‹ Dictionnaire populaire de médecine usuelle. tome 2Chapitre 66 sur 289 · LIP · texte numérisé non relu

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, lobes et lobules par des cloisons plus ou vlse.S 6!Li«es de tissu conjonctif. Le microscope frSnaUre dans la tumeur tous les élé- 1 t du tissu cellulo-adipeux ; seulement, les ve- TnftQts s- sont hypertrophiées et extrême-

nombreuses. Lorsque l’élément graisseux est Sommant, on a un lipome mou et fluctuant (lime simple) ; si le tissu conjonctif existe en grande Pom ,ité la tumeur est plus ou moins dure et bos- ÏÏée (lipome fibreux). Il n’est pas rare de voir, autnnr du lipome, une enveloppe cellulo-fibreuse qui Venkvste complètement (lipome circonscrit). Quel- ^ fois l’hypertrophie du tissu adipeux, mal limitée s’étale sur une certaine étendue au-dessous des téguments (lipome diffus).

Le lipome superficiel, le plus commun, est une tumeur mobile, présque toujours hémisphérique, quelquefois pédiculée, ayant ordinairement le volume du poing, mais pouvant dépasser celui d’une tête d’adulte. - ■---■■■■ *

Cette tumeur est indolore et ne trouble aucune fonction.

A son niveau, la couleur et la température de la peau sont normales.

Par une palpation minutieuse, on parvient à se rendre compte de la présence des lobules et des cloisons qui les séparent ; la tumeur se confond insensiblement avec les parties voisines. Si le lipome est mou, il y a une fausse fluctuation, bien difficile à distinguer de celle de certaines autres tumeurs.

Le lipome profond présente les mêmes caractères; seulement, la tumeur est plus diffuse, son exploration moins aisée, et le diagnostic présente de véritables difficultés.

Lorsque la tumeur acquiert un grand volume, on constate souvent au sommet du lipome l’insensibilité de la peau, due probablement à la distendu des filets nerveux.

Chez certains sujets, les lipomes arrivent à un volume considérable, comme on peut s’en rendre compte par la figure 768.

debS,tUmeUrS v°Iumineuses existaient au nombre dp uUlt,8Ur le. corPs d’une jeune Bretonne de 18 ans, cps tlWia'X (Finistère), Emilie Sève. En sept années,

vo]iim^eurs aC(ïuirent b» volume tel, que la plus ffui i> ln,euse Pesait 46 livres. Le docteur Dagorn, Pour f?ra avec saccès le 20 juillet 1819, fut obligé,. Pome pre,mouvoir Plus aisément cet énorme lisant tap6 16 SusPe.n(lre au moyen d’une corde pastumeur fUf 6 P°ulîe fix6e au plafond. Lorsque cette dement, Ut enev6e’ *es autres augmentèrent rapi-

un CertaineUrSi °nt une dur6e indéfinie. Arrivées à malade BPlln ume’ elles estent stationnaires. Le nient, Pwtêr toute la vie sans inconvé-

cessif. s Qu elles ne soient d’un volume ex-

11116 hestuemCp,^pljterûent inconnue, le lipome est Plus embarras t, le dia8nostic peut être des ae Prendre nn r tS' 1 n est Pas rare> Par exemple, 0u Pour unet»™™6 Profond pour un abcès froid superficiel neuf tfnï* enc6Phaloïde molle. Le lipome uuienrs. e Confondu aussi avec ces deux

Le lipome étant le type des tumeurs bénignes, on trouvera un élément de diagnostic dans la bonne constitution du sujet; les ganglions correspondants ne sont jamais tuméfiés. Enfin, si l’on est embarrassé, on fera usage du trocart explorateur, qui donnera issue à du pus si c’est un abcès, et à du sang si c est un encéphaloïde. Le trocart ne laisse

Fig. 767. Fig. 768.

Fig. 767. — Lipomes de la jambe. — Fig. 768. — Lipomes multiples chez une femme (Larrey).

rien écouler, s’il s’agit d’un lipome ; quelquefois, cependant, il sort du sang. On aura recours alors à l’examen microscopique du liquide pris sur la piqûre pour compléter le diagnostic.

Les lipomes n’ont aucune gravité. Le seul moyen de traitement efficace est l’extirpation. On peut se servir de la ligature extemporanée ou de l’écraseur linéaire, pour les lipomes pédiculés. Onimus a vu des lipomes symétriques disparaître sous l’influence de l’électricité. Dr J.-A. Fort.

LIPOTHYMIE. — (V. Syncope .) '

LIQUÉFACTION. — Nom donné par les physiciens au passage d’un corps de l’état gazeux à l’état liquide. P- L.

LIQUEURS MÉDICAMENTEUSES. — On donne ce nom à un certain nombre de préparations pharmaceutiques et chimiques diversement employées en médecine. Parmi les plus usitées, nous citerons la liqueur de Fowler (Y. Fowler ); la liqueur de Labarraque (V. Labar raque); la liqueur de Pearson

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(V. Pearson) ; la liqueur de Van-Swieten (V. Van- Swieten); la liqueur de Villate (V. Villaté), etc.

LIQUEURS DE TABLE. — Les liqueurs de table, presque toutes constituées par de l’alcool dans lequel on a fait macérer et dissoudre des substances ou des essences aromatiques, et additionné d’une certaine proportion de sirop de sucre, entrent dans l’alimentation journalière, et il est peu de personnes qui, après chaque repas, ne prennent pas un petit verre de liqueur. Aussi croyons-nous utile de donner ici les recettes des liqueurs les plus répandues.

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