BRONZER. — BROUETTE
Wi
d'autres exemples de bronze, voj. Bouclier, BouTOX, etc. ; cf. notre Dictionnaire de la cu-
Broxze d'aluminiuji. — Nouvel alliage de lu-onze et d'aluminium, qui, poli, a l'aspect de For ; malheureusement cet alliage s'oxyde et perd promptement son éclat.
BRONZER, V. a. — Imiter le bronze avec de la peinture, ou par application de feuilles de métal, soit à l'aide d'un mordant, soit par la pile électrique. — Pour bronzer les fonds à la colle, on emploie la colle de pâte ; pour bronzer à l'huile, on emploie : pour la faux hronze, un mélange de noir de fumée, d'ocre jaune et de bleu de Prusse: pour le hronze naturel, des alliages de bronze, ou des cui\Tes réduits en poudre. Il existe diverses variétés de bronze : le Ironze doré rouge, le bronse doré jaune pâle, le hronze vert florentin ou antique, le bronze blanc.
BROQUETTE , s. f. (Serrur.) — Petits clous à tête ronde servant à fixer les platines des veiTous, des targettes. Il y en a plusieurs sortes : la hroquette à l'anglaise, la broquetfe emboutie, la broquette de trois quarts de livre, de demi-livre, la broquette courte, allongée, de demi-livre fine et ù^ww quart fine ou petite semence. — La broquette est avant tout un clou de tenture, mais qui est employé par des corps d'états différents, ce qui fait qu'elle a beaucoup de noms : en effet, les peintres l'appellent broquette; les emballeurs , clous il toile cirée; les tapissiers, semence; suivant sa longuem", ils la nomment semence de vingt onces, de seize onces, de six, quatre, trois et deux onces, ce qui veut dire que le cent de ces clous pèse ^ingt, seize, etc. ; les semences deux onces ne servent que pour entoiler. (Yoy. Clous, Épingles, Poixtes.)
BROSSAGE, s. m. — Action de brosser l)Our enlever la poussière attachée sur les jjienx'S ; on pratique le brossage sur les vieux monuments.
BROSSE, s. f. — Pinceaux faits avec des soies de porc ou de sanglier, employés par les peintres, les colleurs et autres ouvriers, pour étendre leurs couleurs, vernis, colle, ba-
digeon, etc. Avant de se servir des brosses neuves, il est utile de les faire tremper dans l'eau, afin d'augmenter le volmne du bois du manche et serrer la ficelle. Le trempage sert aussi à
faire reconnaître les brosses pure soie d'avec celles qui sont mélangées : en effet, les soies des bonnes brosses , après avoir été mouillées, se redressent , si on les secoue légèrement ; au contraire, si les crins sont mêlés, les brosses ont leurs soies collées. Suivant leur destination, les brosses sont variables comme forme et comme force. Nos figures 1 et 2 montrent presque tous les types.
Fig. 2, — Brosses.
Dans notre figure 1 , on voit une brosse proprement dite , deux filoirs ou pinceaux à filer, deux queues de morue ou brosses plates ; dans notre figure 2, trois pinceaux à filer, un à chiqueter, et une brosse à badigeon.
BROSSER, V. a. — Passer la brosse sur la pierre d'un monument pour le laver et le nettoyer ; peindre à lia brosse, coucher à la brosse,
BROUETTE, s.f. — Espèce de petit tombereau à une roue , servant, dans les chantiers
BROUETTEE.
BROYEUSE A MORTIER.
de coiistrucLioii , au transport des matériaux ; elle est munie de deux bras à l'aide desquels un homme la pousse devant lui. La brouette est le véhicule le plus généralement employé pour le transpoi't des déblais et remblais, ainsi que pour les petits matériaux. Elle était à deux roues au xvii'^ siècle ; on la nommait vinaigrette, parce que les marchands de vinaigre l'auraient employée pour la vente de leur marchandise à domicile. On distingue plusieurs sortes de brouettes : la Irouctte ordinaire ou <à coffre, qui sert au transport des terres, sables, chaux, cailloux, mortiers, béton, etc. Sa capacité est généralement de O'",025 cubes, et la charge qu'elle reçoit peut être évaluée en moyenne à 100 kilogrammes. — La brouette à barre ne possède qu'un fond et un dossier à claire- voie ; elle est surtout employée pour transporter les moellons et la meulière. — La brouette de mesure, ou à dosage, est semblable à la brouette ordinaire, mais entièrement fermée sur les quatre côtés. Sa contenance, nommée brouetter, varie de 60 à 80 litres. — Les brouettes servant au mesurage des cailloux entrant dans la composition du béton ont pour fond une grille de fer, afin de permettre l'écoulement de l'eau qu'on jette sur les cailloux pour les laver et les débarrasser des substances terreuses qui sont attachées à leur surface. On fait aujourd'hui des brouettes en tôle et en fer, qui sont très solides.
Pour ce <|ui concerne les transports à la brouette, voy. Transport et Relai.
BROUETTÉE, s. /. — Contenu de la brouette.
BROUETTER, v.
l'aide de la brouette.
Transporter à
BROUETTEUR, s. m. — Celui qui brouette, qui se sert d'une brouette pour transporter des matériaux.
BROUI, s. m. — Tuyau par lequel on souffle sur la flamme d'une lampe pour travailler en émail.
BROUTER, V. a. — Se servir d'un instru-
ment qui, ne coui)ant pas nettement le bois, rend la surface inégale , par comparaison avec la dent des animaux (jui l)routent.
BROYAGE, s. m. — Action de Ijroyer. On broie le mortier, le grès, mais surtout les couleurs, qui ne peuvent être employées (ju'après un bon broyage. On opère celui-ci soit à sec, au pilon et au mortier; soit avec de l'eau, sur une table de marbre ou de pien-e dure, en se servant d'une molette.
BROYER, V. a. — Réduire en poudre. Il y a beaucoup de procédés pour broyer ; on emploie aujourd'hui sur les chantiers des machines nommées Broyeuses (voy. ce mot).
BROYEUR, s. m. — Ouvrier qui broie. Le maçon broie le mortier, le grès pour scier au grès; mais ce terme est surtout appliqué aux peintres qui broient leurs couleurs.
BROYEUSE A MORTIER, s. f. — Machines servant à la fabrication du mortier, sur les chantiers; on les nomme aussi tonneaux à mortier. Ce sont des cylindi-es en forte tôle
Pig. 1. ^ Broyense à mortier à mauiveUe.
reposant sur un bâti en bois ou fort patin. Le mélange des matières est produit par un mouvement de rotation imprimé à un arbre sur le- (juel se trouvent des couteaux, des lames en spirale ou en hélice. Le mouvement fonctionne à l'aide d'engrenages.- Ces machines sont mues,
BRULAGE.
BRUNISSAGE.
les unes (fig. 1) à bras d'homme, les autres (fig. 2) par ime courroie de transmission mise en mouvement par la vapeur ou par toute autre force. Il existe aussi des broycuses mues
Fig. 2. — Broyeuse à mortier avec courroie de transmission.
par un cheval attelé comme à un manège ou une noria. Ces machines ont à leur partie inférieure une porte à coulisse qui sert à la sortie du mortier ou du béton fabriqué, car elles remplacent aussi la Bétonnière (voy. ce mot),
BRULAGE, s. m. — LTue des opérations des travaux de peinture , qui consiste à brûler les anciennes couches de peinture, afin de pouvoir les gratter et mettre les bois à vif, car le brûlage s'opère surtout sur les bois. On pratique le brûlage quand le lessivage ne peut faire disparaître les anciennes couches de vernis, de peinture à l'huile ou les Aieux apprêts. On procède de plusieurs manières, soit en enduisant les surfaces à gratter avec de la térébenthine qu'on enflamme, soit à l'aide de réchauds au charbon, soit à l'aide de flamboirs au gaz d'éclairage, quand on peut l'amener près des surfaces à brûler. L'action du feu ramollit et Ijrûle les vieilles couches de peinture, qui se boursouflent, s'eflintent et se détachent facilement sous la lame du grattoir,
BRULER, V. a. — Consumer par le feu ; on bmle les vieilles peintures. — En vitrerie.
hrûler la soudure, c'est faire fondre le plomb des vitraux en appliquant un fer trop cliaud pour souder,
BRULOIR, s. m. — Bâtiment qui dans les abattoirs sert à brûler les porcs abattus. Ces constructions sont ordinairement circulaires, en matériaux incombustibles, brique et fer, et sont couronnées d'une lanterne en fer par laquelle s'échappe la fumée produite par le brûlage ouflainbage,
BRULOT, s. m. — Outil du miroitier, espèce de petit brunissoir étroit avec lequel on termine les endroits qui ont échappé au poli, ou dans lesquels les brunissoirs ordinaires n'ont pu pénétrer.
BRULURE , s. f. (Serrur.) — Défaut d'un fer chauffé trop fortement; c'est une espèce d'oxydation du métal qui lui retire sa solidité. On dit parfois, pour la même raison, que le vieux fer fortement oxydé est brûlé.
En maçonnerie , la brûlure des pierres, quand elle est occasionnée par un incendie, les fait éclater et leur retire toute cohésion ; les pierres brûlées ne sont bonnes qu'à faire une chaux grossière et de mauvaise qualité.
Brûlure. (Charp.) — Maladie qui attaque les feuilles, les pousses et les jeunes branches des arbres.
BRUN, s. m. — Couleur foncée qu'on obtient soit avec de la terre d'ombre, de Cassel, de Cologne, de Sienne. On distingue diverses variétés de hrun proprement dit; les principales sont les bruns Van Dijclc, le Irun de manganèse, le Toufje brun. Parmi les couleurs brunes on compte aussi le ]\Iarron, le Bitume, le Bistre, la Sépia naturelle et colorée, le Sangde-dragon (voy. ces mots).
BRUNIR, V. a. — Polir les métaux à l'aide du brunissoir ; rendre brillantes certaines parties dans la dorure,
BRUNISSAGE, s. m. — Une des opérations de la dorure, par laquelle on rend brillantes certaines parties des objets dorés. Le brillant
BRUNISSOIR.
BUCRAXE.
ainsi ol^tenu se nomme hricnij parce qu'on l'obtient à l'aide- du brunissoir.
BRUNISSOIR, 5. m. — Outil servant à brunir, c'est-à-dire à })oIir les métaux ou à rendre brillantes certaines ])arties de dorures, au milieu d'autres qu'on laisse onates. De là deux variétés de l)runissoirs : ceux qui servent à travailler le fer, et ceux qui sont employés par les doreurs; les premiers sont en acier, les seconds en silex , en agate ou en sanguine ;
ceux de la seconde espèce ont plusieurs formes. Les brunissoirs 'les plus employés sont représentés par notre figure ; le premier est affûté en dent de loup, le second est dit enjamlon. Quand on a opéré avec ces deux outils, on donne le dernier bruni au Inmissoir à la sa7i<juine.
BRUT, TE, adj. — État de toute matière avant d'avoir été travaillée ; ainsi on dit : hois 'brut, pierre brute, 2)arement brut, fer brut, etc.
BUANDERIE, s.f. — Local situé à rez-dechaussée ou en sous-sol , et renfermant un fourneau et des cuviers, dans lequel on coule la lessive; aussi le nommait-on anciennement coulerie. — La buanderie fait partie de la blanchisserie. Les riches habitations, principalement à la campagne , ont une buanderie ; mais il en existe surtout dans les établissements publics, tels que les casernes, les hôpitaux, les prisons, oîi elle constitue un bâtiment distinct et isolé. — Le sol des buanderies doit être imperméable et disposé de telle sorte que les eaux puissent s'écouler facilement et promptement.
Autrefois on procédait au lessivage par le coidarje et le bouillage; mais aujourd'hui, surtout dans les étaljlissements de quelque importance, on n'emploie guère que le lessivacje à la vapeur.
BUCHEMENT, s. m. — Action d'enlever avec la hachette une partie de pieiTe à retrancher ou une partie à refaire ; on emploie aussi le Têtu (voy. ce mot), liais on ne doit se ser\ir de cet outil que quand il s'agit de démolir entièrement des constructions, car il cause toujours des éljranlements fâcheux dans les parties conservées.
BUCHER, s. m. — Local dans lequel on dépose le bois à brûler, les bûches (d'où l'étyniologie du mot), et par suite toute sorte de combustible, charbon de l)ois, houille, tourbe, coke. Les bûchers sont ordinairement au rez-de-chaussée , mais les caves bien sèches peuvent en tenir lieu.
Bûcher, v. a. — Abattre à coup de hachette ou de têtu une partie de pierre faisant sailhe.
En charpente, c'est dégrossir une pièce de
Fig. 1. — Bncrane du temple de Vespasieii, à Eomo.
bois, ou détruire une pièce avariée, pourrie, qu'o;i veut remplacer par une autre.
BUCRANE, s. m. -^ Mot dérivé de Boûç, bœuf, et xpaviov, crâne; tête de bœuf décharnée que les architectes grecs et romains employaient en peinture , et surtout en sculp-