TOITURE
mètre, on ne dit \t\ua faire le toisé tfun ouvrage, mais bien faire le métré. De même celui qui accomplit cette opération de mesurage ae se aomme plue faiseur, mais mètreur; et comme celui-ci vérifie en même temps de quelle manière a été fait l'ouvrage, ou le nomme également Vérificateur (voy. ce mot et Métrer).
TOISER, v. a. — Ancien terme remplacé par celui de Métrer (voy. ce mot et Toisé).
Fig. 1. — Toiture en tuiles Montclianin (versant du côté de l'égout).
TOISEUR, s. m. — Celui qui toise. (Voy. Toisé.)
2. — Toiture en tuiles Montclianin (versant opposé à l'égout).
TOIT, s. m. — Partie supérieure des édifices qui sert à les abriter contre les intempéries de l'air et à les couvrir. (Yoy. le mot sui-
vant.) — On nomme toits à porcs, on plutôt teets à /ion* , de petites logea qui servent à enfermer œa animaux. (Voy. PORCHERIE.)
Fig. 3. — Couverture en tuiles métalliques (ensemble).
TOITURE, s. f. — Ensemble des matériaux qui composent le toit, la couverture d'un édifice; aussi ce terme est-il synonyme
Fig. 4. — Détail d'une tuile métallique.
de Couverture (voy. ce mot). Xos figures 1 et 2 montrent des détails d'une toiture en tuiles Montclianin : notre figure 1 fait voir le
Fig. 5. — Agrafe des tuiles métalliques.
versant du côté de l'égout, tandis que notre figure 2 montre le versant opposé au côté de l'égout proprement dit, qui porte
TOLE.
un grand châssis vitré permettant d'éclairer le local abrité par ce genre de toiture, qui peut être utilisé pour hangar, remise, magasin ou entrepôt. Nos figures 3, 4 et 5
Fig. 6. — Assemblage des deux rives.
représentent une couverture composée de tuiles métalliques en zinc estampé qu'on
Kg.
'. — Toiture en ardoises agrafées (petit modèle en écailles).
nomme aussi ardoises de zinc; enfin notre figure 6 fait voir le détail de l'assemblage de
Fig. 8. -- Toiture en ardoises agrafées (grand modèle).
deux rives voisines de ces mêmes tuiles. Nos figures de 7 à 10 montrent deux spécimens de toiture en ardoises agrafées, ce qui évite le clouage de l'ardoise sur la volige.
Nos figures 9 et 10 montrent deux genres d'agrafes dites Fourgeau; l'une est fixée sur le lattis, et l'autre, mobile, peut être déplacée à volonté.
Fig. 9. — Agrafe Fourgeau pour toiture en ardoise (1er type).
TOLE, s. f. — Fer réduit en feuilles de diverses épaisseurs à l'aide du laminoir. Une tôle bien fabriquée doit être unie et d'une épaisseur uniforme ; on doit pouvoir la plier et la replier plusieurs fois sans qu'elle casse. Le fer-blanc n'est qu'une tôle étamée.
Fig. 10. — Agrafe Fourgeau pour toiture en ardoise (2< type).
On distingue plusieurs sortes de tôles : la tôle douce, qui est très souple et de lionne qualité : on la nomme aussi tôle des Ardcnncs; les tôles anglaises, les tôles puddlèes : ces der-
TOLERIE. — TOMBALE (pierre).
aièree fournissent défi tôlea très épaisses qui servent à la construction des poutres, mais i [les ne sont de bonne qualité qu'autant que
le fer qui a servi à leur fabrication a été si lis à plusieurs corrovages. — On fabrique également des tôles striées, qu'on utilise dans les localités sur lesquelles on marche; des tôles ondulées, pouf couvertures : on les nomme aussi, mais improprement, tôles cannelées. Enfin, pour préserver de la rouille les tôles employées pour couvertures, on a eu recours à des procédés très divers ; mais le meilleur est encore la peinture, car la rouille attaque rapidement la tôle ètamèe, galvanisée ou zinguèe. Après la peinture spéciale employée à la conservation des tôles, le meilleur procédé est de les recouvrir de plomb ; la tôle plombée vaut beaucoup mieux que la tôle zinguée, qui est très rapidement attaquée par la rouille.
Pour la fabrication des poutres , on assemble les tôles au moyeu de rivets, et l'on arme l'intérieur de ces poutres, pour leur donner une grande résistance, à l'aide de fers à T ou avec des fers cornières. (Voy. Feu et Poutre.)
TOLERIE, s.f. — Fabrique de tôle, métier du tôlier. Ce terme sert aussi à désigner l'ensemble des objets faits en tôle, qui se divisent en tôlerie noire et tôlerie blanchie ou galvanisée ; la première comprend les objets faits en tôle brute, et la seconde les objets en tôle galvanisée.
TOLIER, s. m. — Ouvrier qui fabrique la tôle, ou qui travaille la tôle.
TOMBALE (Pierre). — Dalle de pierre, de marbre, qui recouvre une tombe, une fosse renfermant un mort. On a également employé pour le même usage, comme nous allons le voir dans le courant de cet article , des plaques de bronze sculptées, émaillées ou gravées. — Les pierres tombales étaient placées au milieu du pavé des églises et quelquefois le long des murs, dans la nef même ou les collatéraux, ou bien encore dans les murs des chapelles adjacentes aux bas côtés de l'église.
("es pierres, qu'on nomme aussi dalles tumulaires, n'ont fait leur apparition qu'au moyen
ers la fin du xT ou le commencement du xii' siècle. Antérieurement, on recouvrait bien les fosses funéraires de pierres portant quelque inscription gravée, mais on ne peut leur donner le nom de pierres tombales dans le sens que nous avons précisé. .\ partir du XIIIe siècle, ces dalles reçoivent une riche ornementation; les traits gravés et les lettres onciales de leur décoration reçoivent même des mastics de couleur pour rendre plus saillants leurs ornements et la lecture de leurs inscriptions plus facile. L'image du défunt est gravée au trait sur la pierre, ou en bas-relief très peu saillant; elle est accompagnée de divers symboles. Quant aux inscriptions, elles forment un encadrement, une bordure à la dalle, et souvent le nom, le titre et la qualité du défunt sont désignés sur une inscription qui entoure sa tête. D'ordinaire, le personnage est représenté les mains jointes sur la poitrine ; ses pieds sont appuyés sur un animal symbolique (c'est généralement un petit chien) , tandis que la tête repose sur un coussin : cependant elle est souvent aussi abritée sous un dais, et dans ce cas le coussin est absent. Les fonctions ou la profession du défunt sont rappelées par des insignes : une épée pour les gens d'armes; une crosse, une mitre ou un calice pour les gens d'Eglise; une hache, une scie pour un charpentier ou pour un menuisier, etc. En général, on employait pour l'exécution de ces dalles les pierres de la localité ; mais souvent on en faisait venir de contrées lointaines. Dans les pays où le sol était granitique ou schisteux, les dalles étaient de granit ou de schiste ; dans la Normandie et dans l'Ile-de-France, on utilisait de beaux calcaires blancs ou jaunâtres ; dans le nord de la France, dans les Pays-Bas, sur les bords du Rhin, on employait des marbres noirs ou gris. A partir du XVe siècle, l'ornementation se complique, et les détails d'architecture eux-mêmes ainsi que les inscriptions se multiplient ; quelquefois la tête, les mains et les pieds sont sculptés dans une matière plus précieuse, dans de beaux marbres blancs, par