REPRENDRE. — RESERVOIR
Repoussoir (Robinet à).
fie. 1) et 10.
Voy. Robinet ,
REPRENDRE, v. a. — Faire une reprise , c'est-à-dire réparer partiellement certaines parties d'un mur qui sont dégradées ; c'est aussi refaire en sous-œuvre et successivement par petites parties un mur, afin de n'avoir pas à faire des étayements et des chevalements considérables.
REPRISE , s. f. — Dans son sens générique, ce terme signifie toute sorte de réfection de mur, de pilier, de pied-droit, etc., qu'on fait en sous-œuvre et par petites parties pour ne pas ébranler l'ensemble de la construction et ne point nuire à la solidité de l'ouvrage qu'on reprend. Pour faire des reprises, on a soin d'étrésillouner les baies qui sont dans les parties élevées de la construction avec des coachis et des traverses de bois qui font croisillons : cette opération est indispensable pour maintenir l'écartement des jambages, qui sans cela pourraient fléchir. Puis on procède à la démolition des parties de construction qu'il s'agit de remplacer. — On nomme reprise par épaulées ou par redans la reprise en sousœuvre d'un mur qu'on accomplit par redans. — Les plombiers et les fontainiers nomment reprise le bouchement au moyen de la soudure d'un trou, d'une crevasse, d'un renard ou d'une fissure d'un tuyau de conduite.
Reprise en compte. — Transaction au moyen de laquelle un entrepreneur prend, en déduction du prix convenu pour un ouvrage, de vieux matériaux provenant de la démolition d'un bâtiment construit sur l'emplacement ou à côté du nouveau, ou qui lui sont remis de toute autre prévenance. Souvent aussi un entrepreneur prend à charge de remploi de vieux matériaux considérés comme aussi lions que des matériaux neufs. C'est principalement des bois de charpente qui sont repris en compte ou qui sont pris eu charge par les entrepreneurs, et quand ces bois sont sains, comme ils sont secs, ils sont souvent préférables à des bois ni
RESEAU, s. m. — Nervures formant la
broderie d'une rose, du tympan d'une fenêtre ogivale, etc. — On nomme moulures en réseau les nattes, les entrelacs, etc., qui décorent certaines parties de murailles.
RÉSERVOIR, s. m, - - Récipient quelconque qui sert à recevoir et à mettre en réserve une quantité d'eau, afin de l'employer à un moment donné. Tous les réservoirs sont généralement placés sur des points élevés, ce qui facilite la distribution de l'eau ; ceux qui desservent les villes sont construits sur des plateaux élevés; ceux des maisons, dans les étages supérieurs ; ceux qui fournissent l'eau pour l'arrosage des parcs et des jardins, sur
Fig. 1.
Réservoir eu tôle.
des tours élevées. Généralement on fait ces derniers en tôle et on les élève sur une petite tour, afin de donner à l'eau plus de pression. Aujourd'hui certaines usines emploient une grande quantité d'eau; aussi a-t-on imaginé un système qui permet à un chef d'usine de s'assurer, sans sortir de son bureau, de la hauteur d'eau et, par suite, de la quantité d'eau que contient son réservoir. Le système communique d'une part avec un flotteur placé dans le réservoir, tandis qu'une aiguille marque sur un cadran placé dans le bureau le niveau
RÉ8EEV0IE.
de l'eau. Notre figure i montre an réservoir de ce genre; le tuyau qu'oïl aperçoit à gauche de notre figure Bert à transmettre les signaux dans le bureau du directeur de l'usine. On construit les réservoirs eu maçonnerie,
en tôle, en caisses de bois doublées de zii de plomb. Les grands réservoirs affectent des formes carrées ou rectangulaires; les plus petits, ceux en métal, par exemple, ont
une forme cylindrique. Les
Fi;,'. 2. — Réservoir à Mcrida (Espagiiu).
maçonnerie sont placés dans le sol; les uns sont voûtés, d'autres sont à découvert on à ciel ouvert, ou bien recouverts d'un toit. On considère comme réservoirs les bassins, les citernes, les viviers, les mares, les étangs, les lacs artificiels.
Ceux qui sont construits en maçonnerie
doivent être faits avec un grand soin : on doit employer des ciments et des chaux hydrauliques de première qualité, sans quoi il peut survenir des accidents très considérables ; la hauteur et l'épaisseur des murs doivent être calculées de façon à obtenir nue capacité désirée et à posséder en même temps une grande
RESILLE. — RESISTANCE.
solidité ; les parois des murs ainsi que le fond sont généralement en béton qu'on recouvre d'une couche de ciment, suivant la capacité du réservoir et la plus ou moins grande résistance du sol qui le porte ; le fond des bassins a une épaisseur variable de 0m,40 à 0m,60 et 0m,70 : quant à celle à donner aux murs en élévation pour les grands réservoirs, on la fait en moyenne égale aux deux tiers de la hauteur de l'eau enfermée. Un bon mode de fermeture de ces bassins consiste dans l'emploi de petites voûtes cylindriques en briques, supportées elles-mêmes par des arcades dont les retombées sont reçues sur des piliers. On construit souvent deux rangées d'arcades superposées, ce qui présente une plus grande solidité que si l'arcade était supportée par un seul pilier montant de fond et s'élevant jusqu'au sommet du réservoir. Ce même mode de construction est souvent employé pour faire des réservoirs doubles et superposés ; on en fait ainsi afin de pouvoir à volonté réparer le réservoir inférieur ou supérieur sans priver une ville ou un quartier de sa provision d'eau pendant la réparation des Bassins (voy. ce mot et Citerxe).
Un réservoir très remarquable est celui dit citerne de Mêrida, en Espagne. Notre figure 2 en montre une vue intérieure.
Réservoir de la fumée. — Coffre réservé à la partie supérieure d'un poêle de construction et dans lequel la fumée, après avoir circulé dans des cloisons de briques ou de tôle situées au pourtour du poêle, arrive dans le tuyau de la fumée ; ce réservoir sert aussi de dépôt pour la suie. — Dans l'antiquité, il existait de grands réservoirs pour la famée nommés fumarici; c'étaient des chambres situées dans la partie supérieure de la maison. (Cf. à ce sujet ce que nous disons dans notre Traité complet, théorique et pratique du chauffage cl de la ventilation, page 29, en note.)
RESILLE, s. f. — Ensemble des plombs qui servent à réunir les moreaÙX de verre <|ui forment un Vitrail (voy. ce mot).
RESINE, s. f. — Substance végétale qui
entre dans la composition des vernis; on l'ex-
trait naturellement ou artificiellement des branches et des troncs de certains arbres. Les principales résines sont le copal, Yèlèmi , la laque, le benjoin et le succin. Cette substance, très inflammable, brûle en produisant une fumée noirâtre et odorante. Les résines sont insolubles dans l'eau, mais très solubles dans l'alcool et même dans l'huile. — La poix-résine sert aux plombiers, dans les soudures, pour empêcher l'adhérence de l'étain au fer à souder.
RÉSINGLE, s. f. — Outil servant à redresser les objets bossues.
RÉSISTANCE, s. f. — Nous n'avons à nous occuper ici que de la résistance des matériaux, c'est-à-dire de la propriété dont ils jouissent de pouvoir supporter sans se rompre les divers efforts auxquels on les soumet. Le constructeur doit donc connaître la limite des résistances des matériaux, afin de proportionner leur section de manière à leur permettre de supporter les charges auxquelles ils seront soumis une fois en œuvre. Sans cette condition on ne pourrait donner à l'assemblage des matériaux une stabilité suffisante pour assurer leur durée. Comme la plupart des autres corps, les matériaux sont composés de molécules soudées les unes aux autres par deux forces qui se font équilibre et qui constituent la stabilité des corps. La première de ces forces, dite attractive, tient réunies les molécules; l'autre, dite répulsive, tend aies séparer. Le froid, une température moyenne, produit la première force, Y attraction, la cohésion; la chaleur donne naissance à la seconde, la répulsion, par la dilatation des molécules. Des efforts de diverse nature, agissant diversement sur les molécules des matériaux, produisent des résistances différentes. On a nommé résistance à ï écrasement , à la compression, ou force portante, la propriété qu'ont les corps de résister à une charge placée audessus d'eux ; résistance à la flexion , leur pouvoir de résister quand, placés sur leur hauteur, un poids posé sur leur sommet ne les fait point fléchir. Quand on suspend un corps verticalement et qu'il résiste bien, il possède la résis-
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RESP0NSAB1 LITE.