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individus atteints d’une même maladie contagieuse, soit dans un hôpital où existent des services pour plusieurs espèces de ces maladies, soit dans un hôpital spécial pour chaque espèce de maladie contagieuse.
Le premier système est appliqué depuis longtemps en Angleterre, et depuis quelques années dans plusieurs villes d’Europe. C’est ainsi qu’il y a à Londres, à Birmingham, à Manchester, à Copenhague, à Moabit, à Sunderland, etc., des hôpitaux spéciaux, dans lesquels existent plusieurs pavillons séparés, où sont reçus des individus atteints de fièvre typhoïde, de diphthérie, de variole, de rougeole, de scarlatine, etc., et dans lesquels sont organisés d’une façon très complète les appareils de ventilation et de désinfection des vêtements, de la literie, en un mot de tous les objets qui ont servi aux malades ; inutile d’ajouter que ces hôpitaux sont éloignés des quartiers populeux.
Le second système est de beaucoup supérieur au premier et n’a qu’un inconvénient sérieux, celui de coûter beaucoup plus cher à établir.
En France, avouons-le à notre honte, nous sommes très en retard au point de vue de la pratique de l’isolement. Cependant l’Académie de médecine, la Société médicale des hôpitaux, la Société de chirurgie, le conseil de surveillance de l’Assistance publique de Paris, ont à plusieurs reprises demandé la création de services spéciaux isolés. En 1880, même, le Conseil d’hygiène et de salubrité du département de la Seine a demandé la création, à Paris, ou dans les environs, de deux hôpitaux d’isolement destinés à recevoir les enfants atteints de certaines maladies contagieuses, telles que fièvre typhoïde, diphthérie, variole, rougeole, scarlatine, etc. Dans chacun de ces hôpitaux seraient construits des pavillons absolument séparés, ayant chacun son personnel spécial, ses services et ses dépendances distincts, et chaque pavillon ne recevrait qu’un même genre de malades. Nous attendons encore que satisfaction soit donnée au vœu exprimé par le Conseil d’hygiène et de salubrité. d- pAUl Labarthe.
ISTHME. — Mot employé par les anatomistes pour désigner certaines parties du corps bien différentes. Ainsi, on appelle isthme de l'encéphale la protubérance annulaire (V. Encéphale);— isthme du gosier, l’orifice qui est situé entre les piliers antérieurs du voile du palais et qui fait communiquer la bouche avec le pharynx (V. Pnarynx); — Isthme du pharynx, l’orifice formé par les piliers postérieurs du voile du palais qui fait communiquer l’arrière cavité des fosses nasales avec le pharynx (V. Pharynx). p. L.
IVETTE. — L’ivette, appelée aussi germandrée ou petit chêne, est une petite plante herbacée de la famille des labiées, rampante, rameuse, à petites fleurs d’un rose foncé, très commune en France dans les terrains pierreux et au bord des bois. Ses fleurs étaient jadis employées en infusion contre la goutte, on les emploie encore parfois comme to-nique appéritif et comme fébrifuge. p. l.
IVOIRE. — Nom donné en anatomie à la subs¬
tance osseuse qui forme le corps de la dent, r substance est aussi appelée dentiné (V. D-nl)‘ 6tte
Dans le commerce, on donne le nom d’ivoire * matière qui constitue les défenses de l’élépha Cette matière, ramollie par les acides, est emploi' en chirurgie pour fabriquer des sondes, des ^ saires, etc. P L
IVRAIE. — L’ivraie trémulente, ou blé des ivr0. gnes, est une plante de la famille des graminées" très commune dans les blés, les orges et les Sej’ gles, dont la graine, qui a une grande analogie avec les grains de seigle, renferme des principes vénéneux qui seraient, d'après les recherches des professeurs Filhol et Caillet, de Toulouse : 1° une huile verte qui provoquerait spécialement les mouvements convulsifs et le tremblement; 2° une matière extractive, jaune, visqueuse, d’une saveur âcre et amère, moins active que cette dernière et provoquant des troubles gastriques et des vomissements.
Le pain dont la farine duquel entre l’ivraie, détermine chez ceux qui le mangent, une série d’accidents sérieux, tels que : étourdissements, céphalalgie, oppression, envies de vomir, troubles de la vue, somnolence, courbature, sueurs, tremblements, avec affaiblissementgénéral. Quelquefois le malade éprouve de la difficulté à avaler, à respirer et à prononcer les mots. Le plus souvent, tous ces symptômes se dissipent après quelques heures d’un sommeil auquel il est difficile au malade de ne pas succomber.
Le remède contre ces accidents d’empoisonnement par l’ivraie consiste à faire vomir le maladè, puis à lui donner des boissons acidulées, telles que limonade citrique, eau vinaigrée, etc.
Dr Paul Labarthe.
IVRESSE. — Hygiène publique. — Loi du 13 février
1873 TENDANT A RÉPRIMER L’iVRESSE PUBLIQUE ET A COMBATTRE LES PROGRÈS DE L’ALCOOLISME. ‘
Article premier. — Seront punis d’une amende de 1 à 5 fr. inclusivement, ceux qui seront trouvés en état d’ivresse manifeste dans les rues, chemins, places, cafés, cabarets ou autres lieux publics. Les articles 474 et 483 du code pénal (Art. 474. La peine de l’emprisonnement aura toujours lieu, en cas de récidive, pendant trois jours au plus. — Art. 483. 11 y a récidive lorsqu’il a été rendu contre le contrevenant, dans les douze mois précédents, un premier jugement pour contravention de police commise dans le ressort du même tribunal), seront applicables a la contravention indiquée au paragraphe précédent.
Art. 2. — En cas de nouvelle récidive, conformément à 1 article 483, dans les douze mois qui auront suivi, la deuxieme condamnation, l’inculpé sera traduit devant le tribunal de police correctionnelle et puni d’un emprisonnement de six jours à un mois et d’une amende de seize à 300 francs. Quiconque ayant été condamné en police correctionnelle pour ivresse, depuis moins d’un an, se sera de nouveau rendu coupable du même délit, sera condamné au maximum des peines indiquées au paragraphe précédent, lesquelles pourront être élevées jusqu’au double.
Art. 3. Toute personne qui aura été condamnée deux fois en police correctionnelle pour délit d’ivresse manifeste, conformément à l’article précédent, sera déclarée par le second jugement incapable d’exercer les droits suivants : 1° de vote et d’élection; 2» d’éligibilité; 3° d’être appelée ou nommée aux fonctions de juré ou autres fonctions publiques, 011
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emplois de l’administration, ou d'exeiver ces fonctions 1 ^emplois ; 4“ de Port d’armes’ pendant deux ans a partir du ?V. oi! la condamnation sera devenue irrévocable.
. 4 Seront punis d’une amende de 1 à 5 fr. inclusi-
ement, les cafet:ers, cabaretiers et autres débitants qui au- Te t donné à boire à des gens manifestement ivres, ou qui les r°ront reçus dans leurs établissements, ou auront servi des lioueurs alcooliques à des mineurs âgés de moins de seize ans accomplis- Toutefois, dans le cas où le débitant sera prévenu d’avoir servi des liqueurs alcooliques a un mineur âgé de moins de seize ans accomplis, il pourra prouver qu’il a été induit en erreur sur l’âge du mineur; s’il fait cette preuve, aucune peine ne lui sera applicable de ce chef. Les articles 474 et 483 du code pénal seront applicables aux contraventions indiquées aux paragraphes précédents.
^RT- 5. __ Seront punis d’un emprisonnement de six jours a un mois et d’une amende de 16 à 300 fr., les cafetiers, cabaretiers et autres débitants qui, dans les douze mois qui auront suivi la deuxième condamnation prononcée en vertu de l’article précédent, auront commis un des faits prévu audit article. Quiconque, ayant été condamné en police correctionnelle pour l’un ou l’autre des mêmes faits, depuis moins d’un an, se rendra de nouveau coupable de l’un ou l’autre de ces faits, sera condamné au maximum des peines indiquées au paragraphe précédent, lesquelles pourront être portées jusqu’au double.
Art. 6. — Toute personne qui aura subi deux condamnations en police correctionnelle pour l’un ou l’autre des délits prévus en l’article précédent pourra être déclarée par le second jugement incapable d’exercer tout ou partie des droits indiqués en l’article 3 Dans le même cas, le tribunal pourra ordonner la fermeture de l’établissement pour un temps qui ne saurait excéder un mois, sous les peines portées par l’article 3 du décret du 29 décembre 1831. (Art. 3 (Extrait). Tout individu qui ouvrira un café, cabaret ou débit de boissons a consommer sur place, contrairement à un arrêté de fermeture, sera poursuivi devant les tribunaux correctionnels et puni d’une amende de 25 a 500 francs et d’un emprisonnement de six jours à un mois. L’établissement sera fermé immédiatement.) Il pourra aussi sous les mêmes peines interdire lement au débitant la faculté de livrer des boissons a i sommer sur place.
Art. 7. — Sera puni d’un emprisonnement de six jours à un mo' s et d’une amende de 16 francs à 300 francs, quiconque aura fait boire jusqu’à l’ivresse un mineur âgé de moins de seize ans accomplis. Sera puni des peines portées aux articles ü et 6, tout cafetier, cabaretier ou autre débitant de boissons, qui, avant subi une condamnation en vertu du paragraphe précédent, se sera de nouveau rendu coupable, soit du même fait, soit de l’un ou l’autre des faits prévus en l’article 4, § 1, dans le délai indiqué en l’article 5, § 2.
Art. 8. — Le tribunal correctionnel, dans les cas prévus par la présente loi, pourra ordonner que son jugement soit affiché à un tel nombre d’exemplaires et en tels lieux qu’il indiquera.
Art. 9. — L’article 463 du code pénal (Art 463. (Extrait.) ans tous les cas où la peine de l’emprisonnement et celle de amende sont prononcées par le Code pénal, si les circonsances paraissent atténuantes, les tribunaux correctionnels sont autorisés, même en cas de récidive, à réduire Lemprionnement même au-dessous de six jours et l’amende au-dessous de 16 francs ; ils pourront aussi prononcer séparément une ou 1 autre de ces peines, et même substituer l’amende à mprisonnement, sans qu’en aucun cas elle puisse être aumpSm°U! deS !'e’nes de simple police (amende, emprisonnera: 6 ,,<'0^üs(-afion des ob|ets saisis) ne sera applicable aux loi r emP1'isorinement et d’amende portées par la présente dèlït *rtl<; 59 d,U même code (Art 59- Les complices d’un ce délit' IT p,inis de la même peine que les auteurs même de sente loi & SC1>a ^as aPPlicafde aux délits prévus par la pré-
Prévue' Yes Procès- verbaux constatant les infractions
P**œs dans les arudes précédents seront transmis au pro¬
cureur de la République" dans les trois jours au plus tard y compris celui où aura été reconnu le fait sur lequel ils sont dressés.
Art. 11. — Toute personne trouvée en élat d’ivresse dans les rues, chemins, places, cafés, cabarets ou autres lieux publics, pourra être, par mesure de police, conduite à ses frais au poste le plus voisin, pour y être retenue jusqu’à ce qu’elle ait recouvré sa raison.
Art. 12. — Le texte de la présente loi sera affiché à la porte de toutes les mairies et dans la salle principale de tous les cabarets, cafés et autres débits de boissons. Un exemplaire en sera adressé à cet effet à tous les maires, et à tous les cabaretiers, cafetiers et autres débitants de boissons. Toute personne qui aura détruit ou lacéré le texte officiel sera condamnée à une amende de 1 à 5 francs et aux Trais du. rétablissement de l’affiche. Sera puni de même tout cabaretier cafetier ou débitant chez lequel ledit texte ne sera pas trouvé affiché.
Art. 13. — Les gardes champêtres sont chargés de rechercher, concurremment avec les autres officiers de police judiciaire, chacun sur le territoire sur lequel il est assermenté, les infractions à la présente loi. Ils dressent des procès-verbaux pour constater ces infractions.
Médecine. — On donne le nom d’ivresse à l’ensemble des désordres produits par l’absorption d’une trop grande quantité de liqueurs fermentées. Ces désordres ont été suffisamment décrits par notre éminent collaborateur Albert Regnard, dans son remarquable article Alcoolisme (X. ce mot), pour que nous les rappelions ici. Disons seulement que l’ivresse constitue un véritable empoisonnement dont les suites peuvent être très graves dans bon nombre de cas, et parfois même, mortelles.
Généralement il n’y a rien à faire contre l’ivresse, c’est-à-dire qu’il n’y a pas de médication propre établie contre cet état déplorable, et le mieux est de laisser les malheureux qui y sont plongés, cuver tranquillement leur vin. Quelques heures de sommeil suffisent la plupart du temps pour la dissiper.
Cependant, il existe quelques moyens, bien connus des ivrognes, de modérer les effets de l'ivresse simple. Ainsi, on peut, sans avoir recours aux potions vomitives des pharmaciens, faire vomir le malade, soit en lui chatouillant la luette avec une barbe de plume, soit, plus simplement encore, en lui mettant deux doigts entiers dans la bouche. Une fois qu’il aura vomi, on lui fera prendre un peu de thé chaud.
L’ammoniaque et l’acétate d’ammoniaque jouissent aussi d’une réputation dans le monde des buveurs effrénés, qui leur attribuent une puissance infaillible pour dissiper l’ivresse. L’ammoniaque se prend à la dose de 8 à 10 gouttes dans un verre d’eau, que l’on a soin de bien remuer avant de l’avaler.
Quant à l’acétate d’ammoniaque, on peut administrer dans une potion, d’après la formule suivante :
Eau de tilleul. ...••■*
Eau de fleurs d’oranger. . . *
Sirop de sucre. . .
Acétate d’ammoniaque. ....
en deux fois, à un quart d’heure d’intervalle. Ces deux médicaments, hàtons-nous de le dire, ne sont nullement infaillibles, loin de là, et chez les per-
100 grammes.
sonnes nerveuses, bien loin de calmer l’ivresse, ils déterminent au contraire une violente excitation.
Nous ne dirons rien ici de la pophylaxie de l’ivresse, qui a été exposée au mot alcoolisme (V. ce mot). Dr Paul Labarthe.
IXORA. — Nom donné par les botanistes à un genre de plantes de la famille des rubiacées, qui ne compte pas moins de deux cents espèces répandues
dans les diverses régions tropicales du grlohe, 0a on les emploie sur place. Parmi les principale, espèces, nous citerons: Yixorn indica employé pat les habitants du Malabar contre la dysenterie et les hémorrhoïdes ; Y>xnra Sche/li, employé par ift5 indiens contre les diarrhées et certaines maladies de peau ; Yixora grundiflnra dont le fruit possède des propriétés diurétique, etc. L’ixora est inusité dans la pharmacopée européenne. p. L-
JABORANDI. — Le jaborandi est un arbuste" qui croit dans l’intérieur des provinces du Brésil et dont les feuilles ont été introduites dans la thérapeutique en 1873 par le Dr Continho, de Pernamboco. Cet arbuste présente une tige cylindrique, bote de 4 à 2 mètres environ : des racines grosses,
très ramifiées ; des feuilles alternes, împaripennées, a 3, 4 ou 5 paires de folioles, oblongues, inégales à , base, tronquées au sommet, entières, luisantes a leur face supérieure au point de ressembler par eur aspect extérieur aux feuilles du laurier; des eurs hermaphrodites, colorées en brun rouge oneé et disposées en une gr ippe de 40 à 43 centimètres de long; des fruits formés de cinq capsules nn:lSCent?s’ con,e|tant chacune une seule graine na o‘1 luisante» réniforme. Les feuilles, les seules „ ‘ les plante jusqu’ici employées, contien-
une huile essentielle et un alcaloïde, la pilo-
carpine (V. ce mot), qui paraît être leur principe actif.
Pris en infusion à la dose de 4 à 6 grammes de feuilles pour 430 grammes d’eau, le jarobandi produit au bout de cinq à quinze minutes une salivation et une diaphorèse extrêmement abondantes. La salivation commence la première, elle dure deux heures en moyenne pendant lesquelles le malade est obligé de crachoter continuellement une salive opaline, visqueuse dont les proportions s’élèvent à la dose considérable d’un demi-litre environ; après ce laps de temps, la sécrétion des glandes buccales est tarie et la bouche reste sèche jusqu’au lendemain. La diaphorèse paraît presque aussitôt que la salivation, elle commence par la face et s’étend si rapidement à tout le corps que, dans l’espace de trois quarts d’heure, elle est arrivée à son maximum, puis elle diminue peu à peu pour cesser au bout de deux heures à deux heures et demie (A Robin); la peau devient ensuite sèche et sécrète peu ou point, comme les glandes salivaires. Cette hypersécrétion s'étend à presque toutes les glandes : nasales, lacrymales, pharyngiennes, trachéales, bronchiques. Il n’y a que les glandes rénales dont la sécrétion soit un peu diminuée, un quart de litre par exemple, pour augmenter notablement le lendemain, au point de "dépasser la quantité moyenne des urines. En résumé, la réduction de la quantité des urines ne compense nullement la quantité d’eau rendue par la sueur, la salive et les autres sécrétions (Constantin Paul).
On a . cherché à tirer parti des propriétés sialagogues et sudorifiques du jaborandi. Gubler, Crequy, Vulpian, Combal, de Montpellier, ont expérimente les feuilles de cet arbuste et en ont relire de bons effets dans un certain nombre de maladies. Ainsi dans les épanchements pleurétiques, le jaboran i a fait disparaître rapidement le liquide contenu dans la plèvre; il est probable qu’il agirait de meme dans les épanchements cardiaques, synoviaux, ou péritonéaux. Il rend des services dans certaines affections buccales caractérisées par la secheresse de la gor^e ; mais il doit être prescrit avec une certaine prudence, car il est des tempéraments qui ne
peuvent le supporter et chez lesquels il provoque des nausées, des vomissements, des vertiges, de la pesanteur de tète, des troubles de la vue. En pareil cas, Dujardin-Beaumetz a imaginé de l’administrer en lavements et a évité ainsi les inconvénients qui résultaient de son administration par la bouche. On l’a utilisé encore contre les hydropisies aiguës, la maladie de Bright, l’hydarthrose du genou, les accès de goutte et comme anti-catarrhal contre l’asthme humide, les bronchites avec congestion intense, l’oedème pulmonaire, la grippe et les bronchorrhées.
Ce médicament se prescrit principalement en infusion, en sirop et en élixir, et comme il y a dans le commerce plus de vingt espèces appelées Jaborandi, dont la teneur en principe actif ( pilocarpine ) est presque nulle, nous croyons devoir recommander aux médecins de recourir aux préparations de Jaborandi du Dr Coutinho. Chaque dose de feuilles est renfermée dans un étui de fer-blanc qui en assure la conservation indéfinie. Chaque cuillerée à soupe de son sirop représente 2 grammes de feuilles et s’administre dans une tasse de thé ou d’eau chaude, à la dose de deux cuillerées. Son élixir présente le même dosage que le sirop et s’emploie de la même façon.
Le saborandi est indiqué dans toutes les maladies où les sialagogues et les sudorifiques sont reconnus utiles. Il a même sur ces derniers l’avantage de produire par lui-même une sudation abondante, tandis que la plupart des prétendus sudorifiques n’agissent que par l’eau chaude qui leur sert de véhicule. Ce remède nouveau mérite donc de fixer l’atttention des observateurs, il est destiné à rendre des services là où les autres sudorifiques se montrent impuissants.
Dr Marc. Camboulives.
JALAP. — Le jalap des pharmacies est là racine de Yexogone officinal , qui croît au Mexique et particulièrement aux environs de la ville de Xalapa ; de là le nom de convolvulus jalapa donné par Linné à cette plante. En effet, l’exogone officinal peut être comparé à un liseron des haies dont la tige volubile , haute de 5 à 7 mètres, s’enroule autour des plantes voisines qui lui servent de point d’appui. Sa racine, la seule partie usitée en médecine, est tubéreuse, arrondie, de là forme d’un gros navet, de couleur blanchâtre à l’extérieur, se changeant en un gris violacé en dedans.
Cette racine nous est livrée par le commerce en grosses rouelles ou en morceaux arrondis, marqués circulairement d’une forte incision faite pour en favoriser la dessiccation. Sa surface est très rugueuse, son odeur nauséabonde , sa saveur âcre et tenant à la gorge. Le jalap de bonne qualité est sec, compacte, pesant, à cassure nette et non celluleuse. Il renferme 18 à 20 pour 100 de résine, c’est-à-dire de principe actif, mêlée à des proportions moindres et très variables d’autres principes gommeux sucrés, etc., de moindre valeur. La couleur delà poudre en est jaunâtre; sa saveur presque insipide laisse dans l’arrière-bouche un sentiment d’àcreté qui n’est pas bien prononcé et qui permet aux enfants de l’avaler sans trop de difficulté, surtout lorsqu’on a pris la précaution de la masquer avec un produit
autres produits inertes et qu’on a obtenu ainsi une espèce d’alcaloïde soluble dans l’alcool, insoluble dans l’eau, les huiles fixes et volatiles et dont l’action thérapeutique est plus sûre et plus énergique, quoique donnée à de plus faibles doses.
Prises dans des proportions un peu trop élevées, la racine en poudre et la résine également en poudre produisent de l’entérite, des vomissements et des superpurgations si violentes que, de cette imprudence commise, il peut en résulter une conséquence fatale. Ce qui est à noter, dans ces cas malheureux, c’est qu’on n’observe jamais ou presque jamais de gastrite. Cela provient, d’après Bernetzki, de ce que il faut un liquide alcalin à la résine de jalap pour la dissoudre. Or, comme dans l’estomac, lu membrane muqueuse ne secrète pas de liquide de cette nature, il en résulte que c’est dans les deux intestins, grêle et gros,; où affluent la bile, le suC pancréatique et le suc intestinal, que doit se m«U' trer toute son action purgative. C’est du reste de la même manière qu’agissent en général la plupart des drastiques, soit qu’on les emploie comme vermifuges chez les enfants, soit qu’on les ulihse comme purgatifs dans les constipations rebelhf, les affections cérébrales et cardiaques, les hydrop1' sies, les aménorrhées ou les suppressions de quel* ques flux hémorrhoïdal.
JAM
JAM
En qualité de purgatif drastique hvdragogue, le ialap purge modérément sans tranchées et sans beaucoup de coliques. 11 se prescrit en poudre ou en teinture, seul ou le plus souvent associé au calomel, à la scammonée, au turbith, à la rhubarbe. La poudre de la racine se donne à la dose de 1 à 3 grammes et au delà dans du pain azyme, des cachets médicamenteux, du sirop, des confitures, de l’eau sucrée en une seule fois ou en trois prises égales. La résine en poudre se prescrit de 30 à 80 centigrammes, dans les mêmes véhicules. La teinture alcoolique entre dans la composition de Yeaude-vie allemande , de la médecine Leroy , etc.
Dr Marc. Camboulives.
JAMBE. — Anatomie. — La jambe est cette partie du membre inférieur comprise entre le genou et le
Fig. 664. — Squelette de la jambe.
^■TiUn, face anterieure . — 1. Face interne. — 2. Face externe. ■ . “ord antérieur, crête du tibia. — 4. Épine du tibia. ■ jj- surface articulaire externe. — 6 Tubérosité du tibia. • • Surface rugueuse sur laquelle s’attache le ligament rotulie moerosite antérieure du tibia. — 8. Tubercule de Gerdy. ■ T' t v articulaire inférieure. — 10. Maléolle interne.
face postérieure . 1. Face postérieure. - 2. Bo:
™e‘. ~ 3- Bord interne. - 4. Épine du tibia. - 5. Surfa, rnsiti ïre e.xt.erne- — 6- Surface articulaire interne. — 7. Tub 9 Faon» tibia' ~ 8' Facette articulaire pour le péroné, mité “tt.eartlüuIaire inférieure et externe; elle reçoit l’extr P pLïï TeUre du Péroné— 10. Malléole interne.
-VrLa a*le,leUTe-~ 1. Face externe. - 2. Face intern