‹ Dictionnaire raisonné d'architecture et des sciences et arts qui s'y rattachent (volume 2)Chapitre 55 sur 238 · REPARER · texte numérisé non relu

REPARER

REPIOCHER.

ments n'occasionnent pas de dégradation et puissent être facilement rétablis à la fin du bail ; du reste , un locataire est libre de faire toutes sortes d'améliorations qui ne touchent pas au gros œuvre, pourvu qu'à la fin de -son bail il remette les lieux dans le même état qu'il les a reçus. — Les constructions relatives aux réparations locatives sont de la compétence des juges de paix {Code de froc., 3.) (Voy. Bail, État des lieux, Usufruit, etc.)

RÉPARER, v. a. — Faire des réparations, restaurer un objet quelconque.

RÉPARER, v. a. — Faire une reparure, rendre aux moulures et aux sculptures leur finesse, masquée par les blancs d'apprêt. On répare en dégorgeant avec des fers spéciaux tous les creux des moulures, afin de les dorer sur apprêt ; on fait de même pour rendre à la ■sculpture toute la finesse et la délicatesse de ses détails, qui ont été engorgés par les blancs d'apprêt. (Voy. Reparure.) C'est aussi supprimer, sur les objets moulés en plâtre ou coulés en fonte ou en bronze, les barbes ou bavures que les joints des moules laissent sur les objets moulés ou fondus.

RÉPARTON, s. m. — Ce terme est employé dans les ardoisières pour désigner le bloc d'ardoise tranché suivant les dimensions usuelles. (Voy. Fendis.)

REPARURE, s.f. — Opération de la dorure qui consiste à réparer , c'est-à-dire à dégorger avec des fers spéciaux les moulures et les sculptures, afin de leur rendre leur finesse, altérée par le ponçage, Yadoucissage et autres opérations qu'on fait subir à ces moulures et à ces sculptures avant de procéder à leur dorure. L'ouvrier peintre qui exécute ce travail s'appelle rèpareur.

REPASSKP, v. a. — Terme de doreur.

O'esi p;i>scr avec de la colle sur tous les mats, a\rc de la colle plus chaude que la première fois ; on dit aussi, dans le même sens, matter.

REPAVAGE, s. m. — Action de repaver,

de paver de nouveau ; on repave une cour, une chaussée, etc.

REPEINDRE, v. a. — Peindre de nouveau ; refaire de la peinture sur un objet déjà peint ou simplement couché.

REPÈRE, s. m. — Marque quelconque servant à indiquer un point quelconque, une hauteur ou une largeur, une dimension, etc. — On fait des repères avec des entailles, des traits noirs, blancs ou rouges ; les repères sont utilisés pour conserver l'indication d'un nivellement, d'un alignement ou des mesures ; ou bien, surtout en charpenterie , pour reconnaître les parties qui doivent être posées à côté les unes des autres. Les charpentiers nomment ligne d'emprunt, ou ligne de repère , un trait qui, lors de Y établissement des bois, se mène sur l'épure, afin d'indiquer la direction à donner à la pièce que ce trait figure sur l'épure. — Le trait ramènerè est une ligne de repère. (Voy. Marque des bois et Raméneré.) On nomme aussi repères les piquets que l'on enfonce dans le sol , dans un terrain , pour fixer la hauteur d'un remblai ou d'un déblai, ou bien celle d'un ruisseau, d'une chaussée, d'une pente quelconque.

Les paveurs désignent sous ce terme les pavés posés de distance en distance à l'aide desquels on établit le niveau d'une pente. Enfin, on nomme encore repère une tablette en pierre, en marbre ou en toute autre matière, mais surtout une plaque de fonte qui, dans les villes ou sur les routes nationales, indique le niveau, ou plutôt l'altitude audessus du niveau de la mer, des points où sont placées ces plaques.

RÉPÉTITION, s.f. — Reproduction courante ou continue d'un même objet. Ce terme est surtout employé pour désigner dans l'ornementation une succession d'ornements qui se reproduisent à l'infini sur un bandeau, un listel ou une frise, tels que des postes, des rinceaux, des entrelacs, etc.

REPIOCHER, v: a. — Remuer à la pioche, pour opérer leur déplacement et leur trans-

REPIQUAGE REPOUSSOIR.

port, dea berrea déposées en cavalier depuis déjà mi certain temps et qui ont durci.

REPIQUAGE, s. m. — Action d'enlever les pavés enfoncés ou cassés d'une cour, d'une route, d'un chemin, etc., afin de les remplacer par d'autres pavés.

REPIQUER, v. a. — Repiquer une teinte, c'est en passer une seconde sur un même endroit afin de la rendre plus foncée; en peinture, c'est porter une demi-teinte entre l'ombre et la lumière d'une moulure, d'une feuille d'ornement, etc. — En termes des ponts et chaussées, c'est piocher la superficie d'une route, d'une chaussée, pour la niveler, combler les trous, cavités ou ornières, ou pour la bomber. Ce terme n'est jamais employé pour dire faire un Repiquage. (Voy. le mot précédent.)

REPLAXIR, v. a. — Terme de menuiserie.

C'est terminer au rabot et au racloir un ouvrage qui a été déjà corroyé, mais sur lequel il restait des inégalités et des irrégularités.

REPLANISSAGE, s. m. — Action de replanir; mais ce terme s'applique surtout au premier rabotage des parquets. Quel que soit le soin avec lequel on pose un parquet, il se déjette toujours plus ou moins, surtout peu de temps après sa pose ; aussi , quand un bâtiment est entièrement terminé et prêt à être habité, on est obligé de dresser sa surface : c'est cette opération qui se nomme replanissage. Elle est toujours implicitement comprise dans la pose , aussi n'est-il rien alloué à l'entrepreneur pour l'exécution de ce travail. Le replanissage des vieux parquets se règle au mètre carré.

REPLATRAGE, s. m. — Réparation superficielle faite avec du plâtre. Ce terme est dérivé du verbe replâtrer, qui signifie renduire de plâtre.

REPOLIR, v. a. — Polir de nouveau. Les belles pièces de serrurerie sont souvent en fer blanchi et repoli.

REP< i>. • . m. I !i terme a de nombn significations; mai- d'un'- manière générale on nomme repos toute partie réservée dans une pièce quelconque pour former arrêt. — En architecture, on nomme repos les sui

a côté d'autres pai :

ouvragées et <j ni sont destinées à leur faire opposition; on, leur donne ce nom parce qu'elles reposent l'oeil. — Les charpentiers emploient ce terme comme synonyme «le Palier (voy. ce mot). — En serrurerie, on désigna ainsi toute pièce qui forme arrêt : par exemple, la forte bague qui porte la tige d'un gond ; la penture qui porte et tourne sur l'épaulement de ce repos.

REPOSER, v. a. — Poser de nouveau ; remettre en place , reposer sur place neuve une ancienne serrure, etc.

REPOSOIR, s. m. — Édicule qu'à l'épi du moyen âge on plaçait sur les bords des routes pour permettre aux voyageurs de faire leur prière dans un lieu consacré. En Italie, il existe encore de ces petites chapelles.

REPOUS, s. m. — Poudre grossière obtenue par l'écrasement de vieux plâtres, et qu'on mêle au plâtre neuf pour lui enlever de sa force.

On désigne aussi sous ce nom de petits plâtras provenant de la démolition de vieilles maçonneries et qu'on mêle avec de la brique et du tuileau concassés. On répand ces débris sur les chemins humides pour les assécher et les raffermir; on en forme également l'aire des caves humides.

REPOUSSER, v. a. — Relever au marteau un ornement de serrurerie. (Voy. Relever.)

REPOUSSOIR, s. m. — Long ciseau en fer acéré par son tranchant, nomme aussi fer carré, qui sert aux tailleurs de pierre pour tailler les moulures. — Les charpentiers et les menuisiers donnent ce nom à un outil en fer, une sorte de grosse pointe, qui sert à repousser, c'est-à-dire à faire sortir de leur trou les chevilles d'assemblaue.

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