‹ Dictionnaire raisonné d'architecture et des sciences et arts qui s'y rattachent (volume 3)Chapitre 6 sur 252 · PORCHERIE. — PORPHYRE · texte numérisé non relu

PORCHERIE. — PORPHYRE

plafonné, on établit le faux plancher à 1"',00 ou 2 mètres, de façon à ce qu'un liomme puisse s'y tenir debout. — Ces loges sont formées par divers genres de portes, mais les deux types les plus eniployés sont représentés par nos figures 1 et 2 , (jui montrent une porte coupée qui permet d'aérer l'intérieur de la loge et une porte double qui donne accès à deux loges contiguës qui ne sont séparées que par une eleison, qui ne s'élève pas à plus de 1"',10 dans l'intérieur de la loge, ce qui fournit un grand cube d'air, si 10 ou 15 loges, et un plus grand nombre , sont réunies côte à côte. Un simple poteau placé au milieu de la baie sert de battement pour arrêter chaque

Fig. 1. — Porte couijOc.

porte, il sert en même temps de pilier ou jncddroit pour soutenir dans son milieu le linteau de la grande baie. Les portes de porcherie doivent être solidement construites en Ijlanches assemblées à rainures et languettes ; quand elles ne sont pas coupées, elles doivent porter des écluirpes extérieurement, comme le montre notre figure 2.

Le porc est de sa nature assez destructeur ; avec son groin il fouille la terre; ses mouvements sont paifois fort brusques : aussi les porcheries doivent ôtre solidement construites dans tous leurs détails. Le pavage doit être fort bien l'ait ; on doit employer pour celui-ci les matériaux les plus durs et les plus imperméables : le porphyre, le grès, la brique de bonne qualité posée sur champ et en épi, cons-

tituent de bons pavages. On peut également employer, au lieu de pavés , du béton pour le sol des porcheries ; dans ce cas , on le dresse en forme de cuvette au centre de laquelle ou pratique un truu pourvu d'une grille et qui sert à donner un écoulement au purin et aux eaux de lavage qui sont recueillies dans une canalisation qui les conduit dans 1» fosse aux engrais. Enfin les jwrcheries sont pourvues d'auges fixes ou mobiles qui servent ;i contenir la nourriture qu'on donne aux animaux : il en existe de nombreux modèles en pierre , en fonte, en bois ; nous en avons donné huit à dix modèles dans notre Traité des constructions rurales (pages 280 et suivantes), où le

lig. -. — l'ultc tluubk.

lecteur pourra, s'il le désire, les consulter ainsi que les nombreux plans et détails divers concernant les porcheries. Suivant les localités et les emplacements, ces divers modèles d'auges peuvent rendre de bons services; il n'en est qu'un en fonte, en forme de demi-cylindre, qui est dangereux, parce que le couvercle peut s'abaisserct blesser l'animal, si, en mangeant, il vient à frapper, de la tête ou de sa patte, ce couvercle. — On fait des poi'chcries simples et doubles, avec on sans couloir d'alimentation, avec cour ou sans cour. Dans le voisinage des grandes porcheries, on construit toujour.s une cuisine, afin de préparer la nourriture des animaux.

PORPHYRE, s. m. — Roclie d'origine

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