ABATAGE. — ABATANT
litait des calculs ou des comptes même assez compliques.
Notre figure 8 représente un abaque à calcul
iAAUUi
Fig. 8. — Ab.ique à calcul.
tiré du musée Kirclier à Eome. (Garruci, Bull. Napol N. S. II, pi. 6, 11° 2 et page 93.)
III. Table, ou damiers qui servaient à différents jeux, duodecim scripfa, latnmculi, diagrammismos , penfegramma et autres, mais qui avaient tous pour principe des jetons qu'on faisait marcher, comme par exemple nos jeux modernes de daines ou d'échecs. — On désignait ainsi ces tables à jeu parce qu'elles se rapprochaient plus ou moins des tables à calcul.
IV. Buffet où dressoir qui était couronné d'une large moulure , sorte d'abaque qui donna son nom au meuble tout entier.
V. Caton (de Re Rustica, X, 4, 5) cite, parmi les ustensiles indispensables à une ferme, un abaque, sorte de pétrin ou maie, dont il eût été bien difficile de préciser la forme sans un bas-relief qui se trouve sur le tombeau du boulanger Eurysacès. {Mon. ined. deWInstit. di corresp. arch., II, tav. 58.) Découvert à Eome vers 1837 ou 1838, ce basrelief montre une tal)le avec des rebords assez élevés pour retenir la pâte, ce qui établit un rapprochement avec la signification d'abaque que nous avons vue au paragraphe 1""'. Au mot Tombeau (pi. XCV) , nous avons donné ce monument.
VI. Plateau, sorte de récipient propre à retenir des fruits ou même des mets, d'après le dire de Pollux (VI, 90 ; X, lOG). — Nous devons ajouter que dans ces temps modernes, des mathématiciens ont établi des abaques pour faciliter des calculs logarithmiques ou autres; ces abaques se nomment : Bâtons de Nèper, ahcique de Picard, de Lalannc, etc.
ABATAGE, s. m. — I. Opération qui con-
siste à abattre vigoureusement et sans précaution de la pierre faisant ou non saillie. L'abatage ne devrait être pratiqué qu'au marteau ; mais souvent , pour aller plus rapidement , les ouviiers emploient à tort le Têtu (voy. ce mot).
IL Manœuvre employée par les charpentiers ou les tailleurs de pierre pour tourner d'une face sur l'autre, ou soulever une pièce de bois ou une pierre. Dans les chantiers, les charpentiers disent 'plus communément : faire un abatage, et les tailleurs de pierre, faire quartier.
Suivant la dimension des blocs, on emploie pour cette manœuvre des Boulins et des Cales, des Leviers ou des Crics (voy. ces mots).
Pour lever une forte pièce de bois , les charpentiers introduisent le bout d'un levier ou boulin sous cette pièce ; ils mettent ensuite une cale sous le levier, le plus près possible de son extrémité, et ils opèrent une pesée, soit directement, soit à l'aide d'une corde attachée à l'extrémité supérieure du levier ; ou bien, quand on emploie une chèvre, deux hommes grimpent alternativement sur les échelons ou traverses des montants de cette chèvre , et ils se suspendent à l'extrémité du levier. Dans cette position, le charpentier est suspendu dans le vide ; l'effort qu'il produit, joint au poids de son corps, lui fait atteindre le sol, et le rouleau du treuil opère un demi-tour.
III. En sylviculture , on nomme ainsi le travail qui consiste à abattre les arbres sur pied. Plusiem-s procédés sont en usage, mais nous n'avons pas à nous en occuper ici; nous en parlerons plus loin , lors de la conservation des Bois (voy. ce mot).
Remarque. — L'Académie ne met qu'un seul t à abatage; mais elle en met deux à abattre : la conséquence veut qu'on mette deux i à «&«tage, ou un seul à abattre (Littré). Rolland le Virloys a satisfait bien longtemps avant Littré au désir qu'il exprime, car dans son Dictionnaire il écrit abattage.
ABATANT, s. m. — I. Châssis vitré ou volet de menuiserie, ferré, avec gonds, fiches ou paumelles, à la traverse supérieure d'un dor-