I. de II et de III, X vaut respectivement
II, 12, 13 (XI, XII, XIII); du reste, ce signe, placé à côté d'un autre chiffre, l'augmente ou le diminue de 10, suivant qu'il précède ce chiffre ou qu'il le suit : ainsi XL = 40, LX = 60, LXX = 70, LXXX = 80, XC — 1)0, CX = 110. Chez les Grecs, le l valait 60, et, précédé d'un accent ( ;), 60,000. Le X (khi) valait Ci mi.
XÉNAGIE, s./. — Subdivision de l'armée grecque qui se composait de 256 hommes. Elle se subdivisait elle-même en quatre tétrarchies. Cette subdivision se nommait aussi si/nfagme. Il fallait quatre syntagmes ou xénagies pour faire une chiliarchie.
XÉNIE, s. f. — Présent d'hospitalité en usage dans l'antiquité chez les Grecs et chez les Romains. Chez ces derniers, pendant la fête des Saturnales, on s'envoyait réciproquement des xénies. Sous l'empire, on envoyait des xénies à un orateur qui avait plaidé pour vous; enfin sous le Bas-Empire, dans les provinces, les habitants étaient obligés d'en offrir au gouverneur de leur province.
XENODOCHIUM. — Voy. Hôpital.
XEBOPHAGIA. Jeûne de six jour.
que, dans la primitive Église, on pratiquait
pendant la semaine sainte, et pendant lequel on ne mangeait que du pain avec du sel et on ne buvait que de l'eau.
XYLOGRAPHIE, s. f. —Art de graver sur bois. On nomme planches xylographiques des planches en bois gravée* lesquelles
on imprime typographiquemenfc, tandis qu'avec la gravure sur acier ou sur cuivre on ne peut imprimer qu'en taille-douce.
XYSTE, s. m. — Lieu couvert situé :
d'un portique, et qui dans les palestres et dans les stades servait à l'exercice des athlètes. Pausanias (VI, 23) nous dit qu'on nomme ainsi cette partie du stade parce qu'Hercule, fils d'Amphitryon, nettoyait tous les jours la palestre d'Elis. pour s'endurcir au travail, et qu'il en arrachait beaucoup de mauvaises herbes en raclant : on le nomma xyste . ;u<jto'<; (du verbe Euw, je racle, je polis). Danles bains et les thermes de Rome, il y avait également de grands xystes dans lesquels les jeunes gens pratiquaient de nombreux exercices. En résumé, chez les (Irecs, le xyste était une sorte de corridor couvert dans lequel les athlètes s'exerçaient pendant l'hiver (Vitruve. V, 1 1 , et YI, 7, 5) : chez les Romains, c'était une promenade découverte ou terrasse dans un jardin dépendant d'un édifice quelconque. (Pline, Ep., II, 17, V, 6, 19; Phted., II. :. : Suet., Aug., 72.)
Y. — Vingt-quatrième lettre, dix-neuvième consonne, et, suivant quelques grammairiens, sixième voyelle de notre alphabet. Comme signe numérique, cette lettre valait chez les Romains 150, et, surmontée d'un trait horizontal (Y), 150,000. Chez les Grecs, Y upsilon valait 400, et, précédé d'un accent (/>), 400,000.
YDRE ou YDRIE, s. f. — Vieux mot servant à désigner un grand vase en forme de cruche. Ce terme est dérivé du grec CScop, eau; du reste, il existe des vases antiques nommés hydrieg. (Voy. Vase, § Hydric.)
YEUX-DE-PERDRIX. — Petites taches irisées qui se trouvent dans l'étain ; les plombiers les considèrent comme un indice de bonne qualité de ce métal.
YOURTE, s. f. — Demeures souterraines que les Kamtchadales se creusent dans le sol pour y passer l'hiver. Les habitants de la Laponie, ainsi que certains paysans de la Sibérie, se creusent également des yourtes.
YMAIGE, s. f. — Terme usité dans le moyen âge et qui signifiait statue, sculpture, bas-relief.
Y.UAIGERIE, s. /. — Vignettes du moyen âge exécutées par les miniaturistes; mais on désignait également sous ce terme des bas-reliefs et des sculptures sur bois et siu- pierre qui représentaient tontes sortes de scènes, principalement des grotesques et des Obscène (voy. ce terme dans notre I) ici. yen. (Farc/têol.). I>es ymaigiers, de môme que les tailleurs-folliayers (aujourd'hui ornemanistes) •lu moyen âge, exécutèrent dans leurs travaux de nombreux symbolisme» qui n'ont pas
tous été expliqués, tant s'en faut, ou du moins qui ont été expliqués fort diversement, et, disons-le , parfois d'une manière absurde , parce que certains archéologues ont prêté aux ymaigiers du moyen âge des idées fort subtiles, dénuées de justesse et trop souvent puériles ; idées tellement subtiles qu'elles n'ont pu germer que dans des cerveaux malades, et qu'à coup sûr n'ont jamais eues les tailleurs de pierre qui sculptaient les nombreux symbolismes. L'usage du symbolisme était emprunté aux peuples de l'Orient, notamment aux Egyptiens. Au moyen âge, on donnait aux Ecritures saintes quatre interprétations différentes : le sens historique, les sens allégorique , analogique et tropologique. De là encore une grande difficulté pour expliquer le symbole d'objets divers.
Voici l'explication de quelques symboles les plus fréquemment représentés dans Y y mai gerie. Nous suivrons un ordre alphabétique, pour faciliter les recherches à nos lecteurs.
Agneau. — Un des nombreux symboles de Jésus-Christ et qui symbolise aussi les chrétiens. Le nimbe est un attribut exclusivement réservé à l'Agneau de Dieu, mais il ne paraît guère sur les monuments que vers le commencement du ve siècle. — L'agneau , symbole des chrétiens, est fréquemment représenté dans des mosaïques sur lesquelles on voit des agneaux sortant de deux cités et se dirigeant vers l'Agneau de Dieu placé an sommet d'une montagne. Les deux cités sont Jérusalem et Bethléem, le troupeau sortant de la première de ces villes figure les chrétiens issus du judaïsme, celui qui sort de Bethléem symbolise les chrétiens issus du paganisme.
Aigle. — Cet animal symbolise la résurrection, aussi voit-on fréquemment cet oiseau représenté sur les tombeaux chrétiens. Il est