VAG
philis et la tuberculose : il est incontestable que le vaccin est une cause malheureusement trop fréquente d’infection syphilitique, aussi, pour cette raison, nous préférons le vaccin animal au vaccin humain.
C’est à Jenner, médecin anglais, que revient l’honneur d’avoir démontré l’action préservatrice du vaccin, mais la vaccination ne confère qu’une période d’immunité limitée, qu’on peut évaluer à 6 ou 7 ans environ. Aussi est-il prudent de se faire revacciner tous les sept ans; nous croyons inutile d’ajouter qu’en temps d’épidémie il faut toujours se faire revacciner, quel que soit le temps écoulé depuis la dernière vaccination. Dr Lodis Thomas.
VACCINE. — La vaccine est une maladie artificielle, produite chez l’homme par l’inoculation du vaccin et généralement localisée aux points inoculés. Dans quelques cas cependant on observe une éruption vaccinale généralisée, mais qui disparaît rapidement.
Dès que l’inoculation a été pratiquée, on voit se développer autour de la piqûre, une auréole rouge qui s’efface d’ailleurs presque aussitôt. Au bout de trois ou quatre jours, on aperçoit une papule rouge, saillante, indurée, qui est généralement le siège d’une légère démangeaison. La papule s’étend, vers le sixième jour, on voit apparaître au centre une sorte de soulèvement qui se remplit de liquide, présente une ombilication centrale caractéristique, et se transforme bientôt en une véritable pustule. Le bouton vaccinal atteint, vers le huitième jour, son maximum de développement. A partir du onzième jour, la zone inflammatoire pâlit, la pustule se flétrit, se. dessèche et se recouvre d’une croûte jaunâtre qui tombe vers le vingtième jour, quelquefois plus tard, en laissant une cicatrice d’un blanc nacré, indélébile. L’évolution de la vaccine s’accompagne généralement d’un léger mouvement fébrile qui cède au moment de la dessicca. lion.
Quelquefois, la vaccine présente une marche différente et constitue ce qu’on appelle la fausse vaccine, qui se rencontre surtout chez les individus déjà vaccinés ou variolés. Dans la fausse vaccine, dès le lendemain de l’inoculation, on constate au niveau des piqûres une vive rougeur qui se transforme en une vésicule non ombiliquée, renfermant un liquide purulent. Cette vésicule se dessèche rapidement et se recouvre d’une croûte qui tombe au bout de quelques jours sans laisser de cicatrices.
La vaccine évolue le plus souvent sans provoquer de symptômes généraux, si ce n’est un léger mouvement fébrile. Cependant, quelquefois, surtout chez l’adulte, la période inflammatoire s’accompagne d’une fièvre plus ou moins intense, de malaise et d’agitation. Dans quelques cas même on voit se développer un phlegmon circonscrit, de la lymphangite, de l’érysipèle et un engorgement douloureux des ganglions axillaires.
D' Louis Thomas.
VAGIN. — Anatomie. — Nom donné par les anatomistes à un conduit membraneux, spécial à la
femme, situé entre le rectum et la vessie • la vulve à l’utérus, et destiné à l’introduèr Ul Ya de verge pendant l’acte du coït. Le vagin se!rD-de la haut en bas et d’arrière en avant; il Dré Ülrige de longueur moyenne de 10 centimètres Sn?6 m mité antérieure, moins large et moins d°S' que le reste du conduit, s’ouvre au fond T i vulve par un orifice ovoïde au niveau du, ud ,, trouve, chez la femme vierge, la raç„,f'se hymen. Son extrémité postérieure s’insère sur 1 pourtour du col de l’utérus. Les parois du vagin épaisses de 3 à 4 millimètres, sont formées par trois tuniques : une externe , cellulo - fibreuse- une moyenne, composée de fibres lisses et une interne muqueuse, rosée surtout à la partie antérieure et présentant des rides transversales plus ou moins accusées. Ce conduit, aplati dans l’état de repos s’élargit considérablement pendant la grossesse et gfâçe à son élasticité.
Physiologie. — Le vagin est l’organe essentiel.de la copulation; c’est lui qui reçoit le sperme fourni par l’éjaculation. Le vagin fait en outre communiquer l’utérus avec l’extérieur et sert de canal conducteur pour les sécrétions utérines, le sang des règles, le fœtus, le délivre et les écoulements lochiaux.
Anomalies. — Le vagin peut manquer complètement en même temps que l’utérus et les ovaires. Il peut être seul absent, les autres organes existant plus ou moins bien conformés d’ailleurs. On a pu dans ce cas instituer un vagin artificiel au milieu du tissu cellulo-fibreux qui se trouve dans ces caslà entre la vessie et le rectum. Le vagin peut s’ouvrir dans la vessie ou dans le rectum ; il peut au contraire être l’aboutissant du canal de l’urèthre ou du rectum qui déversent ainsi soit l’urine, soit les matières fécales dans son parcours. Mais les anomalies les plus fréquentes, c’est le cloisonnement du vagin soit par un septum longitudinal, et dans ce cas, le canal vaginal a été justement comparé au canon double d’un fusil de chasse, soit par une bride transversale établissant ainsi deux cavités complètement séparées ou communiquant entre elles par une ouverture plus ou moins grande- Cette dernière anomalie peut être congénitale, mais s’observe plus souvent à la suite d’accoucn ments laborieux.
Inflammation du vagin. — V. Vaginite.
Chute ou prolapsus du vagin. — Cette 013,13 est essentiellement caractérisée par la P^esege d’une sorte de tumeur plus ou moins volumineu j d’un rouge vineux, à surface striée qui se fait J° ^ la partie supérieure de la vulve et qui tend a ^ chapper entre les grandes lèvres. Cette tumeur^ constituée par la paroi antérieure du vagin e ^ peut la réduire facilement avec le doigt; m31?oUt) se reproduit aussitôt que la femme est de ^ qu’elle marche, ou se livre à des travaux Plu nt moins pénibles. Ce prolapsus vaginal est rafe.,une indépendant et, dans ce cas, il est le résultat . véritable hypertrophie des parois du vagin c cutive à de nombreux accouchements. Mais, te . ¥ habituellement, cette affection s’observe en ^ temps qu’un prolapsus de l’utérus, une cyst ^ une rectocèle ou une entérocèle, ou une hernie
ovaires. On y remédie par des pessaires appropriés 0u par une épisiorrhaphie complémentaire d’une périnécorrhaphie généralement obligatoire.
Kystes et polypes du vagin. — Le vagin peut être le siège de kystes séreux dont le développement est quelquefois assez considérable pour gêner le coït ou l’accouchement. Leur ponction est facile, et leur guérison s’obtient par une large incision de la paroi suivie d’une cautérisation de la cavité ou d’un simple tamponnement.
On rencontre aussi, mais rarement, des polypes fibreux et des polypes muqueux qui prennent naissance sur les parois du vagin, et auxquels on applique le traitement ordinaire de ces sortes de production.
Corps étrangers du vagin. — On trouve assez souvent dans le vagin des corps étrangers de natures diverses. Ce sont ou des pessaires laissés en place depuis plusieurs années et qui se sont en quelque sorte incrustés dans les parois de ce canal, à la suite d’un travail inflammatoire, au point qu’on a de grandes difficultés à les extraire, ou des corps qui ont pénétré accidentellement et qui ont déterminé des désordres*plus ou moins considérables : hémorrhagies, inflammation, écoulements purulents et putrides, fistules rectale ou vésicale, tissus cicatriciels, brides transversales ou longitudinales, etc. Leur extraction nécessite souvent beaucoup de temps et des opérations chirurgicales variées. Enfin, on trouve encore dans le vagin des objets introduits et abandonnés à la suite de masturbation. Ces corps, d’un volume plus ou moins considérable, ont presque touj ours une forme cylindrique. Parmi ceux qui ont été trouvés le plus fréquemment, nous signalerons, les étuis a aiguilles, qui s’ouvrent même assez souvent pendant les manœuvres et laissent échapper leur contenu dont la recherche n’est pas toujours facile, les verres de lampes, ou les verres à boire, qui se cassent et dont les morceaux déterminent des lésipns assez graves, etc. D' a. de soyre.
VAGINALE. — Nom donné par les anatomistes aux artères du vagin et à la membrane séreuse qui enveloppe le testicule (V. Scrotum). L’artère vagi- Qale, branche de l’hypogastrique, se porte sur les côtés du vagin, dans les parois duquel elle se ramifie. P. l.
VAGINISME. — Le vaginisme est une sorte de sensibilité et d’irritabilité du vagin et du sphincter de la vulve telle, que la seule sensation d’un ?°rps étranger, l’idée même que ce corps va être 'introduit, suffit pour déterminer une contraction spasmodique du vagin et du sphincter vulvaire si torte qu’il est impossible de la vaincre sans le secours de l’anesthésie. J’ajoute que, même profondément endormies par le chloroforme, j’ai vu de jeunes enimes atteintes de cette affection opposer encore jQe résistance énergique à la simple introduction doigt dans le vagin.
tP , e contraction peut être passagère, intermitj, e> n’avoir lieu même que lorsqu’il est question un objet quelconque dans le vagin, ou exister Qe façon continue, permanente. On l’observe Dictionnaire populaire de Médecine usuelle.
beaucoup plus souvent chez les jeunes femmes nulh pares que chez celles qui ont déjà eu des entants, quoique le vaginisme ait été signalé plusieurs fois chez ces dernières.
On a attribué le vaginisme à la présence d’altérations diverses de la muqueuse vaginale ou vulvaire, à 1 existence d’érosions, d’ulcérations siégeant a la fourchette, de fissures à l’entrée du vagin, etc.
aïs si le vaginisme s’observe dans quelques-uns de ces cas, il faut bien dire que d’autrefois, la femme étant anesthésiée, on n’a rien pu remarquer qui expliquât cette hypertrophie vulvaire. Mais il faut ajouter que celte affection se rencontre de préférence chez les personnes hystériques et rhumatisantes.
Le traitement du vaginisme est simple. Si l’on a observé quelque lésion qu’on puisse accuser de déterminer cette contracture, il faut faire disparaître cette cause et dans tous les autres cas beaucoup plus fréquents où l’on n’a rien trouvé d’insolite, c’est à la dilatation brusque avec déchirure de l’anneau vulvaire, par les doigts, qu’il faut s’adresser, comme pour le traitement de la fissure à l’anus.
La malade sera préalablement anesthésiée.
Toutes les tentatives de dilatation graduelle avec des dilatateurs en métal, en bois, en verre ou en caoutchouc, ne m’ont jamais donné de résultats sérieux dans les cas de vaginisme prononcé.
Dr A. DE Soyre.
VAGINITE. — La vaginite est l’inflammation de la muqueuse du vagin. Cette affection peut être aiguë ou chronique.
On divise la vaginite en simple, blennorrhagique et granuleuse.
1° La vaginite simple qui est le résultat d’une irritation produite soit par la malpropreté, l’abus du coït, la masturbation, la présence d’un corps étranger, l’emploi d’injections trop irritantes, etc., se guérit facilement par la suppression de la cause qui a donné naissance à l’inflammation, l’usage de bains de siège et d’injections tièdes et émollientes ; si on ne prend pas ces précautions, la vaginite passe à l’élat chronique et donne naissance à un pus mélangé de mucosités et de produits épithéliaux qui baigne constamment les organes génitaux. Un des inconvénients de cette vaginite chronique est de déterminer des ulcérations, des érosions et un prurit vulvaire extrêmement désagréable. - 2° La vaginite blennorrhagique est malheureusement trop fréquente, elle s’accompagne presque toujours d’uréthrite et de vulvite. Elle est caractérisée par la tuméfaction de la muqueuse, de la douleur, une chaleur plus ou moins vive, de la rougeur et la présence d’un muco-pus qui baigne tout l’intérieur du canal vaginal et séjourne dans les sillons que nous y avons décrit. Ce muco-pus, contrairement aux autres sécrétions vaginales, une réaction alcaline, et l’examen au microscope permet d’y reconnaître la présence des Gonococci de Neiner.
Il n’est pas rare d’observer l’engorgement concomitant des ganglions de l’aine qui peut se terminer par résolution ou par suppuration (V. Bubon).
La vaginite blennorrhagique qui est la forme aiguë de la maladie peut se continuer par une blennorrhée vaginale qui en serait la forme chronique.
Le traitement consistera au début dans des grands bains, bains de siège, injections et lotions émollientes. Quand la période aiguë sera passée, on recommandera les injections antiseptiques avec une solution d’acide borique, de phénol Bobeuf , de coaltar saponiné de Le Beuf , de vinaigre de Pennes , etc., et on recherchera avec le spéculum s’il existe des ulcérations nécessitant un traitement plus énergique avec une solution de nitrate d’argent. Quand la vaginite blennorrhagique se complique d’urétrite, on instituera le traitement interne de la blennorrhagie (V. Blennorrhagie).
3° La vaginite granuleuse est caractérisée par la présence sur la muqueuse vaginale de petites granulations variant du volume d’un grain de millet à celui d’une lentille. Quand on passe le doigt sur la surface malade, il semblerait qu’on parcourt la peau d’un varioleux. En même temps il s’écoule un liquide jaune verdâtre plus ou moins épais. Le malade accuse une irritation, une chaleur et des démangeaisons insupportables.
Quoique cette affection puisse s’observer chez la femme nullipare, c’est principalement pendant la grossesse qu’on est appelé à la constater et à la soigner. Je suis d’avis qu’on ne doit lui opposer que des injections tièdes émollientes discrètes, et faites très doucement, car il faut toujours craindre l’excitation portée sur le col de la matrice qui pourrait déterminer une fausse couche.
■Dr A. DE Soyre.
VAISSEAU. — Nom générique employé par les anatomistes pour désigner les canaux servant à la circulation des liquides, tels que les artères , les veines, les capillaires; les lymphatiques (V. ces mots). i». l.
VALÉRIANATE D’AMMONIAQUE. — Le valérianaté d’ammoniaque est un sel blanc, cristallisé en houppes soyeuses, blanches, hygrométriques, d’une odeur sui generis, rappelant celle de l’ammoniaque et celle de l’acide valérianique, d’une saveur douce et sucrée, soluble dans l’eau et dans l’alcool.
M. Pierlot, ainsi que l’a écrit le professeur Bouchard at dans son Manuel de thérapeutique et de pharmacie , est le premier qui ait songé à faire entrer le valérianate d'ammoniaque dans la thérapeutique. Sa liqueur, de couleur brune, n’est pas du valérianate d’ammoniaque pur, mais une solution contenant ce^ei associé à une proportion considérable d’extrait alcoolique de valériane, lequel extrait paraît être le principal agent véritablement efficace. Le valérianate de Pierlot a été employé avec succès dans les hôpitaux de Paris depuis 1833 par Lélut, Baillarger, Mitivier, Delasiauve, Monod Vigla, Bouchardat, Trousseau, Gubler, etc., contre les spasmes, les convulsions et autres désordres analogues, contre les vapeurs, les maux de nerfs les migraines, les névralgies, la sciatique, la chorée, l’épilepsie. « Get antispasmodique stimulant est encore appelé, dit le profeseur Gubler, à rendre des services dans les flatuosités, les palpitations et
autres symptômes nerveux liés à l’état b enfin il a été conseillé dans l’asthme n ûysteri(loe; valérianate de Pierlot s’administre à s lj‘ cuillerée à café dans un quart de verre h? d’UDe crée, matin et soir ; pour les enfants on au Su' de la moitié ou du tiers d’une cuillerée C°ntente Cette excellente préparation peut encore Vnî -a-é' trer en lavement aux mêmes doses. ^mis-
VALERIANE. — Nom donné par les botaniste, à une plante herbacee, haule de 0,50 centimètre 1 mètre, présentant des fleurs rosées, et très commune dans les bois, les prairies et sur 1 bords des cours d’eau. La racine, la seule parti! utilisée en médecine, est petite, verticale èvlin drique, blanchâtre, prenant par la dessiccation un aspect corné. Presque inodore à l’état frais elle acquiert, en se desséchant, une odeur fétide très repoussante; elle est douée d’une saveur amère et désagréable. La valériane jouit de propriétés stimulantes, toniques et emménagogues; mais on l’emploie surtout comme antispasmodique, pour calmer l’irritabilité neryeuse dans certaines affections: telles que les attaques de nerfs, les convulsions, les migraines, les palpitations, les névralgies, la sciatique, la chlorée, l’hystérie et l’épilepsie. Elle s’administffe en infusion, en poudre, à la dose de 1 à 10 grammes et en extrait alcoolique sous forme de pilules, à la dose de 1 à 4 grammes.
VALÉRIANIQUE. — Nom donné par les chimistes à un acide contenu dans la racine de valériane. U se présente sous forme d’un liquide oléagineux doué d’une odeur désagréable rappelant celle de là valériane. Il est. peu soluble dans l’eau, très soluble dans l’àlcool et dans l’éther ; on ne l’emploie qu’à l’état de valérianate. P. L.
VALGUS. — Nom donné à une variété de piedbot (V. ce mot). p. L.
VALS (eaux minérales de). — Vais est une petite ville de l’Ardèche, située à 3 kilomètres d’Aubenas, dans une étroite vallée, au milieu des volcans éteints du Vivarais, qui possède un très grand nombre oe sources minérales bicarbonatées sodiques et gazeuses, dans lesquelles la quantité debicarbonae de soude varie de \ à 9 grammes par litre, et deux .. .. - - „ . - faibles-
sources sulfatées-arsenicales-ferrugineuses
Toutes ces sources sont froides. On les admin|S
en bains et en douches, mais surtout en boisso dans les dyspepsies, le diabète, les affections foie, la goutte, la gravelle, certaines maladies voies urinaires, etc. . p. L.
VALVULE. — Nom donné par les anatomistes^ des replis situés dans l’intérieur des veines, cœur, de l’intestin, etc. (V. ces mots). p- L-
VANILLE. — On désigne sous ce nom le vanillier officinal, plante grêle et gri m pan te, nS
famille des Orchidées, qui naît dans les f eg ^ chaudes et humides du Mexique, de la Colomm ^ de la Guyane. Son fruit présente une forme an