‹ Dictionnaire raisonné d'architecture et des sciences et arts qui s'y rattachent (volume 3)Chapitre 68 sur 252 · ROMAINE (ARCHITECTURE · texte numérisé non relu

ROMAINE (ARCHITECTURE

Trajan dans les provinces, surtout en Asie Mineure. Grâce à ses largesses, on termina à Nicomédie un aqueduc pour amener de l'eau et un second qui servait d'émissaire entre un lac et la mer ; dans une ville de Bithynie, à Prusa, il fit construire des thermes; à Nicée, un théâtre et un gymnase; à Claudiopolis, des hains; à Sinope, un forum, et à Éphèse, un gymnase. (Pline, X, Ep.. 4G, 47, 48, 49.)

Adrien, disciple de Plutarque, fut un architecte et un protecteur éclairé des arts ; il'pratiquait aussi la peinture. Mais , comme beaucoup d'artistes, il était extrêmement jaloux ; aussi ce prince ne pouvait souffrir le talent d'Apollodore, qui, nous venons de le voir, avait élevé les plus beaux monuments du règne de Trajan : il l'exila de la cour ; on prétend même (Dion Cassius, LXIII, 3 et 4; iElius Spartianus, in Adriano) que ce prince , indigné de ce que cet artiste n'avait pas entièrement approuvé ses projets d'un temple qu'il comptait élever en l'honneiu" de Vénus et de Rome , l'aurait fait assassiner. Adrien n'en éleva pas moins son temple, qui était pseudodiptère; l'intérieur était divisé en deux cclhv, dont il existe encore des débris : ce temple, recouvert en bronze, était situé au milieu de portiques dont les colonnes étaient de granit. Il édifia également à Rome des temples en l'honneur de Trajan, de Plotina, de Marciana et de Matida, la femme, la sœur et la fille de Trajan ; enfin un autre en l'honneur de la Bonne Déesse, Dea Bona. Adrien construisit également un athénée, et son mausolée dénommé, inolc!< Aihiana (Voy. Mausolée, fig. 2), en face duquel il jeta un magnifique pont sur le Tibre; auprès de son tombeau, il construisit aussi un cirque. Mais là où cet empereur dépensa des sommes folles .et déploya tout son talent d'architecte (Spartianus, in Adriano. cf. P. Ligario et Coutini. Plante délia villa di Adriano, 1 vol. infoL, Roma, 1751), c'est dans son immense villa de Tibur, dans laquelle se trouvaient réunis tous les établissements célèbres de l'Egypte et de la Grèce : c'était comme un recueil construit des monuments de ces deux pays ; on y voyait un lycée, une académie, un prytanée, une leschée, un pœcile, un canopus, une vallée

de Tompé, un labyrinthe, etc. C'est dans cette villa, dont les ruines occupent une superficie de plus d'un myriamètre, qu'on a retrouvé une énorme quantité d'objets d'art. Adrien restaura beaucoup de monuments; à Rome, ses travaux de restauration les plus importants furent le panthéon et les bainsd 'Agrippa, le forum d'Auguste et la basilique de Neptune. Mais tous ces travaux, exécutés à Rome ou dans ses environs, ne font pas négliger à Adrien les provinces et les colonies ; il fonde Adrianopolis, restaure Nicomédie ravagée par un tremblement de terre ; il érige à Nîmes une basilique; en Sicile et en Espagne, il exécute de si nombreux travaux de construction et de restauration, qu'il reçoit le titre de Bienfaiteur, et beaucoup des médailles de ce prince le nomment aussi Restitutor; dans la Grande-Bretagne , il élève un mur gigantesque d'environ quatre-vingts milles de longueur, lequel était défendu à l'extérieur par un fossé et à l'intérieur par une levée de terre ; en Egypte, il fonde une ville, Antinoé, en l'honneur de son favori Antinous ; à Athènes, il termine le temple de Jupiter Olympien ; c'est lui qui l'entoure d'un portique que toutes les villes grecques concourent à décorer de statues. Adrien encourage grandement les arts en Grèce; il relève le courage des artistes et leur conseille d'étudier les chefsd'œuvre de leurs anciens maîtres. C'est sous Adrien qu'on construit à Athènes le temple de Junon, celui de Jupiter Panhellénicn, le Panthéon, un gymnase, de nombreux portiques, dont l'un, composé de cent vingt colonnes de marbre, était décoré de peintures, de sculptures et de statues ; la plus grande partie de ses revêtements était en albâtre. A Mégare, il consacre un temple en l'honneur d'Apollon, à Mantinée im temple à Neptune ; enfin , il construit à Corinthe des bains et des aqueducs. C'est vers la fin du règne d'Adrien, d'autres disent sous Marc-Aurèle seulement , qu'Hérode Atticus bâtit un théâtre au pied de l'Acropole et un stade tout en marbre blanc pentélique près de l'Ilissus. Comme on peut le voir, Adrien fut un des plus grands constructeurs de l'empire; aussi après lui, sous le règne paisible des Antonins, un grand

ROMAINE (aechitecturk).

nombre d'artistes continuèrent les trnvanx commencés.

Antonin le Pieux termina le grand amphithéâtre de Capoue et, d'après Pausanias (II, 29), il fit exécuter de grands travaux à Epidaure. A Eome, il érigea un temple en l'honneur de sa femme Faustine; on peut encore voir une partie de la cella de ce sanctuaire, ainsi que son portique hexastylc, découvert en 1807, et qui porte l'inscription Divo Atitoninoetdirœ F(/us(i»œcx S. C, parce qu' Antonin y fut déifié après sa mort. L'église San-Lorenzo in Miranda est construite sur une partie de l'emplacement de ce temple. Sur la route de Civita-Vecchia, Antonin s'éleva un palais et une villa à Lanuvium. Un des auteurs de VHistoire Auguste, Capitolin (trad. de Baudement, 1 vol. in-S", Paris, 1845), nous donne la nomenclature des monuments qu' Antonin construisit ou restaura dans Rome, en Italie ou dans les provinces. C'est sous Antonin et son successeur Îlarc-Aurèle que fut érigé en Syrie le grand temple du Soleil à Héliopolis (Baalbeck). Ce temple périptère et décastyle mesure environ 91 mètres de longueur sur 5U'",30 de large. Au mot Chambranle , le lecteur peut voir un beau fragment de la porte de ce temple et se faire une idée de sa riche décoration. (Cf. R. Wood, tlm Ruins of Ballech, oihertiise Eeliopolis, 1 vol. in-fol., London, 1757.)

Marc-Aurèle construisit peu de monuments; il s'occupait svu-tout de sciences et de philosophie; il éleva seulement un temple à Faustine, un arc de triomphe et une colonne pour perpétuer le souvenir de ses victoires sur les Marcomans et autres peuplades germaniques. Cette colonne, qu'on nomme Anton inc, mais qu'il serait mieux d'appeler colonne Aiirélienne, ne mesure que 29"',G0 de hauteur ; elle se compose, outre le chapiteau et la base, de 28 morceaux de marbre sculptés en bas-relief comme à la colonne Trajane ; un escalier intérieur conduit au sommet : cette colonne, située place Colonna, entre la poste et le Corso, est aujourd'hui surmontée (fait assez bizarre) de la statue de saint Paul.

Après les Antonins, l'architecture tombe dans une complète décadence, et cela dans

presque tonte l'étendue de l'empire ; il nous faut excepter cependant une partie des (iaules, qui possédaient encore des artistes grecs. Ainsi, dans le midi de la France, il existe des restes d'antiquités de la période gallo-romaine qui, bien qu'appartenant à l'époque Antonine, sont remarquables; tels sont les ponts de Saint-Remy et de Saint-Chamas, l'arc de tnomjihc d'Orange, celui de Cavaillon, le pont

Fig. lô. — AmpUilhoâtre de 2s unes (galerie du rez-de-chaussée).

du Gard, l'amphithéâtre, dont notre figure 15 montre une vue des galeries inférieures, le temple dit la Maison-Carrée à Nîmes, dont nous avons donné I'Entablement à ce mot (planche XXXI).

Nous ne connaissons que fort peu de monuments élevés sous les emjiereurs Commode, Pertinax et Juhanus : des auteurs anciens nous ont seulement ajipris <jue Commode lit construire de fort beaux thermes. Sous Septime-Sévèru,

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les arts reprennent faveur ; ce prince construit un Septizoxium (Voy. ce mot) dont il restait encore trois étages sous Sixte-Quint, qui les fit abattre pour employer les colonnes à la construction du Vatican. Ce monument, dont il reste un stylobate, s'élevait à l'angle méridional du Palatin. Ce prince éleva aussi de magnifiques thermes, un temple à Bacclius et un autre à Hercule. Pour perpétuer le souvenir de ses victoires sur les Perses, il érigea un arc de triomphe qui existe encore dans un assez bon état de conservation à l'extrémité du forum romain, au pied du Capitole. Cet arc, d'une forme lourde et massive, surchargé do moulures et de sculptures, montre l'état de décadence dans lequel était tombée l'architec-

Fig. 16. — Panthéon d'Ajiippa à Rome.

ture romaine à cette époque. On suppose que Septime-Sévère fit restaurer le panthéon d'Agrippa (fig. 16), le temple de Jupiter Stator, celui de la Concorde, ainsi que le portique d'Octavie ; mais on peut lui reprocher d'avoir démoli des thermes, des théâtres, ainsi que les superbes fortifications de Byzance. — Caracalla construisit des thermes magnifiques décorés avec profusion de marbres , de mosaïques et de colonnes superbes; les imposantes ruines de ce monument excitent encore aujourd'hui la surprise et l'admiration. La construction en est en tous points très-remarquable ; les murs et les arcades sont en briques, et tout le monument était revêtu de marbre. Eutrope (YIII) nous apprend que ces thermes renfermaient seize cents sièges de marlire poli. Caracalla éleva dans diverses villes des temples à Isis.

— Macrin fit très-peu de constructions. — Héliogabale acheva les thermes de Caracalla et créa d'autres bains publics ; il restaura l'amphithéâtre Flavien , il éleva enfin divers temples en l'honneur du Soleil. — Alexandre-Sévère répara un grand nombre d'édifices, tels que cirques, théâtres, amphithéâtres, etc.; il agrandit si considérablement les thermes de Néron, qu'ils furent nommés thermes cl'Akxandre-Sévère ; il décora le forum de Nerva d'un grand nombre de statues d'hommes illustres; enfin, il restaura tous les anciens ponts de l'empire, en fit de nouveaux, et donna à toutes les villes qui n'en possédaient pas des greniers et des bains publics. — Au milieu des guerres civiles qui désolèrent l'empire sous Maximin et sous les Gordiens, l'architecture éprouva un temps d'arrêt. La ftimille des Gordiens ne construisit presque aucun monument ; les historiens parlent bien d'un arc de triomphe, mais il n'en reste aucun vestige. Il faut arriver à Gallien, resté seul maître de l'empire, pour trouver un ou deux édifices dignes d'être mentionnés : c'est, sur le mont Esquilin, un arc de triomphe, construit dans un assez mauvais style corinthien, et une portion de portique sur la voie Flaminienne. Cet empereur avait de grands projets, mais il ne put les mettre à exécution ; il entrej^rit quelques restaurations sur les monuments détruits par les barbares, et deux architectes byzantins, Cléodamas et Athénœus, sufBrent à cette tâche. — Aurélien agrandit l'enceinte de Rome et consacra un temple au Soleil, dont on croit voir des restes sur le mont Quirinal, près des jardins de Salluste. C'est cet empereur qui régla par un édit les honoraires dus aux architectes et aux autres artistes. (Vopiscus, Ep. Aurel. Caïo Basso.) — Il faut arriver aux règnes de Dioclétien et de Constantin pour signaler quelques monuments, sinon de valeur, du moins de quelque importance. Comme il nous reste des ruines des constructions de cette époque, nous pouvons apprécier le caractère et la valeur de l'architecture produite de l'an 284 à l'an 325. C'est d'abord le vaste palais de Dioclétien à Spalatro, l'antique Salona. Il occupait une superficie considérable, puisqu'on y trouvait réunis des hippo-

ROMAINE (AllCniTECTTRE).

dromes, dos temples, des cirques, en un mot tous les édifices d'une ^^lle. Par les ruines qui subsistent de ce palais, on peut reconnaître l'état complet de décadence dans lequel était tombée l'architecture. Les colonnes ne portent plus d'architraves, mais des arcades s'élèvent directement du dessus des tailloirs des chapiteaux ou d'une sorte d'entablement cubique porté par la colonne. On voit également dans cette architecture des crossettes bizarres, des colonnes de toute dimension qui ne portent pas de fond, mais directement sur des sortes de consoles ou corbeaux. Enfin toutes les proportions de l'architecture de SaJona sont mauvaises, les profils des moulures et des chapiteaux sont maigres, l'ornementation est surchargée et de mauvais goût; on voit un art en pleine décadence et qui semble avoir atteint son apogée dans le laid. Cependant les monuments de l'époque CoDstantine dépassent encore, si c'est possible, ce degré de décadence, car la translation du siège de l'empire à Byzance porta le dernier coup aux arts de Rome. — Constantin éleva des thermes à Rome sur le Palatin; on en pouvait voir des restes au xv" siècle. (Cf. Sadler, pi. 30.) Eu commémoration de sa victoire sur Maxence , le sénat et le peuple romain lui votèrent un arc de triomphe, qui fut fait avec les matériaux d'un arc de Trajan . auquel on ajouta des bas-reliefs représentant diverses scènes de ses batailles et sa victoire. On attribue également à Constantin la construction d'un temple cà la Concorde, d'un autre à Bacchus et d'un troisième au dieu Faune : ces deux derniers temples étaient circulaires. Il réédifia aussi la basilique bâtie par Maxence, qui fut dès lors dénommée basiliqiir Conslanline; il en subsiste trois arcades colossales non loin de la voie Sacrée. Cet empereur fortifia également la ville et le port d'Ostie , il flanqua les murailles de tours quadrangulaires qui possédaient une galerie intérieure ; mais la plus grande entreprise de ce prince fut la reconstruction de Byzance, qui prit dès lors le nom de Constantinople. Malheureusement, tous les édifices de cette ville furent construits avec tant de hâte que les successeurs de Constantin durent les réédifier, et, ce qui est plus regrettable en-

core, c'est que tous ces édifices ftirent élevés avec des matériaux arrachés aux monuments de la plus belle époque de l'architecture romaine, de sorte que des chefs-d'œuvre furent démolis pour créer des monuments sans art et sans goût. — A Constantinople, le nouveau fondateur éleva beaucoup d'églises; parmi les principales, nous nommerons Sainte-Sophie, érigée en l'honneur de la divine Sagesse, celles de Sainte-Irène, des Saints- Apôtres et de Sainte-Dynamie. A partir de cette époque, l'architecture romaine est morte ; un nouveau style des plus mêlés et des plus bizarres apparaît, il reçoit même, suivant les divers pays, plusieurs noms : les uns le nomment slijle hysanlin,romano-hi/^cintin; d'antres, slylclalin. — Voy. Romane {Architeciuré). — Une transformation complète s'accomplit, et l'architecture païenne, profcme, comme l'ont nommée certains archéologues chrétiens, est remplacée par l'architecture dite sacrée. Hope, dans son histoire de l'architecture (page 55), explique fort bien cette période de transition. Voici comment s'exprime cet auteur :

Que Constantin, comme on l'a supposé, ait longtemps conservé au fond de l'âme de l'attachement au polythéisme, ou qu'il se soit fait chrétien de bonne foi et sans calcul, ce qui est certain, c'est que sa conversion fut un fait absolument individuel. Comme souverain, il n'osa jamais imposer sa croyance à la généralité de ses sujets. Pendant son règne , le paganisme continua à dominer si exclusivement au cœur de Rome, que toutes ses églises furent bâties dans les faubourgs ou à une certaine distance des murailles. Après lui, l'empereur Julien rétablit, en cette qualité, les rites du paganisme ; et Valentinien, qne l'on range pourtant parmi les princes chrétiens, éleva dans le Capitule des autels à la Victoire. Les victimes brûlèrent sur les autels des dieux païens jusqu'au règne de Tiicodose. Ce prince fut le premier qui, en 389, ordonna que le christianisme serait la religion de l'Etat. Il chassa les dieux de leurs autels, abolit leurs rites et renversa leurs temples.

Alors naquit un genre tout nouveau d'architecture sacrée. Les difficultés contre lesquelles l'art de bâtir avait eu à lutter avant l'invention de la voûte avaient singulièrement resserré l'enceinte des temples du paganisme.

C'est donc cette époque de transition et

ROMANE (ARcniTECTuuE).

toutes les hésitations qui en furent la suite qui ruinèrent si complètement l'architecture, qu'il ne fallut pas moins de sept siècles pour constituer un nouveau style, Fart Ogival. (Voy. ce mot, et, comme complément du présent article, Eomane {architecluve) Amphithéâtre, Aqueduc, Basilique, Grec {Art), Théâtre, Temple, Thermes, etc.)

ROMANE (Architecture). — Sous ce terme générique, on désigne un style d'architecture qui embrasse une période plus ou moins

Fig. 1. — PluQ restauré de l'atrium de Lorsh.

longue et qui a été employé dans des pays très-divers ; aussi ce terme â! arcliitedure romane ne présente à l'esprit rien de fixe, de positif, de bien circonscrit, c'est un terme fort vague. En effet, pour certains archéologues, le roman fleurit aussi bien en Orient qu'en Occident et il comprend une période qui s'étend depuis la chute de l'empire romain jusqu'à l'avènement de l'architecture du moyen âge, de l'art Ogival (Voy. ce mot), c'est-àdire jusqu'à la fin du xi*^ siècle ou le commencement du xii° siècle. D'autres archéologues scindent cette période et, suivant le pays dans lequel se développe ce style d'architecture, ils lui donnent divers noms : ils le nomment style byzantin ou romano-hyzantin quand ce style se développe en Orient, et style latin quand il s'agit de l'Occident; ils ne réservent ce terme de roman que pour l'art architectural qui a flem-i en Occident depuis le v" siècle de notre ère juqu'au xii*^ ou môme qui ne va que du xi* au xii' siècle. Ce dernier système, qui paraît le plus logique, est celui qui est aujourd'hui le plus généralement admis par tous les hommes compétents ; mais, pour faire cesser toute équivoque, il serait extrêmement désu-able qu'on adoptât pour désigner ce style d'architecture un seul terme, celui de romano-

hyzantin, qu'on diviserait, comme l'art ogival, en primaire, secondaire et tertiaire. Nous aurions donc le style romano-lyzantin prinuiire , qui embrasserait la période allant du v° au x° siècle; le style romano-hyzantin secondaire, qui comprendrait le style s'étendant du x° au XI" siècle ; enfin le romano-hyzantin tcr-

Fig. 2. — Élévation de ratrium de Lorsh.

tiaire irait du xi" au xii" siècle. Si une pareille classification était adoptée, il n'y aurait plus de confusion possible, le titre générique romano-hyzantin servirait à désigner le style d'architecture en question, les épithètes de

Fig. 3. — Chapiteau du pilastre de l'atrium.

primaire, secondaire, tertiaire, désigneraient les époques, et les é2)ithètes de lombarde, rhénane, houryuignone, provençale, auvergnate, désigneraient les localités dans lesquelles aurait pris naissance une des subdivisions de ce style. Historique. — Après les terreurs de l'an

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