LEP
Ces graines, féculentes, tiennent un des premiers rangs parmi les légumes riches en prin- • s -a ia fois réparateurs et respiratoires. Elles renferment d’après Payen :
Amidon et matières sucrées . 56
Substances azotées . 25
Matières grasses et aromatiques . 3
Cellulose . 2
Sels minéraux . 2
Eau . 12
Comme on le voit, les lentilles constituent un aliment très nourrissant, dont la richesse en azote dépasse celle de la plupart des viandes, même celle de bœuf. Elles sont savoureuses, se digèrent plus facilement que les autres légumes secs, et ont sur les haricots l’avantage précieux de produire moins de flatuosités. Dans les campagnes, on leur attribue la propriété d’augmenter le lait des nourrices ; mais cela n’est rien moins que démontré.
Rappelons que les lentilles décortiquées perdent leur arôme. 11 vaut donc mieux les faire cuire entières, lorsqu’on veut les préparer en purée. Enfin, ajoutons pour les naïfs — trop nombreux, hélas ! — qui croient aux propriétés aussi nombreuses que merveilleuses de la douce Révalescière, de l’Ervalenta, et de la Revalenta, que ces prétendus spécifiques universels ne sont autre chose que de la simpl et farine de lentilles mêlée à un peu de fécule et de cacao!!!: Dr Paul Labarthe.
LE PERDRIEL (sels granulés effervescents de lithine de). — Les sels granulés effervescents à base de lithine, introduits dans la thérapeutique française par Ch. Le Perdriel, sont de petits globules légers, ayant l’aspect de cristaux amorphes, très poreux, se dissolvant instantanément dans l’eau en se couvrant de bulles de gaz, qui se détachent et viennent crever à la surface du liquide en produisant une sorte de bouillonnement, à! effervescence (doù le nom effervescents , donné par Le Perdriel a ces sels), la limpidité et la transparence de l’eau restant d’ailleurs parfaites.
Sans insister autrement ici sur la valeur des sels de lithine, valeur indiscutable et admise par universalité des médecins, et sans nous apesandiwr leurs.Pr°priétés thérapeutiques et leurs inmofM S flui seront étudiées au mot lithine (Y. ce rod^ 1 ) St k°n de rappeler avec le professeur Gar- ’<* Un excès d’acide carbonique est nécessaire “e?“4tec?s sels «s solubles, jj. £e Précisément pour arriver à ce résultat que laforrnd*1 ^ a 6U ^^eureuse idée de leur donner se de granules effervescents, car le gaz qui de l’ap-f Pei)dant leur dissolution est précisément rend 6 cârbôniqùe, et ce gaz, non seulement absornfS S6^S so^bles, mais encore facilite leur de plus°n’ leur digestion et leur assimilation, et, ttasmip ’i avantase fini n’est pas à dédaigner, en ®11cquovaaaVvUr P^ieuüère. Aussi le professeur en 1877- • , 1 Académie de médecine, déclarait-il granulée J-a Société de thérapeutique « que les saient bien * ei7escents de Le Perdriel lui parais-
PréParationsdeSlithi'neag)eUX ^ t0UteS ^ aUtr6S
Di^érentS 8els de lithine préparés par Le '“«“.«B de J
Perdriel sous forme de granules effervescents sont : le carbonate, le citrate, le benzoate, le bromhydrate et le salicylate de lithine.
Le carbonate de lithine , que Le Perdriel prépara le premier, le jour où le professeur Garrod publia son mémorable travail sur la goutte, le rhumatisme goutteux et leur traitement, et démontra les remarquables effets de ce sel contre cette affection, et leur très grande supériorité sur les carbonates alcalins de soude et de potasse, se prescrit de préférence toutes les fois qu’on a à redouter chez les malades une perturbation du tube digestif, et dans les cas de gastralgie.
Le citrate de lithine est préférable lorsque l’estomac supporte bien les aliments.
Le benzoate de lithine convient surtout contre les coliques néphrétiques, l’albuminurie et le diabète.
Quant au bromhydrate de lithine, il a un double effet, il agit comme calmant et sédatif par son bromure, et comme neutralisant de l’urée par la lithine.
Enfin, le salicylate de lithine joint aux propriétés antirhumatismales de l’acide salicylique, le pouvoir dissolvant de la lithine et doit être réservé de préférence pour les cas de rhumatismes goutteux.
Les sels granulés de lithine effervescents de Le Perdriel sont toujours très exactement dosés et d’une conservation indéfinie, grâce au godet qui surmonte le bouchon et bouche hermétiquement le flacon. Ce godet sert aussi de mesure : il contient 3 grammes de granules, représentant 20 centigrammes de sel de lithine. La dose quotidienne varie selon les cas de. deux à cinq mesures, dont on verse le contenu dans un demi-verre d’eau fraîche qu’on ne boit que lorsque la dissolution est effectuée, ce qui a lieu au bout de quelques secondes à peine. Dr p.-l. tarride.
LE PERDRIEL -REBOULLEAU (emplâtre de). — L’emplâtre de Le Perdriel-Reboulleau est un emplâtre révulsif de thapsia, obtenu avec la résine du thapsia, plante de la famille des Ombellifères qui pousse dans les pays chauds et particulièrement en Algérie. Ce précieux agent thérapeutique, si universellement employé, est dû à la savante collaboration du Dr Reboulleau et du pharmacien Le Perdriel, dont les premiers travaux sur cette plante remontent à 1853.
Le Dr Reboulleau, médecin en chef des hôpitaux de Constantine, ayant remarqué que les Arabes employaient contre les maladies aiguës de la poitrine une plante appelée par eux Bounêfa (Dieu de la Santé), et qu’ils en obtenaient des effets surprenants, étudia cette plante et arriva à établir d une façon indubitable que le bounéfa n’était autre chose que le thapsia, et que sa partie active était une résine brune, solide, cassante, qu’il parvint à isoler. Mais cette résine était très difficile à employer . C’est alors que le Dr Reboulleau fit appel à 1 expérience et à l’habileté pratique du pharmacien Le Perdriel, et, à eux deux, ils parvinrent, après bien des essais, à lui donner la forme emplastique et à créer l 'emplâtre de thapsia qui porte leurs noms.
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Expérimenté aussitôt dans les hôpitaux de Paris, cet emplâtre donna les plus heureux résultats et fut, dès son début, classé parmi les agents les plus sérieux de la thérapeutique et inscrit au Codex. Le temps n'a fait qu’accroître sa vogue et il n’y a pas un médecin qui n’y ait journellement recours.
L’emplâtre de thapsia de Le Perdriel-Reboulleau est indiqué toutes les fois que l’on veut obtenir un effet révulsif sur la peau. C’est dire qu’il trouve son indication dans les maladies de poitrine, principalement dans les rhumes tenaces, les bronchites aiguës et surtout chroniques, les pleurésies, etc. ; dans les rhumastismes articulaires et dans les névralgies rebelles.
11 s’applique sans avoir été chauffé. On le laisse en place pendant quelques heures. Pour s’assurer de son action, il suffit de soulever un point de sa surface. Si on juge cette action suffisante, on le retire, sinon, on prolonge son contact avec la peau jusqu’à ce qu’on ait obtenu l’action recherchée. Cette action peut donc être graduée à volonté. Elle se manifeste tout d'abord par une vive rougeur et une grande chaleur à la peau, bientôt suivies d’une éruption miliaire très abondante qui s’accompagne de démangeaisons ; puis, ces vésicules se dessèchent et ne laissent après elles ni marques ni cicatrices. On peut combattre les démangeaisons en saupoudrant, à dès intervalles très rapprochés, la surface éruptive de poudre d’amidon bien sèche.
En somme, l’emplâtre de thàpsia de Le Perdriel- Reboulleau est moins actif que le vésicatoire, et remplace avec avantage l’huile de croton qui présente de graves inconvénients, les emplâtres de poix de Bourgogne, les pommades stibiées, etc. Enfin, il a une action plus lente et plus mesurée, mais aussi bien plus durable que la moutarde, à laquelle il doit être préféré dans bien des cas.
Dr P.-L. Tarride.
LÈPRE. — La lèpre, autrefois très répandue et ayant régné épidémiquement, est devenue très rare de nos jours. C’est une maladie générale ou constitutionnelle, à marche chronique, qui se manifeste par des lésions multiples de la peau , des muqueuses, des viscères et du système nerveux, dont le résultat est de conduire le malade à un état cachectique qui entraîne le plus souvent la mort.
Envisagée surtout au point de vue de ses manifestations cutanées on peut, avec Kaposi, admettre trois formes de cette maladie : 1° la lèpre maculeuse ou tachetée ; 2° la lèpre t uberculeuse ; 3® la lèp> é anesthésique. La lèpre maculeuse ou tachetée est caractérisée par la formation de taches rougeâtres érythémateuses, lisses, brillantes, pâlissant sous la pression du doigt qui est douloureuse, planes ou un peu saillantes, arrondies ou irrégulières mais bien limitées, dont la dimension varie entre celle d’nne pièce de cinquante centimes et celle d’une pièce de cinq francs en argent. Parfois un liseré violacé ou lilas les entoure. Au bout d’un certain temps, ces taches deviennent jaunâtres ou brunâtres, et après une évolution très lente qui dure plusieurs mois, elles disparaissent; mais il s’en forme successivement de nouvelles. Elles
siègent de préférence sur le dos, la poitrine 1P fesses, les membres inférieurs du côté de l’exten! sion, et sont généralement nombreuses.
La lèpre tuberculeuse débute par des taches ar
Tête d’un jeun® garçon de 13 ans lépreux depuis l’âge de 6 ans. La face, est le siège de tubercules entièrement développés et en voie de ramollissement.
rondies ou irrégulières, qui, d’abord rouges, deviennent pâles, puis brunes; la peau est lisse, luisante, douloureuse à la pression, son épaisseur est parfois augmentée. Peu à peu se développent des tubercules de la grosseur d un grain de plomb, d’un pois ou d’une noisette, plans ou hémisphériques, luisants et lisses, mous et douloureux a la pression. Isolés au début, ces tubercules se rapprocnent peu à peu et forment des nodosités irrégulières. Leur évolution est lente et se fait par poussées successives; ils se terminent par résorption ou par ulcération. Dans ce dernier cas, l’ulcération peut provoquer des lymphangites, des érysipèles et même la suppuration et la destruction des organes sous-jacents. Les tubercules lépreux se développent principalement à la face, sur les sourcils, les yeux, le nez, les lèvres, les joues. On les observe aussi dans les fosses nasales, la bouche, la langue, le pharynx, le larynx ; enfin on les rencontre sur le tronc et aux extrémités.
La lèpre anesthésique est surtout caractérisée par des zones d’anesihésie de la peau, irrégulières dans leur forme et dans leur disposition. Elies sont mobiles, se. montrent tantôt sur un point, tantôt dans un autre, le plus souvent autour des plaques érythémateuses et des tubercules. En même temps, les membres sont le' siège de douleurs vives, par* fois de contracture; les malades ne peuvent rester ni assis, ni debout, il leur est impossible de saisir les objets et de manger. Il dépérissent promptement, présentent l’aspect de vieillards décrépits; leurs membres se déforment, la peau, les muscles, les os s atrophient; des gangrènes sèches ou hu"
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mides surviennent ainsi que des paralysies et enfin la mort au milieu des plus horribles souffrances.
La lèpre est contagieuse, et d’après les recherches d’Hillairel et Gau ber, publiées en 1 880, et cel’es plus récentes de Cnrnil, publiées en 1881, il «emble démontré que c’est une maladie parasitaire.
■ trouvé des bactéries
Fig. 745.
Tête de jeune femme morte de la lèpre, la peau du visage est irrégulièrement épaissie par un tissu de nouvelle formation-
d’une nature spéciale dans le sang et dans les tubercules des lépreux.
Les divers traitements employés contre la lèpre sont les mômes que ceux du psoriar s (V. ce mot). Malheureusement ils sont tous restés inefficaces, et le spécifique de cette épouvantable maladie est encore à trouver. pr Paul lâbarthe.
LEPTOTBRIX. — On donne ce nom à des petits amonts très fins, sorte d’algue parasitaire microscopique, d’un centième de millimètre de long, tout plus, et d’une largeur de cinq dix millièmes de i imètre, que l’on trouve en très grande quanesurla surface de la langue, dans la matière ^ansS]acci,niule dans les interstices des dents et quid p-.a Cav'f® des dents cariées, dans certains lirhée etc°m^ *>ar ^6S ^n^v^us atteints de diar-
si'mer^’ ~ ^ot emPl°y® en médecine pour déla^ ^ c^an§ement appréciable survenu dans or<ïaneC °U — maDiè,'e d’étre d’un tissu ou d'un matinn’ ?-ar le fait d un traumatisme, d’une inflam dtl°Q, d une maladie, etc. p. l.
à 1 état dp "T donne ce nom en médt que ne up,S°mme^ Lro^und continuel et invin lesuJJr dissiper, même pour un ins sieurs ioiirceS .excilations> et qui peut durer sieurs U ’ f'lus,eurs semaines , quelquefois souvent cVn* °U1 *e PuUlic le mot léthargie eût synonyme de mort, apparente. P.
NE* — Nom donné à une substance 1
che, légère, cristalline, ayant la saveur du bouilon, quj.se forme dans l’urine en putréfaction.
LEUCOCYTE — On donne ce nom, en anatomie, aux globules blancs du sang, qui sont identiques aux globules de là lymphe et aux globules du pus. Ce sont de petites masses, arrondies, à contours irréguliers, d une couleur blaoc d'argent caractéristique, dont le diamètre varie de 8 à 10 ou 12 millièmes de millimètre, lis existent dans le san» dans les proportions de 1 globule blanc pour 100 globules rouges chez l’homme et de 1 globule blanc pour 250 globules rouges chez la femme. Ces chiffres augmentent après les repas. Us augmentent aussi chez les femmes pendant la grossesse et dans certains états morbides tels que l’hypertrophie de la rate et des ganglions lymphatiques, dans la diphthérite, dans les maladies infectieuses, etc. (V. Sang , Leucocylliéniie). p, l.
LEUCOCYTHÊMIE. — La leucocylhémîe, appelée aussi leucémie ou -sang blanc, est une maladie caractérisée surtout par l’augmeotation permanente et morbide du nombre des globules blancs. Ses causes sont inconnues. Elle est rare et s’observe plus souvent chez l’homme que chez la femme, vers la période moyenne de la vie, et surtout chez des individus faibles et débilités. La scrofule et la cachexie paludéenne n’ont point, contrairement à ce que l’on pense, d’influence sur sa production.
Elle est caractérisée par trois symptômes principaux dont la valeur n’est complète que par leur réunion. Ce sont: 1° l’altération du sang; 2° l’engorgement des organes lyfnph-oï les; 3° l’anémie.
i° Altération du sang. — Dans la leueocytbémie, le nombre des globules blancs est tellement augmenté, que par l’examen microscopique on constate qu’il y a 1 globule blanc pour 10, pour 5,. pour 2 globules rouges, tandis qu à l'état physiologique cette proportion est de 1 globule blanc pour 100 * globules rouges chez l’homme et de 1 globule blanc pour 250 globules rouges chez la femme, ainsi qu il a été dit dans l’article précédent. De plus la densité du sang est abaissée, la proportion d’eau accrue et le nombre absolu des globules rouges diminue.
2° Tumeurs lymphoïdes. — La percussion dé» la région splénique démontre l’augmentation du volume de la rate. Les ganglions du cou, de l’aine, de l’aisselle, du mésantère, des bronches, se tuméfient également sans suppurer. Le gonflement des ganglions viscéraux peut entraîner divers troubles fonctionnels, dyspnée, oppression, œdème, etc. Le foie est souvent tuméfié.
3° Anémie, — L’anémie est souvent au début le symplôme le plus appréciable; les individus sont faibles, essoufflés, pâles, amaigris, ils ont des bruits de souffla vasculaires, des crampes, il sont souvent cons'ipés, cependant lorsque les follicules intestinaux sont tuméfiés, il survient une diarrhée opi niàlre qui entraîne la mort. On a encore signalé des stomatites et des angines à tendance gangréneuse. Les infiltrations œdémateuses sont très communes.
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L’urine présente une notable diminution de l’urée, une augmentation de l’acide urique et des urates.
La maladie est habituellement sans fièvre, cependant de temps à autre surviennent des accès fébriles et, vers la fin de la maladie, s’établit une fièvre continue.
La durée de la leucocythémie est indéterminée; elle varie de quelques mois à quelques années. Les malades meurent dans le marasme; quelquefois ils sont emportés par une hémorrhagie ou par quelque autre complication. On ne connaît point de guérison.
Le traitement de la leucocythémie est celui de Y anémie (Y. ce mot). Dr Léon Moynac.
LEUCORRHÉE. — On désigne sous ce nom et sous celui de flueurs blanches un écoulement particulier qui, dans certains états pathologiques, se produit par les organes génitaux de la femme.
La leucorrhée ne doit pas être considérée comme une maladie spéciale, mais bien comme un symptôme. Et, en effet, suivant que cet écoulement provient d’une inflammation du vagin ou de l’utérus, les caractères du liquide qui se fait jour à travers les parties génitales est différent. S’il s’agit d’une vaginite chronique , le liquide est généralement blanc laiteux, coulant, presque fluide. Si au contraire la leucorrhée est déterminée par une mètrite du col ou du corps de la matrice , l’écoulement est alors constitué par un liquide visqueux , filant, épais, difficile à détacher des parties qu’il recouvre, comparable dans, certains cas à l’albumine de l’œuf avant sa cuisson; dans d’autres circonstances, d’une coloration jaune verdâtre, et dans tous les cas tâchant le linge comme de l’empois.
Toutes les fois donc qu’une femme accusera un écoulement leucorrhéique, il faudra remonter à la cause primordiale, et l’on trouvera presque toujours soit une vaginite, soit une métrite, soit des ulcérations de la matrice qui expliqueront cet écoulement. Ce seront Ces états pathologiques qui nécessiteront un traitement spécial, et la leucorrhée cessera avec la maladie qui lui aura donné naissance. Mais il faut savoir que ce symptôme est peutêtre le plus tenace et longtemps après que la métrite a cessé, que tous les autres symptômes objectifs et 'subjectifs ont disparu, la leucorrhée persiste encore très affaiblie, il est vrai, mais en quantité cependant assez notable pour nécessiter des soins particuliers.
Bans la leucorrhée déterminée par une vaginite, on se trouvera très bien de toutes les injections de liquides émollients. Ce ne sera que plus tard, quand l’état inflammatoire du vagin aura complètement cessé qu’on pourra, par des applications astringentes sur les surfaces excoriées du conduit vaginal, arriver à modifier d’abord et à suspendre graduellement ensuite l’écoulement leucorrhéique. Comme substances émollientes , je conseille la décoction de graines de lin, de racines de guimauve, de feuilles de mauve avec quelques têtes de pavot. Quand l’emploi des astringents aura été décidé, on fera des injections avec l’infusion de fleurs de sureau ou la décoction de feuilles de noyer ou d’é¬
corce de chêne, ou enfin avec le phénol Bobceuf étendu de 3 à 5 fois son volume d’eau. Je repousse presque d’une manière absolue, dans la leucorrhée vaginale, l’usage de l’alun et d autres astringents plus actifs, préférant toucher directement et modifier ainsi, selon les cas, les surfaces du vagin qui auront besoin d’une cautérisation plus ou moins énergique.
Quand la leucorrhée est le résultat d’une affection utérine, le même traitement sera suivi toutes les fois que se sera développée une inflammation consécutive du vagin, ce qui est fréquent ; mais si le conduit vaginal est intact, on pourra employer les injections astringentes avec de la poudre d’alun (3 gr. par litre), le vinaigre de Pennes, le phénol Bobœuf, moins étendu que précédemment. Ce sera, du reste, l’état de l’utérus qui servira de guide. Il est évident que dans la mètrite aiguë, il faudra recourir aux calmants , aux émollients que j’ai déjà indiqués, et qu’on réservera pour les cas de métrite chronique indolente, les injections astringentes que je viens d’énumérer.
Quant aux injections, je conseille de les faire doucement, la malade étant étendue sur son lit, le siège un peu élevé, placé sur un bassin plat dans lequel retombera le liquide après avoir baigné le vagin. Il est préférable d’employer comme injecteur l’appareil Eguisier, que tout le monde possède, ou un seau placé près du plafond de l’appartement, muni d’un long tube en caoutchouc avec un robinet et une canule courbée, en gomme, et percée de plusieurs trous. On aura soin, avec l’un ou l’autre de ces deux appareils, d’essayer préalablement le jet, de façon à déterminer en quelque sorte un bain vaginal et non pas une douche. C’est pour cela que je repousse les clysopompes et les injecteurs de toutes sortes qui ne produisent l’injection que par saccades et avec trop de force. J’ai vu souvent des accidents assez graves résulter d’injections prises avec ces appareils, et en particulier de violentes douleurs se développant brusquement dans le ventre, accompagnées d’un météorisme exagéré, avec altération du faciès et rapidité du pouls, au point de faire croire à l’explosion d’une péritonite suraiguë (Y. Anémie, Mètrite , Ulcérations, Vaginite ).
Dr A. DE SoYKE.
LEVAIN.— On appelle ainsi un mélange de farine de froment, d’eau et de levure de bière qui forme une pâte dont on prend ensuite un fragment qui, mélangé à la pâte du pain, le fait lever pendant la cuisson. Mais ce levain, qu’on garde souvent trop longtemps , communique quelquefois au pain uQ goût aigre, et il est préférable de faire usage de lalevure de bière.
LEVIER. — On donne ce nom à une tige rigide qui se meut.en s’appuyant sur un point fixe, de la le nom de point d’appui donné à cette partie. La force qui fait agir le levier se nomme puissance, e la force, en sens contraire, que la puissance doi vaincre, est appelée résistance. On distingue en mécanique trois genres de leviers : 1° le levier d premier genre où le point d’appui est placé entre ^ résistance et la puissance ; ces deux forces agissan
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harune à l’un des bouts de la barre rigide ou du ! 1 ‘er ' par exemple, la balance ; 2° le levier du second genre, dans lequel le point d’appui siège à e extrémité du levier, la puissance à l’autre extrémité, la résistance se trouvant entre les deux : exemple, la brouette; 3° enfin le levier du troisième genre, dans lequel le point d’appui est tou- 'ours à une extrémité, mais la résistance est à l’autre, tandis que la puissance agit sur un point intermédiaire : exemple, la grue.
En anatomie on a remarqué que les muscles agissaient sur les os pour faire exécuter les mouvements comme la puissance par rapport au levier mécanique. Ainsi l’avant-bras qui prend son point d’appui sur l’humérus à l’articulation du coude, est mis en mouvement par le biceps, jouant le rôle de puissance, tandis que la main avec le fardeau qu’elle peut contenir, représente la résistance ; c’est un levier du troisième genre. On peut ainsi analyser la plupart des mouvements du corps.
En obstétrique, on a donné le nom de levier à un instrument inventé par Ronhuysen et qui a pour but de remédier aux positions inclinées du sommet. Cet instrument qui rend des services certains dans certains cas, où le mouvement de rotation interne est suspendu, malgré les efforts contractils de l’utérus, est souvent impuissant, surtout dans les cas d’inertie de cet organe. Aussi son usage a-t-il été abandonné, et on le remplace avec avantage par le forceps, dont la première branche introduite sous la tête, joue quelquefois le rôle du levier, et qui, lorsque l’instrument est totalement mis en place, permet de terminer l’accouchement sans recourir à une autre manoeuvre instrnmentale (V . Accouchement, Forceps). Dr A. de Soyre.
LÈVRE. — Anatomie. — Les lèvres sont deux replis musculo-membranéux placés à l’entrée des voies digestives et circonscrivant un orifice nommé bouche, bien que dans le langage anatomique le nom de bouche doive être réservé à la cavité dont eSJevres f°rment la paroi antérieure.
loulées sur les arcades dentaires, les lèvres préentent une direction à peu près verticale (chez les les*1"6* 6^eS SOnt °bbqnes); leurs dimensions sont D m^mes> bien que la lèvre inférieure paraisse un ~ P.us volumineuse. Ce volume présente les plus trouvé !arl^s individuelles. On a cherché à y vres * des indices sur le caractère : ainsi les lèméfian!D-eS etPincées indiqueraient un caractèrt n.rfK„ ’ inionx, et, au contraire, les lèvres un peu jovenQA !eraient ^'indice de la bonhomie et de h fants pt i meur ’ ?uoi fin’ü en soit, chez les eneénpr-Qi 6S *leunes Sens, les grosses lèvres sont, ei general, un signe de lymphatisme.
férienrASte*de^X lèvres> i nné supérieure, l’autre in l’une an’tf -G ^S Pnésentent à étudier deux faces muaupnCûr.leaUre 0U cutanée, l’autre postérieure oi rent- dpnv de*UX '3.0r.<ls> l’UÛ libre et l’autre adhé réunWpr,, ejrremités par lesquelles les lèvres s structure ’ formant les commissures; enfin leu
deux lt\r^ntèrieUre n est Pas identique sur le Snr la levre supérieure, cette face, limitée, a
milieu, par le pli naso-labial et, sur les côtés, par les plis génio-labiaux, présente une gouttière ou sillon cortical étendu de la cloison des fosses nasales au bord libre de la lèvre, et, de chaque côté de ce sillon, qui présente de grandes variétés, deux surfaces à peu près quadrilatérales recouvertes d’un duvet chez la femme et l’enfant et de poils chez l’homme.
2° Sur la lèvre inférieure, cette face est légèrement concave et ne présente que quelques poils implantés sur sa partie moyenne.
La face postérieure, tapissée par la muqueuse, répond aux gencives et aux dents et présente, sur la ligne médiane, un petit repli nommé frein de la lèvre ; cette face est limitée par le cul-de-sac que
périeur. —6. Muscle orbiculaire des paupières. — /. triangulaire du nez. — 8. Muscle élévateur commun de l’aile du nez et de la lèvre supérieure, — 9. Muscle élévateur propre de la lèvre supérieure. — 10. Muscle grand zygomatique. — 11. Muscle petit zygomatique. — 12. Muscle triangulaire des lèvres. — 13. Muscle carré du menton. — 14. Muscle de la houppe du menton. — 15; Muscle orbiculaire des lèvrés. — 16. Muscle buccinateur. — 17. Muscle masséter. — 48. Muscle sterno-cléido-mastoïdien.
forme la muqueuse en se portant de la lèvre sur les gencives.
Le bord libre présente une coloration rouge ou rosée (pâle chez les gens anémiques); il est légèrement ondulé, et ses ondulations sont opposées sur chaque lèvre : ainsi la lèvre inférieure est légèrement concave sur sa partie moyenne et convexe de chaque côté. On observe sur la lèvre supérieure une disposition précisément inverse ; toutefois, en raison de la forme convexe de leurs bords