CATAFALQUE. — CATHEDRALE
rières ; seulement dans les catacombes de Naples la disposition primitive et grossière a reçu d'heureuses modifications. Il n'y a que deux galeries superposées. On y voit, indépendamment des niches funèbres creusées dans les parois, des autels, des chaires, des fonts baptismaux, taillés dans le tuf volcanique.
Au second étage, il y a même une église complète, et auprès de celle-ci des vestibules, des escaliers et des caveaux.
Bibliographie. — Roma suhterannea novissima... opéra et studio Pauli Aringhi, 2 vol. in-fol., Romœ, 1651 ; — Rossi, iîoma sotterranea cliristiana, 2 vol. ; — Louis Perret, Catacombes de Rome, arcldteciure, peintures murales, lampes,etc., 6 vol. gr. in-fol., Paris, 1851-55.
CATAFALQUE, s. m. — Estrade en charpente élevée dans une église pour y recevoir le cercueil d'un homme illustre. Ce genre de décoration comporte un goiit sobre et sévère , et une grande entente de la décoration. Un des plus beaux catafalques dont l'histoire de l'art ait gardé le souvenir est celui qui fut fait à Florence pour les obsèques de Michel-Ange.
CATHEDRA. — Voy. Chaire.
CATHÉDRALE, s. /. — De cathedra, chaire , siège épiscopal ; église qui est le siège d'un évêché ou d'un archevêché. Le mot ca-
Fig. 1. — Plan de la cathédrale d'Athènes.
thédrale , pour désigner l'église épiscopale, n'a été en usage dans l'Eglise latine que vers le X® siècle. Les premières cathédrales ne furent que des édifices en bois, comme peuvent en témoigner les nombreux incendies qui les rui-
nèrent aux époques de persécution : en effet, pendant les premiers siècles de l'Egnse, les évêques, qui avaient à lutter contre le paganisme, ne possédaient que des ressources très limitées ; ce ne fut guère qu'à partir du règne de Constantin que les églises épiscopales méritèrent le nom de cathédrales. Les premières furent de style byzantin. Nos figures 1, 2, 3, montrent, dans ce dernier style, la cathédrale d'Athènes, qui est toute construite en marbre blanc. (Voy. Byzaxtixe, Arcltiiechire.)
Fig. 2. — Élévation de la cathédrale d'Athènes.
Le plan de ces églises affectait à l'intérieur la forme de la croix grecque, tandis que l'extérieur était un carré.
Mais bientôt le style byzantin est délaissé pour faire place au romano-byzantin ; c'est alors qu'apparaît l'église telle que nous la voyons encore de nos jours, c'est-à-dire avec porche, bas côtés ou collatéraux, transepts, absides circulaires, avec chapelles royonnantes autour du chœur et souvent dans les collatéraux.
Parmi les plus anciennes cathédi-ales , nous citerons : celles de Trêves et de Saint-Jean de Latran, anciennes basiliques romaines ; celles de Pise, de Noyon ; la Basse-Œuvi'e de Beauvais ;
DICT. D'ARCHITECTUKE. — T. I.
CATHETE. - CAVALIER.
parmi les plus remarquables, celles de Paris, de Reims , d'Amiens, de Beauvais, de Chartres de Laoïi, de Milan, de Cologne, de Salislmry, de "Winchester.
De nos jours on n'élève guère de catliédi'ales, parce que tous les diocèses en sont pourvus de magnificiues ; cependant un architecte d'un très grand talent, L. Vaudoyer, en a construit une très remarquable à Marseille, pendant ces dernières années. Conçue dans le style romano-byzantin , cette cathédrale a beaucoup
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rig. 3. — Abside de la catlitJdrale a"Athènes.
de caractère , comme nos lecteurs peuvent s'en convaincre en jetant les yeux sur notre figure (planche XVII). Malheureusement le grand artiste est mort avant d'avoir entièrement terminé son œuvre ; mais il avait laissé en mourant à son éminent inspecteur et collaborateur, Espérandicu, tous les documents nécessaires, qui ont permis à cet artiste de donner le dernier coup de main à l'œuvre du maître. Espérandicu, après avoir accompli sa tâche, est mort aussi, bientôt après, enlevé tout jeune encore à ses beaux travaux. (Voy. Eglise.)
CATHÈTE, s. f. — Ancien synonyme de ligne perpendiculaire. Aujourd'hui ce terme désigne la ligne d'aplomb qui passe par l'œil de
la volute du chapiteau ionique. — Les ouvriers emploient quelquefois ce mot pour désigner la ligne qui traverse un corps cylindrique, comme un fût de colonne, un balustre, etc., ce qu'on nomme aussi la ligne (Taxe.
CATIR, V. a. — Appliquer l'or dans les filets d'une pièce à dorer, au moyen d'une sorte de palette nommée catissoir.
CATISSOIR. — Voy. Catir.
CAULICOLES, s.f. pi — Petites feuilles du chapiteau corinthien, au noml)re de quatre sur cliaque face. Ces feuilles sortent des tigettes ou cornets, et soutiennent deux à deux les volutes d'angle et celles de face du chapiteau. Comme ces dernières sont plus petites que celles d'angle , les caulicoles sont de même plus petites. Les caulicoles se retrouvent également sur des chapiteaux romans, et elles n'ont pas disparu alors même (ju'on a fait des chapiteaux sans volute (voy. Chapiteau, et Corinthien, Ordre).
CAURIOLE, s. f. — Ce terme est synonyme de Postes (voy. ce mot) ; nous ne l'avons vu que dans une traduction de Palladio par de Chambray (IV, 7).
CAUSSINÉ ou CAUFFINÉ,^7ar^. passé.
— Bois qui, après avoir été bien dressé, s'est déjeté, est devenu gauche.
CAUSTIQUE, adj. — Substance alcaline qui facilite l'adhérence de deux matières qui doivent être appliquées l'une sur l'autre. L'alun, par exemple, dissous dans le lait de chaux, facilite l'adhérence du Badigeon (voy. ce mot).
CAVJÎDIUM. — Partie couverte ou portique de I'Atrium de la Maison romaine (Vitruve, III, 3) (voy. ces mots).
CAVALIER, s. m. — Terres disposées en monticules prismatiques sur les l)ords d'une fouille ; d'oii les expressions :jet de terre en cavalier; les teiTcs seront jetées sur berges en cavalier.