CASE. — CASERNE
(voy. ce mot et la figure qui l'accompagne). D'autres fois elles sont en nappe, comme était la chute d'eau de Marly ; tantôt par chute de redans ou de degrés, comme à la grande cascade de Saint-Cloud, au château de Casertc, aux jardins Colonna à Roine , etc. Du reste , cette dernière forme est la plus généralement adoptée, parce qu'avec une quantité d'eau donnée on produit un bien plus grand effet qu'avec tout autre mode. Citons, à Fontainebleau, les cascades en girandoles à quatre
chutes qui avaient été disposées par Francine en avant du lac, vers 1660, et qui ont été détruites en 1723 ; enfin les cascades du château d'eau de Marseille, construites par l'architecte Espérandieu (voy. notre figure).
CASE, s.f. — Compartiment en menuiserie que l'on établit dans des tiroirs , des caisses ou des armoires.
CASEMATE, s.f. — Local voûté pratiqué
Cascades du château d'eau de Marseille.
dans l'épaisseur d'un rempart. Les casemates permettent, pendant les sièges, de mettre à l'abri du boml)ardement les hommes et les munitions. Autrefois on établissait des batteries sous les casemates, et, bien qu'elles aient rendu des services, on y a renoncé aujourd'hui, parce que le tir rapide produit une telle fumée que les artilleurs seraient obligés de déserter leurs pièces, et tous les moyens d'évent proposés ne sont que des palliatifs insignifiants. Aussi on se contente aujourd'hui d'épaulements pour protéger les batteries; les casemates ne servent que pour l'emmagasinement des vivres et des mu-
nitions, et pour abriter les hommes de réserve qui desservent les pièces.
CASERNE, s.f. — Bâtiments destinés au logement des troupes. Les Grecs, qui n'avaient pas d'armées permanentes, n'eurent pas de casernes. Les Romains, au contraire, en construisirent sous les empereurs. Elles n'avaient qu'un seul étage au-dessus du rez-de-chaussée, et au pourtour de l'étage il régnait une galerie extérieure sur laquelle ouvraient les portes des chambres. En France, ce ne fut que vers 1691 que l'on commença à loger les soldats dans
CASIER. — CASILLEUX.
des bâtiments spéciaux; auparavant ils logeaient chez les bourgeois.
A Torigine , les casernes n'étaient que d'anciens couvents d'hommes ou de femmes, des collèges ou des séminaires qu'on avait appropriés à leur nouvelle destination ; ce n'est que beaucoup plus tard, dans ces dernières années, après 1848, qu'on construisit des l)âtiments exclusivement destinés au logement des troupes, et, suivant l'arme, ce furent des casernes, d'infanterie, de cavalerie, d'artillerie. Ces bâtiments de\Taient réiuiir toutes les conditions de cormnodité et de salubrité désirables. Il n'en est malhem'eusement pas ainsi, et la plupart des casernes de France et même des casernes monumentales de Paris laissent beaucoup à désirer sous le rapport de l'hygiène et de la salubrité. On ne s'est pas assez préoccupé dans leur construction des questions de chauffage et de ventilation. Nous en dirons quelques mots à la fin de cet article.
Les meilleures dispositions à adopter dans mie caserne répondent à tant d'exigences que la construction de ce genre d'édifice demande une très longue étude. Il faut, autant que possible, comme du reste dans tous les autres bâtiments , n'employer que des matériaux incombustibles.
Les pièces cominunes, telles que salles d'armes, de réunion, bibliothèques, réfectoires, cuisines, doivent être d'un accès facile, les cours vastes et bien aérées ; les couloirs et les escaliers très éclairés , assez larges pour que deux hommes se croisant puissent avec leur armement' circuler très librement. La surveillance des postes doit y être complète , et un soldat ne doit pouvoir ni entrer ni sortir sans être vu ; la prison et la salle de police doivent être dans le voisinage du poste de garde.
Les casernes devront être abondamment pour-vues d'eau, et les cuisines et latrines seront l'objet d'une attention toute particulière , comme tout ce qui peut influer sur la santé du soldat. Parmi les considérations hygiéniques, la plus importante peut-être est celle de la capacité des chambrées. Une fois l'assiette du logement établie, on devra donner aux dortoirs une assez grande hauteur pour que chaque homme y trouve un volume d'air considérable.
La masse d'air à introduire et à extraire sera 30 à 35 mètres cubes par homme et par heure pendant le jour, et 45 mètres cubes en moyenne pendant la nuit. C'est surtout à ce moment qu'une ventilation énergique est indispensable ; car dans la journée les hommes sont toujours absents, ils manœuvrent ou ils se promènent ; mais le soir, lorsqu'ils rentrent de service, ils ont souvent besoin de faire sécher leur équipement, et, pour satisfaire cette exigence, on de\Ta établir, de préférence aux poêles en fonte, des cheminées ventilatrices qui, outre l'avantage qu'elles ont de déterminer l'extraction de l'air vicié, donnent une chaleur rayonnante des plus salutaires.
En été, on àewa placer des ventilateiu-s à 2 mètres au-dessus du plancher, et des orifices d'extraction de l'air vicié sur le parquet et près des plafonds ; comme les orifices d'admission seront dans la proportion d'un pour deux d'extraction, leur section sera double et calculée de façon que l'air introduit frappera le plafond. En toute saison, la différence des températures intérieure et extérieure suffira pour déterminer une circulation normale et par conséquent une excellente Vexïilation (voy. ce mot).
Les casernes peuvent être plus que de simples habitations; elles peuvent, dans les places fortifiées, fournir en temps de siège aux défenseurs de la place un abri sûr contre les projectiles des assaillants. Elles sont alors mises à l'abri des bombes et des obus au moyen de voûtes épaisses de maçomierie recouvertes de terre ; ces dernières sont placées près des courtines.
Les casernes de cavalerie contiendront, outre le logement des soldats, des écuries, remises, des ateliers de charronnage et des forges.
CASIER, s. m. — Assemblage de planches verticales et horizontales à l'aide duquel on forme des Cases (voy. ce mot). Les casiers sont très employés dans les bureaux, magasins, bibliothèques, collections, etc. A l'aide de montants portant divers engins de serrurerie , on peut avec une seule seiTure ou\Tir et fermer toutes les cases d'un casier.
CASILLEUX, a(?J. - ■ Se dit d'un verre qui,