toutefois les tampons de ouate recouverte de glycérine, qui m’ont donné dans certaines

UTE

circonstances de bons résultats pour déterger la surface de l’ulcère et combattre l’œdème concomitant des lèvres du col.

Cancer de l’utérus. — Le cancer de l’utérus est une affection malheureusement trop fréquente. Le docteur Simpson a compté, en Angleterre, que sur 8,746 personnes mortes de cancer dans un espace de cinq années, cette maladie s’était portée environ .3,000 fois sur l’utérus.

On doit distinguer le cancer du col et celui du corps de l’utérus. Le premier est incontestablement plus fréquent que le second et surtout beaucoup plus facile à reconnaître.

La douleur est un des phénomènes les plus variables. On voit quelquefois des femmes chez lesquelles le cancer a acquis un développement considérable sans qu’elles aient ressenti des douleurs bien nettes et bien caractérisées. Chez d’autres, au contraire, les douleurs se développent dès le début. Ces douleurs, quand elles existent, paraissent mal localisées; elles envahissent toute la sphère génitale, se portant principalement du côté des lombes, vers les parties latérales du ventre ou dans les cuisses.

L’hémorrhagie manque rarement dans le cancer de l’utérus, bien que je l’aie vue faire absolument défaut dans un cas de cancer du corps. Nous retrouvons dans le cancer la forme hémorrhagique que nous avons déjà décrite pour presque toutes les affections utérines : d’abord règles plus abondantes ou ménorrhagies, puis métrorrhagies intervallaires; enfin les pertes sanguines deviennent si rapprochées qu’elles ne cessent pour ainsi dire plus. Le sang se décolore et se mélange aux autres exsudats utérins, si bien que les malades accusent un écoulement rosé presque constant.

La leucorrhée marche presque toujours au même rang quel’hémorrhagie, cette dernière ne précédant que .de peu de temps les flueurs blanches. Lelles-ci peuvent être muqueuses, mais plus généralement elles sont séreuses et ne tardent pas à devenir sérosanguinolentes, séro-purulentes, sanieuses et enfin ichoreuses. Elles tachent le linge comme une eau roussatre, ne lui donnent pas la raideur de 1 empois, comme on le note d’habitude pour les autres écoulements utérins et elles ont une odeur caractéristique, fétide, nauséabonde, qui provient de la destruction graduelle des tissus envahis Les symptômes généraux sont des troubles digestifs qui n apparaissent qu’un certain temps après le début de 1 affection, puis des troubles nerveux sympathiques, et des accès hystériformes.

: Le cancer de l’utérus peut apparaître à tous les âges de la vie sexuelle, mais principalement do 30 à 45 ou à 50 ans. Il s’observe aussi bien chp? des vierges que chez des femmes mariées, chez des nullipares comme chez des multipares.

La question de l’hérédité est très d 'u des observations paraissent à cet L ®?ltueet si cluantes, il en est d’autres qui permis très c<*moins pessimiste. ^ etted d’être

Le traitement du cancer peut se dï„; liatif et en curatif. Je dirai d’abord one f pal' tement dit palliatif est non seulement Si, ' trai~ .encore dangereux. Inutile, parce au’il « maîs a rien, et dangereux, en ce qu’il fait « f°nduit malades un temps précieux, pendant?* ,aux maladie, gagnant toujours de proche finira par ne plus être opérable P ehe>

Quant au traitement curatif, ’il faut anîftnwl- . prendre bravement son parti et appliquer au S

cer utérin les méthodes qui seules ont donné

résultats seneux dans les affections semblable d autres régions, comme les lèvres et les seins vl un mot, il faut pratiquer l’ablation des Zt atteintes, et plus tôt on le fera, plus largement on

ladesra’ PlUS °n aUra de Chances de sauver les ma-

L’ablation du cancer comporte deux genres d’operation : 1» L’amputation du col dans sa partie envahie qui ne peut s’appliquer qu’au cancer du col dans ses débuts; 2“ l’ablation totale de la matrice, quon devra entreprendre toutes les fois qu on aura une certitude, ou tout au moins la presque certitude que la maladie n’a pas envahi les régions voisines.

Tubercules de l’utérus. — Les organes génitaux de la femme, sans être absolument réfractaires à 1 envahissement des tubercules, sont cependant ceux où l’on observe le moins fréquemment cette invasion. Du reste, il semble prouvé que l’utérus comme les autres parties de la sphère génitale ne sont affectés que secondairement. Presque toujours les poumons, pour lesquels l’affection tuberculeuse paraît avoir une affinité particulière, ont été atteints longtemps auparavant. De telle sorte que la maladie, quand elle a gagné l’utérus, passe le plus souvent inaperçue de ce côté, et n’est plus qu’une des manifestations de la cachexie tuberculeuse qui a conquis l’individu (V. Phthisie , Tuberculose). '

Dr A. de soyre.

UTRICULE. — Nom donné par les anatomistes à une petite cavité, de forme ovoïde, creusée dans la partie postérieure de la prostate et venant s’ouvrii dans l’urèthre au sommet du vérumontanum

ÜVA-ÜRSI.

mot).

Synonyme de busserole (V. ce

UVÉE. — Nom donné par les anatomiste* à la couche pigmenteuse de la face postérieure de -Kr» (V. Iris). P. l.

VACCIN. — On donne le nom de vaccin au virus de la vaccine. Le vaccin se présente sous l’aspect d’un liquide transparent, jaunâtre, inodore, visqueux, doué d’une saveur âcre et salée, et contenant des granulations moléculaires qui représentent sa partie' active. Il peut être conservé desséché pendant un certain temps sans perdre ses propriétés virulentes. Il existe deux espèces de vaccin : le vaccin animal et le vaccin humain; le premier est recueilli soit sur une génisse atteinte de cow-pox, ou préalablement inoculée, soit chez le cheval atteint de horse-pox ; le second se recueille chez l’enfant, du sixième au huitième jour après la vaccination. Le vaccin peut être conservé sur des plaques de verre ou dans des petits tubes. Pour charger une plaque, on l’approche de la pustule vaccinale, préalablement incisée, de façon à recueillir à leur surface quelques gouttes du liquide, puis on applique cette plaque de verre sur une seconde et on lufe les bords des deux plaques avec un peu de cire ou on les euveloppe dans du papier d’étain. Il est préférable de recueillir le vaccin dans de petits tubes spéciaux, ouverts à leurs deux extrémités et présentant un léger renflement au milieu. On applique une des extrémités sur la pustule et le liquide s’élève peu à peu dans le tube ; on ferme ensuite les deux extrémités soit avec un peu de cire, soit en les exposant au-dessus de la flamme d’une "°ugie. Lorsqu’on recueille du vaccin sur un enaijt, il faut avoir soin de ne recueillir que le liquide contenu dans la pustule, sans aucun mélange esang, afin d’éviter la transmission, par le vaccin, e maladies contagieuses. Dr Louis Thomas.

VACCINATION. — On donne le nom de. vaccinaon à une opération qui consiste à faire pénétrer l’économie un virus spécial appelé vaccin, *s Ie but de préserver de la variole.

p 5? Peut pratiquer la vaccination sur toutes les Su ,!e.s •lu corps. On choisit généralement la partie l'hp ,eUre bras. Depuis plusieurs années, sur Qi up®Use initiative de notre excellent confrère et o • °-n’ vaccinateur que tout Paris connaît, zéuUl Sest fuit avec justes raisons le judicieux et propagateur de la vaccination par lé vaccin

animal, on vaccine de préférence au mollet, surtout les filles et les femmes, dont les bras ne présentent plus ces vilaines cicatrices si apparentes, qui jadis froissaient si fort leur coquetterie.

Une seule piqûre suffit pour préserver de la variole, mais comme la vaccination ne réussit pas toujours, on fait habituellement trois piqûres à chaque bras ou mollet, en laissant entre elles une distance d’environ un centimètre.

Il existe trois procédés de vaccination ; on peut vacciner: 1° avec du vaccin contenu dans des tubes : dans ce cas, on commence par briser les deux extrémités du tube, puis on applique l’extrémité inférieure sur la pointe de la lancette, tandis qu’on souffle par le bout supérieur; 2° avec du vaccin desséché conservé entre deux plaques; dans ce cas, avant de charger la lancette, il faut commencer par délayer le vaccin avec un peu d’eau tiède ou de salive; 3° de bras à .bras : on choisit un enfant sain, robuste, né de parents sains et ne présentant aucune trace de syphilis. La pustule vaccinale doit avoir sept ou huit jours. On ouvre la pustule afin de charger la lancette avec le liquide qui s’en écoule, puis on pratique les piqûres, en ayant soin, après chaque piqûre, de replonger la lancette dans la pustule ouverte, afin de la recharger.

Pour pratiquer la vaccination, on saisit de la main gauche le bras ou le mollet de la personne, de façon à tendre légèrement la peau, puis on introduit sous l’épiderme la pointe de la lancette, préalablement chargée de vaccin, en l'inclinant un peu, de façon à la faire pénétrer obliquement sous l’épiderme, à une profondeur de deux ou trois millimètres. On laisse ensuite la plaie exposée à l’air pendant quelques instants, afin de la laisser sécher, puis on entoure le bras ou le mollet d’un linge fin pour éviter le contact des vêtements.

On peut vacciner les enfants a tout âge; en cas d’épidémie on doit pratiquer la vaccination dès les premiers jours de la naissance,* mais en général il est préférable d’attendre que l’enfant ait trois ou quatre mois. Certains médecins regardent le printemps et l’automne comme les saisons les plus favorables à la vaccination.

On a accusé la vaccination de transmettre lasy-

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