‹ Dictionnaire raisonné d'architecture et des sciences et arts qui s'y rattachent (volume 2)Chapitre 191 sur 238 · III. V LSE DE CHAPITEAU · texte numérisé non relu

III. V LSE DE CHAPITEAU

qu'on nomme également Corbeille (voy.

mot I, et «pli, dans les chapiteaux corinthii composites, Berl de fond de support aux feuilles d'acanthe, aux cornets on tigetles d'où semblent sortir les volutes du CHAPiTEi ce mot).

IV. Vabe d'ehfaitemest. -- Vase en I cuite, en plomb ou en zinc estampé, dont le pied ou socle coiffe un 'poinçon de comble. Dans la couverture en terre cuite, i

sont en terre ; dans les couvertures en plomb et en zinc, les vase* employés sont réciproquement faits à l'aide de ces deux métaux.

V. Vase PROPREMENT dit. — Ustensile ou vais-eau de forme plus ou moins élégante, qui sert a contenir des liquides ou autres objets. L'orifice des vases est tantôt très large, tantôt très étroit : les lèvres de ces orifices sont plus ou moins épaisses et enroulées. Généralement les vases sont montés sur des piédom : - : extrêmement variables dans leur forme, ils sont unis, ornés, peints, sculptés, moule-.

leur décoration comporte des oves, des godrons, des palmettes. des guirlandes, des méandres, des figures, etc., etc. On fait des de toutes matières, en marbre, en onyx, en albâtre, en porphyre, en malachite, en porcelaine, en pierre, en terre cuite, en métal, en verre, en pierres précieuses, en bois, etc. — On utilise les vases pour des usagée - s, mais surtout pour orner des galeries, des mue s, des salons, des escaliers, des fontaines, des jardins, etc.

L'antiquité nous a laissé une quantité considérable de vases: après les médailles et les lampes en terre cuite, ce sont sans contredit les monuments les plus nombreux que nous possédions des temps les plus reculés, toutes les nations civilisées ayant fabrique des y aussi pourrait-on juger sur ces monuments du degré de civilisation de chaque peuple, car nous possédons des spécimens qui tirent leur origine soit de peuplades sauva. 8, s des nations les plus civilisées. Les - - dont nous possédons le plus grand nombre di - -

VASE

cimens sont certainement les vases peints dits étrusques, dont la plupart ont une origine grecque, et que nous étudions au § 5, Vases en terre cuite.

Quel est le peuple, parmi ceux que nous connaissons, qui le premier a fabriqué le vase ? Cette question, qui a été posée si souvent, n'a guère été résolue que dans ces dernières années. Les archéologues les plus compétents admettent (pie le vase a une origine asiatique ; mais les plus anciens vases que nous possédions sont égyptiens ou phéniciens.

Les Égyptiens ont fait des vases en albâtre, en pierres dures, en porcelaine, en or, en argent, en bronze, en os, en ivoire et en verre. Les vases égyptiens n'affectent guère que quatorze ou quinze formes ; les diverses figures qui illustrent ce long article montrent les principales. Ces vases sont tantôt unis, tantôt richement sculpté? ; souvent ils sont décorés d'émaux. Suivant leur forme, on les nomme timbales, vases à onguent (unguentaria), canopes, vases de V ancien empire; ce dernier genre se rapproche beaucoup des vases dits panégyriques, ainsi nommés parce qu'ils portent une panégyrie célébrée par un roi (1). Ces vases sont souvent en albâtre ; les musées en possèdent des spécimens qui datent surtout de la cinquième et de la sixième dynastie. Les Phéniciens, nous le verrons plus loin, quand nous parlerons des vases en terre cuite, ont aussi fabriqué beaucoup de vases, qu'ils échangeaient contre d'autres marchandises avec lés Grecs. Après cette esquisse historique du vase, nous allons traiter des diverses matières employées à sa fabrication. Tous les peuples, en général, ont utilisé les mêmes mai [ères, surtout la terre cuite.

1. Vases en marbre, en pierre, en porphyre, etc. — Tous les peuples qui ont possédé un art ont taillé des vases dans les marbres blancs ou de couleur, dans la pierre dure ou tendre, dans les porphyres, serpentines, etc. Xous n'avons pas a insister sur ceux-ci; les musées galeries publiques et privées possèdent

(1) Cotaient des fêtes populaires auxquelles le pays tout entier était convoque pour célébrer le trentième anniversaire de l'avènement du roi régnant.

des spécimens de tous les peuples et de toutes les formes. Beaucoup de vases en marbre sont fort célèbres : tel est celui de la villa Albani, qui représente les travaux d'Hercule : enfin ceux dits vases de Mèdicis, dont l'un représente le sacrifice d'Iphigénie, et l'autre une orgie, une scène des fêtes dionysiaques peutêtre. Notre planche XCVIII montre ce dernier vase, dont la forme en cratère est aussi remarquable par son élégance que par la beauté de sa riche ornementation ; la villa Borghèse possède également de grands vases en marbre blanc extrêmement remarquables. 2. Vases en métal. - — Ce que nous venons de dire pour les vases en marbre et en pierre est également vrai pour les vases fabriqués à l'aide de métaux, seulement les spécimens de ce dernier genre sont beaucoup moins nombreux. Xous possédons des vases d'airain et de bronze en assez grande quantité ; ceux en argent sont très rares et ceux en or encore plus rares. La Bibliothèque nationale de Paris possède un vase d'argent (fig. 2) qui est un des plus

Fig. •-'. — Vase île Betlionville, près Bernay.

beaux spécimens de l'antiquité; il a été trouvé, avec quelques autres, faits de la même matière, à Betlionville, près Bernay, vers 18:!] ; les reliefs de ces vases sont d'une finesse et d'une correction de dessin des plus remarquables.

3. Vases en verre. Nous avons des vases enverre fabriqués chez divers peuples, chez les Égyptiens, chez les Etrusques ou chez les Grecs, chez les Romains et chez les Oallo- Romains, pour ne parler <pie des vases de

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verre des peuplée anciens. Pendant le in< .\<n âgeel lit renaissance, on a également fabriqué des rases de verre; les fabriques de Murano ci de Denise étaient forl renommées. A l'Exposition universelle de 1*7*. nous avons pu voir un véritable musée de Tari de la vei depuis l'antiquité jusqu'à nos jours en passant par le xve, le xvi' et le xvn" siècle. Une exposition était surtout remarquable, c'était celle de La compagnie < 1 * - .Murano et Venise. On pouvait y admirer des vases grecs et romains formés de rognons de verre imitant L'agate ou la calcédoine, ou bien encore des rubans roulés en spirales ou disposés en rayons. Tous ces verres rubannés ou autres étaient noyés dans une pâte semi-opaque ou plutôt semitranslucide, et nous montraient des spécimens des plus remarquables. On pouvait y voir aussi des imitations des fameux vases murrbins dont parle Pline, imitations d'autant plus faciles à saisir (pie jamais aucun auteur n'a pu préciser ce qu'étaient ces vases murrbins. Au XVIIe siècle, l'industrie verrière de Murano comptait plus de 300 fabriques. Cette industrie est aujourd'hui bien tombée, malgré les efforts couronnés de succès de Lorenzo Trani, qui fit beaucoup de recherches pour retrouver l'ancienne fabrication, et de M. Salviati, qui fonda la société des verreries de Murano et Venise, dirigée aujourd'hui par le savant docteur Castellani.

Parmi les vases de verre célèbres, il y a lieu de donner une mention spéciale à celui dit sacro catino. Ce vase, de forme hexagonale, mesure environ 0m,30 de diamètre sur 0m,10 de profondeur. On a beaucoup discuté sur l'origine de ce monument, qui est très certainement un spécimen de l'art de la verrerie du Bas-Empire. On a cru pendant fort longtemps qu'il avait été taillé dans une émeraude gigantesque. On ne pouvait commettre une erreur plus grossière ; ce qui a pu la faire naître , c'est la belle couleur verte de la pâte du verre qui compose ce vase, aujourd'hui brisé, et dont les morceaux ont été collés les uns aux autres. Ce vénérable débris est conservé dans la sacristie de la cathédrale de Gênes, San Lorenzo. Une légende rapporte que Joseph d'Arimathie aurait recueilli dans le sacro catino le sang-

du Christ ; qu'antérieurement ce même avait été conservé dan- la famille d< Juda;que Salomon L'avait reça, comme pré- Bent, de la reine de Baba; Nicomède l'aurait porté a Oésarée, où Les G< nois -,• le firent remettre comme un'- paît de leur butin, de la première croisade.

Beaucoup de peuples ont. fait avec Le v< de- urnes funéraires et de- rases dits la matoire8, Lesquels (nous en avons une preuve pour le> tioles chréti intenaient souvent

du sang des martyrs, qu'on y recueillait, après avoir répanda sur le mort di odorantes. Ce fait est indubitable, il est attesté par Paulin de Xole (1). Il y a lieu d'observer que tous les vases de verre qu'on retrouve dans les catacombes ne sont pas funéraires ; beaucoup avaient servi dans la célébration des ayapes, les inscriptions mysti que portent souvent ces vases ne peuvent laisser subsister aucun doute à ce sujet. I. vases ou fioles lacrymatoires sont dénommés par les antiquaires et les marchands italiens ampolla di sattgue.

Parmi les urnes funéraires en verre, nous ne pouvons passer sous silence le vase i berin, dénommé aussi vase de Portland, qui se trouve au British Muséum. Il mesure environ 0m,82 de hauteur et 0m,16 à 0m,17 de diamètre ; il est en verre bleu tellement foncé qu'il paraît noir, quand on ne l'examine pas en pleine lumière. La Bibliothèque nationale de Paris possède également un vase en verre bleu qui représente en haut relief la délivrance d'Andromède. Les figures qui décorent le vase de Portland sont d'un fini remarquable: elles se détachent en verre blanc et opaque sur le fond bleu du vase ; elles ont été travaillées au touret. C'est, au dire des antiquaires les plus compétents, un monument de l'art grec antérieur à l'époque d'Alexandre le Grand. Le sujet que représente ce vase . l'objet de nombreuses et de savantes dis sions : les uns ont cru voir dans cette représentation Alceste ramené des enfers à Ad-

(1) F.t medicaiapio réfèrent unguenta sepulchri.

Martyris in tumulum studeant perfundere nardv. (Xatalia. 17.)

Plaxi m; XCVIII. — Vase de Médicis.

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metc par Hercule; d'autres, parmi lesquels Winckehnann, la fable de Thétis revêtant diverses formes pour échapper aux poursuites de Pelée; d'autres enfin, la représentation allégorique d'un grand personnage qui passe de la vie à l'immortalité. Le vase de Portland a été découvert dans un caveau à Rome, en 1640 ou 1G42; il était enfermé dans un sarcophage en marbre pentélique; on prétend (pie le caveau funéraire avait contenu les cendres de Julia Mammaea et de son fils Alexandre Sévère (1).

4. Vases en pierres précieuses. — A toutes poques de l'art, on a utilisé les pierres

précieuses et même les pierres fines pour y tailler des vases ; on en possède un grand nombre faits en onyx, en sardoine, en calcédoine, en jaspe, en cristal de roche, en agate et autres pierres. Parmi les vases en agate, nous mentionnerons, parmi les plus célèbres, celui dénommé vase ou coupe des P/olémêes, le vase de Brunswick et la coupe du roi de Naples. Le musée du Louvre possède de fort beaux spécimens des vases qui nous occupent, et la Bibliothèque nationale de Paris en compte un millier environ.

5. Vases en ierre cuite (2). — La classe des rases en terre cuite est sans conteste la plus nombreuse parmi toutes celles que nous venons d'énuïnérer. En effet, non seulement toutes les nations qui ont fabriqué des vases en ont possédé en terre cuite, mais encore elles ont créé dans ce genre des vases unis, des vases décorés de reliefs et de peintures; nous devons même ajouter que, parmi les rases de terre cuite, les vases peints sont en bî grand aombre qu'ils nous fournissent chaque jour des documents inépuisables sur l'histoire, sur la fable et sur la mythologie de bien des peuples. Aussi pouvons-nous dire avec raison (pie les vases peints nous ont

(1) Comme complément de ce paragraphe, Cf., dans notre Dictionnaire </<- /" curiosité, l'art. Vkkkkuie (.1/7

t>age 656.

(2) Il est bien entendu que cette dernière dation n'est pas rigoureuse, car beaucoup de rases en terre

[ue nous décrivons étaient aussi fabriqués en métal, notamment en bronze.

apporté un contingent des plus utiles pour compléter bien des faits ignorés en partie et dont nous aurions vainement cherché l'explication ailleurs. Ils forment donc une sorte de bibliothèque dont nous ne saurions avok trop de soin; car, bien que les vases peints nous aient déjà beaucoup appris, il est certain qu'ils nous feront connaître encore beaucoup de faits que nous ignorons, ou que nous ne connaissons qu'imparfaitement.

Pour apporter quelque ordre et le plus de clarté possible dans le travail, assez complet, que nous allons soumettre au lecteur, et pour lui permettre nue étude plus facile sur les vases peints, nous allons donner ici une sorte de sommaire de ce qui va suivre. En premier lieu, nous dirons quelques mots de l'origine de la fabrication; nous nous occuperons ensuite des formes et des noms des vases, de la couleur de la terre et des vases peints ; nous terminerons enfin par une nomenclature des artistes grecs qui ont travaillé dans cet art de la terre cuite, soit comme potiers, soit comme peintres.

Le peuple grec a toujours eu la vanité de vouloir imposer aux autres peuples sa supériorité, et dans ce but il a trop souvent prétendu que tous ces produits sont sortis immédiatement de son imagination, qu'ils n'ont jamais rien emprunté à aucun peuple ; or les études modernes permettent d'affirmer que les Grecs ont été tributaires de l'Orient, surtout en ce qui concerne les produits de la céramique. Ils ont beau nous raconter que c'est Céramus lui-même, le fils de Bacchus et d'Ariadne, qui les a initiés aux secrets de l'art du potier, et qu'il a donné son nom à un quartier d'Athènes où se fabriquaient les vases, le Céramique , nous sommes bien forcés de reconnaître que cette légende est fausse et qu'il y a lieu de distinguer chez les Grecs les produits d'origine étrangère et ceux qui sont autochtones. Or nous n'ignorons plus aujourd'hui que les Phéniciens et les Égyptiens ont fourni aux Grecs les prototypés de leurs vases, et cela dans des temps très reculés; car déjà, à l'époque d'Homère, cette fabrication ('tait, fort connue, puis pie le poète compare la danse rapide des jeunes gens à la roue du potier : en-

VTA SE.

Boite, dans la \ ie du même poète, écrite par un auteur inconnu . il esl parlé d( t fours et de la cuisson di d'argile de Samoa. A

époque, l'arl de la céramique o'avait pa i« mi le di gré de perfection qu'il atteignit

Fig. 2 bit, — Alabaster avec deux oreille».

quelques siècles plus tard; mais enfin il est permis de croire, d'après ce qui précède, que, si les vases n'étaient pas couverts de peintures et de superbes compositions, la mue permet-

te. 3. — Alabaster.

tait au moins de donner aux vases une régularité parfaite, et, comme le Grec avait un goût inné, ces vases avaient sans doute beaucoup d'élégance. C'était déjà fort beau, et, si

Fi,

Alabaster.

les Grecs ne sont pas les inventeurs de l'art du potier, ils en devinrent par la suite les maîtres incontestés, car beaucoup de vases attribués autrefois aux Étrusques sont considérés aujourd'hui comme des œuvres grecque?.

Nous devons ajouter cependant qu'il est souvent bien difficile de trancher la question. et, si de- \a- - ttt attribués aux Etrus-

ques, souvent la réciproque est vraie.

La forme des rases esl extrêmement ra-

1 i g . 1 M». — Alabaster avec une seule oreille.

rialile, et, suivant l'usage auquel était destiné ce produit de la céramique, il prenait des i divers. Il s'ensuit que nous possédons une assez longue nomenclature, compliquée encore par de doubles emplois créés par les différents dialectes. Cependant, grâce aux travaux de Panofka, d'Ott. Huiler, de Raoul Rochette, de Lenormant et de "Witte, il existe une nomenclature à peu près invariable; c'est celle

Fig. 5.

Alabaster avec une seule oreille.

que nous suivrons dans le cours de cet article. Alabaster, alabastros, alabastboit.

— Petit vase qui servait à renfermer des essences et des parfums de prix. (Petr., Scit., 60; Cic, Fragm. ap. Non., s. r.) 11 était

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généralement en albâtre, ce qui lui avait donné son nom, dérivé du grec àXâgatripoç, àXâêaffTpov; mais beaucoup étaient taillés dans l'onyx. (Pline, H. N., XXXVI, 12.) On en faisait également en métal, en argent et en or (Théocr., Idyll., XV, 114), et même en

Fig. 6. — Alabaster sans oreilles.

verre de couleur. Ces derniers sont, paraît-il, d'origine égyptienne ou phénicienne. Le musée du Louvre possède un spécimen en cette matière; il est à fond bleu tacheté de jaune. D'autres archéologues font dériver le nom

Fig. 7. - A

as oreilles.

à'aïabastrum de à privatif et Xaê«;, anses, parce qu'en effet ces vases ne portent pas d'anses, niais quelquefois une ou deux oreilles. (Voy. nos figures.) Si l'origine de ce mot itait belle, c'est ce genre de vases qui aurait fait dénommer albâtre la matière avec laquelle il- étaient fabriqués, et qui avait la propriété il'- rester froide, fraîche même, ce qui assurait

la conservation des essences. (Pline, H. N., XIII, 2, 3; XXXVI, 5, 12.)

La forme de ces vases est généralement une sorte de flacon cylindrique allongé avec un col

Fig. S. — Alabaster saus oreilles.

court plus étroit que la panse , au sommet de laquelle se trouvent deux oreillons (fig. 2 bis et 3), ou un seul, qui est alors'placé sur le col même au-dessous des lèvres 'de l'orifice. Cet oreillon est quelquefois percé d'un trou qui servait à suspendre Yalabastrum (fig. 4 bis et 5). Les vases aulochiles, c'est-à-dire évidés dans un seul morceau (aôto^eiXrjç) d'onyx oriental, portent souvent cet oreillon. (Pall., X, 120.) Dans les tombeaux grecs ou étrusques qu'on retrouve

Fig. il. — Amphores de Cuide, de Cliios et de Snmos.

en Italie, on voit souvent des alabasira en onyx qui ont la forme d'un pendant de perle, et l'extrémité supérieure est terminée par une tête ou une double tête. Au musée de Chiusi, il y a un alabastrimi de ce dernier type. D'aucuns de ces vases affectent également la forme d'une poire (fig. 4 bis à 8) ou d'un bouton de rose : aussi bien des auteurs, Pline entre autres

ioo

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(//. iV., [X, 5G; XXI, 10), les comparent à ces objet». Les alaiastra étaient unis on ornés; dos res montrenl des Bpécimens de ces detu sortes. Comme les anciens employaient à l

Fig. 10. — Amphore de ïhasos.

diverses essences pour se parfumer diverses parties du corps, ils réunissaient les alaiastra dans une boîte, ou coffret, nommée alaiastrothèqite (<*Xaêa<JTpo8îixai) (Poil. X, 121 ; Suidas. s. v.) ; du reste, on employait également les

employés chez i nez 1"- Romains;

i! servait pour enfermer le vin, l'huile, des légum . «lu miel, etc.; on employait

• amphores pour transporter les grains. Son nom (dérivé <lu g i|A«pitpopeû() signifie, porteur de deux anse»} en effet, généralement les amphores sont munies

Fig. 11. — Amphore de Rhodes.

parfums pour les rites, les sacrifices et les funérailles. On nommait anciennement les alaiastra, unguentaria, unguentarium (sousentendu vas).

Amphore. — Ce vase était un des plus

Fi;.'. 12. — Amphore de Kola.

d'anses de chaque côté de leur cou et beaucoup se terminent en pointe, ce qui permettait de les enfoncer dans le sable dont le sol des i romaines était abondamment pourvu : celles-ci étaient exclusivement n - pour le vin et

l'huile. Nos figures 9, 10 et 11 montrent cinq types de ces dernières: suivant leur forme, on les nommait amphores de Cnide, de Thasos, de

mm

Fig. 13. — Amphore de Kola.

Rhodes, de Kola. Xotre figure 13 Ms montre une amphore de Xola décorée de figures. D'autres amphores portaient sur des pieds : telles sont celles représentées par nos figures 12 à 19, qui se nomment amphores de Xola (fig. 12, 13),

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amphore bachique (fîg. 14), égyptienne (fig. 15), pelike (fig. 16) : cette dernière a beaucoup de ressemblance avec le chous, qui était une amphore servant de mesure de capacité ; enfin nos figures 17 à 19 montrent des amphores à anses en volute et des amphores panathénaïques, c'est-à-dire données aux vainqueurs

Fig. 13 bis. — Amphore de Xola déçoive de figures.

panathénées. (Schol., Soph., Œd. Col., 7o] ;Id.,Aristoph.,iVrMÔ., 100 ;Suid., \v. copiât. )

Ces dernières amphores servaient à renfermer l'huile des oliviers sacrés ; elles avaient généralement un couvercle portant un bouton.

De grandes amphores en terre cuite servant à

erver le vin ont été confondues avec le -pithos (voy. plus loin), qui est un vaisseau tout différent : il remplaçait nos tonneaux. Il existai! également des amphores en marbre, en albâtn i Pline, H. N.t XXXVI, 62, 59), en airain, en lu-onze, en argent, en verre (Martial, II, 10, G), en or. ! tseigne de boutique d'un marchand de vins de Po nous montre comment on transportait les

DICT. D'AItCniTECTCEB. — T. IV.

amphores, comment elles tenaient debout dans le sable, ou appuyées contre un mur. (Voy. Enseigne, fig. 1.) L'amphore était également une mesure de capacité , l'unité servant au jaugeage des navires; aussi conservait-on au Oapitole une amphore étalon, dénommée ampulla Capitolina; elle servait à la vérification des mesures amphoriques des marchands.

A^iphoridiojSt. — Petite amphore. C'é-

Fig. 15. — Amphore égyptienne.

tait un diminutif de l'amphore, une amphore aux proportions réduites.

Aiiphotis. — Vase employé à la campagne par les paysans, soit pour boire, soit pour traire les vaches ou les brebis; il en existait enterre cuite, et d'autres en bois.

Amphore pelike.

Ampulla. — Vase de terre cuite ou de verre, au eol étroit, et dont le corps se rapprochait beaucoup d'une sphère. Ce flacon ('•tait employé à divers usages : celui qui renirmait l'huile dont on se frottait en sortant du bain se nommait ampulla oharia (Apulée, Flor., II, !), 2: Martial, III, 82, 26) ; au contraire, Vampullâ poloria était celle qui contenait une boisson quelconque (Pline //. X..

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