ABATIS. — ABAT-JOUR
maut d'une baie. On manœuvre ce châssis à l'aide d'une corde glissant sur la roue d'une ou plusieurs poulies ; on règle l'entrée de l'air en donnant plus ou moins de corde. Les abatants sont d'un usage fréquent ; ils jouent un grand rôle pour la ventilation du logement des animaux , ils servent aussi à fermer les impostes de certaines portes. Les abatants sont quelquefois assujettis dans leur axe au moyen de tourillons qui arment le milieu des montants du châssis.
IL On nomme aussi ahaiants certaines parties de tablettes mobiles fixées à l'aide de gonds, ce qui permet de les relever et de les abaisser pour livrer passage.
Les strapontins dans les théâtres sont de véritables abatants.
Dans les gares de chemins de fer, les banquettes qui supportent les bagages pour leur enregistrement sont souvent interrompues par des abatants.
Le couvercle à charnières placé dans les water-closets sur la lunette du siège est aussi nommé aiatant.
ABATIS, s. m. — L Partie de pierre abattue par les carriers , qu'elle soit bonne pour bâtir, ou de rebut.
IL Démolitions et décombres d'un bâtiment, ensemble de constructions démolies pour le percement d'une voie publique, pour l'isolement d'un monument ou pour la formation de l'aire ou emplacement d'un édifice projeté.
III. On désigne encore sous ce nom toute construction, plantation, etc., qui se trouve dans le voisinage immédiat d'une place forte et qui permettrait à l'ennemi de s'en approcher à couvert. Ces constructions ou plantations sont abattues d'urgence, sans indemnités pour le propriétaire et sans formalités préalables. Comme on ne peut en général bâtir ou faire de hautes plantations qu'à certaines distances des fortifications, appelées zones militaires, on court les risques, en cas d'attaque de la place fortifiée, de voir abattre ce qu'on a édifié ou planté. (Voy. Servitudes, art. 5, Servitudes militaires.)
IV. Fragments de pavés nommés aussi Égales (^'oy. ce mot). Ces débris de carrière ne
servent qu'à paver des lieux de peu d'imporfance ou les Débords (voy. ce mot).
ABAT-JOUR, s. m. — I. Inclinaison qu'un appui de fenêtre j^résente dans l'intérieur d'un édifice pour y facihter l'accès de la lumière, qui par cette disposition frappe plus verticalement.
Quand cette inclinaison existe à l'extérieur, on lui donne le nom de glacis j que portent, du reste, toutes les constructions inclinées de cette manière.
La figure 1 montre cette disposition : a est l'extérieur de la pièce , c'est la partie inclinée de ce côté qui porte le nom de glacis ; b est l'intérieur, c'est de ce côté que les murs sont taillés en abat-jour.
Fig. 1. — Abat-joiu\
La disposition en abat-jour existe quelquefois seule, mais le plus souvent elle complète l'ébrasement de la fenêtre. On la rencontre principalement dans les soupiraux de caves, dans les fenêtres de peu de hauteur, comme celles des cryptes, ainsi que dans celles dont l'appui est placé à une certaine élévation audessus du sol.
Notre figure 2 montre une baie ébrasée seu-
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Fig. 2. — Abat-jour.
lemeiit sur son appui, tandis que la figure 3 en
montre un spécimen ébrasé sur tous ses côtés.
Les architectes emploient quelqiiefois cette