AUGE
liant une rétribution, les étrangers, de passage dans une \\lh, trouvent dans les auberges la table , le logement et le service. Ce bâtiment ne se distingue guère des maisons ordinaires que par de plus grandes proportions et par sa distribution qui comporte un bureau, une salle commune, une salle à manger et une suite de chambres indépendantes donnant sur un couloir. Une grande cour, des écuries, des remises, greniers à foin, complètent ce genre d'établissement. L'auberge tend aujourd'hui à disparaître, elle est remplacée par les Hôtels , Hôtelleries (voy. ces mots). Quoique les anciens exerçassent largement l'hospitalité, il existait chez eux des auberges publiques ; ils les nommaient (lever soria, ou talernœ. {Gic, Phil., I 1,-17; ad Fam., YIII, 2;5 ; Petr., Sat 15.)
AUBEROX, s. m. — Crampon à double tenon rivé sur un Moraillon ou sur une AuBERONNiÈRE (voj. ces mots). Ce crampon remplit l'office de gâche dans la sernn'e, puisqu'il reçoit le pêne de celle-ci.
AUBERONNIÈRE, s. /. — Plaque de fer ou de cui\Te portant I'Auberon (voy. ce mot) des serrures de coffres , de malles de voyage et de certains pupitres. — Par extension, on nomme ainsi la serrure qui reçoit ce genre de fermeture.
AUBIER, s. m. — C'est cette partie molle, blanche ou rougeâtre, mais toujours spongieuse, qui est comprise entre le bois fait et l'écorce. L'aubier est un bois imparfait, qui amène rapidement la pourriture des pièces de bois qui en contiennent. C'est dans l'aubier, en effet, que prennent naissance les vers qui rongent le bois, parce que son tissu tendre, lâche et humide, favorise la naissance de ces insectes. Aussi il est indispensable que les bois employés dans les charpentes soient purgés de leur aubier. C'est une clause très essentielle , qu'on a l'habitude d'insérer dans les cahiers des charges de charpente et qu'on formule ainsi : « Tous les bois à employer seront nets , loyaux et marchands ; ils seront bien équarris, sans aubier, et ne contiendront ni flâche, ni moisissures, etc. »
Le bois de chêne, qui est le plus employé
dans la construction , a beaucoup d'aubier. Du reste, l'époque de l'abatage ainsi que l'écorçage du l)ois ont une grande influence sur l'aubier. Buffoii prétend même qu'en écorçant les arbres sur pied, l'aubier, restant exposé à l'air, passe plus rapidement à l'état ligneux.
Les arbres ont plus ou moins d'aubier, sui- ^'ant leur essence : les conifères et en général les arbres résineux en ont très peu. (Yoy. Bois.)
Anciennement on disait auhour, dérivé du latin alhurnum ; ce terme, employé par Pline, était dérivé lui-même d'alhis, blanc, parce que l'aubier sec est très blanc ; il est, au contraire, rougeâtre quand le bois est encore vert.
Aubier (Double). — Maladie ou défaut du bois, qui consiste dans l'interposition d'une couche d'aubier entre deux couches de bois parfait ou de bon bois.
AUDITORIUM, s. m. — Tout endroit ou salle dans lequel des orateurs, des poètes, des auteurs assemblaient un auditoire pour leur faire entendre leurs œu^^es. Des auditoria existaient dans beaucoup de monuments, notamment dans les Athénées (voy. ce mot). L'auditorimn était encore une cour de justice où s'entendaient les procès (LHp., Dig. 4, 4, 18) ; ainsi on appelait auditorium principis la corn" ou la salle dans laquelle l'emperem' rendait des arrêts. (Paul., Dig. 42, 1, 54.)
AUGrE, s. f. — Pierre creusée et taillée suivant certaines dimensions, et qui sert de récipient pour l'eau destinée à abreuver les animaux d'une ferme. On fait aussi des auges en briques, en ciment et mortier hydrauliques, et en bétons. Pour les animaux de grande taille, chevaux, mulets, bœuf s et autres , afin que l'eau soit à leur portée , les auges sont supportées par un massif de maçonnerie quel-
Fig. 1. — Auge pour abreuver les animaux.
conque , ou sur des pieds-droits ou piliers. Les hauteurs ordinaires sont : 0^,80 pour les che-