VITRE
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il. . oui ai ■ tnployéi i dan L< û cl< ; mais les détail • ' i!iulii]>li' ren) dans les vêtements brodée, dans les encadrements d'architecture arabesque; île nombreux portiques et des lointains en perspective compliquèreni les compositioi manière à les rendre diffn i
Au dix-septième Biècle, la décadence se manidans les verrières, l'architecture figurée n'a plus ce ton chaud, bien que monochrome, de la renaissance; flic est blanche nu grise; les ombres, exécutées par la méthode en apprêt, sont obscures, imitant un lavis pesant ; les figures offrent les mêmes caractères. Environnées de tons noirs et opaques, dans le but de faire briller les têtes dont le lourd modelé avait besoin d'opposition, il en résulta une obscurité presque générale dans les tableaux.
Au dix-huitième siècle, la décadence est complète; on n'employait plus les verres colorés en table ; les peintures de cette époque offrent l'aspect de grandes ébauches exécutées par la méthode en apprêt et d'un effet gris et nul. Le verre blanc remplaça généralement les belles verrières du moyen âge et quelques encadrements de mauvais goût rompirent seuls la monotonie des édifices couverts d'un épais badigeon.
Par ces fragments extraits de l'étude de M. Albert Lenoir, le lecteur peut juger des caractères distinctifs des vitraux des diverses époques, ce qui peut servir non seulement à l'archéologue pour discerner les vitraux de tel ou tel autre siècle; mais encore ce travail lumineux peut éclairer la voie si difficile des restaurations, ce qui ne sera pas moins utile au peintre verrier.
VITRE , s. f. — Feuille de verre coupée de dimension pour garnir le compartiment d'un vitrage quelconque. Les vitres sont fixées en place au moyen de petites pointes sans tête, dites pointes de vitrier, et la feuillure est garnie au mastic. Dans les bibliothèques, buffets de salle à manger, vitrines, etc., souvent les vitres sont maintenues en place au moyen de petites baguettes clouées contre les parois de l'entaille qui les a reçues. La vitre se nomme également carreau.
VITRER, v. a. — Placer des vitres dans une croisée, dans un châssis, dans un panneau quelconque.
VITRIER, . m. — Ouvrier qui fait la vitrerie, c'est-à-dire qui emploie le verre, le coupe, le dress., l'égruge, et l>- met en place dans les cro assis, etc.
VITRINE, s. f. — Division du vit :
d'une boutique. Petit meuble dont les panneaux de l'air- sont garnis de vitres, et qui renferme d - tabli fctes stu li squelles on des objets qui peuvent être vu-. !.■ - galeries
des musées de tout' ni garnies de vi-
trines, qui mettent les objets qu'elles renferment à l'abri de la poussière et des agentatmosphériques qui pourraient les détériorer;
les vitrines permettent, en outre, une surveillance plus facile des objets exposés.
VITRIOL, s. m. — Ce terme s'applique à diverses substances dans la composition desquelles il entre du soufre : ainsi le vitriol liée est le sulfate de cuivre: le vitriol vert, le sulfate de fer ; le vitriol blanc, le sulfate de zinc. On nomme également l'acide sulfurique, huile de vitriol.
VIVE-ARÊTE (A). — Une pièce de bois, de fer, de métal, un bloc de pierre, sont à vive-arête, quand leurs arêtes ainsi que les angles qu'elles forment ne sont ni émousf ni ébréchés , ni épaufrés. et sont nets et vifs.
VIVIER, s. m. — Grande pièce d'eau vive, dans laquelle l'on entretient et l'on nourrit des poissons. Les Romains attachaient un grand prix à leurs viviers ; c'était un luxe que d'avoir dans sa villa un vivier bien peuplé de poissons de toutes sortes, mais surtout renfermant des murènes et des lamproies. Aussi la construction des viviers était-elle faite avec beaucoup de soins.
VIVIFIER LE PLOMB. — Quand un
plomb est oxydé ou qu'il renferme des impuretés, des crasses, on le purifie en le faisant fondre avec du charbon et des cendres. Quand il est bien liquide, on le coule en saumon, et toutes les crasses restent au fond du creuset. Le plomb nouveau ainsi obtenu est du plomb vivifié.
ce;
VI z.
VOIE
VIZ, s. f. — Ancien terme, aujourd'hui hors d'usage, qu'on appliquait aux escaliers en hélice nommés vulgairement escaliers à vis ou en colimaçon. Dans un compte de 1386, relatif à la construction de la chartreuse de Dijon, nous lisons : « La façon de trois bannières (girouettes) des armes du Duc pour mettre sur la viz de l'église du côté de la montagne; l'autre devers la Matte (nom de lieu ) et la troisième sur la tournelle du lettré du réfectour (la tourelle de la tribune du réfectoire). » (Arch. de la ville de Dijon.)
VOCABLE, s. m. — Une église, une chapelle, sont sous le vocable d'un saint ou d'une sainte, quand elles sont placées sous le patronage ou l'invocation de ce saint ou de cette sainte.
VOIE, s.f. — Ce terme, seul ou accompagné d'autres termes, a de nombreuses significations. Nous commencerons par décrire et expliquer tout ce qui est en dehors du mot voie signifiant route (via) , et nous terminerons cet article par les Voies romaines. — Pour le mot voie, dans le sens de Route, voyez ce mot, Chaussée, et, ci-dessous, Voies romaines.
Ce terme sert à désigner l'ouverture que se fait la scie en sciant dans la pierre, dans le marbre, dans le métal, dans le bois, etc. On l'emploie également comme synonyme de charge d'une voiture à un seul cheval : ainsi, dans les chantiers, on dit, envoyer une voie de plâtre, de moellons, de briques, de sable, etc. Enfin, par l'expression donner de la voie à une scie, il faut entendre déverser successivement à droite et à gauche d'une scie ses dents, afin qu'elles puissent se créer une voie plus large que la lame dans le bois, la pierre, etc., ce qui facilite la course de la scie et par suite épargne de la fatigue au scieur.
Viiiks romaines. — Chez les Romains, il y avait deux Bortes de voies : les voies militaires (vice militares), qu'on appelait également consulaires ou prètorû unes (consulares vcl prœtmriœ), du nom des chefs d'armée qui étaient consuls on préteurs; et les voies vicinales (vice ririii'tlrs). qui servaient de chemins de commu-
nication entre les villes et les bourgs , lesquelles voies étaient reliées aux voies militaires, soit directement, soit par des embranchements. Dès leur création, les routes militaires furent classées comme travaux d'utilité publique ; aussi fallait-il un plébiscite pour en ordonner l'ouverture, la construction et même les réparations. Dans la suite, ce furent les édiles et les censeurs qui furent chargés de faire exécuter ces travaux. Enfin, quand les Romains eurent étendu leurs conquêtes , on créa des magistrats spéciaux qui ne s'occupaient que du tracé, de la construction et de l'entretien des routes. Ces magistrats portaient différents noms ; on les appelait quatuorvirs des routes (quatuorviri viarum curandarum ou caratores) , ou bien encore viocures (curateurs des routes). Cette charge fut créée vers la fin du Ve siècle de Rome ; mais Auguste créa des quatuorvirs qui n'avaient d'autre mission que de s'occuper des voies de Rome. Les voies militaires romaines étaient construites et entretenues aux frais du trésor; mais souvent les magistrats chargés de ce soin, surtout pour les voies qui traversaient l'Italie, dépensaient de leurs propres deniers pour exécuter ces travaux avec plus de rapidité ou plus de magnificence, afin de gagner la faveur populaire. Dans les provinces, au contraire, l'entretien des voies avait lieu au moyen d'un impôt prélevé par le gouverneur de la province et sous sa responsabilité.
Il ne nous reste plus qu'à donner la nomenclature des voies romaines que nous trouvons mentionnées dans les travaux des écrivains anciens, puis nous dirons quelques mots de leur construction. Voici la nomenclature des voies, classées par ordre alphabé tique.
Voie JSmilia. — L'une des plus anciennes de Rome. Elle avait été construite par le censeur iEmilius Scaurus, en l'an de Rome 645; elle avait une longueur de 48f> milles (1),
(1) Afin d'éviter des erreurs de calcul, nous donnerons toujours In longueur des voies en milles romains, et le lecteur pourra les traduire facilement en kilomètres, sachant que le mille romain valait en chiffres ronds 1,481 mètres.
VOIE
prolongeait la voie Flaminia au delà «lu pont d'Ariminum et s'étendait de la jusqu'à Aquilée.
Voie Aherina, — Elle allait de la voie Cassia, au-dessous du lac Alsietinns, et abon-
i issait a Ann-ria.
\'on-; Antiana. - Située à l'eBt de Tibur, près de la villa Adriana, elle conduisait à Antium. On ignore qui l'avait construite'; quelques auteurs supposent que ce fut Adrien.
Voie Appia. — Commencée par le censeur Appius Claudius, en l'an t42 de Rome, c'està-dire au plus fort de la guerre Samnite, elle allait de la porte Capène, à Rome, jusqu'à Brindes, c'est-à-dire que son parcours était d'environ 380 milles ; elle traversait les marais Pontins. Appius ne l'avait construite que jusqu'à Capoue, et Trajan l'aurait continuée jusqu'à Brindes ; mais il est bien difficile d'affirmer ce fait. — Au 3e mille de la voie Appia, il existait un embranchement qui conduisait à Ardée ; cette route , qui n'avait guère qu'une longueur de 20 milles, se nommait via Ardeatina.
Voie Asinaria. — Cette courte route, qui n'avait guère que 2 milles de longueur, partait de la porte Asinaria et aboutissait à la voie Latine {via Latina).
Voie Aurélienxe. — Une des plus considérables, construite en partie par Aurélius Cotta, qui fut censeur en l'an 002 de Rome. Elle partait de la porte du Janicule, traversait toute l'Italie centrale, en passant par Centumceïke- (Civita Vecchia), et se prolongeait par le littoral jusqu'à Aix, où elle se divisait en deux branches pour rejoindre Arles par le nord et le midi. Mais par où pénétrait-elle dans cette dernière ville? La question a été assez controversée. Il est probable que la première voie, mentionnée dans la Table de Peutinger, se dirigeait d'Aix à Pisavis, et que la seconde se dirigeait au midi dAix à Septemmillia et franchissait le Rhône sur un pont de bateaux, dont les culées pouvaient être en pierres, comme cela arrivait et comme le dit Strabon (Geog., IV, 1) ; Fluminum quœdam scaphis trqjiciuntur, aligna pontibus instrata sunt, parlim ligneis, partim saxis. — Une deuxième voie Àurélienne, par-
tant de .Milan, franchissait les Alpes l
• i descendait sur Arles par Apln JuUa, Glanum, où elle recevait un embranchement de la voie Aurélienne venant d'Aix et Ernaginum. (.'eti' il mentionnée dan- [a Table
de Peutinger et Y Itinéraire d' Anlonin. Il existait même encore une troisième voie Aurélienne, mais dont on ne connaît pat ment le parcours, bien que quelques an logues en aient donné un tracé et même l'aient baptisée du nom de via Anreliaaa nu
VOIK AUBELIA nova. — Cette voie partait, au nord-ouest de Rome, du pont Triompha] et rejoignait la grande voie Aurélia, après un parcours de quelques milles seulement.
Voik Cassia. — Probablement construite par Longinus Cassinus, censeur l'an 600 de Rome, cette voie traversait l'Étrurie; elle s'embranchait sur la voie Flaminia.
Voie Claudia. — Elle se détachait de la voie Cassia et la rejoignait à Florentia.
Voie Domitia. — Elle allait de Puteoli (Pouzzoles) à Sinuesse et joignait la voie Appia. Elle avait été construite par Domitien, qui avait également créé la voie Domitienne venant d'Espagne par Xarbonne, Xîmes; elle franchissait une première fois le Rhône à Bellegarde, dénommé Mutatio ponte œrario (voy. Mutatio) et deux fois encore en tête de l'île de la Camargue ; elle aboutissait à Arles, probablement à une porte monumentale qu'on croit avoir existé dans les abords de l'amphithéâtre.
Voie Flaminia. — Une des plus anciennes voies de Rome, construite par le censeur Caïus Flaminius, l'an de Rome 533. Elle se dirigeait vers le Ponte Molle et allait à travers l'Etrurie et l'Ombrie aboutir à Anminum, aujourd'hui Rimini.
Voie Labicana. — Elle se détachait de la voie Prénestine, un peu avant la porte Esquiline, et, après un parcours de 30 milles, atteignait Labicum ou Lavicum; ce qui fait qu'on la nomme aussi via Lavicana.
Voie Latina. — La plus ancienne voie de Rome. Elle sortait de la ville par la porte Latine, traversait le Latium et rejoignait la voie Appia à Casilinum.
Les autres voies de Rome les plus cou-
VOIE
nues sont la via Laitrentina , la via Lavinensis, la via Nomentana : cette voie existait déjà au IVe siècle de Rome, elle avait été nommée très anciennement via Ficulnensis, parce qu'elle passait par Ficulnea ; la via Ostensis, qui conduisait à Ostie ; la via Portuensis, qui aboutissait au port de Trajan près de l'embouchure du Tibre ; la via Prœnestina, qui conduisait à Préneste; la via Salaria, qui conduisait jusqu'à Hadria, une des plus anciennes voies de Rome, ainsi nommée parce que les Sabins allaient chercher du sel à la mer par cette voie ; enfin les voies Sublaccnsis , Tiburtina, Triomphale, etc. Voies dans les provinces. — Auguste donna une attention toute particulière à l'entretien et à la construction des routes militaires : en effet, ce n'était pas assez d'avoir vaincu les barbares et d'avoir opéré chez eux des divisions, il fallait surtout empêcher leur réunion et prévenir toute coalition. C'est dans ce but que le peuple romain créa des colonies et couvrit une partie du monde connu d'un immense réseau de voies militaires qui rendirent facile la surveillance des peuples conquis, et les transports rapides. Ces voies devaient, en outre, seconder puissamment la propagation de la civilisation romaine et occuper les immenses légions de Rome. — Voilà pourquoi Auguste attachait tant de prix à continuer l'œuvre si bien commencée sous la république : aussi ce prince ne se contenta point de réparer et d'entretenir les routes militaires, il en créa de nouvelles; il conduisit lui-même de Médina à Gadès la voie qui traversait les Pyrénées orientales, pendant qu'Agrippa perçait les routes à travers les Gaules, qu'il coupait par quatre voies consulaires dont Lugdumum était le centre. La première de ces voies traversait les Cebennœ (monts des Cévennes) ; la deuxième se dirigeait sur le Rhin; la troisième, vers l'Océan; la quatrième, vers la Méditerranée, à Massilia, passant par la Narbonnaise.
Si nous récapitulons l'ensemble des voies romaines, nous voyons que, quelques années avant l'avènement d'Auguste, il existait une grande voie qui allait des Alpes aux Pyrénées; nue deuxième traversait le pays des
Allobroges, une troisième la Germanie; enfin une quatrième partait de l'Épire, traversait la Macédoine et aboutissait à l'Hellespont. Tels furent les travaux accomplis sous la république. Auguste, nous venons de le voir, agrandit le réseau commencé, et, du temps des Antonins, l'empire possédait près de 50,000 lieues de voies militaires. L'Italie seule comptait quarante-huit routes formant une ligne de 13,000 kilomètres de développement ; la Sicile avait neuf voies mesurant 1,800 kilomètres; les Espagnes avaient trente et une voies développant ensemble 10,700 kilomètres; l'Asie, à l'occident de l'Euphrate, ne comptait pas moins de trente-huit voies ; enfin, les routes de l'Afrique, y compris celles de l'Egypte, développaient ensemble une longueur de 14,000 kilomètres.
Pratique. ■ — Avant de terminer cet article, il ne sera pas inutile de jeter un coup d'œil sur la construction des voies romaines. La chaussée était beaucoup plus étroite que celle de nos routes nationales ; elle ne mesurait guère que 3m,30 à 3m,50 de large, mais elle était construite avec beaucoup de soin ; aussi la solidité en était-elle considérable. Il est vrai que le commerce et l'industrie, qui à cette époque n'avaient pas beaucoup d'importance, n'occasionnaient pas, comme de nos jours, un roulage et une circulation actifs. Les ingénieurs creusaient la forme de la chaussée jusqu'au terrain qui offrait une certaine résistance, ils le nivelaient et le battaient ensuite ; puis ils y répandaient une couche de sable fin, sur lequel ils établissaient quatre couches de maçonnerie superposées. Ils nommaient la première fimdatio : elle était faite à l'aide d'un lit de mortier recouvert de pierres plates; la seconde, ruderatio, était une maçonnerie de blocage fortement battue; la troisième était le noyau : il était formé par mu' couche de sable gras et de chaux; venait enfin la couverte, qui était faite tantôt d'une sorte de béton grossier, tantôt d'un pavage de pierres polygonales posées à bain de mortier. Cet endossement était bordé de chaque côté par des marges de piètre larges de 0m,22 environ ; enfin , tous les 4 à 5 mètres, sur ces sortes d'accotements, il y avait des