‹ Dictionnaire raisonné d'architecture et des sciences et arts qui s'y rattachentChapitre 173 sur 325 · BLA80X · texte numérisé non relu

BLA80X

que que le blason a été soumis à des règles fixes, invariables, admises par tout le monde, qui lui ont donné une valeur reconnue, et c'est depuis qu'il a servi à distinguer les nations, les familles, ainsi que les simples particuliers qui ont joué un rôle plus ou moins important dans

Fig. G bis.

Tiercé eu fasce.

Fig. 7.

Les quartiers.

l'histoire. — Lorsqu'on veut hlasonner, il faut s'occuper du champ de l'écu, dont la forme est variable, et sur lequel on distingue (fig. 1)

Fig. S.

Écartelé en sautoir.

A, le centre; c, le canton dextre du chef; d, le canton senestre de ce chef; E, le flanc dextre ; F, le flanc senestre ; G, la pointe ; h, le canton

dextre de la pointe ; i, le canton senestre de la pointe. Xous devons observer ici qu'en style de blason, le côte droit ou le dextre est à la gauche du spectateur, et que le côté gauche ou senestre est à sa droite. Quand une figure seule occupe le centre de l'écu, on n'a pas à spécifier sa situation ; si deux ou plusieurs figures occupent la place de cbd , ou les dit ran-

gées en chef; si elles sont situées sur eaf, elles sont Qii fasce; enfin en pointe, si elles occupent HGi; disposées comme bag, elles sont en pal; connue CAi, en hande; dah, en larre. Pour les autres dénominations, l'ensemble de nos figures les donnera et facilitera la lec-

rig. 12.

Gueules.

Fig. 13.

Pourpre.

ture des blasons. — Partagé par une ligne verticale (fig. 2) , le blason donne le parti; partagé par une ligne horizontale (fig. ;3), il

Fig. 14.

Sinople.

Sable.

donne le coiq)é; par une diagonale de droite à gauche (fig. 4), le tranché; de gauche à droite (fig. 5) , le faille. Le tiercé se dit de l'écu divisé

Fig. 16.

Hermine.

Fig. 17.

Vair en pal ou appointé.

en trois parties égales ; de différents émaux il est dit tiercé en pal (fig. (>) et tiercé en fasce (fig. 6 his). L'écu divisé en quatre parties égales au moyen d'une ligne verticale et d'une horizontale, c'est-à-dire ^;arf« et coupé en même temps, se dit écartelé. Chacune de ces quatre parties s'appelle quartier (fig. 7). Le plus souvent, les premier et quatrième quar-

BLASON

tiers d'une part, et les second et troisième de l'autre, offi-ent les mêmes armoiries ; cependant elles peuvent être différentes même pour chaque quartier. L'écu peut être écartelc au moyen d'un taillé et d'un tranché; il s'appelle alors écarteU en sautoir (fig. 8).

Fig. 18.

Contre-liermine.

Contre-vair.

Neuf émaux servent à distinguer les partitions de l'écu, savoir : deux9»eta?<i; ; Vor (jaune) et V argent (l)lanc) ; cinq couleurs : Vazur (Lieu),

Fig. 20.

Sanguine.

Fig. 21.

Orangé,

le gueules (rouge), h pourpre (violet), le sinople (vert) , et le sadïe (noir) (voy. la pi. X) ; enfin deux fourrures, V hermine et le vair^ auxquelles

Fig. 22.

Le chef.

Fig. 23.

D'azur, au chef bastille de

trois pièces d'or.

on peut joindre la contre-hermine et le contrevair. Les Anglais ont ajouté la sanguine (couleur de chair) et Yorangé (couleur orange). Lorsque les armoiries ne sont pas peintes et ne peuvent par conséquent présenter leurs émaux sous leur couleur caractéristique, on les indique suivant des signes conventionnels, traits ou hachures, etc., qui sont en usage de-

puis la fin du xvi^ siècle. Ainsi Vargent (fig. 9) est représenté par un fond entièrement uni sans hachures ni pointillé; Vor (fig. 10), par une surface semée de points; Vazur (fig. 11), par des traits horizontaux ; le gueules (fig. 12), par des traits verticaux; hjwurpre (fig. 13), et le si-

Fig. 25.

Xa barre.

7i02)le (fig. 14) , par des hachures obhques allant, pour le premier, de la gauche à la droite de l'écu, et, pour le second, de la droite à la gau-

Fig. 2C.

Le chevron.

Fig. 27.

De sinople au chevron d'or.

che. Le sable (fig. 15) s'indique par des lignes horizontales et verticales croisées; Vhcrmine (fig. 16), par des mouchetures noires sur

Fig. 28.

Le sautoir.

Fig. 29.

La croix.

champ blanc; le vair (fig. 17), par des cloches d'azur et d'argent contrariées ; la contre-hermine (fig. 18), par des mouchetures blanches sur champ de sable, et enfin le co7itre-vair (fig. 19) , par des cloches bleues et blanches, métal sur métal. La sanguine (fig. 20) est représentée par des lignes diagonales croisées ; et Vo-

BLASON

rangé (fig. 21), par des traits verticaux croisés de diagonales allant de droite à gauche.

Une des règles les plus sévères du blason prescrit de ne pas mettre couleur sur couleur, ni métal sur métal; cependant on y a très souvent dérogé, pour le contre-vair notamment, ensuite

Fig. 30.

Parti de gueules et d'or à la croix ancrée de Vuu en Fautre.

Fig. 31.

D'azur à la croix pattée d'or.

pour certaines armoiries, telles, par exemple, que celles de la ville de Jérusalem, qui porte d'argent, à la croix d'or, etc.

Fig. 32.

De gueules à la croix

tréflée d'argent.

Fig. 33.

D'or à la croix nellée

de sable.

Après avoir en\'isagé l'écu sous le rapport de ses parties ou di^nsions et dénommé les émaux en usage, il reste à parler des charges

Fig. 34.

D'azur à la croLx d'argent,

gringalée de même.

Fig. 3.j.

De sable à la croix

recroisettée d'argent.

divisant en pièces lionoralles ou de premier ordre, occupant d'ordinaire par leur largeur, lors(|u'elles sont seules, le tiers de l'écu; à l'exception du franc-quartier, du canton et du giron, qui n'en occupent que la quatrième partie. Ces pièces sont : le c/ie/(ûg. 22), qui peut être bas-

et des ornements. — Les charges se divisent en quatre catégories : 1° les cliarges héraldiques , 2° les naturelles, 3" les artificielles, et 4° les chimériques.

liCS [tremières se composent de diverses pièces de convention placées sur l'écu, se sub-

DICT. d'architecture. — T. I.

Fig. 36.

Le giron.

Fig. 37.

Le pairie.

tillé (fig. 23) ; le pal (voir pi. X et la fig. 6) ; la fasce, qui occupe le tiers de l'écu horizontalement et qui sépare le chef de la pointe (voir

Fig. 39.

La bordure.

pi. X et la fig. 6) ; la lande (fig. 24), la harre (fig. 25), la Champagne ou plaine, le chevron (fig. 26 et 27), le sautoir (fig. 28), la croix (fig.

Fig. 40.

Le trescheur ou essonier.

Fig. 41.

L'échiquier ou échiqueté.

29) ; la croix peut être ancrée (fig. 30) , pattée (fig. 31), tréflée (fig. 32), nellée (fig. 33), gringalée (fig. 34), recroisetfée (fig. 35); le giron (fig. 36), le pairie (fig. 37), h franc-quartier, qui est le premier quartier de l'écu ; le canton (fig. 38) ; Vd 2)01/1 le ou h pile, plus aiguë que le

BLASON

cJiaioé (ce dernier est figure pi. X) ; la lordure (fig. ;jî)) ; Xorle, qui est une bordure qui ne touche pas à l'écu ; le trescheur ou essonicr (fig. 40) ; Vèc.v, en aVime, qui est un écu placé au centre d'un i)lus grand , et le gousset, qui est un pairie

Les frettes ou le fretté.

Fig. 43.

Le treillissé. — D'argent treillissé d'azur, cloué d'argent.

dont le sommet est plein. Les pièces soiis-lionoralles ou de second ordre sont Vemmancliè, dont

Fig. 44.

Les losanges. — D'argent à trois losanges de sable.

Fig. 4.5.

Fusées ou fuselé. — D'argent à cinq fusées de sable en fasce ; au chef d'or.

les partitions de l'écu sont de longs triangles s'emmanchant l'un dans l'autre ; il faut expri-

Fig. 46.

De gueules à trois besants d'argent.

Fig. 47.

De gueules parti d'or, à trois besants-tourteaux Je l'un en l'autre.

mer si c'est en pal, en lande ou en fasce, parce qu'il se pratique de plusieurs manières ; il faut également exprimer le nombre dés pointes ; les points équ'ijwllès, qui sont toujours au nombre de neuf en échiquier; YécJtiqnier ou VécMqnetê (fig. 41), les frettés ou le frettè (fig. 42), le treillissé (fig. 43), les losanges ou lozanges

(fig. 44), les fusées ou. fuselé (fig. 45) ; les macles, qui est une maille de cuirasse ou un losange ouvert et percé eu losange ; les rustres ou losanges percés en rond, les lésants ou les tourteaux (fig. 46) : les premiers sont de métal.

Fig. 48.

D'argent à trois merlettss de sable ; au lambel d'or.

Fig. 49.

Mi-ti-anclié ( au-dessoiis du chef ) , mi-taillé ( en remontant vers le chef) et retranché (au flanc de reçu) d'or et de pourpre.

les seconds de couleur; les lillettes, espèces de petits caiTés oblongs : on dit qu'elles sont cou-

Fig. 50.

Sirène sur fond de gueules

au.x flots d'argent.

Fig. 51.

Le non rampant.

chées lorsque leur côté long est parallèle au haut de l'écusson.

Fig. 52.

Aigle au vol abaissé.

Aigle éployée.

Les charges naturelles sont l'image des corps appartenant à la création , tels que les astres , les hommes, les animaux, les plantes, etc. Les charges artificielles comprennent les objets dus à l'industrie humaine ; les charges chimériques se composent de figures ou d'emblèmes de fantaisie qui n'existent pas dans la nature.

Page 1