RESSAUT
tance à la traction ou à V extension . c'est ce qu'on nomme aussi force tirante; quand on Le soumet à nn effort qui tend à faire tourner
fibres les unes sur les autres, s'il ré bien, sa résistance à la torsion est bonne; enfin on aommeforce transverse, on résistance an cisaillement, la propriété des matériaux de résister à la disjonction occasionnée par le mouvement tangentiel des corps. Lis pièces employées dans les machines doivent toutes posséder cette force transverse. Dans les (•«.instructions, les corps sont soumis parfois à plusieurs de ces sortes de résistance à la fois ; c'est au constructeur à prévoir les meilleures formes à donner aux matériaux pour les mettre à même de résister efficacement dans plusieurs sens.
Suivant la force de cohésion qui réunit les molécules des corps, ceux-ci possèdent plus ou moins de ténacité; on mesure cette ténacité, c'est-à-dire leur résistance, par la somme de l'effort nécessaire à leur écrasement ou à leur rupture. Ce n'est que par des expériences directes et plusieurs fois répétées que l'on arrive à déterminer la limite de résistance, ce qu'on nomme en technologie résistance limite. La pierre, le bois, le fer, etc., ont des résistances très différentes, et même, suivant la qualité d'un même matériau, cette résistance est variable : un excellent fer, par exemple, présentera beaucoup plus de résistance qu'un fer aigre ; une qualité de pierre tendre quelconque, quelques années après son extraction de la carrière, possédera un degré de résistance beaucoup plus élevé que quelques jours après son extraction : du reste , une pierre de même espèce, identiquement dans les mêmes conditions sous tous les rapports, résiste plus ou moins suivant la forme qu'elle a. En général, les charges que peuvent supporter les pierres de même forme sont proportionnelles aux aires des sections transversales ; mais toujours des pierres, à section égale du reste, résisteront d'autant mieux que leur forme se rapprochera du cylindre, c'est ce qui explique l'utilité et l'efficacité de la colonne. D'autres éléments de construction, le bois, par exemple, finissent avec le temps par perdre considérablement de leur élasticité et, par suite, de leur force de
tance. Nous dirons à ce sujet qu périences faites en vue d'étudier la résistance limite des corps ne font que constater la charge produisant la rupture dans un déli temps fort court ; or, dans la pratiqu . matériaux ont a subir des actions physi qui peuvent les altérer profondément, indépendamment de la charge : c'est donc une nouvelle cause de destruction dont un praticien doit tenir compte ; c'est pourquoi dans la pratique on fixe la charge permanent» dixième, au quinzième et quelquefois au tième seulement de celle qui produirait la rupture. En général, la force des matériaux est proportionnelle à leur densité; ceci est exactement vrai pour les bois. Pour supports, on doit préférer des matériaux peu élastiques : ainsi une pièce de bois supportera une cl d'autant moins forte qu'elle sera plus élevée; tandis que, dans une colonne de fonte, l'< cité étant beaucoup moins sensible, une colonne de 3 mètres et une de 4 mètres supporteront des poids à peu près identiques. Nous ne nous étendrons pas davantage sur ce sujet, de même que nous ne donnerons pas de tableaux de résistance des divers corps; il existe ouvrages très volumineux à ce sujet et dans lesquels on trouvera des travaux fournis par des hommes compétents, tels que Vicat, G: Rondelet, Dejardin, etc.
RESPONSABILITÉ, s. f. — Obligation de répondre, de se porter garant de certains actes, de certains faits. Les architectes et les entrepreneurs, d'après l'article 1792 du Code civil, sont responsables de leurs travaux; nous en avons parlé aux mots Architecte et Entrepreneur, où nous renvoyons le lecteur.
RESSAUT, s. m. — Ce terme est synonyme à' avant-corps, mais dans ce sens il s'applique surtout aux parties de peu d'importance : ainsi un pilastre, une saillie dans une balustrade, sont des ressauts et non des avant-corps; une tour ronde on carrée, au contraire, est un avant-corps plutôt qu'un ressaut. Ce terme sert à désigner surtout les saillies que font, sur les lignes perpendiculaires ou horizontales d'un édifice, les diverses