‹ Dictionnaire raisonné d'architecture et des sciences et arts qui s'y rattachentChapitre 174 sur 325 · BLEU · texte numérisé non relu

BLEU

On appelle encore brisure tout objet accessoire qui , sans altérer sensiblement le blason principal, sert à distino-uer les branches d'une même famille ; les principales sont : le Jamhel (fig. 48 et 54), la bordure (fig. 39), le bâtotipèri (c'est-à-dire raccourci et isolé), Yétoile, la coquille^ etc. Une brisure importante est la ligne de bâtardise ou la barre, qui traverse les armoiries diagonalcment de gauche à droite.

Citons encore (fig, 49) le mi-iranché (au-dessous du chef) , mi-taillé (en remontant vers le chef), et retranché (au flanc de l'écu) d'or et de pourpre ; et les écus portant des figures ou des

Fig. 54.

D'argent à 3 alérions de sable,

avec lambel d"or en chef.

D'or au dauphin de gueules.

animaux : la sirène (fig. 50) , le lion rampant (fig. 51), Yaigle an vol abaissé (fig. 52), Vaigle (fig. 53), les alérions (fig. 54), le dauphin (fig. 55).

Sur notre planche X, le lecteur trouvera la couleur des différents émaux et, en outre : V hermine, hvair, la contre-hermine, le conirevair , le parti, le coupé, le tranché, le taillé, Vècartelê, le sautoir, le gironné, le tiercé cnfasce et enjial, \c coupé, le crénelé, le clenche, le chevron, la bande, la barre, le dextre, le senestre, lemantelé, le chape, le vêtu, le nua^ ou nébulé, le cantonné, le chaussé, et Vaccosté , qui peut être en pal ou ewfusce.

Les ornements sont divers emljlèmes qui , surmontant ou entom'ant l'écusson, indiquent le rang et le titre nobiliaire du possessem- des ai-moiries. Ces ornements sont : les heaumes et couronnes, les lambrequins, les tenants et supports, les insignes et les ordres de chevalerie.

TiCS couroimes s'emploient i)0ur toute la noblesse titrée, jusqu'au rang de vicomte inclusivement ; elles se distinguent par leur forme et par le nombre des perles et des fleurons qui les décorent. (Voy. Couronne.) Les lambrequins sont des bandes d'étoffe découpées et enrou-

lées, qui avec le cimier font l'ornement du heaume ou casque. A droite et à gauche, des êtres de diverses espèces peuvent soutenir l'écusson ; on les nomme tenants quand ce sont des honmies ou des anges, et supports quand ce sont des animaux. Les insignes et marques de dignité sont le bâton de maréchal , la crosse, la mitre , les colliers et ordres de chevalerie. Enfin les armoiries sont complétées par un pavillon aux couleurs du blason et sur lequel se déroulent les devises.

Bibliographie. — Le P. Ménestrier, le Véritable Art du blason, ou l'usage desar moirles, Paris, 1670 ou 1073, 2 vol. in-12; — Nouvelle Méthode, etc., Lyon, 1696, in-12, et ann. suiv. ; — Baron, VArt héraldique, contenant la manière d'apprendre le blason, Paris, 1G72 et sniv. jusqu'en 1717, 1 vol. in-12, fig.; — Laroque, Traité du blason, Paris, 1673 et suiv. , in-12; — Chevillard, Dictionnaire héraldique, etc., Paris, 1722 ou 1723, in-12; — W. Berry, Encyclopedia heraldica, Londres, 1828- 1840, 4 vol. in-4° ; — le marquis de Magny, xVomveau Traité de la vraie et parfaite science des armoiries, Paris, 184G ou 1856, in-4"; — [Grandmaison, Dictionnaire héraldique, Paris, 1852, gr. in-S" ; — Gourdon de Genouillac, Grammaire héraldique, Paris, 1854, 1858 et i860, in-12; — V. Bouton, Nouveau Traité de blason, Paris, 18G3, in-8°; etc., etc.

BLEU, s. m. — Couleur employée dès l'antiquité la plus reculée.

Les Lidiens, les Assyriens, les Egyptiens, l'avaient employée bien avant les Grecs et les Romains. Il existe divers tons de bleu, ce sont : Vindigo, qui est extrait par décoction de différentes plantes, principalement de l'indigotier, et dont on fabrique une sorte de laque ; le bleu de Prusse, combinaison du cyanogène avec l'oxyde de fer ; il blanchit à la lumière et reprend sa couleur primitive dans l'obscurité. On le fabrique aussi en calcinant ensemble des substances très azotées, matières animales, corne, sang, potasse, oxyde de fer. Les produits de la calcination sont ensuite traités par l'acide chlorhydrique. Le bleu cVémail, de cobalt ou d-'azur, est obtenu par un mélange de silice et de potasse avec le minerai de cobalt purifié et calciné jusqu'à la fusion ; on obtient ainsi une sorte de substance Aitreuse, qui, ré-

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