‹ Dictionnaire raisonné d'architecture et des sciences et arts qui s'y rattachentChapitre 271 sur 325 · PIERRE · texte numérisé non relu

PIERRE

CISIUM. — Voiture légère à deux roues, tirée par deux chevaux, qui servait chez les Romains pour les courses pressées. (Cic, PMI., II, 3.) Le cisium se trouve représenté quelquefois sur des bas-reliefs.

CITADELLE , s. f. — Forteresse élevée dans l'intérieur des villes, ou dans le voisinage ■de celles-ci : dans le premier cas , elle sert pour réprimer les séditions intérieures ; dans le second cas, c'est un poste avancé pour défendre la place contre l'ennemi. (Voy. i\IiLiTAiRE, Architecture.)

CITÉ, s.f. — Quartier particulier des villes antiques, dont la tradition s'est conservée jusqu'à nous. Ainsi bien des villes modernes ont encore leur cité : à Londres , le quartier des affaires se nomme la Cité; à Paris, nous avons l'île de la Cité , qui a été le berceau de Lutèce.

C'est aussi une grande cour ou la réunion de plusiem-s coui's entourées de bâtiments appartenant à un propriétaire ou à plusieurs , et <iui sert de passage. On leur donne ce nom à •cause de leur analogie avec une petite ville. On ne trouve de maisons ainsi disposées que dans les grandes villes ; le but de leur construction est d'utiliser un vaste terrain destiné d'abord à une seule maison et vendu à divers

propriétaires après lotissement. Les propriétés comprises dans l'enceinte d'une cité de ce genre sont généralement soumises à des servitudes réciprocpies.

Cités ouvrières. — On désigne sous ce nom des logements sains et économiques, bâtis dans les grands centres industriels, dans les faubourgs d'une ville, ou aux alentours d'une usine ou d'une manufacture. L'idée de cette création nous vient d'Angleterre ; ce fut la Société pour l'amélioration de la condition des ouvriers (building society) qui inaugura, en 1845, à Manchester, ce nouveau genre de logement. Quelques années plus tard, vers 1849 ou 1850, diverses villes de France et de l'étranger construisirent des cités ou\'rières en assez grand nombre.

CITERXE, s.f. — Excavation de forme et de profondeur variables, revêtue de maçonnerie hydraulique et destinée à recueilhr et à conserver les eaux pluviales. — En usage dès l'antiquité la plus reculée, les citernes ont été l'objet d'une sérieuse étude de la part des peuples anciens, principalement des Romains, dont il nous reste des travaux importants et remarquables. C'est qu'en effet, dans les pays exposés à de grandes sécheresses , ces réservoirs sont de la plus haute utilité.

Les citernes les plus remarquables de l'antiquité sont : celles d'Alexandrie , qui recevaient les eaux du Nil : elles occupaient , dit-on , presque toute la ville ; celle dite des Sept Salles , près des bains de Titus, à Rome, et dont on voit encore des ruines. Dans les environs de Tunis, il existe aussi des restes imposants de citernes carthaginoises. Au sommet du cap Misène, tout près de Baies, on peut voir une citerne antique d'une importance moyenne, qui mesure 68 mètres sur 26'",50 environ; on la nomme la Piscine admirable; construite en briques, elle est divisée en cinq galeries recouvertes en voûte d'arête portant sur des piliers. A Constantinople ,' il y a une citerne antique connue sous le nom un peu emphatique des Mille Colonnes, caries colonnes, disposées sur des lignes verticales et les platesbandes en forme de colonnes, 1 6 d'un côté et 1 4 de l'autre, ne donnent qu'un total de 224 colonnes.

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