‹ Dictionnaire raisonné d'architecture et des sciences et arts qui s'y rattachentChapitre 2 sur 325 · VI PRÉFACE · texte numérisé non relu

VI PRÉFACE

parce que les artistes, les critiques d'art, les publicistes, emploient tous les jours des expressions nouvelles, expressions qui ne sont pas toujours comprises par la majorité des lecteurs. D'où la nécessite d'un ouvrage expliquant à ceux qui le désirent cette langue de l'architecte. En outre, si le goût et la curiosité des choses d'art tendent aujourd'hui de plus en plus à passer dans le domaine de tous, jamais aussi le développement du bien-être, la préoccupation dominante du confort et même du luxe, n'ont fait attacher plus de prix, dans les constructions privées, à l'emploi rationnel des meilleurs procédés consacrés par l'expérience ou admis par le progrès.

L'utilité pratique, la nécessité môme d'un livre donnant tous ces renseignements , sont amplement démontrées ; mais il restait à déterminer la forme à donner à ce livre initiateur. Une seule était possible : celle du dictionnaire, qui facilite au dernier point les recherches. Du reste, rien ne prouve plus en faveur de l'utilité des dictionnaires que la multiplicité de ceux qu'on a publiés dans ces dernières années.

Le dictionnaire admis, il fallait adopter un nouveau plan et ne pas nous borner à copier nos devanciers, par une compilation plus ou moins habile. Nous avons évité cet écueil, et nous nous flattons de présenter au public une œuvre essentiellement originale, créée de toutes pièces. Certes, nous avons consulté de nombreux auteurs, et, dans le domaine de l'art et de la science, il n'est pas un seul écrivain de valeur dont nous n'ayons mis l'œuvre à contribution ; mais toujours nous avons indiqué la source à laquelle nous avons puisé, ce qui n'a pas été une des moindres difficultés de notre tâche, car les recherches et les citations ont été faites avec une conscience que le lecteur appréciera. Cette manière de faire nous a permis de développer un très vaste ensemble de notions indispensables aux hommes de l'art, mais rédigées cependant en termes assez clairs, assez élémentaires pour pouvoir être consultées avec fruit par les plus modestes praticiens et par les gens du monde.

Si notre dictionnaire n'est pas le premier qui ait paru sur la matière, nous croyons pouvoir affirmer qu'aucun n'est aussi complet (nous le prouverons bientôt) et ne répond aussi bien à la double indication que nous venons de signaler.

Du reste, les acquisition^ de la science sont trop importantes et en trop grand nombre pour qu'il soit possible de les trouver dans un dictionnaire an-

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