LIÉ
s les bronchites et la phthisie; non pas pour ûaIî . ja tuberculose, car ce remède est reconnu *»^x à. cette effet, mais pour combattre les
lDQ'ncipaux symptômes de cette affection, savoir : jTcatarrhe, la toux opiniâtre et la diarrhée chro-
m^e‘ des prescriptions les plus suivies du lichen t Sans contredit la tisane que l’on prépare de la manière suivante : on fait bouillir une pincée de lichen dans un litre d’eau ; on jette cette première décoction qui renferme la presque totalité du principe amer et on lave le lichen avec de l’eau froide ; on le remet sur le feu avec une nouvelle quantité d’eau qu’on fait bouillir pendant une demi-heure et oui doit servir de boisson au malade. On peut prendre cette tisane seule bien sucrée, ou édulcorée soit avec du lait, soit avec un sirop approprié, ou parfumée soit avec de l’eau de fleurs d’oranger, soit avec de l’eau de laurier-cerise ; on la mêle aussi dans le chocolat et les potages; elle se prend par demi-verre contre .les toux et les catarrhes. Dans les cas où le médecin voudrait utiliser le principe amer du lichen pour en retirer des effets toniques, il devrait recommander de ne pas le faire blanchir, c’est-à-dire de préparer une simple décoction comme une tisane ordinaire.
Parmi lés autres préparations du lichen la pâte est la plus importante ; elle est titrée par le Codex, de telle façon que 100 grammes représentent 3 centigrammes d’extrait d’opium ; elle est à la fois nutritive, pectorale, calmante et s’administre avec avantage contre les toux rebelles, les entérites invétérées, les diarrhées chroniques. La gelée, le sirop, les tablettes et le chocolat, quoique moins employés, présentent encore plusieurs indications, ils conviennent surtout contre, les diarrhées épuisantes qui se présentent' si fréquemment chez les enfants à l’époque du sevrage.
Maintenant il me reste peu de chose à dire d’un succédané du lichen précédent, le lichen pulmonaire, de la famille des lichénacées, appèlé aussi pulmonaire de chêne. Cette plante, fort peu utilisée d ailleurs, peut présenter les mêmes préparations ® servir aux mêmes usages, elle n’a pas d’impor-
uce caractéristique. Dr Marc. Cambotjlives.
- Le lichen est une maladie de peau
g es eaSe’ caractérisée par de petites élevures rouou de la couleur de la peau, souvent disposées trèsghuUPeS: CÊS PaPules sont le siège d’un prurit tense et se terminent par desquamation, de sé Suite des grattages, il se fait un suintement d’écafn°Slté se concrète aussitôt sous forme Pu se 6S ’ ^ans ^es cas f°rt rares, ces écailles ont oui suPerP°ser au point de représenter des lichens donnpVei0^ent *es. arkres 5 c’est ce qui avait fait fpar les anciens le nom de lichen à cette
imDoHantant SUr des Particularités souvent p de lirhon ?S) • °,n a beaucoup multiplié les variét ‘PerpenrUn,',iChen lichen circonscrit, lich
sent nom» a2re,ou eQ ruban, ces mots seuls sui lichen siè»P !acteriser la forme de l’éruption ; si licher? JS" Une réSion garnie de poils il - P ans ; parfois les papules de lich
s’élèvent comme les plaques de l’urticaire, c’est le lichen urticatus. Il est une forme plus grave, remarquable par les vives démangeaisons qu’elle produit, c’est le lichen agrius ou ferox ; il est caractérisé par des élevures d’un rouge vif, confluentes et développées sur une surface vivement enflammée, elles déterminent un prurit intolérable et, pour peu que leur durée se prolonge, la peau est à leur niveau rugueuse et excoriée.
Sous le nom de strophulus (ou feux de dents), on a décrit une variété de lichen qui s’observe chez les enfants à la mamelle et surtout au moment de la dentition ; il occupe le cou, la face, et il indique souvent un tempérament scrofuleux. Enfin, dans les pays chauds, le lichen s’accompagne de douleurs très vives.
Certains lichens se développant sous l’influence de la scrofule, de la syphilis, de l’arthritisme, d’un tempérament nerveux, réclament d’abord un traitement général. Quand au traitement local, il consiste surtout en applications émollientes et calmantes ; mais le lichen chronique réclame l’usage de pommades au tannin, à l’oxyde de zinc et surtout au nitrate d’argent. Dr Léon Moynac.
LIENTERIE. — Mot employé jadis comme synonyme de diarrhée (V. ce mot) .
LIERRE COMMUN. — Le lierre commun est une plante grimpante de la famille des Araliacées, très commune dans nos pays où on le rencontre dans les endroits ombragés, accroché aux troncs des arbres ou aux vieux murs par des espèces de crampons très nombreux qui naissent de la tige et de ses ramifications. Ses feuilles, toujours vertes, rigides et imperméables, sont employées dans les campagnes pour le pansement des cautères et des vésicatoires. Ses fruits jouissent de propriétés cathartiques assez actives et les paysans de certaines contrées s’en servent pour se purger. Enfin, l’écorce ainsi que la résine qui découle des vieux troncs de lierre étaient jadis employés comme excitantes, emménagogues, et antiparasitaires. Elles sont aujourd’hui inusitées. P. L.
LIERRE TERRESTRE. — Le lierre terrestre, appelé ausi glécome, herbe de Saint-Jean, est une petite plante herbacée de la famille des Labiées, très commune en France, dans les endroits humides, dans les prairies, le long des haies et des murs, à tiges grimpantes, à feuilles arrondies, crénelées, molles, plus ou moins velues, à fleurs violacées quelquefois roses ou blanchâtres, douées d’une odeur aromatique , assez prononcée , , peu agréable et d’une saveur âcre et amère, qui s’épanouissent en avril et mai. La partie employée en médecine est la fleur avec laquelle on fait une tisane et un sirop qui jouissent de propriétés anticatarrhales, antispasmodiques, et diurétiques, utilisées contre les maladies de l’appareil respiratoire (bronchite, emphysème pulmonaire, phthisie), et dans les affections chroniques des voies urinaires.
LIÈVRE. — Le lièvre est un gibier recherché
cause de sa chair noire très savoureuse et très au-dessous de ces organes, les deux feuillets de h
nourrissante. Le lièvre de plaine est préférable au muqueuse descendent jusqu au plancher du bassin
lièvre des forêts et au lièvre qui habite les lieux qu’ils recouvrent ainsi que le rectum en arrière et
humides. On le mange soit rôti, soit en civet, soit les parties latérales de 1 enceinte pelvienne. C’est à
en pâté. En civet et en pâté, il est plus lourd à ces deux replis étendus de 1 utérus aux parties laté-
digérer que rôti. Les convalescents, les individus raies du bassin qu’on a donne le nom de ligaments
sujets aux dyspepsies, àl’herpétisme, doivent s’abs- larges. Ainsi disposés, 1 utérus pouvant être consi-
tenir de manger souvent du lièvre, surtout lors- déré comme compris dans leur dédoublement, les
qu’il est faisandé. P. L. deux feuillets péritonéaux représenteraient, yus
dans leur ensemble, une cloison médiane, séparant LIÈVRE (bec-dé-). — (V. Bec-de-lièvre.) l’excavation pelvienne en deux loges, l’une anté¬
rieure ou vésico-utérine, et une postérieure ou LIGAMENTS. — On donne ce nom, en anatomie, recto-utérine ; et en effet ces noms sont souvent
aux faisceaux ou lames de tissu fibreux, d’un blanc donnés aux deux culs-de-sac constitués par cette
d’argent, très serrés, très résistants et peu exten- disposition particulière de la séreuse péritonéale, sibles , qui existent dans les articulations où ils On distingue aux ligaments larges deux faces et sont disposés autour des os pour les maintenir quatre bords ; la face antérieure répond à la vessie
entre eux et en limiter les mouvements. Il y a aussi et surtout à la partie postérieure du trou obtura-
des ligaments dits ligaments interarticulaires qui, teur. La face postérieure répond au rectum et aux
au lieu d’être groupés autour des os , sont inter- circonvolutions du gros intestin, l’S iliaque à gauche
posés entre les extrémités osseuses articulaires et l’Iléon à droite. Le bord interne est fixé à l’utérus,
comme entre les articulations du genou, delà cia- le bord externe se fixe sur les parties latérales du
vicule, des corps des vertèbres, etc. Enfin, on donne bassin, le bord supérieur comprend dans ses replis
encore le nom de ligaments aux membranes qui les trois organes que nous avons déjà dénommés,
entourent et soutiennent certains organes, comme l’ovaire, la trompe etleligament rond. Enfin en bas,
les ligaments du foie, les ligaments <je la vessie, les constituant le bord inférieur, les deux feuillets se
ligaments larges de l’.utérus,. etc. p. l. refléchissent sur le plancher du bassin, l’antérieur
pour remonter sur la face postérieure du trou ob- LIGAMENTS JAUNES. — On appelle ainsi les liga- turateur et la paroi abdominale ; le postérieur pour
ments fibreux, élastiques, de couleur jaune, qui remonter au-devant du ligament sacro-sciatique,
réunissent les lames des vertèbres, dont ils ont la forme. Ils s’attachent par leur bord inférieur sur le bord supérieur de la lame vertébrale qui est au-dessous, et, par leur bord supérieur, à la face inférieure de la lame vertébrale qui est au-dessus et qui la recouvre en partie seulement. Ces ligaments forment ainsi une grande partie de la paroi postérieure du canal rachidien, p. l.