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LÈVRES (petites). — Les petites lèvres sont deux replis muqueux placés en dedans des grandes lèvres. On les appelle quelquefois nymphes. Comme aux grandes lèvres on distingue deux faces, deux bords et deux extrémités. Les deux faces sont muqueuses ; 1 a face externe est en contact avec la grau de lèvre, et la face interne n’est qu’une continuation de la muqueuse vaginale. Le bord antérieur ou bord libre est convexe en avant et muqueux comme les deux faces qui le constituent. Quant au bord adhérent il se continue d’un côté avec la face interne de la grande lèvre, et de l’autre côté se confond avec la surface du vagin. L’extrémité supérieure se bifurque pour environner le clitoris auquel elle forme par sa branche supérieure un repli auquel on a donné le nom de prépuce ou capuchon du clitoris. Enfin l’extrémité inférieure se perd dans l’épaisseur de la grande lèvre vers le tiers inférieur environ de ce repli.
Les petites lèvres, qui n’ont d’autre but que de rendre la copulation plus voluptueuse par la présence de papilles extrêmement sensibles qui recou- . vrent leur face interne, sont relativement plus développées dans l’enfance que dans l’âge adulte. En effet chez la femme qui a eu des enfants les grandes lèvres prennent un développement plus considérable et masquent les petites lèvres, excepté chez celles où la vulve restant entrebâillée on peut apercevoir les petites lèvres flottant au-devant de la fente vulvaire.
Chez certaines peuplades de l’Afrique, comme les Hottentotes, les petites lèvres on t un développement considérable pouvant aller jusqu’à 12 à 15 centimètres. Elles forment alors ce qu’on a appelé le tablier des Hottentotes.
La coloration des petites lèvres est généralement rosée. Cependant chez les femmes qui ont eu des enfants et chez celles qui se livrent à la masturbation cette coloration devient plus foncée, et même quelquefois bleue noirâtre. En outre la petite lèvre s’allonge, la peau se flétrit et elle dépasse le niveau des grandes lèvres.
Constituées par un repli muqueux renfermant une Couche de tissu conjonctif riche en fibres élastiques' et en vaisseaux sanguins, les petites lèvres comprennent dans leur épaisseur de nombreuses glandes sébacées qui sécrètent un produit dont l’accumulation est fréquente au fond des sillons qui séparent la grande de la petite lèvre et autour du clitoris, chez les femmes qui n’ont pas tous les soins de propreté désirables.
Les maladies dont les petites lèvres peuvent être atteintes ne présentent rien de particulier. \J hypertrophie seule des petites lèvres, quand le développement est par trop exagéré, peut obliger à une opération à laquelle on a donné le nom de nymphotomie et qui ne présente aucun danger spécial.
Les petites lèvres, comme les grandes, peuvent en outre être le siège de varices, d’eczéma, d’herpès, de cancer, de lupus, d'esthiomène (Y. ces mots).
Dr A. DE SOYRE.
LEVURE. — On donne ce nom à une sorte de bouillie qui se forme spontanément à la surface de la bière en fermentation. La levure a une odeur
aromatique qui rappelle à la fois celle de l’alcool et celle du houblon.. Cette bouillie qu’on récolte et qu’on lave avec soin, se transforme par dessiccation en une pâte demi-solide,, facile à transporter et à conserver.
C’est à la levure qu’on emprunte les éléments nécessaires pour faire lever la pâte du pain et celle des pâtisseries (V. Bière et Pain). P. L
LICHEN. — Le lichen ou mousse d’Islande est une plante foliacée de la famille des lichens, fi habite les régions montagneuses de l’Europe et en particulier celles de la France, où on le trouve communément dans les Vosges, les Pyrénées et les Alpes. C’est un cryptogame foliacé, sec, cartilagineux, composé de touffes entrelacées, d’une couleur fauve, plus pâle en dessous, à lobes généralement bifurqués et bordés de petits cils roides. Ses fruits sont terminaux, sessiles, semblables à des écussons d’un pourpre foncé.
Deux principes essentiels sont contenus dans la
mousse d’Islande, ce sont : la matière amylacée ou lichénine et la substance amère ou cétrarine ou mieux acide cétrarique. Ces deux principes ont des propriétés thérapeutiques différentes: le principe amer est tonique et comme tel il mériterait d’être mis en usage plus qu’il ne l’est dans les cas d’atonie du tube digestif ; le principe amylacé est adoucissant, pectoral et nutritif, c’est celui qui est généralement utilisé pour la décoction et pour les diverses préparations de cette plante. Il est facile de séparer du lichen ces deux principes. Il suffit pour cela de le faire bouillir dans l’eau pure ou aiguisée de sous-carbonate de soude. La substance amere est enlevée par cette première décoction et la plante ne possède plus dès lors que les propriétés adoucissantes et nutritives qu’on utilise en une seconde décoction en tisane, en gelée ou en pâte pectorale.
Au siècle dernier, la réputation populaire , don jouissait le lichen dans les affections de poitnn® était immense. Linné, Stoll et d’autres savan thérapeutistes attribuaient à ce médicament de^ propriétés merveilleuses. Nous sommes loin aujourd’hui de partager les idées de nos ancêtres, très excusables d’ailleurs à une époque où l’ausc ^ tation peu connue ne permettait pas de porter u diagnostic précis. Nous considérons cependant i lichen comme une substance pectorale très u
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