ATTIQUE. — AUBERGE
ATTIQUE, rtf/y. et s. m. — Qui appartient à Athènes, style attique, goût atticiue, synonpue de sli/Ic grec. — Étage secondaire, plein ou percé de baies, suivant qu'il est réel ou figuré. Cet étage est souvent décoré de pilastres, et sert, pour ainsi dire, de couronnement, d'amortissement, soit à un grand étage, soit à un édifice. Dans ce cas, il figure une haute balustrade et masque la toitm-e du monument qu'il couronne. La plupart des arcs de triomphe anciens et modernes, des théâtres et amphithéâtres antiques étaient surmontés d'attiqucs, qu'à tort on a quelquefois nommés AcRO- TÈRES (voy. ce mot).
Attique. — Corniches placées au-dessus des baies de portes et de fenêtres , et faisant partie de leur décoration. Parfaitement motivées à l'extérieur, puisque ces corniches expriment l'idée d'une sorte d'auvent destiné à garantir la baie contre la pluie, les attiques semblent, à l'intérieur, une superfétation. Cependant, coimne il ne faut rien exagérer, c'est encore là une décoration simple et de bon goût, qui présente l'avantage de surélever les baies et de leur donner ainsi de plus belles proportions.
Attique (Base). — Yoy. Atticurge et Base.
Attique continu. — Celui qui contourne sans interruption im bâtiment , et suit les corps , avant-corps et retours des pavillons.
Attique circulaire. — Exliaussemeut en forme de grand dé ou piédestal souvent décoré de petites tables.
Attique de comble. — Sorte de piédestal en maçonnerie ou en bois, revêtu de plomb, qui scit de garde-fou aune terrasse, à une plate-forme, à un belvédère, à un dôme, à une coupole.
Attique de cheminée. — C'est un revêtement de marbre ou de menuiserie depuis le dessus de la tablette jusqu'à une certaine hauteur, en proportion avec la cheminée (ju'elle couronne. Ces attiques étaient fort usités dans le dernier siècle avant l'usage des glaces. Versailles et Trianon nous en fournissent des exemples qu'on imite encore de nos jours dans les gi-andes salles de palais de justice ou de tribunaux, ou d'autres salles analogues dans lescpielles on ne met point de glace au-dessus des cheminées.
Attique interposé. — C'est celui qui est situé entre deux étages ; il est quelquefois décoré de pilastres ou de colonnes. Souvent les salles d'exposition, les galeries de fêtes ou les salons de réception sont couronnés par de grandes voûtes ; aussi , pour en cacher les reins sur les façades, on emploie des attiques interposés.
ATTISOIR, s. m. — Tige de fer crochue par un bout, dont les plombiers et généralement tous les fondeurs se servent pour attiser le feu.
ATTRIBUTS, s. m. pi — Figures ou représentations symboHsant les di\-inités, les arts, les vertus, ou leur servant d'emblèmes. Ainsi la mythologie donnait comme attributs à l'Amour un carquois et des flèches, à Hercule une massue, à Jupiter l'aigle et la foudre , à Mercure mi caducée , à Minerve un hibou , à Neptune un trident. Les arts ont pour attributs : la peinture, une palette , des pinceaux, un appui-main, un chevalet ; la sculpture , un maillet , des ciseaux, un buste; l'architecture, des règles, des compas , des équerres , un fil à i^lomb ; la musique, divers instnunents avec des rouleaux de papiers à musique. Les anciens décoraient leurs monuments avec beaucoup de discernement et de goût à l'aide des attributs : ainsi les temples dédiés à Jupiter portaient comme ornementation des aigles ; ceux d'Apollon, des lyi'es ; les arcs de triomphe, des trophées , des palmes et des lauriers ; les cirques, des biges et des quadriges.
De nos jours, les architectes emploient aussi, avec raison, des attributs pour caractériser leurs monuments et indiquer leur destination ; aussi voyons-nous sur nos palais de justice des tables de la loi , des 1 >alances , des épées et des mains de justice ; sur nos théâtres, des masques scéniques personnifiant la tragédie et la comédie, et des hTcs symbolisant l'harmonie ; sur nos monuments hydrauliques, des stalactites, des dauphins et des coquillages.
AUBE (Roue d'). — Yoy. Roue.
AUBERfJE, s. f. — Bâtiment destiné à loger momentanément des voyageurs. Moyen-
AUBEEON.