CHAPITRE. — CHARDOXXET
CHiTECTUKALE (1), concoururent, aiusi que les fleurs régulières, à sa décoration. (Voy. Feuille, Crosse, etc.)
Au xiii° siècle, la corbeille du chapiteau perdit le galbe de cloche qu'elle avait presque toujours conservé jusqu'alors , pour prendre des formes variées et souvent contournées que nous étudions au mot Corbeille. Du reste, à partir de cette époque, le chapiteau perdit aussi de son importance, et cette diminution relative dans ses dimensions s'accentua de plus en plus, à tel point qu'au xv° siècle le chapiteau disparut presque de l'architecture.
A l'époque de transition , qui fut le prélude de la renaissance, les chapiteaux présentent encore des feuillages divers ; beaucoup ont un rang ou deux de crosses ou Crochets (voy. ce mot). — Pendant la renaissance, le chapiteau revêt des formes élégantes et originales d'une grande richesse. Le retour à l'architecture gréco-romaine ramena les ordres et les chapiteaux, gréco-romains, mais avec un caractère tout particulier empreint des goûts et des mœurs de l'époque. Les artistes de la renaissance en créèrent mie variété infinie : au Campo Santo de Pise, par exemple, le chapiteau rappelle par sa forme et par sa décoration le roman. En jetant les yeux sur notre figure 34, on peut voir un abaque large, et la forme générale des chapiteaux rappelle celui de l'abbaye de Moissac (fig. 32). On en voit de nombreux exemples aux châteaux de Fontainebleau, d'Anet, d'Ecouen, de Chambord, ainsi que sur tous les châteaux des bords de la Loire. Les chapiteaux des piliers , d'antes et de pilastres étaient souvent remarquables. Ceux que nous donnons (fig. 35, 36, 37), qui existent au château de Chambord, peuvent en donner une idée. Le XVII® siècle nous légua des chapiteaux qui n'avaient pas tout le chamie de ceux que firent les artistes de François !*■■ et de Henri IL (Voy. Abaque, Corbeille, Ordres.)
Dans ces temps modernes, le chapiteau a été très étudié. Un des plus beaux chapiteaux de
(1) Notre confrère M. Ruprich RoVjert a montré toutes les ressources qu'xm artiste peut trouver dans la flore naturelle. Voir son ouvrage : la Flore ornementale, 1 vol. in-é" colombier, contenant 152 planches; Paris, Dunod, éditeur, 1876.
notre époque est sans contredit celui de la colonne de Juillet, construite à Paris, par notre confrère M. Duc. Notre figure 38 donne ce chapiteau avec la première bague de la colonne. Citons enfin trois monuments de Paris qui renferment une grande variété de chapiteaux : ce sont le Lou^^'e^ l'Opéra et l'Hôtel de Ville.
CHAPITRE, s. m. — Salle dans laquelle les religieux et les religieuses se réunissent pour traiter des affaires de la communauté ; aussi cette enceinte se nomme-t-elle salle de la communaidè, et plus ordinairement salle capitulaire. (Voy. Abbaye.)
CHAPLOIR, s. m. — Sorte de petite enclume.
CHAPOTER, V. a. — Dégrossir le bois avec une Plane (voy. ce mot). — En termes de potier, c'est détacher d'un vase avec le chapotin les parties qui doivent en être retranchées, ou qui menacent de se détacher.
CHAPOTIjST, s. m. — Instrument du potier, qui lui sert à détacher d'un vase les parties qui doivent être détachées.
CHAPPES, s.f.pl. — Poignées servant à ouvrir et à fermer les moules des plombiers.
CHAPUT, s. m. — Billot de bois sm- lequel on équarrit les ardoises.
CHARDON, s. m. — Plante dont la fleur, le fruit , mais surtout la feuille, ont été employés aux xiv^ et xv^ siècles dans la décoration architecturale du chapiteau des corniches et des archivoltes.
En serrurerie , les chardons sont des pointes de fer lancéolées, disposées de manière à former un ornement. On pose des chardons sur le haut ou les côtés d'une grille, sur le chaperon d'un mur, sur les balcons de fer, pour empêcher l'escalade.
CHARDONNET, s. m. — Pièce de bois d'une porte de ferme, ou porte charretière, placée du côté des gonds. Le chardonnet porte