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langue, de chaque côté des muscles génio-glosses. Il naît en arrière, par un faisceau principal, sur la petite corne de l’os hyoïde et par quelques autres fibres venues, soit des fibres antérieures du génioglosse, soit des fibres inférieures du stylo-glosse. Ce muscle se porte ensuite en haut et en avant vers la pointe de la langue, pour s’insérer à la face profonde de la muqueuse.

Nerf lingual. — Le nerf lingual, branche terminale du nerf maxillaire inférieur, est placé au devant du nerf dentaire inférieur, et décrit une courbe à concavité antérieure. Il se place d’abord en dedans de la branche de la mâchoire, et se termine à la muqueuse de la langue. Il fournit des branches terminales et des branches collatérales.

Les branches terminales se portent aux deux tiers antérieurs de la muqueuse de la face dorsale de la langue.

Les branches collatérales sont : 1° un rameau anastomotique qui se jette dans le nerf dentaire ; 2° des filets nerveux qui se rendent aux glandes sous-maxillaire et sub-linguale.

Os lingual. — Nom donné quelque fois à l’os hyoïde (Y. Hyoïde.) Dr J.-A. Fort.

LINIMENTS. — On donne ce nom à des topiques onctueux, de consistance demi- fluide, tenant le milieu entre l’huile et l’axonge, destinés à être employés en onctions ou frictions sur les diverses parties du corps. L’eau leur sert très rarement de véhicule ; on emploie presque toujours l’huile d’olives ou l’huile d’amandes douces, quelquefois les c.érats, les graisses, le beurre, le vin, le vinaigre, l’alcool. Ces substances peuvent être employées seules ou bien tenir en dissolution ou en suspension divers principes médicamenteux.

Il entre dans la composition des liniments un nombre incalculable de produits. D’habitude on y en met deux, trois ou quatre. Quelques-uns sont préalablement triturés avant d’être unis au véhicule, d’autres sont dissous dans l’alcool, les vinaigres, les teintures. On les verse tous dans un même flacon et on remue pendant quelques minutes pour en opérer le mélange. On recommande en même temps au malade d’agiter chaque fois avant de s’en servir. La quantité qu’on en prescrit est variable ; elle est ordinairement de 30 à 120 grammes! On met en moyenne 30 grammes d’huile d’olives pour 3 grammes de substance active ; c’est également de la même manière qu’on procède pour formuler les cérats et les pommades. Deschamps, d’Avallon, a proposé, pour rendre les liniments gras plus homogènes, d’y ajouter un dixième de cérat de Galien que l’on mêle d’abord avec l’huile, avant de combiner ensemble toutes les matières. Ces liniments sont plus oncteux, plus unis, et se conservent plusieurs jours de suite sans avoir besoin d’être agités.

On emploie les liniments en onctions et en frictions. Les onctions se font en versant quelques gouttes du topique sur un point de la surface cutanée et l’étendant légèrement avec les doigts de façon à ce qu’il soit réparti sur toute la région d’une manière uniforme. Ce procédé convient toutes les fois qu’il y a inflammation ou irritation

locale trop vive ; il est fréquemment usité com les péritonites, les arthrites aiguës, les érythème*6 les érysipèles. Les frictions se pratiquent avec l’ main nue ou avec des linges, deux ou trois fois na6 jour, pendant dix minutes ou un quart d’heure chaque fois. Avec la paume de la main nue sur laquelle on a versé quelques gouttes de liniment, on frictionne les parties malades en pressant plus où moins fortement suivant l’effet qu’on désire en retirer. Avec des linges qui peuvent être de flanelle de fil ou de molleton, plus ou moins imbibés, on humecte l’endroit dont on a fait choix en exerçant sur ce point des frottements multiples.

Le but qu’on se propose est toujours le même : calmer les douleurs, donner de l’élasticité au système nerveux, réveiller la vitalité des tissus, etc. Ce mode de traitement est avantageux contre les rhumatismes chroniques, les névralgies, les entorses, les luxations mal réduites.

Mais les onctions et les frictions ne se pratiquent pas seulement sur. les parties affectées ou correspondantes à l’organe malade, elles se pratiquent encore au loin pour produire une dérivation salutaire ou remédier à un état général diathésiquepar l’absorption des principes actifs qu’elles renferment. Ces considérations nous amènent à admettre plusieurs sortes dè liniments qui doivent varier nécessairement avec les produits médicamenteux : Aussi fait-on préparer, suivant les besoins de la médication, des liniments calmants, excitants, rubéfiants, anthelminthiques, antiarthritiques, antigoutteux, antihémorrhoïdaux, résolutifs, etc. , etc.

Dr Marc. Camboijlives.

L1NT. — On donne ce nom a un tissu charpie, lisse sur une de ses faces et pluçheux sur l’autre, très employé en Angleterre pour le pansement des plaies, quoiqu’il absorbe encore plus difficilement le pus que la charpie ordinaire. p. L.

LION-SUR-MER (bain de merde). -Lion-sur-Mer est un petit bourg du Calvados, situé à 15 kilomètres de Caen, et à 3 kilomètres de Luc, qui possède une belle plage de sable fin, vierge de galet, et un établissement de bains ; très bonne pour les enfants.

LIPOME. — On donne le nom de lipome à' une tumeur formée par le développement anormal et partiel du tissu cellulo-adipeux. Les lipomes sont superficiels, ou sous-cutanés, et profonds, ou sousaponévrotiques. Ils sont sessiles ou pédiculés. Ils peuvent s’insinuer entre les couches musculaires (lipome infiltré). On les rencontre quelquefois en certain nombre et placés symétriquement sur les deux côtés du corps (lipomes symétriques). Enfin ils sont parfois tellement nombreux (Broca en a compté plus de deux milles) qu’on a attribué leur développement à une diathèse lipomateuse, ce qui* en réalité, n’explique rien et même n’a pas de sens.

Les lipomes siègent ordinairement dans la région du dos ou de la nuque; sur les membres, du côte de l’extension; exceptionnellement sur les autres régions du corps.

Ils sont constitués par une masse graisseuse, di*

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