CASIN. — CATACOMBES
par un refroidissement subit après sa fabrication, possède des quantités de fentes imperceptibles, et qui se casse en nombreux morceaux quand le vitrier y applique le diamant pour le couper.
CASIN, s. m. — Petite maison arabe, dont le plan se rapproche beaucoup de la maison romaine primitive. En Italie, on nomme ainsi de petites maisons de campagne, des villœ, qui ont un plan de forme antique ; on les nomme Casino. (Voy. le mot suivant.)
CASINO, s. m. — Maison de plaisance italienne. En France, les casinos sont de vastes établissements construits au bord de la mer ou dans des villes d'eaux, et dans lesquels on trouve des salles de lecture , des salons de conversation et de jeu, des galeries d'exposition et de fête, dans lesquelles on danse, ou qui servent pour donner des concerts. Un casino contient, en outre, un café, un buffet ou restaurant , des salles de billard, un établissement de bains, le tout au milieu d'un vaste jardin et de parterres fleuris.
CASSE-PIERRE, s. m. - - Outil du cantonnier, qui lui sert à casser les cailloux et les
Casse-pierre.
pierres pour l'empierrement des chaussées. C'est une petite masse de fer (voy. notre figure) emmanchée dans un bâton noueux et
légèrement courbe.
CASSINOIDE, s. f. — Courbe géométrique, espèce d'ellipse dont le produit de deux rayons vecteurs est égal au produit des deux segments du grand axe déterminés par un foyer. Cette courbe a été inventée ou plutôt trouvée par Cassini , l'astronome ; il voulait la substituer à l'ellipse de Kepler dans l'explication des mouvements planétaires.
CASSIS, s. m. — Ruisseau qui traverse une chaussée ; c'est aussi un petit ruisseau dont le fond et les côtés sont garnis de moel-
lon ou plutôt de meulière, et qui est destiné I lébraient furtivement les cérémonies de leur
à conduire des eaux dans un égout, les eaux d'une source dans un bassin ou un rései'Voir.
CASSOLETTE, s./. — Réchaud dans lequel on brûle des parfums. C'est ce réchaud qui a créé en architecture les vases nommés cassolettes^ desquels s'échappent des flammes simulées ; on les emploie en amortissement (voy. Vase) pour la décoration des arcs de triomphe, des autels, et dans les panneaux décoratifs peints ou sculptés.
CASSONS, s. m. pi. — Débris de verre, de \àtres cassées, rognures de glaces.
CASSURE, s.f. — Ligne suivant laquelle un objet est cassé. Un bâtiment qui • a tassé inégalement peut avoir des cassures sur ses murs. En plomberie, le plomb et le zinc possèdent des fentes produites par les variations de température ; si lors de la pose ,des feuilles de métal on n'a pas pré\Ti la dilatation, il se produit des cassures. On les bouche avec de la soudure.
CASTEL, s. m. — De casteîlum^ diminutif de castrum^ camp. Ancien mot qui désignait un lieu fortifié, une citadelle, et qui a été remplacé aujourd'hui par Château (voy. ce mot).
CASTELLUM. — Mot latin employé par les archéologues et qui se traduit en français pra Château d'eau (voy. ce mot).
CASTRUM. — Bâtiments qui chez les Romains servaient à la fois de caserne , de forteresse et de château fort. Rome possédait plusieurs de ces casernes dans l'intérieur de la ville. Sur le sol des provinces conquises, on retrouve des castra plus ou moins bien conservés.
Une enceinte de forme rectangulaire entourait un vaste espace renfermant les bâtiments destinés au logement des troupes. Au milieu de ces bâtiments s'élevait l'édifice principal du chef de corps. (Voy. Ca:mp.)
CATACOMBES, s. f. pi. — Souterrains, carrières abandonnées, où les premiers chrétiens ensevelissaient leurs morts , et où ils ce-
CATACO:\ir>Et^.
culte , pour se soustraire à l'intolérance du pa-
ganisme.
Los catacombes étaient donc à la fois les cimetières et les temples des premiers chrétiens.
Les catacombes les plus célèbres sont celles de Rome : elles occupent une zone immense autom- de la ville; les galeries, superposées jusqu'à cinq étages, occupent une étendue de 500 kilomètres, mais elles ne descendent pas dans le sol à plus de 25 mètres, à cause du niveau des eaux. Il y existe des couloirs et des niches, loculi, dans lesquelles on plaçait les
morts; on distingue parfaitement celles des grandes personnes et celles des enfants. Elles étaient fermées par de grandes pierres plates ou plusieurs grandes briques, qu'on scellait avec du mortier ou du ciment. Ces pierres portaient le monogramme du Christ, des palmes, des couronnes, des poissons, des A et des iî, ou autres emblèmes.
La catacombe de Saint-Sébastien est la principale et la plus connue : c'est une ancienne carrière de tuf volcanique, exploitée pendant de longs siècles, et dans les parois de laquelle
Coupe sur une partie des catacombes de Rome, dite cimetière Calixte,
sont disposées des niches les unes au-dessus des autres, coimne dans les columharia païens. Les galeries ont généralement de 5 à 7 mètres de hauteur et s'étendent à plus de deux lieues sous la campagne de Rome. — Xous donnons ici une partie de la coupe de la catacombe dite cimetière Calixte, à Rome, d'après laquelle le lecteur pouiTa se faire une idée de ces sépultures chrétiennes ; on y voit cinq étages de loculi, avec les galeries, escaliers, etc.; dans l'étage inférieui-, on aperçoit la nappe d'eau souterraine.
Il existe des catacombes en divers autres
lieux , eu Égyi)te , à Sp'acuse , dans l'île de Malte.
A Xaples, les catacombes ont une grande importance ; elles se trouA'ent sous le capa cli Monte et s'étendent à une distance telle que des églises qui se trouvent à deux lieues de la ville avaient autrefois avec elles des communications.
Elles sont aujourd'hui murées, mais on y descend par un petit sentier détourné. Les galeries souterraines croisent la montagne en tous sens et renferment des basiliques, des rotondes, des chambres et des carrefours. On y reconnaît, comme à Rome, d'anciennes car-