LEN
3° Par dessiccation. — Une autre méthode de conserve en usage dans les ménages est la dessiccation. Ce procédé s’applique principalement aux artichauts, aux champignons, aux choux-fleurs et aux haricots verts. Après avoir divisé et épluché ces divers légumes avec soin, on les plonge pendant cinq à vingt minutes dans l’eau bouillante, puis on lés dispose ensuite sur des claies où on les enfile avec une petite ficelle, et on les expose aux rayons du soleil. Quand ils sont bien secs on peut les mettre dans une boîte où ils se conservent très bien pendant un an si l’on a soin de les garder à l’abri de toute humidité.
Quand on veut faire usage des légumes ainsi conservés, il faut les faire tremper pendant une heure, ou deux dans de l’eau froide ou légèrement tiédie, suivant la température extérieure, afin de leur rendre l’eau que la dessiccation leur a enlevée.
4° Procédé Chollet. — Le procédé Chollet est basé à la fois sur la dessiccation et la compression. Les légumes sont soumis à l’action- de la vapeur d’eau pendant quelques minutes pour leur faire subir un premier degré de cuisson, puis ils sont ensuite desséchés rapidement dans des étuves disposées à cet effet. Quand ces légumes doivent constituer des conserves pour l’alimentation des militaires ou des marins, afin d’en diminuer le volume et de rendre ainsi les transports plus faciles, on les porte sous la presse hydraulique.
Lorsqu’on veut se servir de ces légumes on les précipite pendant trente à quarante minutes dans l’eau froide avant de les faire cuire. La cuisson doit être parfaite au bout d’une demi-heure ou d’une heure d’ébullition.
5° Procédé Appert. — Ce procédé est celui qui est aujourd’hui le plus généralement employé dans l’industrie, et c’est à lui que nous devons les conserves de haricots verts, de petits pois et d’asperges qui sont devenues d’un usage si commun maintenant.
Le fait capital du procédé Appert est de chasser l’air qui entoure les légumes que l’on veut garder. Pour cela, les légumes sont mis dans des bouteilles à large goulot où dans des boîtes en fer-blanc où ils subissent un premier degré de cuisson. Puis quand le liquide légèrement salé qui les environne entre en ébullition et que la vapeur qui s’en dégage chasse l’air préalablement contenu dans la bouteille ou dans la boîte, on bouche rapidement et hermétiquement. Les conserves ainsi faites se gardent très bien plusieurs années. Le procédé Appert a été très amélioré depuis son invention, et l’emploi de la vapeur a permis d’établir des usines où les conserves sont très bien faites et en quantité considérable.
Conservation des légumes secs. — Les légumes secs se conservent facilement une année entière soit dans des sacs, soit mis en tas dans des appartements planchéiés, à l’abri de l’humidité. Dans ce dernier cas, il est bon de temps en temps de les remuer avec une pelle en bois, tant pour en chasser la poussière qui s’y accumule que pour ramener à la superficie les couches profondes qui, malgré toutes les précautions, subissent toujours un certain degré d’humidité par le contact direct avec le
plancher. On profite également de ce moment p0Ur enlever les grains qui auraient subi un certain degré de pourriture. Dr Paul Labarthe.
LE HUBY (capsules). — Les capsules Le Huby sont des capsules vides, préparées par Le Perdriel composées de deux petits tubes, en gélatine mince dont i’une des extrémités est fermée, et qui s’emboîtent très exactement l’un dans l’autre, par leur extrémité ouverte, comme les deux parties d’un étui à aiguille, formant ainsi une capsule cylindrique et ovoïde un peu allongée.
Ces capsules sont destinées à faciliter l’administration de tous les médicaments liquides ou pulvérulents, doués d’une saveur ou d’une odeur désagréables (aloès, rhubarbe, semen-contra, ipéca, émétique ou tartre stibié, fer réduit, extrait de quinquina, sulfate de quinine, etc.) qui en rendent parfois l’administration très difficile, toujours désagréable aux malades, à cause de la répugnance qu’ils leur inspirent. En enveloppant ces médicaments, ces capsules suppriment en effet leur goût et leur odeur.
Pour s’en servir, il suffit d’enlever celle des deux parties qui sert de couvercle, de bien remplir l’autre de la substance médicamenteuse, en lassant celle-ci si elle est en poudre, puis de remettre le couvercle en appuyant suffisamment pour que la capsule soit hermétiquement fermée. Il ne reste plus qu’à l’avaler. Pour cela, on la met dans une cuillerée d’eau ordinaire ou sucrée, de façon à faire ramollir un peu la gélatine, puis on avale eau et capsule, avec la plus grande facilité et sans la moindre répugnance, la capsule ne se dissolvant que lorsqu’elle a pénétré depuis quelques instants dans l’estomac.
Comme on le voit, les capsules Le Huby constituent un véritable progrès dans l’art d’administrer les médicaments.
Afin de répondre à tous les besoins de la thérapeutique, M. Le Perdriel fabrique des capsules Le Hudy de capacités différentes, désignées par les nos 1,2,3 et 4. Le n° 1 peut contenir 50 centigrammes, les nos 2, 3 et 4, de 1 à 2 grammes de substance médicamenteuse suivant sa densité.
Dr P.-L. Tarride.
LÉNITIF. — Mot employé dans le langage me* dical comme synonyme d 'adoucissant (V. ce mot).
LENTICULAIRE. — Nom donné par les anatomistes au troisième osselet de l’oreille moyenne qui est en même temps le plus petit. Ce petit os a la forme d’une lentille, d’où son nom (V- Oreille ).
LENTIGO. — Mot synonyme de taches derous seur ou éphélides (V. Éphélides). P- L-
LENTILLES. — La lentille est une plante de la famille des légumineuses papilionacées, que 10 cultive dans presque toutes les contrées du glol,e, et qui fournit en abondance des graines très employées dans l’alimentation.