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VAR
d’un rouge brun, d’une consistance molle et jurasse au toucher, il est doué d’une odeur balsamique. La vanille possède des propriétés stimulantes, qiais elle est inusitée en médecine et n’est guère employée que pour aromatiser le chocolat, les crèmes, les glaces et les pastilles. On s’en sert surtout sous forme de poudre. p. l
VANILLINE. — La vanilline est le principe aromatique de la vanille : on l’extrait généralement de cette plante, mais on peut aussi l’obtenir artificiellement par l’oxydation de la coniférine, substance contenue dans la sève des conifères; c’est le procédé employé en Allemagne, par Haarmann. En France, de Layre a découvert un nouveau procédé qui consiste à extraire la vanilline de l’essence de girofle. Cette substance se présente sous l’aspect d’aiguilles cristallisées, incolores, d’une saveur piquante, d’une odeur semblable à celle de la vanille, peu solubles dans l’eau, très solubles dans l’alcool, l’éther et le chloroforme. La vanilline peut remplacer absolument la vanille, son emploi dans la parfumerie et dans la confiserie se généralise de plus en plus. p. L.
VAPEUR (bains de). — (V. Étuve.)
VAPEURS. — On désigne vulgairement sous le nom de vapeurs des malaises caractérisés par des rougeurs et des pâleurs subites, des palpitations avec tendance à la lipothymie, et par un ensemble de symptômes nerveux variables selon les individus. On les observe chez les femmes nerveuses ou chlorotiques. p. L.
VARECH. — Nom donné par les botanistes aux différentes espèces d’algues du genre fucus (V. Fucus). p. L.
VARICES. — On désigne sous ce nom la dilatation morbide et permanente des veines. Les varices, rares chez les enfants, s’observent surtout chez les individus qui sont exposés par leur profession à des travaux pénibles et à une station verticale prolongée, tels que les cuisiniers, les boulangers, les pâtissiers, les blanchisseuses, les typographes, etc. L’hérédité constitue une prédisposition indiscutable. Elles peuvent occuper toutes les veines de l’économie, mais on les rencontre surtout à celles des Biembres inférieurs. On les voit souvent survenir â la suite d’une compression exercée sur le trajet des Peines (tumeurs, compression produite par les jarretières, par des ceintures, etc). La grossesse détermine une compression des veines iliaques qui favorise la dilatation des veines des membres inférieurs; aussi un grand nombre de femmes sont-elles o-tteintes, pendant leur grossesse, de varices qui disparaissent après l’accouchement.
. après Verneuil, les varices des membres inférieurs débutent par les veines profondes du mollet ; eur présence se traduit par une sensation d’en- Sourdissement et de pesanteur qui disparaît sous influence du repos. Le toucher permet de consta- ®r la présence de nodosités plus ou moins volulneuses. Les varices des veines superficielles for¬
ment des cordons flexueux, saillants, avec des dilatations de distance en distance; elles présentent une coloration bleuâtre et déterminent parfois des douleurs assez vives. Au niveau des renflements variqueux, la peau présente une tendance a s’ulcérer (V. Ulcère variqueux).
Les varices restent vent stationnaires , peuvent même dispara complètement avec les progrès de l’âge, cependant, chez les individus qui restent longtemps debout, on observe fréquemment la formation d’ulcères variqueux.
Les complications plus fréquentes sont l’inflammation du tissu cellulaire (phlegmon), la phlébite et l’hémorrhagie. HiHBfifH^H
Lorsque les varices ne -
sont pas ulcérées, le meil- l^gjjf II H® leur traitement consiste à W \ fl^H
pratiquer la compression H W à l’aide de bas élastiques JH
de Le Perdriel, qui sont I
de beaucoup les plus re-
marquables par leur sou- Fig l235.
plesse, leur perméabilité à Varices de la jambe, la transpiration, et leur F varice profonde. - 2. longue durée (V. Bas élas - Veine, superficielle. — 3.
tique). Dans les cas d’ul- Aponévrose,
cères variqueux, on commencera par prescrire le repos absolu, en ayant soin de placer la jambe dans une position horizontale. On favorisera la cicatrisation en pratiquant des cautérisations au nitrate d’argent ; on appliquera un pansement compressif avec des bandelettes de diachylon. On a tenté la cure radicale des varices à l’aide de nombreux moyens parmi lesquels nous citerons, la cautérisation, la ligature, les injections eoagulentes au perchlorure de fer; tous ces procédés exposent le malade à des accidents sérieux; aussi nous conseillerons de n’y avoir recours que dans les cas
d’absolue nécessité. Dr A.-L. labarthe père.
VARICELLE. — La varicelle, désignée vulgairement sous le nom d é petite vérole votante, est une affection fébrile, contagieuse, caractérisée par une éruption de vésicules.
Cette affection s’observe surtout chez les enfants: elle est absolument distincte de la varioloïde et de la variole. Elle débute par un léger frisson, du malaise et une fièvre modérée. L’éruption apparaît au bout de vingt-quatre heures; elle se présente sous la forme de petites taches roses, arrondies se transformant rapidement en vésicules. Ces vésicules, plus ou moins volumineuses, sont entourées à leur base d’une aréole inflammatoire; elles sont distendues par un liquide limpide qui devient purulent. Le quatrième jour, les vésicules se rident, s’affaissent et laissent à leur place une petite croûte
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brunâtre. L’éruption se fait généralement par poussées successives; on observe le plus souvent un léger mouvement fébrile jusqu’à la fin de la période de dessiccation. L’éruption disparaît sans laisser de cicatrices.
Cette affection, essentiellement bénigne, se termine toujours par la guérison.
Le traitement consiste à éviter l’action du froid et à favoriser l’éruption en prenant des tisanes chaudes [mauve, bourrache, etc.), coupées avec du
VARICOCÈLE. — On désigne sous ce nom la dilatation variqueuse des veines spermatiques.
Cette affection, rare chez les enfants et chez les vieillards, s’observe surtout de 15 à 25 ans. Elle peut être bilatérale ou n’occuper qu’un seul côté; dans ce dernier cas, elle siège presque toujours à gauche, et lorsqu’elle est bilatérale, la tumeur du côté gauche est toujours plus volumineuse que celle du côté droit.
On a invoqué un grand nombre de causes pour expliquer la production du varicocèle. Parmi les causes prédisposantes, on a signalé une taille élevée, un tempérament faible, des muscles peu développés, le relâchement habituel du crémaster; mais la véritable cause consiste à une sorte de prédisposition personnelle, généralement héréditaire et qui semble présider à la production des varices. La chaleur qui distend les enveloppes des testicules est une cause prédisposante, aussi le varicocèle estil très fréquent dans les pays chauds.
Il existe un certain nombre de professions qui exercent une réelle influence sur la production du varicocèle, ce sont celles qui exigent de violents efforts musculaires comme chez les boulangers, ou celles qui obligent les sujets à rester longtemps debout, comme les imprimeurs, les menuisiers, les sergents de ville, les cuisiniers, etc. On a accusé aussi les excès vénériens, la danse et l’équitation, mais leur influence n’est nullement1 démontrée. Parmi les nombreuses causes anatomiques invoquées pour expliquer la prédominance du varicocèle à gauche, deux seulement méritent d’être conservés, ce sont : l’anastomose à angle droit de la veine spermatique gauche dans la veine rénale, tandis que la veine spermatique droite se jette directement dans la veine cave inférieure, et la position du testicule gauche qui descend ordinairement plus bas que le droit.
Les veines sont volumineuses, dilatées et flexueuses, leurs parois sont épaissies et elles présentent, çà et là, sur leur parcours, des renflements plus ou moins volumineux. Lorsque le varicocèle atteint de trop fortes proportions, on constate souvent de l’atrophie du testicule.
Le plus souvent, le varicocèle débute d’une manière insidieuse et évolue lentement; les malades s’en aperçoivent lorsqu’il a déjà atteint un certain volume. Cependant, dans quelques cas, surtout chez les jeunes sujets, il se développe rapidement et évolue en l’espace de six mois. Le varicocèle se présente sous la forme d’une tumeur allongée irrégulière, bosselée, s’étendant depuis l’anneau inguinal jusqu’au fond des bourses et présentant
en général, le volume d’un petit œuf m • acquérir, dans quelques cas, les dimPn!-S p0uvant tête de fœtus. J.-L. Petit rapporte un p°DS d!Ulle scrotum, distendu par un varicocèle vol -0il le descendait jusqu’au milieu de la cuisse*1»111611*’ Les malades se plaignent plutôt d’une s^?6, de pesanteur et de gêne que d’une véritable?1011 leur; cependant certains varicocèles, peu dévPi°U' pés, sont quelquefois très douloureux. La doil' s’exaspère sous l'influence de la marche ^ d’exercices violents, tandis qu’elle se calme °U le repos. Dans le plus grand nombre des cas ÏÏ fonctions génitales ne sont pas troublées. ’ 6S Le varicocèle est presque toujours une affection bénigne. Le plus souvent, après avoir atteint un certain volume, il demeure stationnaire, puis diminue avec le progrès de l’âge et finit quelquefois par disparaître dans la vieillesse.
Le traitement est palliatif ou curatif. Dans le plus grand nombre des cas, le traitement palliatif suffit, il consiste dans l’usage d’un suspensoir. On conseillera en même temps des ablutions froides et l’abstention d’exercices violents. Le traitement curatif ou chirurgical n’est indiqué que dans les cas de varicocèle très volumineux ou très douloureux. Maisonneuve injectait quelques gouttes de perchlorure de fer dans les veines variqueuses afin d’obtenir leur oblitération. Cette méthode est aujourd’hui presque abandonnée. Les procédés actuellement employés sont tellement nombreux que nous ne
Fig. 1236. — Traitement du varicocèle par la ligature, — t’ Chefs de l’une des ligatures. — B', B'. Chefs de l’autre C,C. Commencement du serre-nœud sur lequel on passe ie gatures. — F. Canal déférent. — G. Epididyme. «. seaux sanguins du cordon.
Fig. 1237. — Traitement du varicocèle par la ligature. — Atum. — B, B'. Ligatures passées dans la rainure du por ^ ture. — D. Vis autour de laquelle s’enroulent les fils au mesure qu’on leur imprime des mouvements de rotatio •
pouvons les décrire ici; les uns s’adressent au scro tum pour en diminuer l’étendue, les autres coB tent à réséquer, entre deux ligatures, ^es.v^ent variqueuses. Aujourd’hui on combine généraient ces deux procédés. Dr padl labarthe.
VARIOLE. — On désigne sous le non/de variole, ou vulgairement sous celui de 'petite vérole, affection fébrile, contagieuse, caractérisée par éruption de pustules généralisée.