‹ Dictionnaire raisonné d'architecture et des sciences et arts qui s'y rattachentChapitre 110 sur 325 · AUGET · texte numérisé non relu

AUGET

vaux, O^jGO ou 0'",65 pour les bêtes à cornes, et (>"',30 à O^jSô poui- les moutons. Notre figure 1 représente une auge reposant sur le sol, qui peut servir pour abreuver les moutons ; élevée sur un massif de maçonnerie de 0'",30 ou de 0°',40, elle peut servir également pour les bœufs et les chevaux.

Auge. — Espèce de coffi'e en bois à fond rectangulaire et à parois latérales évasées (fig. 2), dans lequel on gâche le plâtre ; il sert aussi à déposer le mortier pour le compagnon maçon.

Le fond de l'auge à plâtre mesure ordinairement à l'intérieur 0'",3() de largeur et 0'",50 de longueur, tandis qu'au niveau des bords sa largeur est de 0",50 et sa longueur de O^jTS; quant à la profondeur de l'auge, elle varie de 0'",22 à ()"\2C>. — Elle est faite en chêne et bien rabotée à l'intérieur, afin que le plâtre ne puisse adhérer. Elle est munie, à l'extérieur et sur ses bords, d'une sorte de

Fig. 2. — Auge des maçons.

])omTelet saillant qui sert à la soulever. Indépendamment des assemblages de planches qui la constituent, ses arêtes sont renforcées d'équeri'es en fer qui s'opposent à sa disjonction.

Un compagnon maçon doit toujours être muni de deux auges ; il utilise le contenu de l'une, tandis que son aide remplit l'autre au gâchoir. Il évite ainsi des pertes de temps considérables. Le contenu d'une auge s'appelle uiif/ée. — L'auge employée par les poseurs de pierres pour le mortier servant au fichage est de même foi-rae , mais de plus petite proportion que celle du plâtrier; elle est plus longue comparativement.

Les auges du fumiste ef des coun-em-s sont aussi plus petites. — L'auge du cimentier est un coffi-e rectangulaire, qui ne possède que trois parois, l'absence de la quatrième permettant le gâchage du ciment. (Voy. Gâchage.), Sa dimension est de 1 mètre de longueur, 0'",C0 de largeur et 0'",20 de profondeur-.

Auge. — Vaisseau en bois dont se servent les vitriers pour préparer le plâtre ou le mor-

Fig. 3. — Auge du cimentier.

tier qu'ils emploient pour le scellement des panneaux des vitres d'église. Cette auge, plus petite que celle des couvreurs, est munie d'une anse faite à l'aide d'une corde passant dans deux trous pratiqués sur les bords supérieurs de l'auge. Un crochet recourbé en S sert à tenir l'auge suspendue sous la main de rou\Tier à la hauteur qui lui convient ; le crochet inférieur de l'S passe dans la corde ser- ^'ant d'anse , et l'autre s'accroche aux bâtons de l'échelle.

Auge. — Vase de potin placé au haut du moule servant à couler les tables de plomb avant de les laminer. Cette auge reçoit directement, par un canal de tôle portatif, le plomb de la chaudière, et le verse sur le moule à l'aide de deux bascules que deux ouvriers abaissent en temps utile.

AUGET, s. m. — Garnissage en plâtre posé entre les solives d'un plancher ou les che\Tons d'un comble, sur un lattis espacé, pour former le corps du plafond. C'est sur ce garnissage qu'on applique l'enduit. Les augets sont carrés ou cintrés : notre figure 1 montre à gauche des augets carrés, et à droite deux augets cintrés : ces derniers sont plus solides.

Notre figure 2 montre à une plus grande échelle des augets cintrés ; on y voit deux so-

Fig. 1. — Augets carres et cintrés.

livcs entre lesquelles se trouve l'auget, et, de chaque côté des solives et au-dessous d'elles, on aperçoit les lattes jointives. — Les planchers en fer, qui sont hourdés en l>ri(|ues, et

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