CARTOUCHE. — CASCADE
Cartox-cuir, cartox-feutre, carton BiTr:MÉ. — On comprend sons ces différentes dénominations des cartons on fentros enduits de bitume ou de goudron, qui sont employés en couverture dans les constructions économiques. Pour fabriquer ce carton, on commence par le faire tremper dans l'eau un laps de temps plus ou moins long- ; on l'empile ensuite sur un plan légèrement incliné, afin de chasser l'eau surabondante qu'il peut contenir. L'opération du trempage a pour but de faciliter l'absorption du goudron, qu'on passe sur une ou deux faces du carton. On sable d'un seul côté ces cartons ; on prépare de même des feutres très grossiers. On reconnaît qu'un carton bitumé est de bonne qualité si sa contesture est serrée, solide, relativement souple. Il faut qu'il soit tellement saturé de goudron qu'il ne doive augmenter ni de poids ni de volume, malgré un séjour prolongé dans l'eau. (Yoy. Feutre et Couverture.)
CARTOUCHE, s. m. — Champ de pierre, de marbre, de bois, de métal, etc., destiné à recevoir une inscription, un chiffre, des ar-
Cartouche à l'Opéra de Paris,
moiries , ou même un bas-relief. La forme des cartouches est très variable, suivant les styles de l'architecture, le goût ou le caprice du compositeur. L'usage des cartouches ne remonte pas au delà de la renaissance ; il remplaça à cette époque les phylactères et Ixuideroles qui jusqu'au commencement du xV siècle
recevaient les inscriptions sculpturales. Nous ajouterons cependant que le cartouche était connu des anciens, mais il était si simple de forme qu'on ne peut lui appliquer ce nom, qui chez nous révèle une idée décorative très marquée. Les Egyptiens ont employé des cartouches pour leurs inscriptions : l'obélisque de Louqsor, à Paris, en porte environ cinquante. Le cartouche se place sur les murs intérieurs ou extérieurs des édifices, sur les colonnes, piliers, pilastres, sur les clefs de voûte, etc. Notre figure représente un des cartouches de la façade de l'Opéra de Paris.
Les cartouches de petite dimension, quel que soit du reste leur plus ou moins de richesse, se nomment cartels.
CARTUL AIRES, s. m. pi — Recueils de chartes ; ils sont de trois sortes : ceux qui sont composés de titres originaux ou de copies authentiques, ceux qui ne sont que de simples copies dépour\Ties de toutes formalités juridiques, enfin ceux qui ne sont que des extraits de chartes ou des récits faits d'après ces extraits. Les architectes chargés de la restauration des monuments historiques doivent connaître les cartulaires qui renferment des documents sur les monuments qu'ils sont chargés de restaurer, car souvent ils peuvent y trouver des renseignements et des guides sûrs qui leur aplaniront bien des difficultés.
CARYATIDE. — Voy. Cariatide.
CASCADE, s./. — Chute d'eau naturelle ou artificielle. Nous ne nous occuperons que de la dernière, qui appartient à l'architecture hydraulicpie. Les cascades sont un des ])lus beaux ornements des jardins ; les anciens les employaient , puisque Pline nous donne la description de celle de sa maison de campagne- La renaissance italienne en créa à profusion dans les belles villas qu'elle construisit au xv^ et au XVI'' siècle , et l'usage s'en répandit en France au xvii° siècle.
Suivant la forme qu'elles présentent, les cascades reçoivent des noms différents : si elles sont en étagères ou en buffet, comme à Trianon et à Versailles, on les nonunc Buffets d'eau